QUOTIDIEN CENTRAFRICAIN LEDEMOCRATE
                                                                              Quotidien independant d'informations générales

                                                                         Bangui-RCA / Tel: 75.50.51.09 email:le_democrate2000@yahoo.fr
 
 

ACTUALITES

POLITIQUE

ECONOMIE

SPORTS

ANNONCES

QUI SOMMES NOUS ?

Petites annonces

 
 
 
                                                                                                                                                      
Mercredi 05 Janvier 2012


Quotidien Centrafricain le Democrate souhaite à tous ses lecteurs et lectrices une bonne année 2012





Jeudi 24 Novembre 2011

  M. Faustin Archange Touadéra, « la 1ère raison de votre démission forcée : L’Insécurité Généralisée » !
 
 M. Faustin Archange Touadéra, démissionnez et la République vous restera à jamais reconnaissante ! Tels sont les mots que ne cessent de prononcer ces derniers temps toute centrafricaine et tout centrafricain, soucieux de ce qui reste encore de leur plus beau patrimoine commun : la République Centrafricaine !
 
En effet, depuis l’avènement du 15 mars 2003 et au lendemain du rapt électoral du 23 janvier 2011, la République centrafricaine a cessé d’être une République digne de ce nom, dans ses frontières héritées au lendemain de son accession à l’indépendance, le 13 Aout 1960. Elle est devenue une République bananière, un véritable no man’s land, un vaste champ de décombres et de ruines, en bref un Non – Etat, au sens noble du terme !
Le prouve avec une certaine élégance le fourmillement des mouvements de rébellions, de l’est à l’ouest et du sud au nord ! L’atteste le foisonnement des bandes armées identifiées et  non identifiées, des rebelles du général tchadien, Baba Ladé et des Ogres de la LRA du seigneur de guerre, Joseph Kony !
Et, le certifie par des éléments irréfragables de preuves l’inexistence totale des forces de défense et de sécurité, sur toute l’étendue du territoire national ! D’un côté, des bandes armées qui tuent impunément, violent, volent, incendient des villages et provoquent des déportations de paisibles populations, hommes, femmes, enfants et personnes du 3ème âge !
De l’autre, des forces armées centrafricaines politisées, minées par de multiples disparités internes, indisciplinées, sous équipées, démotivées et atteintes par les agents pathogènes de la maladie du racketage de la population civile, par l’élévation des barrières illégales de contrôle !
 Enfin, des éléments de la garde présidentielle qui braquent et qui tuent sans sommation
Sans que les autorités en charge de la gestion de la sécurité nationale ne puissent s’en émouvoir.
Des autorités politiques, au premier rang desquelles,  se trouve le Premier ministre, M. Faustin Archange Touadéra. L’homme à qui incombe, au regard des dispositions de la Constitution, la mission de conduire la politique du gouvernement dont les grandes orientations ont été préalablement définies par le Président de la République, le général d’armée, François Bozizé, et soumises à la haute appréciation de notre peuple, pendant la période de la campagne électorale. L’homme dont la première mission régalienne est celle d’assurer la défense de l’intégrité du territoire national et de veiller à la protection des biens et des personnes vivant sur cette terre des hommes qu’est la République centrafricaine, et ce, en usant de la légitimité du monopole de la violence dont les prérogatives incombent aux forces de défense et de sécurité, au cas où l’ordre public et la quiétude nationale viendraient être perturbés. Et même si le ministère de la défense nationale est un domaine de souveraineté exclusivement réservé au Président de la République, il n’en demeure pas moins qu’il existe bel et bien dans le gouvernement de Touadéra III dont il ne peut pas revendiquer la paternité de la composition, mais dont il a néanmoins la lourde charge, un ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la défense nationale, dénommé M. Jean Francis Bozizé. Alors, pourquoi lors des maints et multiples conseils de cabinet et de ministres auxquels il est tenu de prendre part et d’en assurer parfois la présidence, des dispositions et des mesures rigoureuses n’ont – elles jamais été prises en vue du rétablissement immédiat et sans condition de la Paix dans les zones occupées par ces mouvements de rébellions, ces bandes armées identifiées et non identifiées, et par ces rebelles du général tchadien Baba Ladé et ces Ogres de la LRA du seigneur de guerre, Joseph Kony ?
A quoi servent alors ces conseils de cabinet et ces conseils ? Leur raison d’être n’est – elle pas de débattre des grands problèmes qui se posent et d’y proposer des solutions concrètes pour le bon fonctionnement des institutions républicaines et pour le bonheur de notre peuple ? A moins que tuer, violer, voler, incendier, provoquer des déportations et annexer un territoire n’en constitue pas un ! 
A quoi alors ont servi les extractions massives et régulières d’importantes sommes d’argent des caisses du Trésor Public, logées souvent dans la rubrique, intitulée « Fonds de Sécurité » et dont est gestionnaire M. Sinféi Modamsé, Chef de Cabinet Particulier du Président de la République, le général d’armée, François Bozizé ?
A quoi alors ont servi les opaques transactions d’achats d’armes dont a été mandataire, le ministre délégué à la Présidence de la République, Chargé de la défense nationale, ce même Jean Francis Bozizé, en France et en Europe de l’est, il y a de cela quelques mois ?
Pourquoi, alors de moyens matériels, logistiques, financiers et humains conséquents et adéquats n’ont – ils jamais été mis à la disposition des forces armées centrafricaines afin de bouter définitivement hors du territoire national, ces conquistadores et ces bandits de grands chemins ?
Sous d’autres cieux, le Premier ministre, M. Faustin Archange Touadéra aurait déjà dû répondre à ces pertinentes questions  par la procédure d’une interpellation gouvernementale devant les représentants de la nation et les députés et aurait déjà été poliment invité à rendre purement et simplement son tablier.
Un tablier trop lourd et trop large pour lui !
Mais, hélas, la République centrafricaine est un Non – Etat avec une parodie de démocratie, à travers une assemblée monocolore dont les membres sont tous issus d’une même famille, d’un même clan et d’un même parti politique. En l’espèce,  convoquer le Premier ministre, c’est commettre le crime de lèse – majesté,  celui de verser du sable dans le riz de la toute la famille. D’où ce silence ahurissant et olympien de l’assemblée nationale, sur cet épineux dossier de l’insécurité généralisée que connait la République et que vit tout notre peuple dans sa vie de tous les jours et dans sa chair. Une insécurité sur toute l’étendue du territoire national, une insécurité alimentaire, scolaire, sanitaire, et sociale ! Une insécurité totale dont la gravité a fini par faire de notre terre, une terre de conquête et de prédilection, et  surtout de notre peuple, un esclave, un peuple soumis et brimé par tous !
Démissionnez, M. Faustin Archange Touadéra, lorsque vous aurez terminé la lecture de cet article dont la teneur est l’expression d’un cri de détresse, celui de tout un peuple et de toute une génération d’élites nationales qui vous porte dans son cœur. Votre départ créera une onde de choc et de petites ondes semblables venues de tous les quatre coins de la République finiront un jour par emporter les murailles de la résistance au progrès. Car, vous êtes un rayon de lumière et un rayon de lumière dont ne cessait d’en parler, M. Jean Daniel Neveu, Chef du projet Paseca et Conseiller du ministre de l’éducation nationale, de 1998 à 2002. Et, il n’avait pas tort ! Mais, malheureusement votre propension aux biens matériels, terrestres, charnels, et donc mortels ne vous a pas permis d’être véritablement ce rayon de lumière dans un amas opaque d’obscurité, pour vos frères et vos sœurs de Centrafrique. Partez, donc, dignement afin de ne pas apparaître devant le tribunal de l’histoire et celui de notre peuple comme l’un des auteurs de la cession  de la République à des bandes armées identifiées et non identifiées, et comme l’un des bourreaux de votre peuple. Partez et la République vous sera à jamais reconnaissante !
 Ibrahim N’Tesa
 
 




Mardi 15 Novembre 2011

Et Fidèle Gouandjika  refait surface dans  un autre dossier


Décidément, Fidèle Gouandjika est et restera toujours égal à lui-même. Il ne change pas et  reste toujours en avant-garde dans tout ce qu’il veut faire, n’en déplaise à ceux qui refusent de s’aligner derrière sa logique. Après sa brouille avec le Ministre d’Etat en charge des Télécom et ses soucis judiciaires qui avaient terni son image et l’isoler politiquement pour un  bon moment, Fidèle Gouandjika refait surface et se fait encore parler de lui dans une autre affaire : le bradage de la centrafricaine  de palmiers  (Centrapalm).
 
