QUOTIDIEN CENTRAFRICAIN LEDEMOCRATE
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![]() Mercredi 05 Janvier 2012 Quotidien Centrafricain le Democrate souhaite à tous ses lecteurs et lectrices une bonne année 2012
Mardi 15 Novembre 2011 Et Fidèle Gouandjika refait surface dans un autre dossier Décidément, Fidèle Gouandjika est et restera toujours égal à lui-même. Il ne change pas et reste toujours en avant-garde dans tout ce qu’il veut faire, n’en déplaise à ceux qui refusent de s’aligner derrière sa logique. Après sa brouille avec le Ministre d’Etat en charge des Télécom et ses soucis judiciaires qui avaient terni son image et l’isoler politiquement pour un bon moment, Fidèle Gouandjika refait surface et se fait encore parler de lui dans une autre affaire : le bradage de la centrafricaine de palmiers (Centrapalm). Contre toute attente, le milliardaire Ministre de l’Agriculture Fidèle Gouandjika qu’on pensait se ranger après tout ce qui s’était dit sur lui, n’allait plus se laisser entrainer dans tout ce qui sent l’argent, hélas, l’homme reste égal à lui-même. Comme l’appétit vient en mangeant, et en bon stratège, Fidèle Gouandjika s’est vu arranger et fabriquer un pseudo appel d’offre lancé depuis quand on ne sait, pour brader la Centrapalm à un Commerçant libanais. Selon certaines langues, c’est dans une grande opacité que cet appel d’offre est fabriqué de toutes pièces, sans aucun respect des procédures. Pour un début, le Ministre Gouandjika s’est arrangé à retenir deux dossier : un libanais et un camerounais. Et c’est finalement le dossier du libanais qui est retenu sur quel critère on ne sait pour une modique somme de 400 millions de FCFA. Ah, il y a de quoi à donner du vertige dans ce pays où tout se passe comme si la malgouvernance , le pillage systématique est l’apanage d’un groupe de gros bonnets de la république, avec la bénédiction du Président de la République, souvent associé de près ou de loin dans ses genres de business. Ce qui traumatise plus, c’est le fait d’imaginer un instant que ces genres de dossiers qui engagent l’avenir de la nation soient géré par un membre du Gouvernement, sans associer les spécialistes en la matière. Le Contrôleur Général des entreprises parapubliques est - il associé dans cette transaction ? C’est la question qui se retrouve sur toutes les lèvres de paisibles citoyens de Bangui ville de rumeurs, cette capitale où les gens aiment bien fouiner leur nez dans des affaires qui ne les concernent pas. Comme d’habitude, la plus grande opacité entoure cette affaire et empêche de voir grand-chose sur le montant exact de cette transaction. Certaines sources vont jusqu’à décrier cette transaction qui sent la mafia. Selon eux, « même en conseil des ministres lorsque ce dossier fut abordé, il y eut beaucoup de brouillard et des vaguelettes occasionnés par NDOUTINGAÏ des finances qui se plaignait notamment de n’avoir pas été informé par son collègue de l’agriculture, Fidèle GOUANDJIKA mais l'opération est déjà ficelée. » Et oui, 400 millions, tel est le montant du bradage de cette usine de production de l’huile de palme de bonne qualité, du vin de palme bien connu sous l’appellation de Bossongo. 400 millions y compris les bâtiments du personnel. Ah, où est l’esprit de la bourgeoisie nationale ? Gbago Berda Vendredi 11 Novembre 2011 Chères lectrices, Chers lecteurs. Vous pouvez désormais profiter des annonces des avis à manisfestation d'interêts que votre quotidien LeDemocrate publie. ![]() Chères lectrices, Chers lecteurs. Vous pouvez désormais profiter des annonces des avis à manisfestation d'interêts que votre quotidien LeDemocrate publie. Jeudi 10 Novembre 2011 Entre l’innovation des hôpitaux et l’interdiction des médicaments de la rue, la population meurt. La crise organisée par le ministre de la santé, est une idée qui va pour son propre compte. Entre l’interdiction des médicaments de la rue et le souhait de voir les centrafricains mourir, où se trouve l’innovation dans son département? Pardon ! Excellence monsieur le ministre, les hôpitaux sont abandonnés dans certaines localité, les patients souffrent et meurent dans l’arrière pays. La condition sanitaire en RCA est un fait qui intéresse certaines personnalités et gêne d’autres. Tel est le cas du ministre de la santé qui, pour un rien a oublié la souffrance de la population. Les centrafricains ont compris, ou viennent de comprendre qu’il fallait mettre la personne qu’il faut à la place qu’il faut « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Est-ce parce qu’il n’est pas de la santé ? Dans ce cas, il aurait pu déposer sa démission. Même-si c’est une chose rare dans le pays, l’exemple du docteur LALA est édifiant. L’interdiction des médicaments de la rue sur le territoire centrafricain. Le ministre de la santé a décrété l’interdiction de la vente des médicaments de la rue sur tout l’étendu du territoire de la RCA. D’abord qu’est-ce qu’un médicament de la rue ? C’est un ou des médicaments que vendent les commerçants ambulants et/ou dans leurs kiosques. Ces médicaments proviennent pour la plupart de l’Afrique de l’Ouest (le Nigéria, le Mali, le Ghana), du Soudan du Nord… Tous ces pays détiennent leurs pharmacies. Comment avoir l’autorisation d’ouvrir une pharmacie ? C’est un schéma qui suit une procédure spécifique auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’autorisation est donnée seulement par cette institution habilitée, par la même occasion d’arrêter l’activité de ces pharmacies. Ce qui veut dire qu’après l’OMS, un Etat peut interdire l’activité à d’une ou des pharmacies exerçant sur son territoire. Cette interdiction doit intervenir si et seulement si les principes préétablis par l’OMS ne sont pas respecter. Donc les pharmacies doivent respecter les normes des dosages des médicaments prévues par l’OMS. Si les pharmacies observent scrupuleusement les recommandations de l’OMS, l’Etat peut à ce moment passer à un second point. Ce second point consisterait à chaque Etat de veiller aux conditions des ventes des produits pharmaceutiques : les conditions de la protection des produits, les dates de leurs péremptions etc. Mais dans ce cas d’espèce, le département en charge de la santé publique et privée doit créer un service spécial pour effectuer ce travail. Entre la création de ce service et l’interdiction des médicaments, le chef de ce département créé une crise socioéconomique. Une crise sociale pour l’Etat lui-même et une crise économique pour ces jeunes centrafricains qui vont être en chômage forcée. Quand l’Etat se montre incapable de résoudre le problème du chômage. Les jeunes diplômés qui n’ont rien à faire et qui essayent de joindre les deux bouts en vendant les médicaments doivent cesser leurs activités. Ils ne doivent plus vendre les médicaments dans leurs cabanes tout au long des rues et avenues. Pourtant, même des grandes personnalités font aussi des crochets chez ces vendeurs des médicaments de la rue, quel paradoxe ? « Nous ne livrons que des médicaments certifiés par l’OMS et nous avons des autorités de différents domaines et même des ministres qui viennent acheter des médicaments chez nous », a affirmé un vendeur tenta de minimiser la situation. Nous somme dans un Etat qui se contredit d’une manière continuelle. Quand dans certains départements, les chefs se plaignent de n’avoir pas de place pour intégrer les jeunes, d’autres veulent enfoncer le clou. Qu’est-ce que l’Etat va faire de ces jeunes qui ajouté sur l’effectifs de ceux qui traversent cette période d’inactivité ? Quelles sont Les conditions sanitaires dans les provinces ? Hé ! Que vous êtes excellent monsieur le Kotazo. Comment un centrafricain comme vous qui se trouve à Bakou (une localité de la sous-préfecture d’Alindao situé dans la basse Kotto), peut venir à Bangui pour acheter un seul médicament à la pharmacie Sambo ? Si ce compatriote ne trouve pas le médicament à Bambari, c’est à Sambo qu’il doit se rendre. Ho ! Que c’est une décision moins sage notre respectable Kotazo. Comment un compatriote qui se trouve à Miaméré ou à Doum (c’est dans la préfecture de Bamingui-Bangoran), peut venir à Bangui acheter selon les besoins immédiats un médicament recommandé par un major de la place ? Si seulement ce Kotazo peut expliquer aux centrafricains les stratégies mises en place par l’Etat pour couvrir l’ensemble du territoire en médicaments. Il va sans dire que cette couverture doit atteindre les coins les plus reculés, les chantiers des diamants situés dans des zones inaccessibles. Nous avons vus des églises dans certains villages, communes accueillir les habitants à son sien et pour ce, servir d’un centre hospitalier. L’absence des centres de santé y compris les personnels font que les pasteurs jouent le double rôle à la fois. Le pasteur d’une église apostolique à Bakou est obligé de prendre son temps pour prier aux patiences et les recevoir au sein de son sanctuaire. La morale peut-elle résoudre le problème biologique du moment où les cellules ont besoin d’être renforcées par les antibiotiques, vitamines… Est-ce une décision politique ou une ambition politique ? Les prédécesseurs de ce ministre ont évité de prendre cette décision. Ils ne l’ont pas fait tout juste parce qu’ils étaient non seulement des spécialistes mais aussi parce qu’ils étaient très prudents et humanistes. A quoi ça sert de jouer au pyromane si l’on n’arrive pas à dissimuler son profile assombri par la pensée criminelle ? Une pensée criminelle va toujours à l’encontre d’une autre pensée salvatrice. Même les généralistes ou les spécialistes en matière sanitaire conseillent parfois l’équivalent de ces médicaments à leurs patiences, à défaut des médicaments venus d’Europe, des USA… A y voir de près, cette décision ne reflète pas la politique des ceux qui veulent profiter largement du jus qui sort des oranges dans un régime concentré. Mais cette décision ressemble aux allégations d’une personne qui voulait créer récemment son parti politique. On ne peut pas créer son groupe en essayant de tacher la couleur préférée des autres. Somme toute, les centrafricains ont besoin d’être édifiés sur les techniques établies par le gouvernement pour desservir l’ensemble de leur territoire des « Bons médicaments ». Il va falloir que le « Kotazo » dise à tous les centrafricains comment il compte envoyer les personnels de la santé dans les hôpitaux et les centres abandonnés. Larry OLARD Mercredi 9 Novembre 2011 Contrôle des fournisseurs de l’état : « Bozizé, otage de Ndoutingaï et de Tolmo » ! ![]() Selon des informations dignes de foi en notre possession, le tout puissant ministre d’état aux finances et au budget, M. Sylvain Ndoutingaï aurait demandé au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, M. Alain Tolmo de procéder dans le meilleur délai au contrôle des dépenses d’investissements dont ont été bénéficiaires les fournisseurs de l’état. Et ce, de 2009 à 2011 ! Que veut finalement cet homme aux artisans, aux fournisseurs et aux rares opérateurs économiques qui tiennent encore l’économie dans ce pays, qui sont en règle vis – à – vis du fisc, et qui contribuent ainsi au développement de la République ? Telle est la question que les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom ne cessent de se poser depuis que cet arriviste qui n’a jamais mis les pieds dans une prestigieuse école de régies financières a été propulsé, par parentologie et par effraction à la tête du département des finances et du budget. Une question qui fait frémir tous les fournisseurs de l’état dont les entreprises ont été bénéficiaires ou titulaires des marchés de fournitures de bureau et des travaux de réhabilitation ou de construction, pour le compte de différents services de l’administration, au titre des exercices budgétaires sus mentionnés. Des fournisseurs de l’état qui, pour la plupart, ont négocié et obtenu des crédits substantiels de leurs banques indispensables au financement et à la réalisation de ces marchés publics ! Des crédits dont les remboursements tardent à venir et dont les intérêts ne cessent de fluctuer. Des fournisseurs de l’état dont les arriérés de créances s’élèvent tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes qu’est la République Centrafricaine, à des milliards de Francs CFA, et qui attendent vainement d’être payés depuis plusieurs années ! Des fournisseurs de l’état dont les créances sont pourtant chaque année, et ce avant la rentrée fiscale, validées ou invalidées par l’inspection générale des finances, puis toujours gelées pour faute de financements ! Des hommes et des femmes qui sont désormais convaincus qu’ils sont tout simplement victimes de traitements inhumains et dégradants de la part d’un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture et sans réelle ambition politique. Un groupuscule d’hommes et de femmes qui s’est emparé des rênes de la République, au lendemain du coup d’état du 15 mars et après le rapt électoral du 23 janvier 2011, et qui n’est uniquement guidé que par le souci de consommer : tapis rouges, révérences, protocoles, villas palais, costumes coûteux, voitures de luxe, frais de missions et frais de carburant, hommes ou femmes de compagnie ! Cela ne saurait en être autrement tant ceux – là mêmes qui prétendent et le claironnent sur tous les toits, d’être les meilleurs gestionnaires de la République ne cessent de pomper hebdomadairement les maigres ressources nationales à leurs seuls profits, et dans l’exécution des dépenses de prestige qui ont pour noms : frais de carburant, frais de missions, sécurité, fonds spéciaux, actions gouvernementales, dotations de l’assemblée nationale ! Tant ils ignorent délibérément que ce sont les petites et moyennes entreprises et les petites et moyennes industries qui créent à travers leurs multiples activités les richesses nationales et qui servent de rails à la locomotive du développement ! Alors pourquoi, des dispositions ne peuvent – elles pas être prises par le Président de la République, le général d’armée, François Bozizé, en sa qualité de Président du fameux comité de trésorerie, pour qu’une infime partie des ressources nationales soit hebdomadairement affectée au paiement de leurs créances ? Pourquoi, le gouvernement ne peut – il pas enlever l’épais bandeau noir qui voile les yeux de ses membres depuis longtemps, qui les empêche de bien voir, de se rendre à l’évidence et comprendre enfin que la Chine et l’Inde ont retrouvé le chemin de la croissance et du développement grâce à l’émergence des PME et PMI ? Il est vraiment très difficile de répondre à ces questions. Mais, pour leur part, les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom n’ont pas besoin de verres correcteurs pour comprendre aisément que le Président de la République, le général d’armée François Bozizé n’est pas du tout maître de son destin. Il est l’otage de son neveu, M. Sylvain Ndoutingaï, le tout puissant ministre d’état aux finances et au budget qui le manipule, et l’utilise pour assouvir ses desseins machiavéliques, individualistes et catégoriels. Et cela à cause, semble – t – il, des mallettes des billets de banque que cet homme ne cessent de lui amener ! Et en retour, et en signe de reconnaissance pour précieux et loyaux services rendus, l’homme du 15 mars lui voue une confiance totale et aveugle, au point où cet arriviste se croit être à la tête de tout un empire, se dit milliardaire de la République, dispose de nombreux fanatiques dont les âmes sont très sensibles, dans le gouvernement, à l’assemblée nationale, dans les entreprises publiques et d’économie mixte, et même dans le secteur privé. C’est ainsi qu’afin de finir définitivement avec ses concurrents et tous ses ennemis, M. Sylvain Ndoutingaï qui est aussi administrateur gérant d’une entreprise, et qui n’a pas hésité à allouer les maigres ressources nationales dans les travaux de réhabilitation du ministère des finances et du budget, avec l’installation des caméras de surveillance au cabinet, aurait demandé secrètement au procureur de la République, M. Alain Tolmo, de procéder à la vérification et au contrôle de toutes les dépenses d’investissements dont avaient été bénéficiaires et titulaires des fournisseurs de l’état, au titre des exercices budgétaires 2009, 2010 et 2011. Loin de remettre en cause cette initiative qui vise à assainir les finances de l’état, et à extraire l’ivraie du blé, tant le monde de ces fournisseurs de l’état est truffé d’entrepreneurs véreux et roublards, les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom se posent des questions sur l’opportunité d’une telle opération et sur la compétence du Procureur de la République, en la matière. Tant, le domaine des finances publiques est complexe et tant la mise en œuvre d’une opération de ce genre par le Premier ministre, Martin Ziguélé avait conduit à la chute du régime du Président Ange Félix Patassé, avec toutes les conséquences physiques et morales pour les auteurs de cette opération, dans leur chair et dans leurs familles. Il est ainsi très probable que l’histoire puisse se répéter ! C’est pourquoi, les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom demandent au Président la République, le général d’armée, François Bozizé, de se réveiller de sa longue nuit de sommeil et de comprendre que cette opération cache en réalité un terrible piège : celui d’extorquer de l’argent à des fournisseurs de l’état qui n’accepteront très certainement pas d’aller en prison, si les faits qui leur sont reprochés, sont établis, et celui de soulever contre lui des hommes et des femmes qui appartiennent à l’ethnie Gbaya, au parti KNK, et au cercle de ses amis et connaissances. Ce message est un peu plus limpide que l’eau d’une roche et se passe de tout commentaire ! Car, il existe bel et bien des organes de contrôle, telles que l’inspection générale des finances et l’inspection générale d’état, créés à cet effet par les lois et règlements de la République. Pourquoi, ne sont –ils pas instruits aux fin de ce genre d’opération ? Pourquoi donc recourir directement à l’expertise du Procureur de la République, alors que les preuves de la culpabilité et de la responsabilité ne sont pas encore irréfragablement établies ? Que Bozizé se réveille ! Ibrahim N’Tesa Exclusivité : La grande star Centro congolaise Singuila à Bangui à bâton rompu avec le quotidien Le Démocrate ![]() De son vrais nom Ngaro Bédaya Singuila, plus connu sous le nom de Singuila est un artiste Centro Congolais, né d’un père centrafricain et d’une mère congolaise. Fils du feu professeur Simon Bédaya Ngaro, cette star est à Bangui depuis la semaine passée