Contre toute attente, le milliardaire  Ministre de l’Agriculture Fidèle Gouandjika qu’on pensait se ranger après tout ce qui s’était dit sur lui, n’allait plus se laisser entrainer dans tout ce qui sent l’argent, hélas, l’homme reste égal à lui-même.
              Comme l’appétit vient en mangeant,  et en  bon stratège, Fidèle Gouandjika s’est vu arranger et fabriquer un  pseudo appel d’offre lancé depuis quand on ne sait, pour brader la Centrapalm à un Commerçant libanais.
              Selon certaines langues,  c’est dans une grande opacité que cet appel d’offre est fabriqué de toutes pièces, sans aucun respect des procédures. Pour un début, le Ministre Gouandjika s’est arrangé à retenir deux dossier : un libanais et un camerounais. Et c’est finalement le dossier du libanais qui est retenu sur quel critère on ne sait pour une modique somme de 400 millions de FCFA.
Ah, il y a de quoi à donner du vertige dans ce pays où tout se passe comme si  la malgouvernance , le pillage systématique est l’apanage d’un groupe de gros bonnets  de la république, avec la bénédiction du Président de la République, souvent associé de près ou de loin dans ses genres de business.
Ce qui traumatise plus, c’est le fait d’imaginer un instant que ces genres de dossiers qui engagent l’avenir de la nation soient géré par un membre du Gouvernement, sans associer les spécialistes en la matière.
Le  Contrôleur Général des entreprises parapubliques est - il associé dans cette transaction ? C’est la question  qui se retrouve sur toutes les lèvres de paisibles citoyens de Bangui ville de rumeurs, cette capitale où les gens aiment  bien fouiner leur nez dans des affaires qui ne les concernent pas.
Comme d’habitude, la plus grande opacité entoure cette affaire  et empêche de voir  grand-chose sur le montant exact de cette transaction.  Certaines sources vont jusqu’à décrier cette transaction qui sent la mafia. Selon  eux, «  même en conseil des ministres lorsque ce dossier fut abordé, il y eut beaucoup de brouillard et des vaguelettes occasionnés par NDOUTINGAÏ des finances qui se plaignait notamment de n’avoir pas été informé par son collègue de l’agriculture, Fidèle GOUANDJIKA mais l'opération est déjà ficelée. »
Et oui, 400 millions, tel est le montant du bradage de cette usine  de production de l’huile de palme de bonne qualité,  du vin de palme bien connu sous l’appellation de  Bossongo. 400 millions  y compris les bâtiments du personnel.
Ah, où est l’esprit de la bourgeoisie nationale ?
Gbago Berda
 
 
 



Vendredi 11 Novembre 2011

Chères lectrices, Chers lecteursVous pouvez désormais profiter des annonces des avis à manisfestation d'interêts que votre  quotidien LeDemocrate publie.



Chères lectrices, Chers lecteursVous pouvez désormais profiter des annonces des avis à manisfestation d'interêts que votre  quotidien LeDemocrate publie.






Jeudi 10 Novembre 2011

Entre l’innovation des hôpitaux et l’interdiction des    médicaments de la rue, la population meurt.
La crise organisée par le ministre de la santé, est une idée qui va pour son propre compte. Entre l’interdiction des médicaments de la rue et le souhait de voir les centrafricains  mourir, où se trouve  l’innovation dans son département? Pardon ! Excellence monsieur le ministre, les hôpitaux sont abandonnés dans certaines localité, les patients souffrent et meurent dans l’arrière pays. La condition sanitaire en RCA est un fait qui intéresse certaines personnalités et gêne d’autres. Tel est le cas du ministre de la santé qui, pour un rien a oublié la souffrance de la population. 
 

Les centrafricains ont compris, ou viennent de comprendre qu’il fallait mettre la personne qu’il faut à la place qu’il faut « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Est-ce parce qu’il n’est pas de la santé ? Dans ce cas, il aurait pu déposer sa démission. Même-si c’est une chose rare dans le pays, l’exemple du docteur LALA est édifiant.
L’interdiction des médicaments de la rue sur le territoire centrafricain.
Le ministre de la santé a décrété l’interdiction de la vente des médicaments de la rue sur tout l’étendu du territoire de la RCA. D’abord qu’est-ce qu’un médicament de la rue ? C’est un ou des médicaments que vendent les commerçants ambulants et/ou dans leurs kiosques. Ces médicaments proviennent pour la plupart de l’Afrique de l’Ouest (le Nigéria, le Mali, le Ghana), du Soudan du Nord… Tous ces pays détiennent leurs pharmacies. Comment avoir l’autorisation d’ouvrir une pharmacie ? C’est un schéma qui suit une procédure spécifique auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’autorisation est donnée seulement par cette institution habilitée, par la même occasion d’arrêter l’activité de ces pharmacies. Ce qui veut dire qu’après l’OMS, un Etat peut interdire l’activité à d’une ou des pharmacies exerçant sur son territoire. Cette interdiction doit intervenir si et seulement si les principes préétablis par l’OMS ne sont pas respecter. Donc les pharmacies doivent respecter les normes des dosages des médicaments prévues par l’OMS.
Si les pharmacies observent scrupuleusement les recommandations de l’OMS, l’Etat peut à ce moment passer à un second point. Ce second point consisterait à chaque Etat de veiller aux conditions des ventes des produits pharmaceutiques : les conditions de la protection des produits, les dates de leurs péremptions etc.
Mais dans ce cas d’espèce, le département en charge de la santé publique et privée doit créer un service spécial pour effectuer ce travail. Entre la création de ce service et l’interdiction des médicaments, le chef de ce département créé une crise socioéconomique. Une crise sociale pour l’Etat lui-même et une crise économique pour ces jeunes centrafricains qui vont être en chômage forcée.     
Quand l’Etat se montre incapable de résoudre le problème du chômage.
Les jeunes diplômés qui n’ont rien à faire et qui essayent de joindre les deux bouts en vendant les médicaments doivent cesser leurs activités. Ils ne doivent plus vendre les médicaments dans leurs cabanes tout au long des rues et avenues. Pourtant, même des grandes personnalités font aussi des crochets chez ces vendeurs des médicaments de la rue, quel paradoxe ?  
« Nous ne livrons que des médicaments certifiés par l’OMS et nous avons des autorités de différents domaines et même des ministres qui viennent acheter des médicaments chez nous », a affirmé un vendeur tenta de minimiser la situation. Nous somme dans un Etat qui se contredit d’une manière continuelle. Quand dans certains départements, les chefs se plaignent  de n’avoir pas de place pour intégrer les jeunes, d’autres veulent enfoncer le clou. Qu’est-ce que l’Etat va faire de ces jeunes qui ajouté sur l’effectifs de ceux qui traversent cette période d’inactivité ?
Quelles sont Les conditions sanitaires dans les provinces ?
Hé ! Que vous êtes excellent monsieur le Kotazo. Comment un centrafricain comme vous qui se trouve à Bakou (une localité de la sous-préfecture d’Alindao situé dans la basse Kotto), peut venir à Bangui pour acheter un seul médicament à la pharmacie Sambo ? Si ce compatriote ne trouve pas le médicament à Bambari, c’est à Sambo qu’il doit se rendre. Ho ! Que c’est une décision moins sage notre respectable Kotazo. Comment un compatriote qui se trouve à Miaméré ou à Doum (c’est dans la préfecture de Bamingui-Bangoran), peut venir à Bangui acheter selon les besoins immédiats  un médicament recommandé par un major de la place ?
Si seulement ce Kotazo peut expliquer aux centrafricains les stratégies mises en place par l’Etat pour couvrir l’ensemble du territoire en médicaments. Il va sans dire que cette couverture doit atteindre les coins les plus reculés, les chantiers des diamants situés dans des zones inaccessibles.
Nous avons vus des églises dans certains villages, communes accueillir les habitants à son sien et pour ce, servir d’un centre hospitalier. L’absence des centres de santé y compris les personnels font que les pasteurs jouent le double rôle à la fois. Le pasteur d’une église apostolique à Bakou est obligé de prendre son temps pour prier aux patiences et les recevoir au sein de son sanctuaire. La morale peut-elle résoudre le problème biologique du moment où les cellules ont besoin d’être renforcées par les antibiotiques, vitamines…    
Est-ce une décision politique ou une ambition politique ?      
Les prédécesseurs de ce ministre ont évité de prendre cette décision. Ils ne l’ont pas fait tout juste parce qu’ils étaient non seulement des spécialistes mais aussi parce qu’ils étaient très prudents et humanistes. A quoi ça sert de jouer au pyromane  si l’on n’arrive pas à dissimuler son profile assombri par la pensée criminelle ?
Une pensée criminelle va toujours à l’encontre d’une autre pensée salvatrice. Même les généralistes ou les spécialistes en matière sanitaire conseillent parfois l’équivalent de ces médicaments à leurs patiences, à défaut des médicaments venus d’Europe, des USA…
A y voir de près, cette décision ne reflète pas la politique des ceux qui veulent profiter largement du jus qui sort des oranges dans un régime concentré. Mais cette décision ressemble aux allégations d’une personne qui voulait créer récemment son parti politique. On ne peut pas créer son groupe en essayant de tacher  la couleur préférée des autres. Somme toute, les centrafricains ont besoin d’être édifiés sur les techniques établies par le gouvernement pour desservir l’ensemble de leur territoire des « Bons médicaments ». Il va falloir que le « Kotazo » dise à tous les centrafricains comment il compte envoyer les personnels de la santé dans les hôpitaux et les centres abandonnés.
Larry OLARD

 



Mercredi 9 Novembre 2011

Contrôle des fournisseurs de l’état : «  Bozizé, otage de Ndoutingaï et de Tolmo » !
 

Selon des informations dignes de foi en notre possession, le tout puissant ministre d’état aux finances et au budget, M. Sylvain Ndoutingaï aurait demandé au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, M. Alain Tolmo de procéder dans le meilleur délai au contrôle des dépenses d’investissements dont ont été bénéficiaires les fournisseurs de l’état.            Et ce, de 2009 à 2011 ! Que veut finalement cet homme aux artisans, aux fournisseurs et aux rares opérateurs économiques qui tiennent encore l’économie dans ce pays, qui sont en règle vis – à – vis du fisc, et qui contribuent ainsi au développement de la République ? 


Telle est la question que les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom ne cessent de se poser depuis que cet arriviste qui n’a jamais mis les pieds dans une prestigieuse école de régies financières a été propulsé, par parentologie et par effraction à la tête du département des finances et du budget.
              Une question qui fait frémir tous les fournisseurs de l’état dont les entreprises ont été bénéficiaires ou titulaires des marchés de fournitures de bureau et des travaux de réhabilitation ou de  construction, pour le compte de différents services de l’administration, au titre des exercices budgétaires sus mentionnés.
Des fournisseurs de l’état qui, pour la plupart, ont négocié et obtenu des crédits substantiels de leurs banques indispensables au financement et à la réalisation de ces marchés publics ! Des crédits dont les remboursements tardent à venir et dont les intérêts ne cessent de fluctuer.
  Des fournisseurs de l’état dont les arriérés de créances s’élèvent tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes qu’est la République Centrafricaine, à des milliards de Francs CFA, et qui attendent vainement d’être payés depuis plusieurs années ! Des fournisseurs de l’état dont les créances sont  pourtant  chaque année, et ce avant la rentrée fiscale, validées ou invalidées par l’inspection générale des finances, puis  toujours gelées pour faute de financements !
Des hommes et des femmes qui sont désormais convaincus qu’ils sont tout simplement victimes de traitements inhumains et dégradants de la part d’un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture et sans réelle ambition politique. Un groupuscule d’hommes et de femmes qui s’est emparé des rênes de la République, au lendemain du coup d’état du 15 mars et après le rapt électoral du 23 janvier 2011, et qui n’est  uniquement guidé que par le souci de consommer : tapis rouges, révérences, protocoles, villas palais, costumes coûteux, voitures de luxe, frais de missions et frais de carburant, hommes ou femmes de compagnie !
Cela ne saurait en être autrement tant ceux – là mêmes qui prétendent et le claironnent sur tous les toits, d’être les meilleurs gestionnaires de la République ne cessent de pomper hebdomadairement les maigres ressources nationales à leurs seuls profits, et dans l’exécution des dépenses de prestige qui ont pour noms : frais de carburant, frais de missions, sécurité, fonds spéciaux, actions gouvernementales, dotations de l’assemblée nationale !
Tant ils ignorent délibérément que ce sont les petites et moyennes entreprises et les petites et moyennes industries qui créent à travers leurs multiples activités les richesses nationales et qui servent de rails à la locomotive du développement !
Alors pourquoi, des dispositions ne peuvent – elles pas être prises par le Président de la République, le général d’armée, François Bozizé, en sa qualité de Président du fameux comité de trésorerie, pour qu’une infime partie des ressources nationales soit  hebdomadairement affectée au paiement de leurs créances ?
Pourquoi, le gouvernement ne peut – il pas enlever l’épais bandeau noir qui voile les yeux de ses membres depuis longtemps, qui les empêche de bien voir, de se rendre à l’évidence et comprendre enfin que la Chine et l’Inde ont retrouvé le chemin de la croissance et du développement grâce à l’émergence des PME et PMI ?
Il est vraiment très difficile de répondre à ces questions. Mais, pour leur part, les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom n’ont pas besoin de verres correcteurs pour comprendre aisément que le Président de la République, le général d’armée François Bozizé n’est pas du tout maître de son destin. Il est l’otage de son neveu, M. Sylvain Ndoutingaï, le tout puissant ministre d’état aux finances et au budget qui le manipule, et l’utilise pour assouvir ses desseins machiavéliques, individualistes et catégoriels. Et cela à cause, semble – t – il, des mallettes des billets de banque que cet homme ne cessent de lui amener !
Et en retour, et en signe de reconnaissance pour précieux et loyaux services rendus, l’homme du 15 mars lui voue une confiance totale et aveugle, au point où cet arriviste se croit être à la tête de tout un empire, se dit milliardaire de la République, dispose de nombreux fanatiques dont les âmes sont très sensibles, dans le gouvernement, à l’assemblée nationale, dans les entreprises publiques et d’économie mixte, et même dans le secteur privé.
C’est ainsi qu’afin de finir définitivement avec ses concurrents et tous ses ennemis, M. Sylvain Ndoutingaï qui est aussi administrateur gérant d’une entreprise, et qui n’a pas hésité à allouer les maigres ressources nationales dans les travaux de réhabilitation du ministère des finances et du budget, avec l’installation des caméras de surveillance au cabinet, aurait demandé secrètement au procureur de la République, M. Alain Tolmo, de procéder à la vérification et au contrôle de toutes les dépenses d’investissements dont avaient été bénéficiaires et titulaires des fournisseurs de l’état, au titre des exercices budgétaires 2009, 2010 et 2011.
Loin de remettre en cause cette initiative qui vise à assainir les finances de l’état, et à extraire l’ivraie du blé, tant le monde de ces fournisseurs de l’état est truffé d’entrepreneurs véreux et roublards, les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom se posent des questions sur l’opportunité d’une telle opération et sur la compétence du Procureur de la République, en la matière.
Tant, le domaine des finances publiques est complexe et tant la mise en œuvre d’une opération de ce genre par le Premier ministre, Martin Ziguélé  avait conduit à la chute du régime du Président Ange Félix Patassé, avec toutes les conséquences physiques et morales pour les auteurs de cette opération, dans leur chair et dans leurs familles. Il est  ainsi très probable que l’histoire puisse se répéter ! C’est pourquoi, les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom demandent au Président la République, le général d’armée, François Bozizé, de se réveiller de sa longue nuit de sommeil et de comprendre que cette opération cache en réalité un terrible piège : celui d’extorquer de l’argent à des fournisseurs de l’état qui n’accepteront très certainement pas d’aller en prison, si les faits qui leur sont reprochés, sont établis, et celui de soulever contre lui des hommes et des femmes qui appartiennent à l’ethnie Gbaya, au parti KNK, et au cercle de ses amis et connaissances.
Ce message est un peu plus limpide que l’eau d’une roche et se passe de tout commentaire !
Car, il existe bel et bien des organes de contrôle, telles que l’inspection générale des finances et l’inspection générale d’état, créés à cet effet par les lois et règlements de la République.
              Pourquoi, ne sont –ils pas instruits aux fin de ce genre d’opération ?
              Pourquoi  donc recourir directement à l’expertise du Procureur de la République, alors que les preuves de la culpabilité et de la responsabilité ne sont pas encore irréfragablement établies ?
              Que Bozizé se réveille ! 
Ibrahim N’Tesa  
 