en visite privé pour voir sa famille et l’avenue baptisé au nom de son défunt père. Le Démocrate : M. Singuila bonjour, Singuila : Bonjour Démocrate : quelles sont vos premières impressions en foulant la terre de vos ancêtres ? Singuila : eh bien je suis heureux de rentrer chez moi, d’être bien accueilli de pouvoir voir mes frères , et voilà j’espère partager justement ma joie avec tous les centrafricains, j’ai envie de voir mon pays, de voir ma famille, de voir justement l’avenue qui est baptisé au nom de mon père le professeur Simon Bédaya Ngaro et je veux rencontrer la jeunesse centrafricaine de voir ce que nous pouvons faire ensemble , parce que les jeunes d’aujourd’hui sont les grands de demain Le Démocrate : qui est vraiment Singuila et d’où vient ce nom ? Singuila : Singuila et bien c’est un jeune homme, Centro-congolais , un homme comme les autres quoi. Démocrate : parlez nous un peu de votre parcours artistique Singuila : mon parcours artistique est un peu tout simple. Et bien j’ai commencé dans ma chambre à écrire des textes, je chantait dans la salle de bain, et j’ai la chance d’avoir dans ma famille des musiciens, je pense à mon grand frère Yvon, et un cousin, et donc en suivant leurs parcours avec l’aide des deux et certains personnes qui m’ont permis de faire de petits spectacles par ci par là, faire connaitre un peu mon style, mon grand frère qui était déjà dans la musique m’a permis de développer mes capacités musicales à savoir même programmer les instruments, comment corriger les textes, à aller droit au but, Danny Dan qui était déjà dans le rap m’a dit qu’il fallait un tout petit peu oser dans les textes, il ne faut pas juste toujours raconter de belles choses , provoquer et parfois même quand on raconte des histoires d’amour justement il faut voir ce qui est de négatif dans l’amour, pouvoir le raconter et que les gens se reconnaissent parce que quant on dit tout va bien ça ne touche personne, mais quand on dit ça ne va pas parce que ouaih ça ne va pas parce qu’il y’a ça , ça et ça, toutes personnes qui ont vécu ça pourront dire, ah au moins nous ne sommes pas les seuls à avoir vécu ça, et donc voilà ça été dans ce sens là et c’est par rapport à ça que j’ai réussi à me faire remarquer en défonçant aussi quelques portes, parce que quelques fois dans la vie il faut parfois un tout petit peu bousculer les choses, c’est ce que j’ai fait , et puis j’ai persévéré , parce que c’est l’une des choses les plus importantes ici bas c’est la persévérance, le travail et tout ça m’a amené à revenir en Centrafrique où j’étais parti en tant que le petit Singuila connu et là je suis revenu en tant qu’homme qui représente la Centrafrique en tant qu’ambassadeur . Le Démocrate : c’est quand même une grande première pour qu’un artiste centrafricain atteigne cette renommée quels sont vos secrets ? Singuila : je ne peux pas dire quel est mon secret, je fais des choses avec leur feeling et je crois en Dieu, je crois que j’ai un destin et voilà quoi. J’essaie de représenter au mieux mes frères et voilà quoi. Je sais qu’il y’a beaucoup de choses qui m’ont été données, j’ai eu beaucoup de chance, j’ai hérité du savoir de mes grands frères et par rapport à leurs expériences je suis arrivé. Je ne serais pas arrivé là tout seul. Il y’a forcement des gens qui m’ont mis le pied à l’étrier qui m’ont permis d’éviter certaines erreurs. Le Démocrate : dites nous comment vous avez fait votre entrée dans le milieu hip-hop français? Singuila : j’habitais à Cergy, et comme vous savez dans les banlieues, il y’a toujours des maisons de quartiers, il y’a toujours de petits concerts qui sont organisés entre artistes locaux et étant au troisième étage quand je regardais par ma fenêtre je me disais toujours que je serais le plus fort des artistes qui sont dans les maisons que je vois là. Et donc chaque weekend j’allais et il y’a des groupes qui étaient plus forts , et à chaque fois qu’on évolue on devient de plus en plus fort, jusqu’au jour où on était devenu le groupe le plus fort de notre secteur, ensuite on a commencé à affronter les autres groupes des autres secteurs et à chaque fois on essaie de trop travailler les choses , de trop travailler les textes de manière à faire plus fort où à choquer, et voilà et c’est comme ça qu’au fur et à mesure , j’ai commencé à faire parler de moi partout et surtout la plupart des artistes étaient dans la rap et moi je me suis mis à faire du chant , et du coup ça un peu cassé les trucs c’est vrai que dans le milieu dans la banlieue quand tu arrives , quand tout le monde rap, c’est toujours le « yoh yoh, machin là», et quand tu arrives avec une petite voix fluette, et dans les chansons j’avais des choses assez crues pour casser le côté amoureux, trop mielleux, voilà pourquoi aujourd’hui même si je chante les chansons d’amour, il y’a toujours quelques mots qui donnent envie Le Démocrate : la musique est pour vous une vocation aujourd’hui ? Singuila : ah, il faut croire…. sourire Le Démocrate : quelle lecture faites vous de la situation économique et politique de votre pays ? Singuila : je n’aime pas du tout parler politique. Maintenant je suis ici pour palper les choses. Moi je suis ici d’abord pour la jeunesse et c’est par rapport à la jeunesse justement que je veux avoir un relais, je peux leur permettre d’organiser des évènements, je peux voir ce qu’il y’a à faire et dans quelle mesure je peux les aider, parce que de toute façon je ne peux rien faire tout seul, il faut que je me rende , je monte une équipe avec des jeunes d’ici puisque je ne vis pas ici et voilà comme ça on peut échanger et mener vraiment sérieusement un projet et c’est ça qui est important. Economiquement, politiquement c’est tout ce que je souhaite faire, je ne veux pas d’ailleurs aller plus loin. Le Démocrate : avez-vous un projet concret pour votre pays ? Singuila : ah oui, il est entrain de pousser dans ma tête. Avant de venir ici j’avais certaines idées, maintenant je suis là, j’ai constaté certaines choses, j’écoute les gens qui sont là aussi parce que, c’est bien beau d’avoir des idées, il faut savoir qu’il n’y a que sur le terrain qu’il y’a la réalité. Je peux raconter plein de choses, plein de bêtises qui vont faire rêver les gens mais tant qu’on n’est pas là où se passent les choses, tant qu’on n’est pas là c’est quoi….? Le Démocrate : êtes-vous marié ? Singuila : sourire, ah, je vois ma mère rigoler, je ne suis pas marié, je n’ai pas d’enfant. Sinon je vis pour pouvoir raconter et voilà. Le Démocrate : Singuila, nous vous remercions Singuila : c’est plutôt à moi de vous remercier Propos recueilli par: Yvon Martial NGANA, Yves Sydney BALEZOU et Brice OUNDAGNON Mardi 8 Novembre 2011 Bangui la coquette : des rues et avenues en passe de disparaître On peut se demander valablement si la Capitale centrafricaine mérite son surnom de Bangui la Coquette ou faille-t-il lui trouver un autre sobriquet, celui-par exemple de «Bangui la Pourriture» ? Que pensent les autorités de ces rues qui tendent à disparaître ? Hier, c’était le Boulevard Charles de Gaulle qui a été rayé de la cartographie routière de la RCA, du moins son tronçon allant du croisement de l’école de la Gendarmerie, jusqu’au second pont Langbassi depuis trop longtemps disparu dans les eaux saunâtes de l’Oubangui. Avant lui, nombreuses sont les rues qui ont disparu. Aujourd’hui, c’est la rue qui va de l’Avenue Boganda, passant entre la Société BGF, ex SNCT et ex SAURER et qui va vers le Lycée Jean Marie au Camps des Castors qui est en passe d’être rayée de la cartographie routière de la capitale centrafricaine. Au grand dam, bien entendu des riverains de cette rue, jadis très fréquentée. Ces riverains sont aujourd’hui obligés de faire un très long détour pour atteindre l’avenue Boganda. Mais Diantre ! Que foutent et à quoi servent l’ONM (Office national du matériel), le FER (Fonds d’entretien routier) et leur maison mère le département des travaux publics, ainsi que la municipalité de Bangui ? A rien. Du moins c’est la réponse péremptoire que nous lancent à la face certains compatriotes. Et ils ont leur raison, ceux-là ! Tous ces trucs que nous avons cités ci-haut, à savoir les TP, le FER, l’ONM manquent-ils vraiment de moyens pour faire revivre cette rue ? Nous ne le pensons pas. Combien peut coûter la réfection de cette portion de rue de 300 mètres. Ces trucs cités ci-haut nous répondront certainement, comme c’est la mode en ces temps de changement, qu’il faudra des centaines de milliards pour la refaire. Mince alors ! Une portion de rue de quelques 300 mètres qu’on pourrait faire revivre avec de la latérite coûterait-il les yeux de la tête à ces machins que sont l’ONM, le FER et le département en charge des Travaux publics ? Bien entendu, le reste de l’enveloppe disparaîtra comme toujours dans les poches et les soutiens gorges. Aussi terrible que bête est l’histoire de cette portion de rue qui tend à disparaître de la cartographie routière de la capitale centrafricaine. Au départ, c’était des nids d’éléphants qui ont jalonné cette rue. Puis avec l’ arrivée des pluies, ce sont de petits lacs qui ont remplacé ces nids d’éléphants, empêchant tout véhicule, quel que soit son tonnage de passer. Les passants eux-mêmes étaient obligés de raser les murs de l’ex Société SNCT, actuelle BGF, s’ils ne sont pas résolus à se frayer un passage dans la broussaille du côté opposé, pour atteindre l’avenue Barthélemy Boganda pour attraper un taxi et s’éclater dans leurs différentes destinations. Puis, de petits malins ont encore trouvé mieux de déverser des monticules de terre arrachée à des travaux de terrassement quelque part dans la Cité. Ce geste a fait que cette portion de rue est désormais carrément impraticable. Réfectionnera-t-on cette rue un jour, pour permettre aux compatriotes qui résident dans le coin d’y circuler librement ? Pas sûr quand on sait que la RCA est le pays par excellence des travaux entamés et laissés inachevés. Ce ne sera pas en tout cas, M. Jacques Ngoli, ci-devant Président du PRC qui nous démentira. Lui qui a été et continue d’être privé de passage tout simplement parce que l’ONM ou un truc de ce genre qui a entrepris de grands travaux à proximité de sa résidence pour permettre le passage d’un pont, a creusé un caniveau devant chez lui, a accumulé des monticules de terre sans pour autant les arranger, les remblayer pour permettre à ce monsieur et sa maisonnée de circuler librement. Conséquence, le monsieur a été obligé d’enlever «les pieds» (roues) de sa voiture bloquée dans la concession et de les parquer à l’intérieur pour ne pas que ses anciens visiteurs indésirables et enturbannés ne viennent les lui piquer. Ce n’est pas le seul cas à déplorer de ces grands chantiers jamais achevés par la RCA. Les citer tous sera un travail bête, fastidieux et inutile. Mais tout le monde le sait. Aussi, il n’est que très important et trop urgent que les gens de l’ONM, du FER et du département des Travaux publics se réveillent de leur sommeil comateux, enlèvent ces grosses lunettes noires ou fumées qu’ils portent et qui les empêchent de voir que la rue qui va de l’avenue Boganda vers le lycée Jean Marie, est entrain d’être rayée de la cartographie routière de la ville de Bangui. Et qu’ils lancent un appel à volontaire pour que les « autres gens » leur amènent de la latérite et des niveleuse pour mettre un frein de cabri à la disparition de cette portion de rue qui, pourtant, fait moins de 500 m à arranger. Oh Centrafrique, pays des paradoxes, où vas-tu ? Mardi 11 Octobre 2011 Affaire Telsoft Gateway classée : « M. Gregory Dufosse expulsé » ! Selon une source proche du dossier, on apprend que Grégory DUFOSSÉ le Responsable opérationnel, TELSOFT GATEWAY CENTRAFRIQUE qui avait été embastillé à la prison centrale de Ngaragba a été remis en liberté et expulsé de Centrafrique ce vendredi 7 octobre . Cette libération peu de temps après l’arrivée à Bangui de l’avocat français de ce monsieur. Avec la libération de ce protagoniste de l’affaire TELSOFT ainsi que la restitution par BOZIZE lui-même de son passeport à Fidèle Gouandjika l’autre protagoniste de l’affaire du fameux chèque de 50 millions de F CFA qui, au lieu d’être encaissé au trésor, a pris une autre destination, on a maintenant la certitude que Bozizé a décidé d’enterrer ce dossier. C’est ce qui a permis à Gouandjika de quitter tranquillement le pays via Douala et de se retrouver actuellement à Paris où il fait le fanfaron comme d’habitude, téléphonant à tout vent et envoyant çà et là des courriels de propagande du régime KNK, histoire de faire comprendre à ceux qui croyaient que c’était fini pour lui avec son inculpation qu’il n’a aucun souci et que ses milliards sont bien à l’abri. Tant et si bien qu’il s’est même permis de convoquer pour ce dimanche 9 octobre une réunion avec les membres du KNK France mais aux dernières nouvelles, son initiative se serait heurtée au refus du secrétaire général national Elie OUEIFIO qui dénie à Gouandjika toute qualité de tenir une telle réunion, de surcroît mandaté par personne ». Source : C.A.P Lundi 10 Octobre 2011 Face à la République de l’impunité, « la démission de Karim Meckassoua s’impose » !Il est grand temps que l’épais bandeau noir qui voile les yeux de notre peuple puisse être arraché avec violence pour lui permettre de se rendre à l’évidence et de comprendre enfin que le Président de la République, le général d’armée, François Bozizé n’était pas venu aux affaires pour essuyer ses larmes, mais plutôt pour se remplir le ventre et s’en mettre plein la poche ! Il ne saurait en être autrement tant l’homme du 15 mars 2003 vient de rapporter la preuve la plus irréfragable de sa propension à se satisfaire et à protéger ses complices dans l’affaire de Télécoms ! Il ne saurait en être autrement tant l’homme du 15 mars a porté une encoche dans la procédure judiciaire déclenchée contre le tonitruant ministre de l’agriculture, Monsieur Fidèle Gouandjika, impliqué et empêtré jusqu’au cou dans l’affaire de détournements de milliards de la Socatel et de la liquidation de l’un des fleurons de l’économie nationale ! En effet, alors que le Procureur de la République n’attendait que le feu vert de l’homme du 15 mars qui a claironné sur tous les toits, après le rapt électoral du 23 janvier 2011, que la récréation est définitivement terminée, le Président de la République, le général d’armée, François Bozizé va décider contre toute attente de remettre à son complice, l’un des pires et piètres ministres que la République ait jamais connus, son passeport dont il a été dépossédé entretemps par la justice pour nécessité d’enquête ! Et lui demander d’aller se reposer à Deauville en France, après de si loyaux services rendus à la République : Faire remplir son compte de plusieurs milliards de Francs au détriment de la République ! En agissant ainsi, l’homme du 15 mars vient de prouver aux yeux de notre peuple son amour pour les faussaires et sa boulimie matérielle et financière ! Gouandjika n’a – t – il pas chanté devant notre peuple qu’il ne pouvait pas être arrêté ? Et que s’il devait être inquiété dans sa liberté, son droit de réserve ne serait – il pas délibérément violé et le contenu de son pacte avec l’homme du 15 mars ne serait – il pas porté sur la place publique ? Tout est accompli comme l’a dit le Maître de la Parole, le Jésus de Nazareth, le Messie et le Fils de Dieu Vivant ! Et il ne reste plus qu’au ministre d’Etat, Karim Meckassoua, de claquer la porte , s’il veut encore continuer sa mission, non pas celle de se remplir le ventre et de s’en mettre plein la poche comme ces nouveaux envahisseurs qui volent, pillent et tuent tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes qu’est la République Centrafricaine, mais celle d’entendre et de ne pas faire étouffer les voix des Bartimée qui, assis sur les trottoirs de nos villages et de nos quartiers, attendent leur jour de miracle. Car, Bozizé a décidé dans cette terrible affaire de détournements des deniers publics qu’il est du côté des pires faussaires de la République et que la récréation est encore prolongée pour 5 années. A moins que le peuple qui, semble – t- il, l’ait unanimement élu, n’en décide autrement ! C’est une question d’honneur et de dignité pour Karim Meckassoua : PARTIR ! Tel est l’avis de tous les combattants de la liberté et de tous les démocrates dignes de ce nom avant qu’il ne soit trop tard, et avant que les rats ne puissent commencer à quitter le bateau ! V. Ikulu
« Selon des informations dignes de foi émanant d’une source proche de la Bozizé ayant requis l’anonymat, l’état de santé du président Bozizé, en dépit de ses multiples dénégations tendant à faire croire qu’il serait dans une forme olympique, a encore donné de réelles frayeurs à ses proches. D’après notre source, il aurait été retrouvé inanimé ce matin et serait demeuré durablement inconscient, situation grandement préoccupante qui a naturellement déclenché des pleurs et suscité de vives inquiétudes au niveau de sa famille proche. Jusqu’à quand Bozizé continuera-t-il à nier l’évidence pour tenter de faire croire qu’il se porte comme un charme ? On ne peut tricher trop longtemps avec la réalité de son état de santé, on finira toujours par se faire rattraper par la vérité. Tout cela pose avec gravité la question de son aptitude à exercer pleinement les charges de sa fonction à la tête du pays. C’est là où la démarche du président du MDREC Joseph Bendounga qui a saisi la Cour constitutionnelle prend tout son sens et trouve sa totale pertinence. C’est un secret de polichinelle que le président Bozizé est vraiment malade mais fait tout pour dissimuler ce dont il souffre. Des médecins chinois l’ont examiné et confirmé le diagnostic de certaines maladies déjà dépistées en Afrique du Sud lors d’un de ses déplacements. Là où le bât blesse est que Bozizé refuse les solutions thérapeutiques que ces éminents médecins lui préconisent préférant le recours aux charlatans et remèdes des marabouts africains et des gourous de sa secte de l’église du christianisme céleste. Son malaise de ce jour relance la controverse sur son aptitude à diriger les affaires du pays et l’hypothèse de plus en plus probable de sa soudaine disparition alors que son mandat de cinq ans vient à peine de débuter ». Source : C.A.P
Jeudi 6 Octobre 2011
Affaire REGICA : échec d’un plan Machiavélique
Tout se passe comme s’il existe un plan de destruction monté de toutes pièces en vue de nuire à certains vaillants fils du pays qui ont fait leurs preuves mais qui malheureusement se retrouvent aujourd’hui dans l’œil du cyclone.