 


Exclusivité : La grande star  Centro congolaise  Singuila à Bangui à bâton  rompu avec le quotidien Le Démocrate
 


De son vrais nom Ngaro Bédaya Singuila, plus connu sous le nom de Singuila est un artiste Centro Congolais, né d’un père centrafricain et d’une mère congolaise. Fils du feu professeur  Simon Bédaya Ngaro, cette star est à Bangui depuis la semaine passée en visite privé pour voir sa famille et l’avenue baptisé au nom de son défunt père.   


Le Démocrate : M. Singuila bonjour,
Singuila : Bonjour
Démocrate : quelles sont vos premières impressions en foulant la terre de vos ancêtres ?
Singuila :  eh bien je suis heureux de rentrer chez moi, d’être bien accueilli de pouvoir  voir mes frères , et voilà j’espère partager justement ma joie avec tous  les centrafricains, j’ai envie de voir  mon pays, de voir ma  famille, de voir justement l’avenue  qui est baptisé au nom de mon père le professeur Simon Bédaya Ngaro  et je veux rencontrer la jeunesse centrafricaine  de voir ce que nous pouvons faire ensemble , parce que les jeunes d’aujourd’hui sont les grands de demain
Le Démocrate : qui est vraiment Singuila et d’où vient ce nom ?
Singuila : Singuila et bien c’est un jeune homme, Centro-congolais , un homme comme les autres quoi.
Démocrate : parlez nous un peu de votre parcours artistique
Singuila : mon parcours artistique est un peu tout simple. Et bien j’ai commencé dans ma chambre à écrire des textes, je chantait dans la salle de bain, et j’ai la chance d’avoir dans ma famille des musiciens, je pense à mon grand frère Yvon, et un cousin,  et donc en suivant leurs parcours avec l’aide des deux et certains personnes qui m’ont permis de faire de petits  spectacles par ci par là, faire connaitre un peu mon style, mon grand frère qui était déjà dans la musique m’a permis de développer mes capacités musicales à savoir même programmer les instruments, comment corriger les textes, à aller droit au but, Danny Dan qui était déjà dans le rap m’a dit qu’il fallait un tout petit peu oser dans les textes, il ne faut pas juste toujours raconter de belles choses , provoquer et parfois même quand on raconte des histoires d’amour justement il faut voir ce qui est de négatif dans l’amour, pouvoir le raconter et que les gens se reconnaissent parce que quant on dit  tout va bien ça ne touche personne, mais quand on dit ça ne va pas parce que ouaih ça ne va pas parce qu’il y’a ça , ça et ça, toutes personnes  qui ont vécu ça pourront dire, ah au moins nous ne sommes pas les seuls à avoir vécu ça, et donc voilà ça été dans ce sens là et c’est par rapport à ça que j’ai réussi à me faire remarquer en défonçant aussi quelques  portes, parce que quelques fois  dans la vie il faut parfois un tout petit peu bousculer les choses, c’est ce que j’ai fait , et puis  j’ai persévéré , parce que c’est  l’une des choses les plus importantes ici bas c’est la persévérance, le travail et tout ça m’a amené à revenir en Centrafrique où j’étais parti en tant que le petit Singuila connu et là je suis revenu en tant qu’homme qui représente la Centrafrique en tant qu’ambassadeur .
Le Démocrate : c’est quand même une grande première pour qu’un artiste centrafricain atteigne cette renommée quels sont vos secrets ?
Singuila : je ne peux pas dire quel est mon secret, je fais des choses avec leur feeling  et je crois en Dieu, je crois que j’ai un destin et voilà quoi. J’essaie de représenter au mieux mes frères et voilà quoi. Je sais qu’il y’a beaucoup de choses qui m’ont été données, j’ai eu beaucoup de chance, j’ai hérité du savoir de mes grands frères et par rapport à leurs expériences je suis arrivé. Je ne serais pas arrivé là tout seul. Il y’a forcement des gens qui m’ont mis le pied à l’étrier  qui m’ont permis d’éviter certaines erreurs.
Le Démocrate : dites nous comment vous avez fait votre entrée dans le milieu hip-hop français?
Singuila : j’habitais à Cergy, et comme vous savez dans les banlieues, il y’a toujours des maisons de quartiers, il y’a toujours de petits concerts qui sont organisés  entre artistes locaux et étant au troisième étage quand je regardais par ma fenêtre je me disais toujours  que je serais le plus fort des artistes qui sont  dans les maisons que je vois là. Et donc chaque weekend j’allais  et il y’a  des groupes qui étaient plus forts , et à chaque fois qu’on évolue on devient de plus en plus fort, jusqu’au jour où on était devenu le groupe le plus fort de notre secteur, ensuite on a commencé à affronter les autres groupes  des autres secteurs et à chaque fois on essaie de trop travailler les choses , de trop travailler les textes de manière à faire plus fort où à choquer,  et voilà et c’est comme ça qu’au fur et à mesure  , j’ai commencé à faire parler de moi partout  et surtout la plupart des artistes étaient  dans la rap et moi je me suis mis à faire du chant , et du coup ça un peu cassé les trucs c’est vrai que dans le milieu dans la banlieue quand tu arrives  , quand tout le monde rap, c’est toujours le « yoh yoh, machin  là», et quand tu arrives avec une  petite voix fluette, et dans les chansons j’avais des choses assez crues pour  casser le côté amoureux, trop mielleux, voilà pourquoi  aujourd’hui même si je chante les chansons d’amour, il y’a toujours quelques mots qui donnent envie    
Le Démocrate : la musique est  pour vous une vocation  aujourd’hui ?
Singuila : ah, il faut croire…. sourire
Le Démocrate : quelle lecture faites vous de la situation économique et politique de votre pays ?
Singuila : je  n’aime pas du tout parler politique. Maintenant je suis ici pour  palper les choses. Moi je suis ici d’abord pour la jeunesse  et c’est par rapport à la jeunesse justement que je veux avoir un relais, je peux leur permettre d’organiser des évènements, je peux  voir ce qu’il y’a à faire et dans quelle mesure  je peux les aider, parce que de toute façon je ne peux rien faire tout seul, il faut que je me rende , je monte une équipe avec des jeunes d’ici puisque je ne vis pas ici et voilà  comme ça on peut échanger et mener vraiment sérieusement un projet  et c’est ça qui est important. Economiquement, politiquement c’est tout ce que je souhaite faire, je ne veux  pas d’ailleurs aller plus loin.
Le Démocrate : avez-vous un projet concret pour votre pays ?
Singuila : ah  oui, il est entrain de pousser dans ma tête. Avant de venir ici j’avais certaines idées, maintenant je suis là, j’ai constaté certaines choses, j’écoute les gens qui sont  là  aussi parce que, c’est bien beau d’avoir des idées, il faut savoir qu’il n’y a que sur le terrain qu’il y’a la réalité. Je peux raconter plein de choses, plein de bêtises qui vont faire rêver les gens mais tant qu’on n’est pas là où se passent les choses, tant qu’on  n’est pas là c’est quoi….?
Le Démocrate : êtes-vous marié ?
Singuila : sourire, ah, je vois ma mère rigoler, je ne suis pas marié, je n’ai  pas d’enfant.  Sinon je vis pour pouvoir  raconter et voilà.
Le Démocrate : Singuila, nous vous remercions
Singuila : c’est plutôt à moi de vous remercier
Propos recueilli par:

Yvon Martial NGANA, Yves Sydney BALEZOU
 et Brice OUNDAGNON

 





Mardi 8 Novembre 2011

Bangui la coquette : des rues et avenues en passe de disparaître

 
  On peut se demander valablement si la Capitale centrafricaine mérite son surnom de Bangui la Coquette ou faille-t-il lui trouver un autre sobriquet, celui-par exemple de «Bangui la Pourriture» ? Que pensent les autorités de ces rues qui tendent à disparaître ?
 
Hier, c’était le Boulevard Charles de Gaulle qui a été rayé de la cartographie routière de la RCA, du moins son tronçon allant du croisement de l’école de la Gendarmerie, jusqu’au second pont Langbassi depuis trop longtemps disparu dans les eaux saunâtes de l’Oubangui. Avant lui, nombreuses sont les rues qui ont disparu.
Aujourd’hui, c’est la rue qui va de l’Avenue Boganda, passant entre la Société BGF, ex SNCT et ex SAURER et qui va vers le Lycée Jean Marie au Camps des Castors qui est en passe d’être rayée de la cartographie routière de la capitale centrafricaine. Au grand dam, bien entendu des riverains de cette rue, jadis très fréquentée. Ces riverains sont aujourd’hui obligés de faire un très long détour pour atteindre l’avenue Boganda.
Mais Diantre ! Que foutent et à quoi servent l’ONM (Office national du matériel), le FER (Fonds d’entretien routier) et leur maison mère le département des travaux publics, ainsi que la municipalité de Bangui ? A rien. Du moins c’est la réponse péremptoire que nous lancent à la face certains compatriotes. Et ils ont leur raison, ceux-là !
Tous ces trucs que nous avons cités ci-haut, à savoir les TP, le FER, l’ONM manquent-ils vraiment de moyens pour faire revivre cette rue ? Nous ne le pensons pas.
Combien peut coûter la réfection de cette portion de rue de 300 mètres. Ces trucs cités ci-haut nous répondront certainement, comme c’est la mode en ces temps de changement, qu’il faudra des centaines de milliards pour la refaire.
Mince alors ! Une portion de rue de quelques 300 mètres qu’on pourrait faire revivre avec de la latérite coûterait-il les yeux de la tête à ces machins que sont l’ONM, le FER et le département en charge des Travaux publics ? Bien entendu, le reste de l’enveloppe disparaîtra comme toujours dans les poches et les soutiens gorges.
Aussi terrible que bête est l’histoire de cette portion de rue qui tend à disparaître de la cartographie routière de la capitale centrafricaine. Au départ, c’était des nids d’éléphants qui ont jalonné cette rue. Puis avec l’ arrivée des pluies, ce sont de petits lacs qui ont remplacé ces nids d’éléphants, empêchant tout véhicule, quel que soit son tonnage de passer.
 Les passants eux-mêmes étaient obligés de raser les murs de l’ex Société SNCT, actuelle BGF, s’ils ne sont pas résolus à se frayer un passage dans la broussaille du côté opposé, pour atteindre l’avenue Barthélemy Boganda pour attraper un taxi et s’éclater dans leurs différentes destinations.
Puis, de petits malins ont encore trouvé mieux de déverser des monticules de terre arrachée à des travaux de terrassement quelque part dans la Cité. Ce geste a fait que cette portion de rue est désormais carrément impraticable.
Réfectionnera-t-on cette rue un jour, pour permettre aux compatriotes qui résident dans le coin d’y circuler librement ? Pas sûr quand on sait que la RCA est le pays par excellence des travaux entamés et laissés inachevés.
Ce ne sera pas en tout cas, M. Jacques Ngoli, ci-devant Président du PRC qui nous démentira. Lui qui a été et continue d’être privé de passage tout simplement parce que l’ONM ou un truc de ce genre qui a entrepris de grands travaux à proximité de sa résidence pour permettre le passage d’un pont, a creusé un caniveau devant chez lui, a accumulé des monticules de terre sans pour autant les arranger, les remblayer pour permettre à ce monsieur et sa maisonnée de circuler librement. Conséquence, le monsieur a été obligé d’enlever «les pieds» (roues) de sa voiture bloquée dans la concession et de les parquer à l’intérieur pour ne pas que ses anciens visiteurs indésirables et enturbannés ne viennent les lui piquer.
Ce n’est pas le seul cas à déplorer de ces grands chantiers jamais achevés par la RCA. Les citer tous sera un travail bête, fastidieux et inutile. Mais tout le monde le sait.
Aussi, il n’est que très important et trop urgent que les gens de l’ONM, du FER et du département des Travaux publics se réveillent de leur sommeil comateux, enlèvent ces grosses lunettes noires ou fumées qu’ils portent et qui les empêchent de voir que la rue qui va de l’avenue Boganda vers le lycée Jean Marie, est entrain d’être rayée de la cartographie routière de la ville de Bangui. Et qu’ils lancent un appel à volontaire pour que les « autres gens » leur amènent de la latérite et des niveleuse pour mettre un frein de cabri à la disparition de cette portion de rue qui, pourtant, fait moins de 500 m à arranger.
Oh Centrafrique, pays des paradoxes, où vas-tu ?
 
 
 




Mardi 11 Octobre 2011

Affaire Telsoft Gateway classée :  « M. Gregory Dufosse expulsé » !
Selon une source proche du dossier, on apprend que Grégory DUFOSSÉ le Responsable opérationnel, TELSOFT GATEWAY CENTRAFRIQUE qui avait été embastillé à la prison centrale de Ngaragba a été remis en liberté et expulsé de Centrafrique ce vendredi 7 octobre . Cette libération peu de temps après l’arrivée à Bangui de l’avocat français de ce monsieur.  Avec la libération de ce protagoniste de l’affaire TELSOFT ainsi que la restitution par BOZIZE lui-même de son passeport à Fidèle Gouandjika l’autre protagoniste de l’affaire du fameux chèque de 50 millions de F CFA qui, au lieu d’être encaissé au trésor, a pris une autre destination, on a maintenant la certitude que Bozizé a décidé d’enterrer ce dossier.
C’est ce qui a permis à Gouandjika de quitter tranquillement le pays via Douala et de se retrouver actuellement à Paris où il fait le fanfaron comme d’habitude, téléphonant à tout vent et envoyant çà et là des courriels de propagande du régime KNK, histoire de faire comprendre à ceux qui croyaient que c’était fini pour lui avec son inculpation qu’il n’a aucun souci et que ses milliards sont bien à l’abri.
Tant et si bien qu’il s’est même permis de convoquer pour ce dimanche 9 octobre une réunion avec les membres du KNK France mais aux dernières nouvelles, son initiative se serait heurtée au refus du secrétaire général national Elie OUEIFIO qui dénie à Gouandjika toute qualité de tenir une telle réunion, de surcroît mandaté par personne ».
Source : C.A.P
 
 






Lundi 10 Octobre 2011

Face à la République de l’impunité, «  la démission de Karim Meckassoua s’impose » !
 Il est grand temps que l’épais bandeau noir qui voile les yeux de notre peuple puisse être arraché avec violence pour lui permettre de se rendre à l’évidence et de comprendre enfin que le Président de la République, le général d’armée, François Bozizé n’était pas venu aux affaires pour essuyer ses larmes, mais plutôt pour se remplir le ventre et s’en mettre plein la poche !