C’est malheureusement l’actualité qui défraie depuis ces derniers temps la chronique en Centrafrique. L'image et la réputation de certains de nos compatriotes sont en train de se voir ternir. Parmi ces compatriotes se trouvent en tête l'Honorable ZINGAS alias très apprécié dans le 6è Arrondissement, l'ancien Ministre Désiré NZANGA KOLINGBA qui selon les dernières tendances est donné vainqueur aux législatives partielles dans le cinquième arrondissement, et du Ministre Délégué Abdallah-Kadre.
Les faits remontent à l'organisation des festivités du cinquantenaire de la proclamation de la République, où une somme de 100 millions a été budgétisée pour assurer le paiement des spots publicitaires, l'invitation des hommes de média et le paiement des prestations de couverture médiatique internationale et non pour le paiement de la Société REGICA.
Le conseil des Ministres du jeudi 04 novembre 2011 avait instruit les Ministres ZINGAS et KOLINGBA de procéder aux négociations avec AFRICA24 et éventuellement TELE SUD pour la couverture des festivités selon la notification N° 211IMCSGGRI/DIRCAB/DGAG du 22 novembre 2011.
Or, selon les questionnements légitimes du Maître ZARAMBAUD, pourquoi n'a-t-on pas procédé par appel d'offres conformément au code des marchés Publics pour la circonstance?
Une tentative de réponse commencera par le fait que l'équipe était prise par le temps, car entre le 04 novembre et le 1 er Décembre; date des festivités, il était quasiment impossible de respecter les contraintes temporelles édictées par le code.
Deuxièmement, aucun marché de gré à gré n'a été attribué à la Société REGICA puisqu'il n'était pas en règle vis-à-vis des impôts (voir tableau des impôts que nous avons publié dans nos précédentes parutions).
Par conséquent le Trésor Public ne connaît pas Monsieur DUSSEY (Société REGICA) dans ses livres. Ce qui explique aisément le refus poli du Ministre KADRE de décaisser cette somme sur le compte de DUSSEY.
Pourtant lorsqu'il s'est présenté le 03 Novembre 2010 dans le Bureau du Ministre KADRE, celui-ci lui a répondu poliment que le Trésor Centrafricain ne vous connait pas. Cela veut tout dire.
Mais qu’avait-il derrière la tête ? Toujours est-il qu’il est parvenu à extorquer de l’argent aux deux ministres chargés d'exécuter cette tâche. Pour les salir après ?
En effet, le décaissement des 100 millions avait été effectué à une institution de la République reconnue par le budget de l'Etat, il s'agissait du comité d'organisation via le Secrétariat Général du Gouvernement. Cette somme avait permis de faciliter les négociations avec AFRICA24 qui était la chaîne retenue dès le départ. Cependant, sa facture était très élevée. Raison pour laquelle le comité a opté à la dernière minute pour TELE SUD, pour qui se battait bec et ongle Monsieur DUSSEY.
C'est finalement la Société REGICA qui a été le client de TELE SUD en utilisant l'argent de l'Etat centrafricain sans fondement juridique. Les deux Ministres se sont faits proprement arnaqués comme dans un jeu de Poker par Monsieur DUSSEY.
Paradoxalement, le Ministre d'Etat aux Finances, au lieu de bien circonscrire l'affaire et donner une réponse aussi simple à Monsieur DUSSEY, s’est plutôt permis d'interpeller l'actuel Ministre Chargé du Secrétariat du Gouvernement, qui pourtant n'a rien à voir avec ce problème, dans une correspondance datée du 26 juillet 2011 que nous citons le deuxième paragraphe: « Monsieur le Ministre qu'il me plaise de vous rappeler que le Gouvernement à travers le Ministère des Finances et du budget de l'époque, a décaissé la totalité desdites sommes à la commission d'organisation des fêtes dont vous avez la responsabilité».
Passage qui met à nu la non maitrise du dossier par le ministre des finances. Chercherait-il à se dédouaner ? On ne le sait pas. Peut-être voulait-il tout simplement dire les Ministres des Finances de l'époque.
Par contre pour son collègue du Secrétariat Général du Gouvernement, il le rend entièrement responsable de la commission d'organisation des fêtes par principe de continuité de l'administration, ce qui est normal. Mais pour le cinquantenaire qui est une festivité grandiose, il y a eu un comité d'organisation dont la composition est fixée par Décret. Le Ministre des finances qui a toujours été Ministre d'Etat ne peut l'ignorer.
Pour ce cas spécifique, le Ministre KOLINGBA n’a été que président d'une Sous commission. Et encore pour la couverture médiatique internationale, la Notification du conseil des Ministres du 04 Novembre 2011 suffit largement pour justifier l'exécution de la mission qui avait été confiée aux deux Ministres.
Jamais, il n'a été question de payer quoi que ce soit à REGICA. Pourquoi cet intéressement subit du ministre d’Etat aux finances ? Mais pour quel intérêt? Pour des raisons de coteries ? That are the questions.
Seulement les rumeurs qui nous parviennent, il serait aujourd’hui question d’une liste noire de certaines personnalités à écarter définitivement. Liste qui serait établie par une grande personnalité très ambitieuse déterminée à succéder à KANGARA par tous les moyens. Ce serait même cette personnalité qui alimente régulièrement via un autre ignoble individu que nous taisons le nom un organe de presse en ligne sur la situation du président de la République.
Ah, la mémoire centrafricaine est courte. Sinon, elle devait se souvenir de la stratégie utilisée par un compatriote pour en venir à bout des Lingoupou, Kolignako, Banza, Obrou…
On raconte ça et là aujourd’hui qu’il est désormais question d’une procédure pour la levée d'immunité de l'Honorable ZINGAS, ce qui n’est pas le cas avec les opérateurs économiques fraudeur du fisc. L’Assemblée Nationale se laissera-t-elle faire? Qui délivrera le président de la République de ses diseurs d’aventures et qui l’embrouillent dans ses prises de décisions. Pourtant, il y a plus de 723 millions à recouvrer auprès de Monsieur DUSSEY.
Mais, pourquoi ne saisit-on pas le ministre de la Justice avec des instructions fermes non seulement pour procéder au recouvrement de ces créances mais aussi pour l'attribution d'un marché, en violation du code du marché public?
Pourquoi, n-a-t-on pas engagé des poursuites à l'encontre de monsieur DUSSEY en restitution de trop perçu? Puisque la facture de TELE SUD n'a coûté que 17 millions. Cela pourrait aider à régler le Problème de vacations des Professeurs d'université et des militaires retraités. Est-ce que les Etats Généraux des Finances vont donner au pays un véritable canevas des réformes qui peuvent impulser la reconstruction? Wait and see.
Il faut cesser de divertir le peuple centrafricain et de cultiver la haine dans des organes de presse locale ou sur internet. Cessons de cultiver la haine !
Affaire à suivre
Jeudi 29 Septembre 2011
Depuis le 10 septembre 2011 où le Président François Bozizé avait haussé le ton contre les dirigeants et gérants des sociétés d’économie mixte, lors de la clôture des Etats Généraux des Finances, tous les yeux étaient tournés vers lui, s’attendant à une frappe dans l’immédiat. Beaucoup croyaient que sa réaction allait être imminente, hélas nous voilà aujourd’hui le 28 du même mois, soit 18 jours après et on semble tourner en rond. Les jours passent et se ressemblent toujours dans la République de Kwa Na Kwa avec le pillage systématique du pays, organisé à grande échelle.
Le l’ENERCA à SOCATEL, sans oublier les agences montées de toutes pièces par le ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï comme ASRP, SOCASP, ACER, COMIGEM, ORGEM. Sur cette longue liste des sociétés d’économie mixte, s’ajoutent les structures comme l’Unité de Cession du Médicament (UCM) chasse gardée du Docteur pharmacien Bassirou Sékou Sylla qui, en dépit des gabegies qui ne disent pas leur nom, et des cris de détresse du personnel continue à régner en maître sur cette structure. Dans son laïus lors de la clôture des Etats Généraux des Finances de son neveu Sylvain Ndoutingaï, le Général Président a et pourtant clamé tout haut en français en abordant le dossier des entreprises d’Etat : « … Mais d’ores et déjà, je mets en garde tous les dirigeants et gérants des sociétés d’économie mixte qui, au lieu de pouvoir à travers le fonctionnement des entreprises dont ils ont la charge, se livrent au pillage systématique desdites sociétés. Ces entreprises pour la plupart en situation de monopole qui, jadis, étaient le fleuron de l’économie nationale, sont curieusement au bord de la faillite. Ce qui est contradictoire malheureusement, c’est ce que ces dirigeants et gérants de l’entreprise publique sont pour la plupart des hauts cadres bien formés, ressortissants des grandes écoles de référence au lieu de mettre leur compétence et expérience pour le bien-être de tous, ils contribuent au contraire à assécher les caisses de l’Etat et aggraver la souffrance de nos populations. J’insiste sur l’élargissement de l’assiette de l’Etat et la capacité des régies financières à mobiliser toutes les ressources en vue de leur redistribution équitables. En dépit des difficultés de trésorerie que connaît le pays du fait de l’incapacité de ces organes de gestion à identifier toutes les ressources de recettes, de le recouvrer et, surtout, de la délinquance financière, certains compatriotes se complaisent dans les revendications fallacieuses, ils demandent l’augmentation de salaire et des prises en compte d’effets financiers, des ressources publiques ne suivent pas l’évolution de notre société….. » En tenant un tel langage aussi dur envers les responsables des sociétés d’économie mixte, le Président de la République s’attaquait à qui ? Beaucoup pensent qu’en grand stratège, le Président de la République voulait s’attaquer au Contrôleur Général des Sociétés d’économie mixte Abel Magbodiadé qui, en dépit des descentes aux enfers de beaucoup des entreprises publiques observe un mutisme qui ne dit pas son nom. Comment le Contrôleur Général pourrait expliquer son mutisme face à ce qui se passe à l’ENERCA, à la SOCATEL, à l’UCM et bien d’autres structures qui broient le noir, sous le regard complice des Directeurs Généraux, les Présidents du Conseil d’Administration ? L’audace prise par le Ministre d’Etat aux Postes et Télécom Abdou Karim Meckassoua demandant l’audit de son Ministère avant sa prise de fonction a révélé beaucoup de choses dans la gestion scrabbleuse et chaotique des structures parapubliques. Est qu’on a besoin d’attendre l’avènement de Meckassoua à la tête de ce département pour avoir une vue claire sur la SOCATEL ? Qu’est ce qu’il pense sur les achats fantaisistes des véhicules à l’ENERCA à hauteur de plusieurs dizaines de millions, en dépit des graves difficultés de tous ordres que traverse cette société ? A-t-on besoin que ça soit le Président de la République qui dénonce ces pratiques mafieuses, devenues légion depuis des années dans les sociétés paraétatiques ? Les pauvres centrafricains soucieux du développement de leur pays ne savent plus à quel saint se vouer face à la montée en puissance de cette nouvelle race des pilleurs de la République constitués des Directeurs Généraux, des Présidents du Conseil d’Administration, et même certains membres du Gouvernement. Certains pensent que cette gabegie est encouragée par l’immixtion de certains membres du gouvernement dans la gestion des structures parapubliques, qui considèrent certaines sociétés comme leur vache à lait. Après l’audit de Ministère des Postes et Télécommunication, il serait souhaitable que toutes les directions telles que ENERCA, ASRP, SOCASP, BARC, UCM pour ne citer que celles là, soient également soumises à un audit.
Suite au prochain numéro
Vendredi 09 Septembre 2011
Le Milliardaire Gouandjika écrit à Prosper Ndouba de Centrafrique presse et justifie l’origine de ses milliards
L’un des milliardaires du régime du Général Bozizé qui n’a pas sa langue dans la poche, le plus médiatique, un des rares membres du Gouvernement à ne pas attaquer en justice les journalistes de la presse privée, ancien Ministre des Postes et Télécom et actuel Ministre de l’Agriculture semble être plus à l’aise de parler de ses milliards.
Bien décidé à ne pas se cacher derrière son petit doigt pour clamer sa fortune dont l’origine convainc difficilement , Fidèle Gouandjika, toujours égal à lui-même, très sûr de sa position et de ses relations avec le Président de la République n’a pas l’air d’un homme en danger, ni inquiet du résultat de l’audit exigé par le Ministre d’Etat Abdou Karim Méckassoua.
Il répond au Directeur de publication de Centrafrique Presse en ces termes :
Bonjour Prosper,
Ayez le courage et l'honnêteté intellectuelle de publier, en guise de droit de réponse le message ci- après dénommé Patrimoine.
Considérations distinguées.
Fidele Gouandjika
Le multimilliardaire de Boyrabe
Envoyé de mon iPhone le 7 sept 2011
Bonjour Prosper Ndouba,
Merci infiniment pour avoir fait gratuitement ma publicité. Les débuts de construction de ma résidence (Alice & François) dont le titre foncier m'a permis de challenger le Président Patassé en 1998-1999 et de mon complexe hôtelier tous les deux situés dans le célèbre quartier rouge de Bangui (comme le superbe hôtel x en plein Soweto) datent de 1989 pour la résidence familiale (3 étages) et 1992 pour le complexe hôtelier. Souvenez -vous mon cher Prosper Ndouba que mon Hôtel (2 étages en construction) a servi successivement en 1996-1997 de base arrière des milices KARAKO de Patassé et 2002-2003 aux BANYAMOUNLENGUES toujours de Patassé et votre ami et frère le Congolais Bemba.
Où est - ce que j'ai eu l'argent pour payer mes cautions en 1999 et 2005 pour briguer deux fois la magistrature suprême de l'État ? A vous de répondre.
Je suis fier d'être riche et immensément riche pour un centrafricain. Je n'ai pas encore dépensé mon salaire ridicule de ministre depuis le 19 juin 2005 jusqu'aujourd'hui.
L'ensemble des banques dans le monde qui gèrent notre fortune familiale nous versent mensuellement plus 25 millions de francs CFA ... Facile à vérifier. N'est ce pas?
Meilleures salutations.
Fidele Gouandjika
Groupe MGF SARL
146 Route de Ndres Boyrabe B.P. 1895 Bangui RCA
Envoyé de mon i Phone le 5 sept 2011 .
C.A.P
Jeudi 08 Septembre 2011
Interview exclusive de Fidèle Gouandjika :
« Aujourd’hui c’est Bozizé ! Demain pourra être mon tour »
Depuis quelques temps, tant sur les médias nationaux qu’internationaux, l’affaire Gouandjika et Maléyombo ne cesse de défrayer la chronique. On leur reprocherait de pratiquer la concussion sur les dus de l’Etat centrafricain. Votre quotidien Le Démocrate a tendu son micro au Ministre Fidèle Gouandjika et a recueilli ses impressions sur l’affaire qui ne peut que ternir l’image des centrafricains qui veulent marquer leur passage à travers des actes mémorables.
Le Démocrate (LD) : Etes-vous milliardaire ?
Fidele Gouandjika (FG) : je le suis et j’en suis fier ! Je suis milliardaire avant de rentrer au gouvernement. J’avais même fait une communication en fin 2005 en Conseil de Ministre concernant ma richesse. Les membres du Gouvernement d’Elie Doté peuvent le témoigner.
L D : peut-on connaitre l’origine de votre richesse ?
F G: j’ai toujours été un grand homme d’affaires et je le demeure. Ma société MGF excelle dans plusieurs domaines.
L D : La loi dispose qu’après la nomination des membres du Gouvernement, ceux-ci sont tenus de faire la déclaration de leur patrimoine à la Cour Constitutionnelle !
F G : Quelques semaines après ma rentrée au gouvernement, et cela après le retour à la légalité constitutionnelle en 2005, j’ai déposé ma déclaration de patrimoine à cause de l’esprit du respect de la Loi qui m’anime au quotidien. Ceux qui en doutent peuvent se rapprocher de la Greffe de la Cour Constitutionnelle pour se rendre compte de la véracité de mes dires.
L D : Dit - on que vous êtes aussi dans la distribution des pagnes de grandes valeurs ?
F G : Ma société (MGF) commercialise dans quelques pays de l’Afrique centrale des pagnes de marque pour une grande société de renom mondial. MGF est en train d’étudier le marché centrafricain pour la commercialisation de ses pagnes tant prisés par les dames qui savent s’habiller. D’ailleurs, des échantillons ont été présentés à quelques personnalités qui les ont appréciés à leur juste valeur et en ont commandé.
L D : Que dites vous sur la construction de votre hôtel qui défraie tant la chronique tant en lignes que dans la presse locale ?
F G : C’est un projet que j’ai mis en chantier depuis 1992 et qui a connu plusieurs arrêts. Ces arrêts sont tout simplement dus à l’occupation du site par les belligérants des crises militaro-politiques (Karako, Banyamulenges…) qui avaient secoué le pays. Il s’agit bel et bien de la construction d’un complexe hôtelier de six étages dotés de salles de réunion, de conférences, de fêtes, d’une piscine, d’un business center…les niveaux sont équipés d’ascenseurs modernes dont le marché est confié à la firme américaine OTIS.
L D : Pourquoi avoir choisi le quartier Boyrabe ?
F G : L’idée m’est venue en 1990 lors de mon voyage à Soweto en Afrique du Sud où j’ai visité un chantier de construction d’un hôtel de luxe en plein quartier de Soweto. Ce quartier ressemble terriblement au quartier Boyrabe. J’aime mon pays la RCA et j’adore mon quartier. Je pense que chaque centrafricain qui a les moyens a cette obligation de développer son quartier, sa ville, sa région pour ne pas dire toute la République centrafricaine. Je crois en l’avenir de la RCA ! Je crois en la paix durable que le pays est en train de recouvrer. C’est pour ses raisons que j’ai lourdement investi à hauteur de 3 milliards et demi dans cet édifice qui fera la fierté des populations du quatrième arrondissement de Bangui et de toute la RCA.
L D : Avez-vous encore d’autres projets de ce genre ?
F G : en effet, je compte dans un avenir procheconstruire une boulangerie moderne qui sera dénommée « Grand moulin de Boyrabe »(les équipements sont déjà commandés chez un spécialiste italien), un super marché à Bangui, la construction de dix logements de standing pour location, un motel moderne de 20 chambres à Damara, une école primaire et un dispensaire toujours dans la localité de Damara.
L D : La société MGF est-elle reconnue par les fiscs centrafricains ?
F G : La société MGF existe depuis 1998 ! elle est une S A R L au capital de 10 millions de francs CFA, disposant de huit agréments.
L D : Parlez nous un peu du dossier pour lequel vous avez été auditionné ! cela ne découle-t-il pas de l’audit de la Socatel commandité par le Ministre des télécoms Karim Meckassoua ?
F G : Loin de là ! Il s’agit plutôt d’une vielle affaire ultraconfidentielle qui n’a rien à voir avec l’audit de la Socatel commandité par Monsieur Meckassoua. J’ai été entendu par le procureur de la République en tant que témoin pour lever l’équivoque sur le recouvrement des créances de l’Etat. Grâce à mon audition en tant que témoin, cette affaire exhumée et montée de toutes pièces pour ternir l’image de certains membres du gouvernement ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.
L D : Le décret de levée de votre immunité sonne-t-il le glas de votre divorce avec Bozizé ?
F G : Pas du tout ! la levée de cette immunité m’a été salutaire, du moment où elle m’a permis de m’exprimer comme tout citoyen devant la justice de mon pays et d’aider celle-ci. Mon mariage politique avec le président Bozizé est pour le meilleur et le pire.
L D : vos ambitions présidentielles, que sont-elles devenues ?
F G : je me considère actuellement comme au pouvoir de par mon union politique avec Bozizé. Aujourd’hui c’est Bozizé ! Demain pourra être mon tour pour le bonheur et la grandeur de notre pays, toujours dans la poursuite de la philosophie du Kwa na Kwa. Je vous remercie.
Propos recueillis par
Thierry M’bomba
Mardi 07 Septembre 2011
Elections législatives : Les résultats partiels du 5e
Arrondissement
Les élections législatives partielles livrent déjà leurs résultats. Ces résultats sont la résultante des fruits des candidats qui ont sué eau et sang pour arracher un fauteuil parlementaire pour leur formation politique. Dans le 5e arrondissement, les Kolingba rafle les sièges mis en compétition.
Le moins qu’on ne pourra pas ne pas dire, le 5e arrondissement de la ville de Bangui est revenu dans le giron du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Comme en 1998, avec Feu Théophile Touba dans le 5è 1, Jean de Dieu Oubah Tessoubé dans le 5e 2 et David Yakata dans le 5e 3, les législatives partielles de dimanche dernier ont remis la pendule à l’heure : Serge Nzanga Kolingba l’emporte dans la 1ère circonscription du 5e, tandis que son frère aîné, Désiré Nzanga Kolingba l’emporte dans la 2e circonscription.
En effet d’après les résultats définitifs sortis des urnes parvenus à notre rédaction, que nous publions ci-après, Serge Zanga Kolingba remporte la circonscription avec 1128 voix contre 1071 pour son challenger Mayer. Dans la 2e circonscription, son aîné Désiré Nzanga Kolingba, l’emporte avec 2330 voix contre 1725 à sa concurrente directe, dame Francine Dérant Lakoué.
D’aucuns déclarent que c’est un véritable plébiscite que les électorats du 5e arrondissement 1 et 2 ont opéré en faveur des Kolingba. Car lors du second tour de ces législatives annulé depuis fort aise, les classements étaient presque les mêmes que ceux de ce 3e tour. Mais la bande à Binguimalé via la Sous Commission Dépouillement avait tôt fait d’inter changer certains procès verbaux, attribuant ainsi la victoire à ceux qui ne l’avaient nullement méritée.
Aujourd’hui, on peut dire que les électeurs ont récidivé et ont rectifié les cochonneries de la Sous Commission Dépouillement de la CEI morte, en tout cas depuis tant de mois non prescrits.
La balle se trouve désormais dans le camp du Ministre Josué Binoua, Président du Comité Transitoire des élections, qui devra désormais proclamer les résultats sans les écorner comme l’avait fait son compère Joseph Binguimalé.
Voici du reste publié ci-après les résultats de ces partielles dans les deux circonscriptions de Bangui, concernées.
Simatagna
Le chemin de croix des Ambassadeurs centrafricains à l’extérieur : 8 ambassadeurs broient le noir à Bangui
Avec tout ce qui se passe loin de la capitale centrafricaine, et aux réalités de ce que vivent les ambassades dans Bangui ville de rumeur, beaucoup se posent des questions sur ce que représentent nos représentations diplomatiques à l’extérieur.
Selon certaines indiscrétions, au moins sept Ambassadeurs plénipotentiaires sont entrain de faire les mains et des pieds pour être reçus par le Président de la République Chef de l’Etat.
Pendant que sous d’autres cieux le pouvoir s’évertue pour donner une autre image à la représentation de leur pays à l’extérieur, en République Centrafricaine, c’est un autre spectacle que les autorités politiques nous livrent.
A voir seulement le train de vie époustouflant des Ambassadeurs accrédités dans la capitale centrafricaine, il y’a de quoi à se poser des questions.
Depuis quelques mois, la capitale centrafricaine en général, plus précisément le Ministère des Affaires Etrangères semble être pris en otage par les ambassadeurs de la République Centrafricaine à l’extérieur.
Chaque jour que le Bon Dieu fait, il se passe dans le cabinet du Ministre des Affaires Etrangères des séries de déplacements des Ambassadeurs qui ont abandonné leur poste à l’étranger depuis des mois durant pour faire des pieds de grus au Cabinet du Général Antoine Gambi.
Tout se passe comme si cette République n’est pas à mesure de faire face à ses dépenses régaliennes, même pour gérer les dossiers hautement diplomatiques.
Depuis le 15 mars 2003, le pouvoir du Général Président ne cesse de faire de son mieux pour embellir l’image du pays sur le plan international en créant des représentations diplomatiques à l’extérieur.
Sauf que, tout se passe comme si le pays en créant ces ambassades à l’extérieur dans quelle optique on ne sait, n’est pas en mesure de supporter leurs charges.
Dans certaines de nos représentations diplomatiques à l’extérieur, il se pose de sérieux problèmes de prises en charge de la chancellerie et de la résidence de l’Ambassadeur.
Certains Ambassadeurs sont parfois obligés de recourir à leur salaire pour faire face aux problèmes de locations et autres charges de l’Ambassade.
En se comportant de la sorte, le pouvoir de Bangui oublie que c’est l’image de tout un pays qui est terni, et le Ministère des Affaires Etrangères pour des problèmes d’homme à homme, enfonce le clou en se résumant sur la personne de chaque Ambassadeur.
Vendredi 12 Aout 2011
Dossier spécial :
Les prisonniers de Rayan victimes de la
chapelle politique
Par ces motifs « Ordonnons la mise en liberté immédiate de dame Kalayen Albertine épouse Balembay et autres ». Telles ont été les conclusions du procès verbal de notification d’une ordonnance de la chambre d ’accusation de la Cour d’Appel de Bangui, dans le but de rendre justice aux victimes innocentes de l’incendies du super marché Rayan à l’époque mais malheureusement cette décision est restée lettre morte. Simple volonté de nuire ou bouche pleine ?
![]() Jeudi 11 Aout 2011 Match Amical Malta vs Central African Republic 2-1 (HT 2-1)
Scorers: 2’ Michael Mifsud (pen), 25’ Hilaire Momi, 43’ Michael Mifsud
Le pouvoir de Bozizé, la folie de grandeur, l’impunité de ses proches et la montée en puissance de nouveaux riches
Il est entrain de se développer dans le sillage de l’homme du 15 mars une montée en puissance d’une classe de nouveaux riches, venant d’où on ne sait, risqueront bien fort de faire enfoncer et basculer le pouvoir de Bozizé.
Après la folie de grandeur et le train de vie insultant de certains membres du gouvernement qui ont fait leur beurre sur le dos de l’Etat centrafricain, on assiste depuis quelques jours après la mise en place du gouvernement Touadéra III, à la mise en place d’une nouvelle stratégie d’enrichissement illicite et de bradage de biens publics.
Tel le cas de la désaffectation du titre foncier N°557 de la cité de l’ASECNA qui se trouve sur l’avenue de l’Indépendance à côté de l’agence Air France, œuvre du Ministre Délégué à la Présidence de la République en Charge de l’Aviation Civile Théodore Jousso, tenant aussi vaille que vaille, entrer dans le club des multi millionnaires et milliardaires de l’ère Bozizé.
Décidément toute porte à croire que dans ce pays, rien ne se fait gratuitement, dans l’intérêt supérieur de la nation.
Bien dans la logique de la classe de ces profito-situationnistes, ces pilleurs et « ventriotes» qui montent en puissance dans ce pays, voulant se déguiser en patriotes, rien ne peut se faire sans avoir tailler leur part de lion.
Depuis plus de deux mois, le Ministre d’Etat aux Finances et au Budget a saisi le Directeur Général de l’ASECNA via le Ministre Délégué à la Présidence de la République en charge de l’Aviation Civile Théodore Jousso, a instruit l’ASECNA d’accepter la désaffectation du titre foncier N°557 de la cité de l’ASECNA qui se trouve sur l’avenue de l’Indépendance à côté de l’agence Air France.
Par la même procédure le DG de l’ASECNA a répondu négativement à cette proposition puisque selon lui, ces logements sont mis à la disposition de l’ASECNA en vertu de la Convention de Dakar comme la participation de la République Centrafricaine. Selon lui, le retrait de ces bâtiments voudrait bien dire que la RCA veut se retirer de l’ASECNA.
Plus besoin de rappeler qu’à la création d’une société, l’apport de chaque actionnaire est indispensable, et au cas où un des actionnaires retire son apport, il est d’office écarté de la société avec les conséquences qui en découlent.
Pour le syndicat à l’époque, si l’Etat retire ces bâtiments, c’est qu’il remet en cause la Convention de Dakar, et qui dit Convention de Dakar dit les 400 personnes de l’ASECNA qui risqueront bien fort de menacer leur emploi.
Selon le Ministre Délégué Jousso, déjà avec son petit calcul derrière la tête, clamait que, c’est pour des raisons stratégiques et sécuritaires et après discutions en Conseil des Ministres, que le Gouvernement voulait retirer ces bâtiments pour raison d’Etat.
Hélas que très rapidement les intentions malveillantes des auteurs et complices de ce qu’on avait qualifié de bradage de ces 18 logements seront mises à nu.
Puisque ceux qui se cachaient derrière ces pseudos raisons stratégiques et sécuritaires pour se partager ces villas seront rapidement connus.
En tête de liste se trouve curieusement le Ministre Déléguéà la Présidence de la République en Charge de l’Aviation Civile Théodore Jousso, pourtant ancien cadre de l’ASECNA, qui peut être, à peine arrivé aux affaires veut aussi entrer dans le club de grands et acquéreurs des villas hauts standings dans la capitale centrafricaine.
Pensant que ce qui est entrain de se passer dans le monde arabe des dictateurs Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Egypte, allait servir de leçon à ces nouveaux riches que le pays n’a jamais connus. Hélas, les choses se sont allés du mauvais en pis.
En quelques années, on a vu dans le sillage du Président de la République, on a vu de toutes les couleurs, et la liste des ceux qui risqueront un jour être à l’origine des soucis du Président de la République ne fait que s’allonger.
Comme le Président Idriss Déby Itno a déclenché au Tchad avec l’arrestation de ses proches et Mme le Maire de Ndjamena, il est temps que le Président Bozizé se réveille et privilégie la lutte contre la corruption, la gabegie, l’impunité et l’enrichissement illicite de ceux qui prétendent bénéficier de sa protection.
Depuis l’avènement du 15 mars 2003, s’il y’a un point qui fait fléchir le Président de la République, c’est son silence et son mutisme devant les exactions, les cas de détournements et de vols de ses proches, oubliant qu’il sera le seul à répondre devant le tribunal de l’histoire.
Ou la récréation est terminée pour les uns, ou elle ne fait que commencer pour les autres, étant très sûr de leur couverture atomique.
Comment expliquer que les Ministres d’Etat, les Ministres, et même le Ministre Délégué Jousso se sont arrangés à partager entre eux ces villas à vil prix, alors le titre foncier est encore au nom de l’ASECNA. Pourquoi ne pas proposer d’abord ces villas à l’ASECNA ou aux cadres qui les occupent depuis des années ces maisons ?
Et pourtant l’ASECNA a pu débourser 17.801.174 pour les droits et taxes calculés par rapport aux valeurs vénales actualisées des titres évalués par l’entreprise RADAR depuis 2001, et qu’une enveloppe de 400 millions est même déjà disponible pour travaux de réhabilitation de ces 18 logements, l’appel d’offre lancé, les entreprises sélectionnées et qu’il reste que les démarrages des travaux ?
Comment le Ministre Délégué Jousso peut se permettre de s’octroyer une villa avec un niveau à 3 millions, alors que cette villa vient d’être réaménagée à plus de 20 millions par l’ASECNA ? Mais ou va la République avec cette montée en puissance de cette race des voraces et prédateurs de la République ?
Seul l’avenir nous le dira.
Selon certaines indiscrétions, il se livrerait dans le gouvernement et le sillage des proches de Bozizé, une concurrence qui ne dit pas son nom.
Ils se font découvrir par leur fortune, leur milliard et plusieurs centaines de millions acquis en moins de 10 ans de pouvoir de Bozizé, des voitures de luxes avec les numéros 001 sur toutes les plaques d’immatriculations, bref, la liste de ces nouveaux riches est longue.
Comme les proches de la famille Ben Ali et son épouse Trabelti qui se livraient une guerre sans merci pour les voitures de luxes, villas hauts standings et un train de vie insultant, certains membres du Gouvernement se disant très proche du pouvoir veulent imiter le train de vie des émirs du golf et du Sultan de Brunei. Que dit le Président Bozizé qui a clamé la fin de la récréation devant la montée en puissance de cette nouvelle race des voraces qui ternissent son image ?
Qu’est qu’il pense de Jousso ?