Il ne saurait en être autrement tant l’homme du 15 mars 2003 vient de rapporter la preuve la plus irréfragable de sa propension à se satisfaire et à protéger ses complices dans l’affaire de Télécoms !
Il ne saurait en être autrement tant l’homme du 15 mars a porté une encoche dans la procédure judiciaire déclenchée contre le tonitruant ministre de l’agriculture, Monsieur Fidèle Gouandjika, impliqué et empêtré jusqu’au cou dans l’affaire de détournements de milliards de la Socatel et de la liquidation de l’un des fleurons de l’économie nationale !
En effet, alors que le Procureur de la République n’attendait que le feu vert de l’homme du 15 mars qui a claironné sur tous les toits, après le rapt électoral du 23 janvier 2011, que la récréation est définitivement terminée, le Président de la République, le général d’armée, François Bozizé va décider contre toute attente de remettre à son complice, l’un des pires et piètres ministres que la République ait jamais connus, son passeport dont il a été dépossédé entretemps par la justice  pour nécessité d’enquête !
 Et lui demander d’aller se reposer à Deauville en France, après de si loyaux services rendus à la République : Faire remplir son compte de plusieurs milliards de Francs au détriment de la République !
En agissant ainsi, l’homme du 15 mars vient de prouver aux yeux de notre peuple son amour pour les faussaires et sa boulimie matérielle et financière !
Gouandjika n’a – t – il pas chanté devant notre peuple qu’il ne pouvait pas être arrêté ?
Et que s’il devait être inquiété dans sa liberté, son droit de réserve ne serait – il pas délibérément violé et le contenu de son pacte avec l’homme du 15 mars ne serait – il pas porté sur la place publique ?
Tout est accompli comme l’a dit le Maître de la Parole, le Jésus de Nazareth, le Messie et le Fils de Dieu Vivant !
Et il ne reste plus qu’au ministre d’Etat, Karim Meckassoua, de claquer la porte , s’il veut encore continuer sa mission, non pas celle de se remplir le ventre et de s’en mettre plein la poche comme ces nouveaux envahisseurs qui volent, pillent et tuent tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes qu’est la République Centrafricaine, mais celle d’entendre et de ne pas faire étouffer les voix des Bartimée qui, assis sur les trottoirs de nos villages et de nos quartiers, attendent leur jour de miracle.
Car, Bozizé a décidé dans cette terrible affaire de détournements des deniers publics qu’il est du côté des pires faussaires de la République et que la récréation est encore prolongée pour 5 années.
A moins que le peuple qui, semble – t- il, l’ait unanimement élu, n’en décide autrement ! C’est une question d’honneur et de dignité pour Karim Meckassoua : PARTIR !
Tel est l’avis de tous les combattants de la liberté et de tous les démocrates dignes de ce nom avant qu’il ne soit trop tard, et avant que les rats ne puissent commencer à quitter le bateau !
V. Ikulu
 
 


Vendredi 7 Octobre 2011

« Bozizé aurait encore eu un malaise » !

 « Selon des informations dignes de foi émanant d’une source proche de la Bozizé ayant requis l’anonymat, l’état de santé du président Bozizé, en dépit de ses multiples dénégations tendant à faire croire qu’il serait dans une forme olympique, a encore donné de réelles frayeurs à ses proches.

D’après notre source, il aurait été retrouvé inanimé ce matin et serait demeuré durablement inconscient, situation grandement préoccupante qui a naturellement déclenché des pleurs et suscité de vives inquiétudes au niveau de sa famille proche.

Jusqu’à quand Bozizé continuera-t-il à nier l’évidence pour tenter de faire croire qu’il se porte comme un charme ? On ne peut tricher trop longtemps avec la réalité de son état de santé, on finira toujours par se faire rattraper par la vérité. Tout cela pose avec gravité la question de son aptitude à exercer pleinement les charges de sa fonction à la tête du pays. C’est là où la démarche du président du MDREC Joseph Bendounga qui a saisi la Cour constitutionnelle prend tout son sens et trouve sa totale pertinence.

C’est un secret de polichinelle que le président Bozizé est vraiment malade mais fait tout pour dissimuler ce dont il souffre. Des médecins chinois l’ont examiné et confirmé le diagnostic de certaines maladies déjà dépistées en Afrique du Sud lors d’un de ses déplacements. Là où le bât blesse est que Bozizé refuse les solutions thérapeutiques que ces éminents médecins lui préconisent préférant le recours aux charlatans et remèdes des marabouts africains et des gourous de sa secte de l’église du christianisme céleste.

Son malaise de ce jour relance la controverse sur son aptitude à diriger les affaires du pays et l’hypothèse de plus en plus probable de sa soudaine disparition alors que son mandat de cinq ans vient à peine de débuter ».

Source : C.A.P 

 

 




Jeudi 6 Octobre 2011

 
Affaire REGICA : échec d’un plan Machiavélique 
 
 
Tout se passe comme s’il existe un plan de destruction monté de toutes pièces en vue de nuire à certains vaillants fils du pays qui ont fait leurs preuves mais qui malheureusement se retrouvent aujourd’hui dans l’œil du cyclone.
 
 
C’est malheureusement l’actualité qui défraie depuis ces derniers temps la chronique en Centrafrique. L'image et la réputation de certains de nos compatriotes sont en train de se voir ternir. Parmi ces compatriotes se trouvent en tête l'Honorable ZINGAS alias très apprécié dans le 6è Arrondissement, l'ancien Ministre Désiré NZANGA KOLINGBA qui selon les dernières tendances est donné vainqueur aux législatives partielles dans le cinquième arrondissement, et du Ministre Délégué Abdallah-Kadre.
Les faits remontent à l'organisation des festivités du cinquantenaire de la proclamation de la République, où une somme de 100 millions a été budgétisée pour assurer le paiement des spots publicitaires, l'invitation des hommes de média et le paiement des prestations de couverture médiatique internationale et non pour le paiement de la Société REGICA.
Le conseil des Ministres du jeudi 04 novembre 2011 avait instruit les Ministres ZINGAS et KOLINGBA de procéder aux négociations avec AFRICA24 et éventuellement TELE SUD pour la couverture des festivités selon la notification N° 211IMCSGGRI/DIRCAB/DGAG du 22 novembre 2011.
Or, selon les questionnements légitimes du Maître ZARAMBAUD, pourquoi n'a-t-on pas procédé par appel d'offres conformément au code des marchés Publics pour la circonstance?
Une tentative de réponse commencera par le fait que l'équipe était prise par le temps, car entre le 04 novembre et le 1 er Décembre; date des festivités, il était quasiment impossible de respecter les contraintes temporelles édictées par le code.
Deuxièmement, aucun marché de gré à gré n'a été attribué à la Société REGICA puisqu'il n'était pas en règle vis-à-vis des impôts (voir tableau des impôts que nous avons publié dans nos précédentes parutions).
 Par conséquent le Trésor Public ne connaît pas Monsieur DUSSEY (Société REGICA) dans ses livres. Ce qui explique aisément le refus poli du Ministre KADRE de décaisser cette somme sur le compte de   DUSSEY.
Pourtant lorsqu'il s'est présenté le 03 Novembre 2010 dans le Bureau du Ministre KADRE, celui-ci lui a répondu poliment que le Trésor Centrafricain ne vous connait pas. Cela veut tout dire.
Mais qu’avait-il derrière la tête ? Toujours est-il qu’il est parvenu à extorquer de l’argent aux deux ministres chargés d'exécuter cette tâche. Pour les salir après ?
En effet, le décaissement des 100 millions avait été effectué à une institution de la République reconnue par le budget de l'Etat, il s'agissait du comité d'organisation via le Secrétariat Général du Gouvernement. Cette somme avait permis de faciliter les négociations avec AFRICA24 qui était la chaîne retenue dès le départ. Cependant, sa facture était très élevée. Raison pour laquelle le comité a opté à la dernière minute pour TELE SUD, pour qui se battait bec et ongle Monsieur DUSSEY.
C'est finalement la Société REGICA qui a été le client de TELE SUD en utilisant l'argent de l'Etat centrafricain sans fondement juridique. Les deux Ministres se sont faits proprement arnaqués comme dans un jeu de Poker par Monsieur DUSSEY.
Paradoxalement, le Ministre d'Etat aux Finances, au lieu de bien circonscrire l'affaire et donner une réponse aussi simple à Monsieur DUSSEY, s’est plutôt permis d'interpeller l'actuel Ministre Chargé du Secrétariat du Gouvernement, qui pourtant n'a rien à voir avec ce problème, dans une correspondance datée du 26 juillet 2011 que nous citons le deuxième paragraphe: « Monsieur le Ministre qu'il me plaise de vous rappeler que le Gouvernement à travers le Ministère des Finances et du budget de l'époque, a décaissé la totalité desdites sommes à la commission d'organisation des fêtes dont vous avez la responsabilité».
Passage qui met à nu la non maitrise du dossier par le ministre des finances. Chercherait-il à se dédouaner ? On ne le sait pas. Peut-être voulait-il tout simplement dire les Ministres des Finances de l'époque.
Par contre pour son collègue du Secrétariat Général du Gouvernement, il le rend entièrement responsable de la commission d'organisation des fêtes par principe de continuité de l'administration, ce qui est normal. Mais pour le cinquantenaire qui est une festivité grandiose, il y a eu un comité d'organisation dont la composition est fixée par Décret. Le Ministre des finances qui a toujours été Ministre d'Etat ne peut l'ignorer.
Pour ce cas spécifique, le Ministre KOLINGBA n’a été que président d'une Sous commission. Et encore pour la couverture médiatique internationale, la Notification du conseil des Ministres du 04 Novembre 2011 suffit largement pour justifier l'exécution de la mission qui avait été confiée aux deux Ministres.
Jamais, il n'a été question de payer quoi que ce soit à REGICA. Pourquoi cet intéressement subit du ministre d’Etat aux finances ? Mais pour quel intérêt? Pour des raisons de coteries ?   That are the questions.
Seulement les rumeurs qui nous parviennent, il serait aujourd’hui question d’une liste noire de certaines personnalités à écarter définitivement. Liste qui serait établie par une grande personnalité très ambitieuse déterminée à succéder à KANGARA par tous les moyens. Ce serait même cette personnalité qui alimente régulièrement via un autre ignoble individu que nous taisons le nom un organe de presse en ligne sur la situation du président de la République.
 Ah, la mémoire centrafricaine est courte. Sinon, elle devait se souvenir de la stratégie utilisée par un compatriote pour en venir à bout des Lingoupou, Kolignako, Banza, Obrou…
On raconte ça et là aujourd’hui qu’il est désormais question d’une procédure pour la levée d'immunité de l'Honorable ZINGAS, ce qui n’est pas le cas avec les opérateurs économiques fraudeur du fisc. L’Assemblée Nationale se laissera-t-elle faire?    Qui délivrera le président de la République de ses diseurs d’aventures et qui l’embrouillent dans ses prises de décisions. Pourtant, il y a plus de 723 millions à recouvrer auprès de Monsieur DUSSEY.
 Mais, pourquoi ne saisit-on pas le ministre de la Justice avec des instructions fermes non seulement pour procéder au recouvrement de ces créances mais aussi pour l'attribution d'un marché, en violation du code du marché public?
Pourquoi, n-a-t-on pas engagé des poursuites à l'encontre de monsieur DUSSEY en restitution de trop perçu? Puisque la facture de TELE SUD n'a coûté que 17 millions. Cela pourrait aider à régler le Problème de vacations des Professeurs d'université et des militaires retraités. Est-ce que les Etats Généraux des Finances vont donner au pays un véritable canevas des réformes qui peuvent impulser la reconstruction? Wait and see.
Il faut cesser de divertir le peuple centrafricain et de cultiver la haine dans des organes de presse locale ou sur internet. Cessons de cultiver la haine !
Affaire à suivre
 