Suite au prochain numéro
Mardi 26 Juillet 2011 ![]() ![]() Bozizé et Binoua : « échec annoncé des nominations partisanes, des préfets, sous préfets et maires » ! La gestion des affaires de la cité ! Lorsque les ministres de la République, les directeurs généraux, les directeurs, et les chefs de service emploient ces quelques mots pleins de sens, ils le font le plus souvent de façon irréfléchie, sans se faire une image de ce qu’est réellement cet univers dont ils parlent. Or, nombre de ceux qui essaient de se représenter quelque chose de précis à ce sujet voient en esprit la maîtrise effective des règles élémentaires des sciences administratives, la conception et la mise en œuvre d’un programme décennal de développement, et la mobilisation de toutes les potentialités économiques et de toutes les ressources humaines, sans exclusive. Ils savent qu’il y a dans la gestion quotidienne des affaires de la République, beaucoup d’écueils à franchir, des contrariétés à accepter, et des mondes nouveaux et de plus en plus nombreux à découvrir à mesure que l’on veut défendre contre vents et marées les intérêts de tout un peuple. Le commun des mortels, quant à lui, se contente du mot « sans tête ni queue », ce qui est une terrible erreur, car cela fait naître en lui une image erronée. La gestion des affaires de la République ne peut pas être « sans tête ni queue ». Elle doit être la création matérielle d’un homme, et donc l’œuvre de son créateur. Comme toute œuvre, cette politique de la gestion de la chose publique se trouve inévitablement à côté de celui qui l’a créée et, en tant que telle, elle est limitée. Des personnes soi-disant évoluées sont souvent fières d’avoir reconnu que Dieu est présent dans la Création entière, dans chaque fleur, dans chaque pierre, et que les forces motrices de la nature sont Dieu, c’est – à – dire tout ce qui est insondable, tout ce qui est perceptible sans pouvoir être réellement saisi pour autant : une Force originelle constamment en action, la Source de force qui se renouvelle éternellement d’elle-même, la Lumière originelle inessentielle. Ces personnes se croient considérablement évoluées en ayant conscience de trouver Dieu partout, de le rencontrer partout, en tant que Force motrice qui pénètre toute chose et est constamment à l’œuvre dans le seul but de faire avancer l’évolution vers la perfection. Mais cela n’est juste que dans un certain sens. Ils ne rencontrent que dans la Création que la Volonté de Dieu, et par là même son Esprit, sa Force. Lui – même se trouve bien au – dessus de la Création. C’est ainsi que la gestion des affaires de la République est l’œuvre d’un homme ou d’un groupe d’hommes décidé à précipiter le plus grand nombre dans la caravane humaine du développement, du bonheur et de l’ascension vers les hauteurs lumineuses, à travers un programme clair et net du développement, des ressources à mobiliser et des objectifs précis et palpables à atteindre. C’est ainsi que Deng Xiaoping, le Père de la Révolution Chinoise, après sa longue traversée du désert, au lendemain de la mort de son maître à pensée, Mao Tsé Toung, va concevoir et mettre en œuvre cette politique de développement fondée sur une économie dirigiste qui caractérise la Chine d’Aujourd’hui. C’est ainsi aussi que le Capitaine Thomas Sankara, celui que les jeunes générations des années 80 appelaient fièrement leur Président, va inventer avec ses amis Lingani, Zongo et Compaoré, dans son pays la Haute Volta qui deviendra plus tard le Burkina – Faso, « le pays des Hommes Intègres », une politique de l’auto suffisance alimentaire, fondée sur une prise de conscience collective, sur l’amour de la patrie, et la défense des intérêts des masses populaires. Quid aujourd’hui du président de la République, le général d’armée, François Bozizé arrivé aux commandes des affaires de la cité par un coup d’état militaire, avec toute la horde de ses libérateurs et de ses compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur ? Cette question au regard de l’histoire restera sans réponse, car l’homme du 15 mars aura grandement manqué à son devoir de garant des intérêts de notre peuple, aura permis l’ascension sociale des soudeurs, des charpentiers et des menuisiers, et aura décidé de mener une guerre sans merci contre tous ceux qui ont eu la chance d’avoir été suffisamment formatés pour servi la République. C’est ce qui explique aisément l’échec de leurs 8 années passées à la tête de notre pays : Un Etat fantôme où fourmillent des mouvements de rébellions, où sévissent des bandes lourdement armées non identifiées, où règnent des rebelles de la LRA du seigneur de guerre Joseph Kony et où des forces armées centrafricaines démotivées et sous équipées sont obligées de racketter, tous les jours que Dieu fait, de paisibles commerçants et citoyens pour survivre ! Un Etat fantôme où les infrastructures scolaires sont dans un état de délabrement éhonté, où l’assistance sanitaire est inexistante, de l’est à l’ouest, et du sud au nord, où l’impraticabilité des voies de communications expliquent à elles seules la disparition de la carte de la République centrafricaine de certains villages et de certaines communes jadis prospères, et où l’agriculture est réduite aux seules cultures de subsistance ! Un Etat fantôme où l’appareil de l’Etat est exclusivement concentré entre les mains d’un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture et sans réelle ambition politique, mais guidé uniquement que par le souci de consommer : protocoles, tapis rouges, révérences, frais de missions, villas palais, costumes coûteux, voitures grosses cylindrées, femmes ou hommes de compagnie, etc. Dans ces conditions, comment alors des préfets, des sous préfets et surtout des maires qui n’ont pas été techniquement outillés pour servir la République et qui ont été nommés dans leurs nobles fonctions que du fait de leur appartenance politique, religieuse, régionaliste, ethnique, clanique et familiale, peuvent – ils devenir du jour au lendemain de véritables agents du développement, au service de leurs administrés et des masses populaires ? Comment de braves soudeurs, de simples charpentiers et d’innocents plombiers qui n’ont aucune notion des règles élémentaires de la science administrative, du droit budgétaire et de la gestion des projets, peuvent – ils initier et mettre en œuvre une réelle politique de développement et insuffler une nouvelle dynamique dans les mentalités de nos populations locales, à travers l’exploitation et la mise en valeur des spécificités économiques, agricoles, touristiques, artisanales et culturelles de leurs différentes régions ? Comment des préfectures, des sous préfectures et des communes dont les ressources propres ne cessent de tarir, du fait de la suspension et de la cessation des actvités des sociétés minières, de la désaffectation systématique de leurs recettes fiscalo douanières au profit de Bangui, au nom du sacro saint principe de l’unicité de caisse et de l’inexistence de l’épargne locale, peuvent – elles combattre efficacement les grands défis du développement que sont l’analphabétisme, le chômage sans cesse vertigineux des jeunes diplômés, la malnutrition, et le VIH /SIDA ? Non ! Il est grand temps que le président de la République, le général d’armée, François Bozizé et son ministre de l’administration du territoire, le pasteur Josué Binoua se réveillent de leur longue nuit de sommeil, se rendent à l’évidence et comprennent enfin qu’ils ne peuvent plus continuer par des paroles mielleuses à tromper notre peuple. Ils doivent agir et prouver hic et nunc à notre peuple par des actes ce dont ils sont capables ! C’est à ce prix et à ce prix seulement que le peuple croira en eux. Car, de même que la Création matérielle ou plus exactement ce que nous appelons lois de la nature est l’expression de la volonté de Dieu qui, en se réalisant, forme continuellement de nouveaux mondes et les décompose, la volonté de l’homme du 15 mars et ses projets d’avenir pour notre peuple doivent être palpables dans tous les domaines de la vie quotidienne et ne sauraient se limiter qu’à des discours d’illusions et à des propos immensément mensongers. C’est pourquoi, gérer les affaires de la cité doit être sans aucun doute l’œuvre d’un artiste ou des artistes. L’artiste, par exemple, est aussi dans son œuvre, il s’exprime en elle, et pourtant il se tient personnellement à côté d’elle. L’œuvre est limitée et éphémère, mais le talent de l’artiste ne l’est pas pour autant. L’artiste, c’est – à – dire le créateur peut détruire son œuvre, dans laquelle repose sa volonté, sans qu’il en soit lui – même affecté. Il n’en restera pas moins artiste. Les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom reconnaissent et retrouvent l’artiste dans son œuvre, et il leur devient familier sans qu’ils aient besoin de l’avoir vu personnellement. Ils ont ses œuvres, son vouloir y repose et fait impression sur eux. Il vient par là au devant des masses populaires. Il est grand temps donc que le président de la République devienne un artiste, celui qui se reconnait par ses œuvres et non par de simples paroles, vides de sens ! Ibrahim N Tesa Lundi 25 Juillet 2011 ![]() Josué Binoua frappe à nouveau : le Maire de Bégoua limogé Le moins qu’on ne pourra pas ne pas dire, c’est que le Ministre en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation poursuit son œuvre de salubrité administrative. Après Jean Barkès Ngombé Ketté, c’est au tour du Maire de Bégoua, M. Valentin Obougna de subir les foudres du Ministre Binoua. En effet, le Ministre Josué Binoua vient par un arrêté ministériel, de suspendre le Maire de la Commune de Bégoua, sieur Valentin Obougna, pour diverses fautes, par lui commises. Depuis un certain temps, le mécontentement montait au sein de la Délégation Spéciale de la Commune de Bégoua. Ses collègues conseillers municipaux de cette commune lui reprochaient une gestion carrée des biens de la commune. Dans leurs reproches, ces conseillers municipaux dénonçaient notamment le fait que le Président de la délégation de cette commune située à la sortie nord de la ville de Bangui, avait depuis belle lurette déserté le bureau qui lui avait été affecté dans le bâtiment qui abrite les services de la Commune. Il aurait érigé son bureau ailleurs et de là il gère avec une totale opacité les recettes générées par la commune, notamment les recettes des marchés, dont le marché à bétail et les taxes dues par la Fédération nationale des éleveurs centrafricains FNEC. Autres griefs reprochés au Président de la délégation spéciale de la commune de Bégoua par ses collègues conseiller, le fait qu’il a refusé de collaborer avec eux, depuis qu’il a entamé la gestion opaque des ressources financières de la commune, avec la complicité du responsable financier de la délégation. Le Sous Préfet de Bimbo, M. Benjamin Lena a été appelé à la rescousse pour trancher. Mais à chaque réunion programmée par cette autorité administrative en charge de la commune de Bégoua, M. Obougna a toujours brillé par son absence. Excédé par un tel comportement, le pauvre Sous préfet, s’est résolu à rendre compte à la hiérarchie et la machine disciplinaire administrative s’est mise en route. Conséquence logique, M. Valentin Obougna est suspendu de solde et de fonction pour une durée de 3 mois avec traduction au Conseil de discipline. A ce rythme, le Ministre Josué Binoua va vider toute l’administration territoriale de ces « photocopies de Maires » que sont les Présidents de délégation spéciale, véreux qui gangrènent son département. Une œuvre de salubrité administrative qui fera bien entendu des victimes, mais qui est indispensable pour donner à l’administration territoriale toute son aura d’antan. La question qui se pose avec acuité est celle de savoir si le Ministre Josué Binoua, en charge de l’administration du territoire et de la décentralisation ira jusqu’au bout de sa mission, sans qu’un « Maire protégé » par l’ethnie, la région, le parti, la famille ne commence à lui donner des tournis ? On le verra bien En tout cas, Josué Binoua ne fait qu’appliquer le desideratum du chef de l’Etat qui avait déclaré lors de son investiture pour le mandat actuel que la « récréation est terminée. Alors, après Jean Barkès Ngombé Ketté, Valentin Obougna, à qui le tour ? Le Démocrate s’interroge seulement ! Simatagna
La vérité sur l’attaque de la ville de Sam Ouandjia ! Selon des informations dignes de foi, « on connait désormais l’identité des hommes armés qui ont pris le contrôle de la ville de Sam Ouandja (nord-est de la RCA), depuis le 18 juillet 2011. Ce sont les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, (UFDR) qui ont investi la ville. Après avoir pris le contrôle total de la ville, ces hommes ont saccagé le réseau de la téléphonie mobile Télécel. Ils occupent depuis lors l’aérodrome de la ville et empêchent tout mouvement d’avion.
La prise de la ville de Sam Ouandja s’expliquerait par l’attaque à répétition des positions des éléments de l’UFDR, par ceux de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), tous deux, signataires de l’accord de paix avec Bangui.Selon des sources proches du commandement de l’UFDR, Zacharia Damane, chef de l’ex rébellion serait très remonté à cause de ces attaques répétées. Il en veut particulièrement aux autorités de Bangui qui selon lui, garde le silence sur ces attaques. D’autres sources affirment que Zacharia Damane est convaincu que la CPJP est instrumentalisée pour déstabiliser l’UFDR. Il faut noter que le 13 juillet dernier à Bria, une négociation en vue d’un accord de cessation d’hostilités entre les deux groupes rebelles avait connu un échec. Il s’agissait d’une rencontre tripartite qui avait réuni les leaders de la CPJP et de l’UFDR et les Autorités administratives locales à Bria en vue d’un retour définitif à la paix dans la région. Enfin, selon d’autres informations, Bozizé qui devait se rendre à New-York a annulé son déplacement au dernier moment à cause de la situation de Sam-Ouandja. Par ailleurs ces derniers temps, certaines informations relayées par la presse à Bangui font état de la présence vers Ngotto et en Lobaye de ce qu'on appelle des braconniers. Selon des témoins les ayant croisés, il ne s’agit nullement de braconniers car ils seraient trop bien équipés pour cette simple activité de recherche de trophées. Ils seraient en effet munis de valises satellitaires de communication, de GPS et armes modernes...Ils s'installent s'informent puis repartent à leur guise à dos de chevaux et chameaux... » ! Ibrahim Ntessa Jeudi 21 Juillet 2011
Les vraies raisons de l’arrestation de M. Zama Javon Papa ! Selon des indiscrétions des uns et des autres « alors que l’Université de Bangui manque cruellement d’équipements sommaires dont des tables-bancs et qu’à intervalles régulières les étudiants séquestrent le personnel administratif et académique pour faire aboutir leurs revendications, c’est à son orchestre que Bozizé a choisi d’offrir gracieusement 5 millions de FCFA pour lui permettre de s’acheter des instruments musicaux.C’est à cet appât que sieur Zama Javon Papa, Directeur général de la presse présidentielle, un des griots attitré du pouvoir, a mordu pour se faire prendre, les mains dans le sac, comme un vulgaire bleu. Or, depuis quelques mois, les travaux de construction du nouvel amphithéâtre de la faculté de droit, qu’envers et contre tous, le recteur de l’université Gustave Bobossi a conduits sont achevés. Il reste à équiper cette nouvelle construction pour une vingtaine de million que tout Président du Comité de trésorerie qu’il est, Bozizé ne met pas un enthousiasme particulier à faire payer cette somme. Il n’y a rien d’étonnant à cette attitude dans la mesure où à plusieurs reprises Bozizé a déclaré que « ce sont les intellectuels qui ont gâté ce pays » et que lui « n’a aucun enfant qui fréquente cet établissement et si les étudiants veulent se mettre en grève, il n’en a rien à cirer ». Ces propos qui en disent long sur l’aigreur d’un homme qui n’a pour tout souci que son maintien au pouvoir, peu importe le lourd hypothèque qu’il fait peser sur l’avenir du pays dont il compromet la jeunesse. A l’opposé de son époux, Monique Bozizé, prise de pitié d’apprendre que des étudiants sont en grève pour exiger des tables-bancs, va faire don de quatre vingt tables-bancs à l’Université de Bangui à travers sa fondation Femme Enfants Solidarité, tout en exhortant d’autres donateurs à suivre son exemple. Et voici l’Université de Bangui réduite à la mendicité publique ! Il n’y a pas meilleure illustration de la démission de l’Etat. Si Bozizé n’est pas prêt à appuyer l’Université de Bangui pour la résolution de ses problèmes administratifs, académiques et matériels, la musique qui y est produite et qui l’encense, l’a rendu particulièrement généreux – pour le malheur de Zama Javon Papa - à l’endroit de son orchestre à l’occasion de la semaine culturelle de celle-ci. Qu’à cela ne tienne, il peut faire développer le pays avec la musique universitaire. Mais l’histoire ne dit pas si un de ses fils est musicien dans cet orchestre ».
Danny Labelle Vendredi 15 Juillet 2011 ![]() Zama Javon Papa victime d’une tradition mafieuse de l’entourage de Kangara Pour avoir voulu servir de conseiller ou porter son assistance à l’équipe du groupe musical de l’Université de Bangui « Séndâgui- musica », bénéficiaire d’un don d’une somme d’un montant de cinq millions (5.000 000) FCFA pour l’achat de leurs instruments, le Directeur Général de la presse présidentielle M. Zama Javon Papa s’est retrouvé dans une geôle de la brigade de la Section de Recherche et d’investigation sur instruction du chef de l’Etat. Mais qu’est ce qui a servi de mèche à cette détention à laquelle notre Dégé ne s’attendait aucunement ? Cloué à la croix le weekend dernier et héro à la une des journaux de la place, l’ancien chroniqueur du petit matin de l’émission ‘’ Yé so é lingbi ti inga’’ et actuel Directeur de la presse présidentielle Monsieur Zama Javon Papa s’est mis dans de sales draps le jeudi 06 juillet 2011 avec conséquence, quelques heures aux gnoufs. Cette nouvelle d’arrestation du DG de la presse présidentielle qui continue de défrayer les chroniques depuis le vendredi 07 jusqu’ à ce jour, n’est qu’un signe précurseur et annonciateur d’un début de grandes révélations sur certaines pratiques mafieuses et anti patriotiques dans lesquelles excellent bon nombre de hautes personnalités et d’autres catégories de personnes travaillant à la présidence de la République ou pour une raison quelconque, se retrouvent actuellement proche du chef de l’Etat ou de son cabinet. Au regard de ce qui se dit ou se trame autour de cette affaire phare « Zama Javon Papa », les choses se passent comme si, ce jeune est la seule racaille de la République. Alors que, peut être Kangara ne le sait pas encore ou bien n’a pas eu la chance d’être bien informé sur ce qui se passe dans son sérail, il existe des personnalités dont nous taisons provisoirement les noms, qui ont fait plus pire que Zama J.P. « Il n’ya rien de nouveau sous le soleil » dit un adage de l’occident. Que ça soit dans la presse centrafricaine en général (Télévision centrafricaine, Radio Centrafrique, presse écrite privée,etc.) et autres associations de la presse, il y a des personnalités à qui le président de la République a remis de l’argent pour de bonnes causes, ou pour un but précis, n’ont pas réalisé les choses comme il se devait ou bien n’ont pas su gérer dans un esprit consensuel et démocratique. Aujourd’hui, non seulement il est temps de tirer les leçons nécessaires de cette erreur commise par Zama Javon Papa, mais il est temps également que nous dénonçions ce qui se passe d’une manière générale dans ce cercle vicieux qui gangrène la présidence de la République. Il est avéré et attesté, selon les témoignages de sources proches de la présidence de la République et du gouvernement, que s’il arrive à quelqu’un d’être reçu par le chef de l’Etat, tout le monde à la présidence sait au moins combien le chef de l’Etat vous a remis comme enveloppe. Et la tradition est que, à votre sortie de cette audience arrachée, vous devrez au moins partager à tous ceux qui sont là et témoins de votre entrée chez le chef de l’Etat quelques billets reçus des mains du président de la République. Si bien que, arracher une audience du chef de l’Etat apparaît comme une ultime chance de votre existence. Or, selon les informations qui nous sont parvenues et après recoupement fait, il s’est avéré que notre « Dégé » semble aller à contre courant de cette tradition qui s’est institutionnalisée au sein de la présidence de la République. Zama a commis le péché de ne pas s’aligner depuis qu’il se trouve à la présidence ; pensant que, seule la confiance dont il bénéficie du chef de l’Etat lui est suffisante ; illusion fondamentale ! C’est à dire qu’à la présidence de la République, il existerait une chaine de mains occultes qui constitue un passage obligé autrement dit, vous y laisserez vos plumes. On nous apprend que, un projet de décret a été automatiquement conçu pour le relever de sa fonction du DG de la presse présidentielle. Heureusement, le chef de l’Etat n’a pas suivi ses malintentionnés dans leur projet macabre. Comme si, on attendait seulement une occasion de ce genre. Zama devrait le savoir, ou bien il le sait mais faisant semblant de ne pas le savoir, mais nous le lui disons quand même, qu’il a trop d’ennemis ; et que les étudiants de l’université de Bangui ne sont pas des adolescents qui ont besoin nécessairement de l’aide du DG de la presse présidentielle. Certes, l’argent ne suffit pas l’Homme mais derrière, le diable règne avec toute son armée de tentation au risque même de porter atteinte à la pudeur présidentielle. Malgré tout, la somme d’un million (1.000 000) FCFA dont on l’accuse d’avoir détourné, aurait été remboursée et déchargée à la SRI. Ce qui veut dire qu’en tout et pour tout, l’équipe de’’ Séndâgui-musica ‘ de l’Université de Bangui a bénéficié de six millions (6.000 000) FCFA au lieu de 5 millions FCFA. Voyons comment, la volonté de nuire fait bénéficier à d’autres plus ce qu’ils devraient avoir. L’affaire Zama donne l’occasion à Kangara de nettoyer dans son entorage ou du moins d’y remettre de l’ordre. Il n’en sera pas moins pour d’autres expatriés qui se disent des yeux et oreilles du chef de l’Etat, ou qui se disent des investisseurs potentiels circulant dans Bangui, roulent des véhicules immatriculés PR et quoi donc on ne sait. Voilà monsieur le président de la République ce que nous autres nous appelons information et non renseignements. A vous de jauger le niveau de chaque contribution que vos proches vous proposent et d’en mesurer les intérêts ; est ce pour la République pour laquelle vous avez sacrifié votre vie, ou bien… ? A bon entendeur, salut !
Geoffroy H. DOTTE
Insécurité: Un béret vert de Bozizé a encore tué Selon des informations dignes de foi, en notre possession « encore une victime au sein de la population civile, tuée par un élément de la garde présidentielle encore appelée « béret vert ». Un jeune homme de 25 ans, commerçant au marché Kilomètre 5, a été inhumé ce mercredi 13 juillet 2011, au cimetière Ndress à Bangui. Il est décédé suite à un coup de poignard que son bourreau lui a planté à la poitrine. Le crime a eu lieu dans la soirée du mardi 12 juillet 2011.Dans les faits, il s’agit d’une simple dispute entre ce militaire en état d’ébriété avancé selon plusieurs témoins, et un groupe de jeunes commerçants. Un témoin, interrogé par Radio Ndeke Luka, raconte : « le militaire en question a traité les jeunes de bandits. Ces derniers ont répliqué et le soldat a aussitôt sorti son poignard pour les pourchasser. Il en a rattrapé un et l’a poignardé. On a bien réussi à évacuer le blessé à l’hôpital, mais il a succombé à ses blessures » La famille de la victime réclame « une justice équitable dans cette affaire. Elle s’est même temps interrogée sur les critères préalables de recrutement des hommes en tenues en Centrafrique ». Ce crime vient compléter la longue liste des actes de violences perpétrées par les militaires « proches » du Chef de l’Etat souvent considérés comme impunis et décriés par la population civile. Il y a plus d’une semaine, un autre élément en poste aux abords de l’aéroport Bangui M’poko, avait braqué un jeune conducteur de taxi-moto dans le quartier de Boeing. La victime s’en était tirée avec plusieurs blessures. Cette agression avait provoqué un soulèvement de la population dans ce quartier du sud de Bangui ». Déjà plus de centaines d’ assassinats en 7 années de règne, dont des cadres, des paysans, des commerçants: les hommes de main du président de la République, le général d’armée, François Bozizé, communément appelés « libérateurs » sont tout aussi dangereux que la funeste milice créée par Papa Doc. Ces jeunes qui avaient juré, il y a de cela quelques années que le président élu Jean-Bertrand Aristide n'est pas près de retrouver Port-au-Prince. Leur modus vivendi ressemble tellement à celui de ces tontons macoutes que les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom se demandent que faire pour que notre peuple vive comme un peuple digne sur la terre de nos ancêtres et de nos aïeux ! Lisez cette histoire : «L'exil ou le cercueil.» Très fier de sa formule, le jeune militant duvaliériste de Port-au-Prince, nostalgique d'une tyrannie dont il ignore tout, offre au président Aristide, renversé le 30 septembre 1991, cette seule alternative. D'ailleurs, la sépulture est prête. Au seuil du bar La Normandie, un «houngan» prêtre vaudou - le visage baigné de sueur, l'a tracée à la «poudre magique», sous l'effigie du «baron Samedi», maître des cimetières. «S'il revient, on le dévore!» tonne en créole un client, le regard fatigué par l'alcool. Ici, au quartier général des «attachés», nervis zélés de la police, le rhum coule à flots. Comme pour noyer le compromis de Governors Island, signé le 3 juillet dernier par Jean-Bertrand Aristide et le général Raoul Cédras, artisan de son éviction et commandant en chef des forces armées d'Haïti. Le premier devait, aux termes de l'accord, retrouver, le 30 octobre, les fastes coloniaux du Palais national; il ronge toujours son frein dans le luxe glacé d'une résidence de Washington. Quant au second, il rechigne à faire valoir, ainsi qu'il était convenu, ses droits à la retraite, jugeant trop chiche l'amnistie concédée aux putschistes. Les fêtards de La Normandie savent bien que les serments sont solubles dans le jus de canne. Lunettes noires, casque lourd et treillis de l'US Army, un caporal s'abandonne au tempo du tambour, tandis qu'un mastodonte surnommé «Rambo» parade sous l'objectif des photographes. Avec une nonchalance étudiée, des porte-flingues en civil promènent leur M 16 américain. A la nuit tombée, massés sur des pick-up Toyota, attachés et «zenglendos», héritiers des Tontons macoutes de l'ère Duvalier, sillonneront les bas quartiers, lâchant leurs rafales, tantôt vers les étoiles, tantôt à hauteur d'homme. On dénombre, pour les quatre mois écoulés, plus d'une centaine de meurtres. Le 11 septembre, un commando de tueurs traîne l'homme d'affaires pro-Aristide Antoine Izméry hors de l'église du Sacré-Cœur de Thurgau, puis l'abat d'une balle dans la tête. Un mois plus tard, le ministre de la Justice, Guy Malary, son chauffeur et un garde du corps sont exécutés non loin de là. Assassinats conduits avec une rigueur toute militaire, sans pour autant que l'armée épargne aux familles ses «condoléances émues». Menacé, le procureur chargé du dossier disparaîtra dans la clandestinité. Alors que les armes font la loi, Robert Malval, 50 ans, Premier ministre désigné par Aristide en août dernier, règne tout juste sur sa villa, siège d'un gouvernement fantôme. Et qui reste muet à l'heure où - un comble! - l'état-major appelle au «calme» et à la «sérénité». Constat désabusé de l'ancien élève de Sciences po, imprimeur égaré en politique: «Maints chefs d'Etat ploient sous le fardeau du pouvoir. Moi, sous celui de l'impuissance.» Confiée à une nouvelle direction interdite de séjour en ses locaux, la radio-télévision nationale n'émet plus. Les ministres renoncent à s'aventurer dans leur bureau, sous peine d'y être assiégés. «Je dors rarement deux nuits de suite au même endroit», avoue l'un d'eux, convoyé chaque soir par l'ambassade de France. Exténué, Robert Mal val a souvent songé à jeter l'éponge. Seules les pressions conjuguées de Bill Clinton, de l'ONU et du père Aristide lui-même l'en ont dissuadé. Mais «il ne tiendra pas au-delà du 15 novembre», prédit un proche. «Quelle leçon!» Haïti en est là. Duvaliéristes ou pas, les ennemis de «Lavalas» - l'élan populaire auquel «Titid» doit son triomphe électoral de décembre 1990 - bombent le torse. Dopés, il est vrai, par les faux pas de la communauté internationale, comme le retrait précipité, pour raisons de sécurité, des 300 observateurs de la Mission civile, chargés d'entraver les exactions des «chefs de section» et autres caïds de la police. Ou, plus encore, la piteuse volte-face du «Harlan Country», bâtiment censé débarquer à Port-au-Prince, en vertu des accords de juillet, un contingent d'experts militaires américains et canadiens. Il aura suffi pour l'en empêcher que 200 attachés vociférant, rassemblés sur un quai, promettent aux «envahisseurs» une «deuxième Somalie». A l'heure même où - message reçu? - Cédras et consorts déposaient une gerbe au monument dédié aux héros de l'indépendance. Traduction dans la bouche de Reynold Georges, ex-chef macoute et fondateur d'un parti duvaliériste: «Nous avons expulsé cette prétendue Mission de gauchistes, refoulé le "Harlan County": quelle leçon! Digne du camouflet infligé à la France, quand nos ancêtres esclaves ont terrassé la première armée du monde, celle de Napoléon.» De ce double fait d'armes naîtra un Conseil révolutionnaire du 11 octobre, avatar de la mouvance ultranationaliste. Mais, alors quelle ressemblance entre ces tontons macoutes et les bérets verts ! V.Ikulu
Révélation:
L’Ex– capitaine de l’Armée centrafricaine Eugène Ngaïkosset mis aux arrêts le weekend dernier pour avoir donné un coup de gifle à un militaire français de la FOMAC s’est évadé de sa prison. Aux dernières nouvelles, il se serait retiré dans sa famille avant de disparaitre de la ville. Incroyable mais vrai! La Rédaction.
Vendredi 08 Juillet 2011 ![]()
La rencontre Bozizé et Tiangaye : vers la paix des braves En septembre dernier, des chefs d'État du monde en développement volaient à New York pour les réunions annuelles des Nations Unies dont l'ordre du jour était cette année l’examen des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Ces dirigeants, généralement vêtus de costumes hors de prix et accompagnés d’un entourage impressionnant, se sont à nouveau plaints sans vergogne de l'absence de progrès suffisants sur les OMD, comme si eux et leurs gouvernements n’avaient été que les spectateurs impuissants à la réalisation, ou non réalisation, des OMD.Réduire de moitié la pauvreté, améliorer l'éducation, et réduire la mortalité maternelle et infantile constituent des résultats souhaitables. Le seul problème est que dans les pays pauvres les objectifs ne seront pas atteints parce qu'ils sont basés sur un modèle défaillant de développement reposant sur l'aide extérieure plutôt que sur le changement de politique interne pour faciliter le développement économique et la croissance. Et ce changement de politique interne se voit opposer une farouche résistance de la part des dirigeants mêmes qui exprimaient à New York leur angoisse de l'absence de progrès. Et ce, sans doute parce qu'eux, leurs familles, leurs amis et alliés bénéficient copieusement du système actuel. Ce dernier assure que l'aide étrangère des pays occidentaux soit dépensée en des milliers d’interventions planifiées avec soin, mais tenant en réalité du gaspillage au niveau local, donnant simplement l’apparence d’une poursuite des OMD. De telles interventions complexes, avec peu de transparence ni de responsabilité vis à vis des dépenses des donateurs, signifient que peu d’audits crédibles ont été effectués sur les milliards de fonds d'aide dépensés au cours des années. De telles dépenses auraient dû conduire à des améliorations dans le développement, mais ont en réalité seulement servi à enraciner les gouvernements mêmes dont les politiques entravent le développement. Les dirigeants africains en particulier, ont fait le calcul de combien ils ont besoin pour perpétuer leur pillage – pardon : perpétuer le financement des OMD. Ils se demandent ainsi : « pourquoi les pays riches occidentaux ne peuvent-ils pas débourser 70 milliards de dollars chaque année pour atteindre les OMD? C'est seulement une fraction de leur PIB annuel. Ils peuvent facilement s’en passer, et cela représenterait tant pour le monde en développement. » Les défenseurs occidentaux de l'aide jouent aussi leur partie, en dépeignant des images catastrophiques de la famine et de la maladie en Afrique pour justifier la demande. Pourtant, d’une certaine manière, les dirigeants africains ont été en mesure de siphonner près de 150 milliards de dollars par an à leurs pauvres pays en développement pour s'enrichir eux-mêmes. Ce chiffre ne diminue pas, même avec la crise financière mondiale ou après que l’ancien président nigérian Obasanjo a admis que ce vol habituel par les dirigeants africains ou encore, après les plaintes de corruption au sommet du G-8 à Gleneagles il y a cinq ans. En d'autres termes, les dirigeants africains ont pris l'habitude de voler 25 pour cent du PIB du continent et de les engranger à leur profit plutôt qu’à celui de leurs concitoyens. Et le gaspillage, la spoliation légale, le climat d'affaires désastreux, et le copinage peuvent être trouvées même dans les pays africains considérés comme des réussites démocratiques tels que le Ghana. Le fondement démocratique du Ghana s’est construit sur la politique de plans nationaux de développement qui sont présentés pour gagner l'appui des électeurs. Ces plans sont en grande partie soutenus par l'aide extérieure, qui n’exige pas de rendre véritablement des comptes, ou si peu. Les électeurs croient continuellement aux promesses, de la part de chacun des deux partis politiques aux deux dernières élections, que s'il était élu, ils guideront le Ghana vers le statut d’une nation à revenu intermédiaire. Ces promesses s’effritent, avec une date cible passée de 2015 à 2020 et, sans doute, bientôt à 2025. Le Ghana a connu une augmentation de l'aide pendant les mandats de ces partis politiques. Mais le résultat a été déprimant. Le Ghana perd cinq places dans l’indice Doing Business 2010 de la Banque mondiale, (de 87ème à 92ème) et a reculé dans la compétitivité mondiale de la 110ème position en 2009 à la 114ème sur 139 pays dans le classement 2010-2011 du Global Competitiveness Index (GCI) du Forum Économique Mondial. Le programme de développement d'un gouvernement envoie un signal sur, entre autres, ses politiques macro-économiques, sa stratégie de développement du secteur privé, sa position sur la fiscalité et les droits de douane, son orientation sur la réglementation et surveillance financière, et sur la gestion de la dette publique. Ces questions sont cruciales pour les investisseurs sérieux envisageant le Ghana, ou l’Afrique plus généralement, en tant que destination pour des investissements importants. Ces politiques cruciales, cependant, deviennent des considérations secondaires pour les gouvernements axés sur le maintien du versement de l'argent de l'aide. Par exemple, en 2005, 80% de la dette du Ghana ont été annulés. Le but était de donner au pays un nouveau départ et une plus grande indépendance pour concentrer les ressources financières sur les priorités de développement plutôt que sur le service de la dette. Cela a permis au Ghana d'emprunter 750 millions de dollars sur les marchés financiers internationaux en 2007. Mais en 2008, tout cela a été gaspillé. Déterminé à récupérer des votes, le gouvernement a approuvé un déficit de plus de 20% du PIB du pays, (un record : encore plus que le déficit de la Grèce). En fin de compte, le gouvernement a perdu les élections, mais a laissé en héritage la dette et une croissance économique plus faible (de 7,3% en 2008 à une projection décevante de 3,5% pour 2010). Et le Ghana est un modèle en Afrique. C’est dire ce que font les pays les moins exemplaires.Lors du sommet sur les OMD, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé à un équilibre entre aide et bonne gouvernance comme condition nécessaire pour atteindre les OMD. Malheureusement, les gouvernements africains préfèrent généralement un déséquilibre avec une aide plus importante et moins de responsabilité. Les pays donateurs doivent comprendre cette réalité et cesser de produire des platitudes comme les OMD ou les objectifs d'aide, mais insister pour que les gouvernements africains adoptent des politiques qui libéreront l’esprit d'entreprise des Africains pour créer des richesses. L'aide peut assister les gouvernements qui ont déjà commencé à marcher dans cette voie, mais fournir toujours davantage d’aide dans l'espoir qu'ils s’engagent justement dans cette voie ne fait que perpétuer le statu quo. A. Bakopélé Mercredi 06 Juillet 2011
Affaire incendie ‘’Super marché Rayan’’: une révélation bouleversante Plus d’un an aujourd’hui, l’un des grands supers marchés de Bangui qui ravitaillait la population avec des produits alimentaires, de ménages, véhicules, électro- ménagers, matériels électroniques et tout autres bazars, a subi une incendie qui a affecté toutes les différentes couches sociales, même l’Etat.Cet incident dont les causes sont restées jusque là obscures a non seulement fait couler d’encres et salives, mais a coûté de l’exil, des chômages et la prison à certains citoyens centrafricains. Aujourd’hui, le cycle de ‘’ l’affaire super marché Rayan’’ continue son bout de chemin avec une nouvelle épisode révélatrice mais qui risquerait d’exhumer d’autres dossiers très sensibles aux conséquences difficilement digérables.Pour la petite histoire, à l’origine, tout a commencé sur l’affaire de l’immeuble Bangui 2000 relatives au délogement des entreprises locataires dudit immeuble. Ce processus de délogement a été enclenché suite au bradage de l’immeuble Bangui 2000 à un ressortissant Libanais. Selon certains observateurs de droits, ce bradage serait exécuté en flagrante violation de la loi 88.016 fixant les conditions de cession ou de vente immeuble bâti sur le territoire national. Il semble que cette loi n’est pas encore abrogée. Ainsi, au regard des articles 1 et 2 de cette loi, les procédures du bradage de cet immeuble ont été viciées. D’autres aspects de droit ont été soulevés relativement à cette affaire de vente de l’immeuble Bangui 2000 au ressortissant Libanais, et confrontés aux dispositions de l’article 4 de cette même loi. Lorsque la presse s’en est mêlée à l’époque afin de donner des véritables informations à l’opinion nationale qui n’y voyait que du floue, on nous a accusé de vouloir mettre en conflit le chef de l’Etat et les magistrats. Cette situation a fini par connaître un autre degré de gestion de crise par l’usage des forces de l’ordre et de sécurité pour venir à bout des locataires en les faisant déguerpir de force. Ce déguerpissement forcé a créé un foyer de tensions parmi les occupants de l’immeubles dont l’avocat Balembi bâtonné de l’ordre des avocats de Centrafrique et Monsieur Ndengou président du Conseil économique et social du 6ème arrondissement de Bangui et propriétaire de l’entreprise ADMN logée au sein même de Bangui 2000. Malheureusement pour eux, pendant que les tergiversations faisaient leur cour, voilà qu’un feu va prendre le super marché Rayan juxtaposé à l’immeuble litigieux Bangui 2000. Or, d’après nos sources concordantes, ce sont ou du moins, c’est le propriétaire du super marché Rayan qui se trouve être l’acquéreur de l’immeuble Bangui 2000 ; c'est-à-dire, c’est Monsieur Ali El- Akras ouvrier du parti KNK qui a acheté l’immeuble Bangui 2000. Ainsi, le centrafricain lambda peut maintenant comprendre pourquoi le chef de l’Etat François Bozizé s’est rendu personnellement sur les lieux de l’incendie ce jour là et voyant que ce super marché non seulement a créé de l’emploi aux centrafricains, mais aurait été le seul qui ravitaillait la population, les organismes internationaux, les grandes institutions, etc. Tout ceci semblait suffisant et légitime pour que le président de la République puisse ordonner la poursuite judiciaire sans complaisance et sans faille des auteurs de l’incendie dudit super marché. C’est ainsi que des arrestations ont eu lieu ; d’autres présumés auteurs ou co-auteurs craignant leur vie, ont opté pour l’exil et certains compatriotes arrêté dans cette affaire se trouveraient encore à la prison de Bossembele. Nous ne savons pas toujours s’ils sont jugés et condamnés, mais à notre humble avis, l’issue judiciaire de ce dossier demeure plus ou moins obscure et échappe à la presse qui n’ose pas s’aventurer sur un tel sentier. Ce qui est sûre te certain, les véritables auteurs de l’incendie ne sont pas encore officiellement connus à l’issue d’un procès en audience publique. Mais une nouvelle et dernières révélations Alors que l’opinion nationale continue de se poser la question sur les véritables explications de cet incendie du super marché Rayan, et que