 
 
 
 



Jeudi 29 Septembre 2011



Pour sauver son régime, Bozizé se voit obliger d’inquiéter les Directeurs Généraux 

 

Depuis le 10 septembre 2011 où le Président  François Bozizé avait  haussé le ton contre les dirigeants et gérants des sociétés d’économie mixte,  lors de la clôture des Etats Généraux des Finances, tous les yeux étaient tournés vers lui, s’attendant à une frappe dans l’immédiat.

           Beaucoup croyaient que sa réaction allait être imminente, hélas nous voilà aujourd’hui le 28 du même mois, soit  18 jours après et on semble tourner en rond. Les jours passent  et se ressemblent toujours dans la République de Kwa Na Kwa avec le pillage systématique du pays, organisé à grande échelle.

 

Le l’ENERCA à SOCATEL, sans oublier les agences  montées de toutes pièces par le ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï comme ASRP, SOCASP, ACER, COMIGEM, ORGEM. Sur cette longue liste des sociétés d’économie mixte, s’ajoutent les structures comme l’Unité de Cession du Médicament (UCM)  chasse gardée du Docteur pharmacien Bassirou Sékou Sylla  qui, en dépit des gabegies qui ne disent pas leur nom, et des cris de détresse du personnel continue à régner en maître sur cette structure.

  Dans son laïus lors de la clôture des Etats Généraux des Finances de son neveu Sylvain Ndoutingaï, le Général Président  a et pourtant clamé tout haut en français en abordant le dossier des entreprises d’Etat :

  « … Mais d’ores et déjà, je mets en garde tous les dirigeants et gérants des sociétés d’économie mixte   qui, au lieu de pouvoir à travers le fonctionnement  des entreprises  dont ils ont la charge, se livrent  au pillage systématique desdites sociétés. Ces entreprises pour la plupart en situation de monopole  qui, jadis, étaient le fleuron de l’économie nationale, sont curieusement au bord de la faillite.  Ce qui est contradictoire malheureusement,  c’est ce que ces dirigeants et gérants de l’entreprise publique sont pour la plupart des hauts cadres bien formés, ressortissants des grandes écoles de référence  au lieu de mettre leur compétence et expérience pour le bien-être de tous, ils contribuent au contraire  à assécher  les caisses de l’Etat et aggraver la souffrance  de nos populations. J’insiste sur l’élargissement de l’assiette de l’Etat et la capacité des régies financières  à mobiliser  toutes les ressources en vue de leur redistribution équitables. En dépit des difficultés  de trésorerie que connaît le pays du fait de l’incapacité de ces organes de gestion à identifier  toutes les ressources de  recettes, de le recouvrer et, surtout, de la délinquance financière, certains compatriotes  se complaisent  dans les revendications fallacieuses, ils demandent l’augmentation de salaire et des prises en compte  d’effets financiers, des ressources publiques ne suivent pas l’évolution de notre société….. » 

En tenant un tel langage aussi dur envers les responsables des sociétés d’économie mixte, le Président de la République s’attaquait à qui ?

Beaucoup pensent qu’en grand stratège, le Président  de la République voulait s’attaquer  au Contrôleur Général  des Sociétés d’économie mixte Abel Magbodiadé qui, en dépit des descentes aux enfers de  beaucoup des entreprises publiques observe un mutisme qui ne dit pas son nom.

Comment le Contrôleur Général pourrait expliquer  son mutisme face à ce qui se passe à l’ENERCA, à la SOCATEL, à l’UCM et bien d’autres structures qui broient le noir, sous le regard complice des Directeurs Généraux, les Présidents du Conseil d’Administration ?

L’audace prise par le Ministre d’Etat  aux Postes et Télécom Abdou Karim Meckassoua  demandant l’audit de son Ministère avant sa prise de fonction a révélé beaucoup de choses dans la gestion scrabbleuse et chaotique des structures parapubliques.

Est qu’on a besoin d’attendre l’avènement de Meckassoua à la tête de ce département pour avoir une vue claire sur la SOCATEL ?

Qu’est ce qu’il pense sur les achats fantaisistes des véhicules à l’ENERCA à hauteur de plusieurs dizaines de millions, en dépit des graves difficultés de tous ordres que traverse cette société ?

A-t-on besoin que ça soit le Président de la République qui dénonce ces pratiques mafieuses, devenues légion depuis des années dans les sociétés paraétatiques ?

Les pauvres centrafricains soucieux du développement de leur pays ne savent plus à quel saint se vouer face à la montée en puissance de cette nouvelle race des pilleurs de la République constitués des Directeurs Généraux, des Présidents du Conseil d’Administration, et même certains membres du Gouvernement.

Certains pensent que cette gabegie est encouragée par l’immixtion de certains membres du gouvernement dans la gestion des structures  parapubliques, qui considèrent certaines sociétés comme leur vache à lait.

Après l’audit de Ministère des Postes et Télécommunication, il serait souhaitable  que toutes les directions  telles que ENERCA, ASRP, SOCASP, BARC, UCM pour ne citer que celles là, soient également soumises à un audit.  

 

Suite au prochain numéro

 









Vendredi 09 Septembre 2011


 
Le Milliardaire Gouandjika écrit à Prosper Ndouba de     Centrafrique presse et justifie l’origine de ses milliards
 
 
L’un des milliardaires du régime du Général Bozizé qui n’a pas sa langue dans la poche, le plus médiatique, un des rares membres du Gouvernement à ne pas attaquer en justice les journalistes de la presse privée, ancien Ministre des Postes et Télécom et actuel Ministre de l’Agriculture semble être plus à l’aise de parler de ses milliards.
 