la justice se bat toujours pour retrouver les véritables auteurs et acteurs de cet acte criminel parmi les employés arrêtés, voilà que le poisson vient de mordre à l’hameçon. Il s’agit de Monsieur Yagueme Charlemagne qui vient de se délier la langue et d’avouer sa totale implication dans l’incendie de ce super marché ‘’Rayan’’. Monsieur Charlemagne Yagueme donne les raisons de l’incendie de Rayan Selon ses propres dépositions à la brigade de la gendarmerie de Bangui-Sud, où il est appréhendé. Charlemagne a déclaré qu’il était comptable à Rayan. Et que pendant qu’il exerçait sa fonction ses patrons les Libanais lui demandaient toujours de faire des jeux d’écriture sur les comptes à chaque fois qu’ils retirent des dizaines de millions, ils lui demandent d’effacer les traces dans son ordinateur. C’est ainsi que lui aussi profitait de leurs actions frauduleuses, pour épargner sa part des millions de FCFA. Voyant le déficit était trop élevé, l’un de ses complice Libanais lui aurait demandé simplement de provoquer un incendie à la maison afin de brouiller toutes les traces. C’est ainsi que à petit feu, le super marché Rayan brûlait. Pour votre gouverne, d’après nos investigations suite à cette déclaration de Monsieur Yagueme, de sources concordantes et fiables du milieu des enfants de la rue, ont révélé qu’effectivement, ils ont vu Charlemagne Yaguemé en action de l’incendie et que, lorsque le feu remontait il y avait là un Libanais nommé Bassam qu’ils ont alerté ; mais ce dernier leur a simplement demandé de laisser. Toujours selon la déposition de charlemagne, ce dernier a été ensemble avec ses pairs employés de Rayan qui ont été arrêtés et emprisonnés à Bossembele ? Mais il aurait soudoyé les responsables pénitentiaires qui l’ont laissé s’évader de la prison. Déroulement des faits conduisant à l’arrestation de Monsieur Charlemagne Depuis un certain temps Charlemagnes Yagueme a intégré une association communautaire dénommée ONERCA qui est une association des enfants de la rue de Centrafrique. En jouissant de ce droit et de cette liberté que le procure le droit universel et la constitution, Charlemagne est choisi par ses pairs pour servir au poste de Secrétaire Général de l’ONERCA. Or ce dernier s’est dérogé de ses propres prérogatives et des principes qui gouvernent l’organisation, le fonctionnement et les objectifs de l’ONERCA, pour se lancer dans des pratiques et actes contraires à la loi organique et de la société. Et comme on le dit souvent, sur 100 jours, un (1) jour est réservé au propriétaire de la maison, Charlemagne va être dévisagé et mis à découvert par ses pairs de l’ONERCA. Ceux-ci ont vite découvert sa fausseté pour avoir pris de l’argent au nom de l’ONERCA auprès d’une ONG peuhl Mboskouda de Yaloké qui lui a donné une somme d’un montant de 30.000 FCFA pour une prestation de service non réalisée. Un autre fait d’escroquerie imputé à charlemagne Yagueme, c’est d’avoir arnaqué sept (7) personnes à l’Eglise apostolique de Malimaka 3, à qui il a déclaré que les fonds routiers cherchent à employés 62 personnes et qu’il est bien disposé de les aider à acquérir ce boulot. C’est ainsi que leur naïveté va les pousser à lui remettre une somme de 22.000FCFA et monsieur disparaît définitivement. A l’heure actuelle, les procédures sont en cours. Et étant donné que ce nouvel élément vient éclairer les doutes qui planent encore dans les esprits, nous estimons que l’affaire Rayan va bientôt connaître un dénouement définitif ; puisque Charlemagne Yagueme est un maillon indéfectible. Vladimir Chaka Lundi 04 Juillet 2011 Les responsables de la presse privée indépendante, ont décidé d’interrompre leur parution pour 1 jours, à compter de ce lundi, pour protester contre l'arrestation infligée au Directeur de publication du journal Les collines de l’Oubangui Mr Faustin Bambou et Mr Emmanuel Cyrus Sandy du quotidien « Médias+ » Vendredi 01 Juillet 2011
M. Sylvain Maliko et la gestion nébuleuse « des fonds pour la consolidation de la paix en RCA » ! Selon des informations en notre possession, « les Fonds sont logés au PNUD puisque celui-ci joue le rôle de l’Agence d’exécution. Les allocations de 2008 ont été versées en 2009 en celles de 2009 en 2010. Les projets importants ici mis en italique et souligné qui concernent le relèvement des communautés n’ont pas revêtu un caractère prioritaire ni une nécessité pour le régime de Bozizé. Les projets n’ont pu bénéficier de la deuxième allocation. Le PNUD ayant toujours privilégié privilégie les priorités définies par les Gouvernements, il était quasiment impossible de contourner les choix du pouvoir en place. Le premier mode de gestion est une gestion directe où le PNUD lui-même ordonnait les décaissements et faisait exécuter les dépenses par son propre personnel. Mais, à ce niveau, des détournements ont eu lieu et ont porté notamment sur du matériel et des objets en nature voire de l’argent. C’est ainsi que Mme Bernadette SAYO à l’époque ministre des affaires sociales, se serait accaparé de 10 broyeuses de manioc, de 10 charrues, de 4 charrettes et d’une somme de 15 millions de FCFA. Elle aurait prétexté une attaque rebelle qui aurait eu lieu entre Kaga – Bandoro et Kabo sur le véhicule du projet qui se rendait à Kabo pour acheter des bœufs. Ces équipements étaient destinés aux femmes leaders des préfectures affectées par les conflits notamment l’Ouham, l’Ouham – Pendé et la Nana – Gribizi. Cette situation est restée sans suite judiciaire à ce jour. Aucun compte n’a été demandé au Coordonnateur du PNUD ni à cette brave dame de Mme Sayo qui a même fait dernièrement partie de la délégation centrafricaine qui avait participé à la table ronde de Bruxelles. Certaines femmes exaspérées par le comportement de Mme SAYO ont vendu les bœufs de labour pour survivre. Elles se sont retrouvées quelques semaines en geôle. Il s’agit des femmes leaders de Paoua, Bouca et Batangafo. Le second mode de gestion passe par une Unité de Gestion de Projet composée des ministères concernés et pilotée pat un point focal désigné par le Gouvernement. C’est le cas des projets DDR, RSS, Elections, Cadre Intégré Renforcé (Ministère de Commerce). Cette unité élabore un plan de dépense sur un trimestre et le PNUD met à sa disposition les fonds pour être utilisés et justifiés trois mois après leur épuisement. C’est à ce niveau que se posent les problèmes de justifications parce que les partages des jetons de présence, les frais de missions et d’autres dépenses qui ne sont pas inscrites à l’ordre du jour ne sont pas souvent justifiés. Aussi au niveau du PNUD existent les Chargés de Programme, censés veiller à la régulation des dépenses mais qui en réalité sont eux aussi complices avec l’unité de gestion et font débloquer les fonds sans justifications. C’est ainsi que les justifications des dépenses électorales et du DDR poseront inévitablement problème. Il était prévu la construction d’un camp militaire à Paoua, Kaga – Bandoro, Bossangoa et Birao mais dans la réalité cela reste encore au niveau des projets. Aussi la CNS a été délocalisée pour laisser sa place à la construction du siège de la BEAC, et du coup, il fallait construire un local pour abriter la CNS et aussi déplacer le camp OBROU. Tout cela reste théorique alors que les fonds sont disponibles dans le cadre du RSS. Voilà comment on prétend consolider la paix et lutter contre la pauvreté et le chômage en Centrafrique. Les trois axes pourtant prioritaires comme le montre le tableau synoptique ci-dessus pour aider réellement les populations des zones impactées par les conflits ont été purement et simplement délaissés par le gouvernement. Pourquoi » ? Terrible, n’est-ce pas ? A. Bakopélé
Jeudi 30 Juin 2011
M. Sylvain Maliko ou le vrai bourreau de tout un peuple ! DSRP par-ci, DSRP par là ! Est-ce un plat ? Mange-t-on le DSRP ? Depuis déjà quelques années, et ce au lendemain du coup d’état de mars 2003, Sylvain Maliko l’actuel ministre de l’économie et du plan de Bozizé, le débauché naguère par le premier ministre Elie Doté alors qu’il travaillait à la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies à Addis-Abeba, a découvert « une tarte à la crème » à savoir le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté. Une tarte à la crème dont doit se gaver tout notre peuple ! Tous les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom croyaient qu’avec ce fameux document, les gouvernements qui se sont succédé depuis celui de l’ineffable Elie Doté puis celui de Touadéra 1, Touadéra 2 et maintenant Touadéra 3 allaient définitivement éradiquer la pauvreté endémique en Centrafrique. Force est malheureusement de constater qu’il n’en est absolument rien. On assiste à ce paradoxe où plus on parle de DSRP, plus la misère et la famine sévissent, et plus il y a la misère, plus Sylvain Maliko parle de DSRP et en met à toutes les sauces. A présent il est même question d’un DSRP 2. Pourtant, dans le Résumé Exécutif du DSRP II, on peut lire ceci : « Au terme de la période couverte par le DSRP 1 dont le montant des fonds était de plus de 300 Milliards de Francs CFA, il ressort que le taux de la pauvreté reste fort élevé en dépit d’une légère amélioration passant de 72% en 2003 à 62% en 2008 ». En tout cas, dans les faits, ceux qui devraient théoriquement bénéficier du DSRP restent toujours pauvres à 100%. La malnutrition surtout infantile sévit dans presque toutes les régions du pays et tend même à augmenter. Evidemment, cette période dont il est ici question correspond à l’invasion de la bande de ceux qu’on appelle « LIBERATEURS » qui aujourd’hui, habitent dans des forteresses protégées par des clôtures aux hauts murs hérissés de fils barbelés et qui roulent de grosses cylindrées aux vitres fumées. Ce gap de 10% d’amélioration du niveau de la pauvreté ne peut être attribué qu’à ceux – là qui constituent la classe privilégiée du régime, quel que soit leur grade. La famine est aujourd’hui l’une des causes fondamentales de la mortalité en Centrafrique. Elle tue même plus vite que le VIH/SIDA. Il suffit de faire un tour dans les morgues des hôpitaux de Bangui pour assister à des scènes désolantes, ou encore dans les périphéries de Bangui ou tout simplement dans l’arrière-pays pour se rendre compte de l’extrême pauvreté qui y sévit après le passage du DSRP 1. Il faut donc arrêter de bassiner les citoyens avec cet écran de fumée et véritable usine à gaz qu’est ce DSRP. En effet, la table ronde du DSRP 1 de 2006 à Bruxelles avait prévu de débloquer une coquette somme de 300 Milliards de F CFA. Jusque là cette somme d’argent a été selon les différentes évaluations à mi – parcours du DSRP 1, débloquée sous forme de petits projets exécutés dans le cadre du DDR, de la consolidation de la paix, du RSS, etc.… Tout cela constitue la substance du DSRP 1. Pourquoi, alors doit-on encore faire sonner les oreilles des Centrafricains avec un DSRP II pour une autre enveloppe de 400 Milliards de Francs CFA ? A. Bakopélé
Mercredi 29 Juin 2011
Ali Bongo Ondimba chez Barack Obama : à quand le tour de Bozizé ? Premier président d’Afrique francophone invité à la Maison Blanche sous Obama, "ABO" ne boude pas son plaisir. Pourtant, les relations entre les deux hommes étaient parties du mauvais pied.
Le 9 juin en fin d’après-midi, Ali Bongo Ondimba (« ABO ») est devenu le premier chef d’État d’Afrique francophone à être reçu dans le Bureau ovale sous la présidence de Barack Obama. Présent à New York pour assister aux travaux du Conseil de sécurité de l’ONU – que préside son pays pour le mois de juin –, le président gabonais a eu droit au carton d’invitation convoité en vain par tant d’autres chefs d’État africains en quête d’une légitimation internationale… Un traitement de faveur refusé aux dirigeants les plus critiqués par les défenseurs des droits de l’homme ou les militants anticorruption: Barack Obama préfère les rencontrer plus furtivement – notamment dans les coulisses de sommets –, plutôt que de les inviter en grande pompe à la Maison Blanche. Exigences En contrepartie, « le président Obama a exhorté le président Bongo Ondimba à prendre des positions fortes pour poursuivre la lutte anti-corruption, réformer le système judiciaire et toutes les autres institutions clés afin d’assurer la protection des droits de l’homme », a déclaré l’administration américaine dans un communiqué. Obama et Bongo Ondimba ont également évoqué les questions de sécurité et de gouvernance dans la région du golfe de Guinée. Plombées dès le départ par des câbles diplomatiques très réservés sur les conditions de l’élection du fils d’Omar Bongo Ondimba à la présidence du pays, en 2009, les relations entre les deux hommes étaient parties du mauvais pied. Mais « Ali » a néanmoins bénéficié du soutien ferme de Washington après la prestation de serment de son rival André Mba Obame, en janvier dernier: « Les États-Unis reconnaissent Ali Bongo Ondimba comme étant le président du Gabon », avait précisé le 28 janvier un communiqué du Département d’État. Un allié fiable Le multilatéralisme de l’administration Obama et le penchant pragmatique de l’actuel locataire de la Maison Blanche ont fait bouger les lignes et favorisé la naissance d’une relation, en avril dernier, lorsque l’Américain a téléphoné à son homologue gabonais pour discuter des possibilités de sortie de crise face à la tournure des événements en Côte d’Ivoire. Il faut dire qu’au sein du Conseil de sécurité le Gabonais s’est révélé un allié fiable et non moins réaliste: en dépit d’une longue amitié, il a « lâché » Laurent Gbagbo en votant sans hésiter, fin mars, la résolution 1975 présentée par la France et le Nigeria pour imposer « des sanctions ciblées » contre l’ancien président ivoirien et ses proches. Le Gabonais, qui a brièvement vécu aux États-Unis dans les années 1980 et parle bien l’anglais, proclame souvent sa volonté de diversifier les partenaires de son pays pour mettre fin au tête-à-tête avec la France. Bref, il ne boude pas son plaisir. En affichant sa proximité avec Obama, il compte bien engranger des bénéfices en matière de politique intérieure et conforter une image d’homme d’État et une légitimité contestées par ses opposants les plus radicaux. Quid du général président François Bozizé ? That’s the question ! Ibrahim N ‘Tesa
Mardi 28 Juin 2011
Une affaire d’escroquerie qui risque de secouer la République Enquête exclusive C. A. PÇa court les rues de Bangui, ça parle sur toutes les lèvres : une affaire d’escroquerie dont serait victime le PDG de REGICA, une agence de publicité pion sur rue. Il s’agit de la soustraction d’une somme de 20 millions sur 80 millions de francs CFA effectuée par Sieur Aurélien Simplice Zingas. Les 80 millions de francs CFA étaient destinés à REGICA et représentaient les frais de prestation de l’Agence à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de la République Centrafricaine. Nous vous livrons ci-dessous la réaction de M. DUSSEY, PDG de REGICA. Dans le cadre des festivités du cinquantenaire de la République centrafricaine dont le clou fut le grand défilé du 1er décembre 2011 sur l’avenue des martyrs, une société de la place, REGICA, spécialisée en communication, a obtenu le marché de la couverture et diffusion en direct par satellite de ce défilé avec son partenaire 3 A TELESUD mais elle continue encore de courir après le reste de ce qu’on lui doit sur sa facture (20 millions de CFA soit 30489.8 euros) arbitrairement ponctionnés par le ministre Simplice Aurélien Zingas. RIGICA avait également fait venir à Bangui plusieurs journalistes étrangers et organisé plusieurs séances d’interview de BOZIZE à cette occasion. Les choses se sont déroulées à peu prés normalement sauf que le Directeur Générale de REGICA a été obligé à la dernière minute d’affréter un petit avion privé pour aller à Libreville ramener une valise satellitaire et le technicien chargé d’effectuer le travail nécessaire à la retransmission en direct du fameux défilé du 1er décembre. Tout cela a représenté un certain cout que REGICA a dû supporter même si le tout a pu entrer parfaitement dans le cadre de la facture pro forma sur la base de laquelle le marché lui a été attribué. Alors que REGICA s’attendait à ce que l’acompte sur sa facture soit versé par virement bancaire conformément aux pratiques en la matière, son DG a eu la désagréable surprise de constater que c’est le ministre da la jeunesse et des sports de l’époque, Simplice Aurélien Zingas qui lui passe un coup de fil pour l’informer de ce qu’il avait en sa possession la rondelette somme de 80 millions de F CFA, soit 121.959.21 d’euros à lui remettre contre décharge en bonne et due forme. Le ministre Zingas avait effectivement réussi, sans doute avec quelques complicités haut placées au bloc finance et au trésor, à faire décaisser et remettre à lui en espèces sonnantes et trébuchantes, les 100 millions de F CFA soit 152.449 euros représentant la totalité de la facture de REGICA. Là ou le bat blesse, c’est que sieur Zingas a soutiré au passage la bagatelle de 20 millions de CFA soit 30.489.8 euros Ne voulant pas en rester là, le DG de REGICA saisit le gouvernement par courrier pour exiger le règlement du solde de sa facture soit la somme de 20 millions de francs CFA soit 30.489.8 euros. Dès lors, le problème fut porté à la connaissance de Bozizé en personne et inscrit à l’ordre du jour du conseil des ministres afin de trouver une solution. Cela donne au passage une exacte idée de la hauteur des sujets inscrits à l’ordre du jour des séances du conseil des ministres sous le règne de Bozizé. Au lieu de faire le constat de la prédation et du vol effectué par le ministre Zingas et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, Bozizé va tourner en rond et c’est le DG de REGICA que certains membres du gouvernement vont même jusqu’à accuser d’être un escroc alors que dans cette affaire, c’est plutôt lui qui a été victime d’un vol occasionné par un ministre. Le DG de REGICA que Centrafrique-Presse a interrogé dans le cadre de cette investigation est déterminé à entrer en possession de son argent et compte s’il le faut ester en justice et réclamer le paiement de dommages et intérêts. Cela fait déjà sept mois que dure cette histoire de vol réalisé par un ministre. Il est par ailleurs convaincu que Zingas a dû sans doute partager cet argent qui ne lui était pas destiné mais qu’il a soutiré, avec d’autres membres du gouvernement, au moins deux autres dont il n’a pas voulu nous communiquer les noms mais au sujet desquels nous avons une partie idée. Rédaction C.A.P
Lundi 27 Juin 2011
Affaire des 400 milliards de FCFA : « pur mensonge ou vérité absolue » !
400 milliards de CFA à la RCA, promesse ou engagement ? Les bailleurs de la République Centrafricaine lui ont-ils effectivement promis 10 millions de US (400 milliards de francs CFA) ? S’agit-il d’un engagement ferme ? Il est presque difficile de répondre à ces questions. En tout cas, aucun chiffre n’a été communiqué mercredi 22 juin 2011, par le Premier ministre Faustin Archange Touadéra avec sa suite, de retour de la table ronde de Bruxelles sur le pays. A-t-il ainsi désavoué le ministre du développement rural Fidèle Ngouandjika, par ailleurs porte-parole du gouvernement centrafricain ? Car, Ce dernier avait confirmé il y a 5 jours à la clôture des travaux le 17 juin, sur les ondes de Radio Ndeke Luka, que la RCA recevrait de ses partenaires, 400 milliards de francs CFA. Faustin Archange Touadéra a déclaré à son retour à Bangui, mercredi 22 juin, que le montant annoncé engageait la responsabilité de ceux qui l’ont indiqué. S’agit-il d’un désaveu de son porte-parole ? On peut le penser. Le Premier Ministre a ajouté devant les journalistes qui l’interrogeaient : « il y a eu des annonces fermes et engagements qui tiendront compte des programmations de ces institutions. Nous sommes très satisfaits du niveau de participation de nos partenaires, notamment l’Union africaine. Elle a d’ailleurs présenté les performances du pays et a plaidé son appui auprès des bailleurs ». Des sources proches du cabinet de la primature ont affirmé la tenue urgente d’une conférence de presse pour dévoiler les résultats de ces assises en faveur de Centrafrique. Signalons que cette table ronde a été inscrite dans le cadre de la 2ème génération du document de réduction de la pauvreté axée sur le développement du monde rural et l’agriculture comme moteur de la croissance pour la réduction de l’extrême pauvreté en Centrafrique. Selon des informations dignes de ce nom, « le montant de 400 milliards de FCFA de promesses des donateurs à Bruxelles est sorti de l’imagination du porte-parole du gouvernement et est visiblement démenti par Touadéra qui lui, se contente seulement de parler « du niveau de participation de nos partenaires, notamment l’Union africaine ». Mais à ce que l’on sache, l’Union Africaine dont le président de la Commission il est vrai, était présent à Bruxelles, n’est pas un bailleur de fonds. Elle a juste « plaidé son appui auprès des bailleurs » comme le reconnaît Touadéra lui-même habituellement muet comme une carpe. Il est donc clair qu’au-delà des contorsions langagières des dignitaires du pouvoir, absolument rien de concret n’est sorti de la table ronde de Bruxelles car les conditions ne permettaient pas qu’il en sorte quelque chose de bon pour la RCA. Le reconnaître et le dire n’est pas comploter contre la RCA comme l’affirment les griots du régime. Le DSRP tel qu’il est géré en Centrafrique est juste un écran de fumée destiné à berner les pauvres Centrafricains qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer sur leur triste sort » ! Ibrahim N’Tesa
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Et si Touadéra, Maliko et Ngouandjika démissionnaient tout simplement : la récréation est terminée !
Il y a longtemps que les humains ont appris à démentir certains adages. C’est ainsi que certains adages tels que « L’habit ne fait pas le moine », chaque jour n’est pas dimanche » sont devenus caduques un peu partout dans le monde, cela grâce au professionnalisme que les gens mettent dans leurs tâches.Malheureusement, en Centrafrique, pour ne pas reprendre le président de la République où nous sommes les « dernaillots », nous sommes encore sous le joug des expressions que nous avons citées un peu plus haut. Une manière de dire que tout est permis chez nous : la victoire, la défaite, le manque de professionnalisme, la démagogie et la rétention d’informations ainsi que leurs déformations sont considérés comme des atouts chez certaines personnes et on ne saurait se passer de ces dernières pour leurs manquements que leurs appréciateurs prennent plutôt pour des qualités et des atouts. On demandera pourquoi parler ici d’une rétention d’information, à quoi nous répondrons par le fait que les centrafricains n’ont pas été préparés au pire, du moment que la primature détient une lettre que lui a envoyée le Commissaire Européen au développement et à l’action humanitaire, Monsieur Andris PIELBAGS, lettre qui montre que la République centrafricaine ne pouvait guère espérer une bonne issue de cette table ronde de Bruxelles. En effet, dans cette lettre très simpliste, le Commissaire Andris Pielbags n’est pas passé par quatre chemins pour démontrer que la République centrafricaine n’a pas atteint les objectifs qu’elle s’était fixée, et ne remplit pas encore toutes les conditions nécessaires pour prétendre se remplir la besace à l’issue de cette table ronde. Lisons seulement quelques extraits de cette lettre et nous verrons : « …Le Président de la Commission européenne et moi-même vous remercions pour l'invitation à la Table Ronde des donateurs du 16 et 17 juin que vous nous avez adressée par votre lettre en date du 25mars. Le Président de La Commission européenne m'a chargé de vous répondre. Je note avec satisfaction que cette Table Ronde ainsi que le nouveau Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) s'inscrivent dans le prolongement des efforts de votre Gouvernement en faveur de la reconstruction et du redressement socio-économique de la République Centrafricaine. Vous pouvez avoir l'assurance que l'Union européenne est fortement attachée à la lutte contre la pauvreté en République Centrafricaine. Notre engagement dans votre pays, notamment à travers les pôles de développement, projet phare du 10ème FED, en témoigne en ayant pour objectif principal la revitalisation des centres secondaires. L'organisation d'une Table Ronde constitue l'occasion idéale pour présenter à une large représentation de bailleurs de fonds les défis de développement auxquels est confronté votre pays ainsi que les stratégies mises en place par votre Gouvernement pour y répondre. S'il est vrai qu'une synergie avec la communauté internationale est essentielle, un fait demeure cependant incontournable: c'est aux autorités centrafricaines qu'il incombe, en premier lieu, de créer un environnement favorable et de mener à bien les réformes qui permettent au pays de retrouver la stabilité et offrir à tous les Centrafricains les perspectives d'un développement durable. Toutefois, je considère que l'organisation d'une Table Ronde des donateurs aussi tôt après les élections de 2011, et ceci sans que le processus électoral ne soit clos, devrait être accompagnée d'un signal politique fort. Je pense notamment à la mise en place d'un Gouvernement d'union nationale, à un engagement crédible en vue de la révision du code électoral, à l'élaboration d'un programme de gouvernement crédible et réaliste et à la reprise du dialogue politique laissant toute sa place à la société civile. En outre, l'Union européenne souhaite vivement qu'un dialogue politique renforcé soit mis en place avec votre Gouvernement afin de traiter de nos principales préoccupations en matière de gouvernance. Conformément à ce qui est prévu dans l'article 8 de l'Accord de Cotonou, un tel dialogue devrait également permettre de renforcer la compréhension mutuelle et d'échanger de manière constructive sur des questions d'intérêt commun. La transmission de deux requêtes concernant respectivement la mise à jour du code électoral suite aux imperfections constatées lors du dernier processus électoral et l'audit des dépenses électorales témoignerait concrètement de la volonté de votre Gouvernement de s'engager dans un tel dialogue politique renforcé. Nous continuons à suivre attentivement la situation en République Centrafricaine. Soyez assuré que selon les engagements et les actions que votre Gouvernement aura entrepris, l'Union européenne répondra favorablement à votre invitation et sera représentée à la table ronde des donateurs pour délivrer le message approprié. J'en appelle au sens des responsabilités de votre Gouvernement pour tout mettre en œuvre pour que la République Centrafricaine trouve la voie de la paix, du développement et de la réconciliation nationale.Vous pouvez compter sur moi et mes services pour vous appuyer dans ces efforts… » Il apparait clairement que la Commission Européenne, notre grand bailleur nous reproche d’abord le manque d’un environnement un environnement favorable, mauvaise gestion des réformes qui permettent au pays de retrouver la stabilité et offrir à tous les Centrafricains les perspectives, la non clôture des opérations électorales, absence d’un signal fort de la part des gouvernants, pas d’engagement crédible pour la révision du code électoral… Ceux qui sont informés de cette situation savaient déjà à quoi s’attendre. Curieusement, ce fut un autre son de cloche qui tinta à Bruxelles, préparant les centrafricains à une manne de 400 milliards de francs Cfa. Qui l’a dit ? Suivez seulement notre regard. Aujourd’hui, il est question de rendre compte aux centrafricains, et cela en commençant par le premier ministre, pour avoir drainé derrière tout un monde, y compris les compagnons présents au DSRP1, c'est-à-dire des anciens ministres et tout cela à la charge du contribuable centrafricain, qui n’est pas encore bien situé sur l’issue de la table ronde de Bruxelles. Ensuite, on se demande si le ministre du plan Monsieur Maliko a-t-il bien évalué le DSRP 1 pour prétendre au DSRP 2 ? Quant au ministre porte parole du gouvernement, il est temps pour que ce dernier redise clairement sur les ondes de la radio nationale, ce qu’il leur a dit depuis Bruxelles, se faisant passer pour un marchand d’espoir. A suivre
Vendredi 24 Juin 2011
La liste des membres « de la mission ratée de Bruxelles » ! « C’est ce mercredi 22 juin que le Premier Ministre Touadéra et le plus gros de la troupe des membres du gouvernement centrafricain partis en mission de villégiature à Bruxelles le week-end dernier, ont embarqué à bord du vol régulier hebdomadaire d’Air France pour regagner Bangui.Voici approximativement reconstituée la composition de la délégation centrafricaine qui a pris part à la fameuse table ronde de Bruxelles des 16 et 17 juin 2011. Cette liste est évidemment non exhaustive car nos investigations ne nous ont pas permis d’y inclure les noms de certains collaborateurs et techniciens des ministères tout aussi nombreux que les ministres eux-mêmes. Il faut tabler en tout sur plus d’une trentaine de personnes.Selon nos informations d’une source crédible auprès de la délégation, même le Quai d’Orsay, ministère français des affaires étrangères auprès duquel une demande globale de visas a été déposée, a été effaré par cette pléthore de ministres et n’a pas hésité à le faire observer aux plus hautes autorités centrafricaines. Non seulement presque la moitié du gouvernement s’est rendue à Bruxelles mais on note également la présence du fils de Bozizé Socrate, ainsi que celle d’anciennes ministres à la réputation sulfureuse comme Mesdames Solange Pagonendji Ndakala, Bernadette Sayo, Béatrice Epaye, ou encore Eliane Mokodopo et Joséphine Dejean, invitées dit-on dans le cadre genre, tout cela aux frais de la République. Cette promenade de santé aurait coûté au trésor public du pays, selon certaines sources d’informations dignes de foi, la bagatelle de 135 millions de F CFA soit 205.806.17 d’euros compte non tenu des charges de l’avion spécial de Bozizé et sa propre délégation. Avant de gagner Bruxelles, Bozizé aurait reçu pour un entretien le Secrétaire Général de l’OIF, l’ancien président sénégalais Abdou Diouf ainsi que André Parent, le Conseiller Afrique du président Nicolas Sarkozy. Sans présumer du contenu de ces deux entretiens, on peut valablement imaginer que la crise postélectorale née du hold-up de Bozizé et la forte tension sociale actuelle en Centrafrique avec ses conséquences dans certains pays voisins ont dû sans doute bien figurer à l’ordre du jour. Délégation officielle centrafricaine ayant pris part à l'excursion de Bruxelles Président de la République 1°) François Bozizé Premier Ministre 2°) Faustin Archange Touadéra Ministres et ministres délégués 3°) Sylvain Maliko (Ministre d'Etat chargé de l'Economie et du Plan) 4°) Sylvain Ndoutingaï (Ministre d'Etat chargé des Finances et du Budget) 5°) Anicet Parfait Mbay (Ministre d'Etat aux Transports) 6°) Fidèle Ngouandjika (Ministre d l'Agriculture) 7°) Firmin Feindiro (Ministre de la justice) 8°) Emmanuel Bizot (Ministre des Eaux et Forêts, Chasses et Pêches) 9°) Mme Marguérite Pétrokoni (Ministre des Affaires sociales) 10°) Mme Marylin Rosalem (Ministre du Commerce) 11°) Mme Dorothée Malenzapa (Ministre de la Coopération) 12°) Mme Sylvie Mazoungou (Ministre du Tourisme) 13°) Youssoufa Yérima Mandjo (Ministre délégué à l'Elevage) 14°) Jean Francis Bozizé (Ministre délégué chargé de la défense) Notons ici, en passant que c'est en raison de sa présence à N'djaména pour la préparation du sommet des chefs d'Etat de la CEEAC qui devait se tenir dans cette ville mais qui a finalement été reporté que le général Antoine Gambi, Ministre des Affaires étrangères n'a pu faire partie de la délégation. Anciens ministres et « invitées genre » 16°) Albert Besse 17°) Mme Solange Pagonendji Ndakala 18°) Mme Béatrice Emilie Epaye 19°) Mme Bernadette Sayo 20°) Eliane Mokodopo 21°) Mme Joséphine Dejean Député et fils de Bozizé 22°) Socrate Bozizé Autres collaborateurs et participants 23°) Pétrokoni Zézé 24°) Kosse 25°) Grébada Dircab adjoint PM 26°) Rangba DG Protocole d’Etat 27°) Dallin Directeur Protocole PM 28°) Aide de camp du PM 29°) Agent sécurité Renseignement) 30°)....... Plusieurs autres collaborateurs et techniciens de certains ministères sont à rajouter à cette liste ainsi que les chargés d’affaires et d’autres fonctionnaires auprès des ambassades de la RCA à Paris et Bruxelles. C’est ainsi que le pouvoir de Bangui dilapide l’argent du peuple centrafricain ! Ce qui est encore plus sidérant, c’est que cet argent n’aura finalement servi à rien puisque de cette table ronde, rien, absolument rien ne profitera à la RCA contrairement aux grossiers et éhontés mensonges du porte-parole du gouvernement qui a osé prétendre que des promesses de 400 milliards de F CFA auraient été faites par les bailleurs. Faux ! Archifaux ! Maintenant qu’ils sont tous rentrés, le peuple a grandement soif d’avoir le cœur net sur le compte où sont logés les fameux 400 Milliards. Puisque, selon M. Fidèle Ngouandjika, ces fonds ont été entreposés dans la soute de l’avion qui les a ramenés de Bruxelles à Bangui ! A. Bakopélé
Jeudi 23 Juin 2011 |