 
Bien décidé à ne pas se cacher derrière son petit doigt pour clamer sa fortune dont l’origine convainc difficilement , Fidèle Gouandjika, toujours égal à lui-même, très sûr de sa position et de ses relations avec le Président de la République n’a pas l’air d’un homme en danger, ni inquiet du résultat de l’audit exigé par le Ministre d’Etat Abdou Karim Méckassoua.
Il répond au Directeur de publication de Centrafrique Presse en ces termes :
 Bonjour Prosper,
  Ayez le courage et l'honnêteté intellectuelle de publier, en guise de droit de réponse le message ci- après dénommé Patrimoine.
Considérations distinguées.
Fidele Gouandjika
Le multimilliardaire de Boyrabe
Envoyé de mon iPhone le 7 sept 2011
  Bonjour Prosper Ndouba, 
Merci infiniment pour avoir fait gratuitement ma publicité. Les débuts de construction de ma résidence (Alice & François) dont le titre foncier m'a permis de challenger le Président Patassé en 1998-1999 et de mon complexe hôtelier tous les deux situés dans le célèbre quartier rouge de Bangui (comme le superbe hôtel x en plein Soweto) datent de 1989 pour la résidence familiale (3 étages) et 1992 pour le complexe hôtelier. Souvenez -vous mon cher Prosper Ndouba que mon Hôtel (2 étages en construction) a servi successivement en 1996-1997 de base arrière des milices KARAKO de Patassé et 2002-2003 aux BANYAMOUNLENGUES toujours de Patassé et votre ami et frère le Congolais Bemba.
Où est - ce que j'ai eu l'argent pour payer mes  cautions en 1999 et 2005 pour briguer deux fois la magistrature suprême de l'État ? A vous de répondre.
Je suis fier d'être riche et immensément riche pour un centrafricain. Je n'ai pas encore dépensé mon salaire ridicule de ministre depuis le 19 juin 2005 jusqu'aujourd'hui.
  L'ensemble des banques dans le monde qui gèrent notre fortune familiale nous versent mensuellement    plus 25 millions de francs CFA ... Facile à vérifier. N'est ce pas?
Meilleures salutations.
  Fidele Gouandjika
Groupe MGF SARL
146 Route de Ndres Boyrabe B.P. 1895 Bangui RCA
Envoyé de mon i Phone le 5 sept 2011 .
 
C.A.P
 
 
 





Jeudi 08 Septembre 2011
 
Interview exclusive de Fidèle Gouandjika :
«  Aujourd’hui c’est Bozizé ! Demain pourra être mon tour »
 
 
Depuis quelques temps, tant sur les médias nationaux qu’internationaux, l’affaire Gouandjika et Maléyombo ne cesse de défrayer la chronique. On leur reprocherait de pratiquer la concussion sur les dus de l’Etat centrafricain. Votre quotidien Le Démocrate a tendu son micro au Ministre Fidèle Gouandjika et a recueilli ses impressions sur l’affaire qui ne peut que ternir l’image des centrafricains qui veulent marquer leur passage à travers des actes mémorables.
 
 
Le Démocrate (LD) : Etes-vous milliardaire ?
Fidele Gouandjika (FG) : je le suis et j’en suis fier ! Je suis milliardaire avant de rentrer au gouvernement. J’avais même fait une communication en fin 2005 en Conseil de Ministre concernant ma richesse. Les membres du Gouvernement d’Elie Doté peuvent le témoigner.
L D : peut-on connaitre l’origine de votre richesse ?
F G: j’ai toujours été un grand homme d’affaires et je le demeure. Ma société MGF excelle dans plusieurs domaines.
L D : La loi dispose qu’après la nomination des membres du Gouvernement, ceux-ci sont tenus de faire la déclaration de leur patrimoine à la Cour Constitutionnelle !
F G : Quelques semaines après ma rentrée au gouvernement, et cela après le retour à la légalité constitutionnelle en 2005, j’ai déposé ma déclaration de patrimoine à cause de l’esprit du respect de la Loi qui m’anime au quotidien. Ceux qui en doutent peuvent se rapprocher de la Greffe de la Cour Constitutionnelle pour se rendre compte de la véracité de mes dires.
L D : Dit - on que vous êtes aussi dans la distribution des pagnes de grandes valeurs ?
F G : Ma société (MGF) commercialise dans quelques pays de l’Afrique centrale des pagnes de marque pour une grande société de renom mondial. MGF est en train d’étudier le marché centrafricain pour la commercialisation de ses pagnes tant prisés par les dames qui savent s’habiller. D’ailleurs, des échantillons ont été présentés à quelques personnalités qui les ont appréciés à leur juste valeur et en ont commandé.
L D : Que dites vous sur la construction de votre hôtel qui défraie tant la chronique tant en lignes que dans la presse locale ?
F G : C’est un projet que j’ai mis en chantier depuis 1992 et qui a connu plusieurs arrêts. Ces arrêts sont tout simplement dus à l’occupation du site par les belligérants des crises militaro-politiques (Karako, Banyamulenges…) qui avaient secoué le pays. Il s’agit bel et bien de la construction d’un complexe hôtelier de six étages dotés de salles de réunion, de conférences, de fêtes, d’une piscine, d’un business center…les niveaux sont équipés d’ascenseurs modernes dont le marché est confié à la firme américaine OTIS.
L D : Pourquoi avoir choisi le quartier Boyrabe ?
F G : L’idée m’est venue en 1990 lors de mon voyage à Soweto en Afrique du Sud où j’ai visité un chantier de construction d’un hôtel de luxe en plein quartier de Soweto. Ce quartier ressemble terriblement au quartier Boyrabe. J’aime mon pays la RCA et j’adore mon quartier. Je pense que chaque centrafricain qui a les moyens a cette obligation de développer son quartier, sa ville, sa région pour ne pas dire toute la République centrafricaine. Je crois en l’avenir de la RCA ! Je crois en la paix durable que le pays est en train de recouvrer. C’est pour ses raisons que j’ai lourdement investi à hauteur de 3 milliards et demi dans cet édifice qui fera la fierté des populations du quatrième arrondissement de Bangui et de toute la RCA.
L D : Avez-vous encore d’autres projets de ce genre ?
F G : en effet, je compte dans un avenir procheconstruire une boulangerie moderne qui sera dénommée « Grand moulin de Boyrabe »(les équipements sont déjà commandés chez un spécialiste italien), un super marché à Bangui, la construction de dix logements de standing pour location, un motel moderne de 20 chambres à Damara, une école primaire et un dispensaire toujours dans la localité de Damara.
L D : La société MGF est-elle reconnue par les fiscs centrafricains ?
F G : La société MGF existe depuis 1998 ! elle est une S A R L au capital de 10 millions de francs CFA, disposant de huit agréments.
L D : Parlez nous un peu du dossier pour lequel vous avez été auditionné ! cela ne découle-t-il pas de l’audit de la Socatel commandité par le Ministre des télécoms Karim Meckassoua ?
F G : Loin de là ! Il s’agit plutôt d’une vielle affaire ultraconfidentielle qui n’a rien à voir avec l’audit de la Socatel commandité par Monsieur Meckassoua. J’ai été entendu par le procureur de la République en tant que témoin pour lever l’équivoque sur le recouvrement des créances de l’Etat. Grâce à mon audition en tant que témoin, cette affaire exhumée et montée de toutes pièces pour ternir l’image de certains membres du gouvernement ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.
L D : Le décret de levée de votre immunité sonne-t-il le glas de votre divorce avec Bozizé ?
F G : Pas du tout ! la levée de cette immunité m’a été salutaire, du moment où elle m’a permis de m’exprimer comme tout citoyen devant la justice de mon pays et d’aider celle-ci. Mon mariage politique avec le président Bozizé est pour le meilleur et le pire.
L D : vos ambitions présidentielles, que sont-elles devenues ?
F G : je me considère actuellement comme au pouvoir de par mon union politique avec Bozizé. Aujourd’hui c’est Bozizé ! Demain pourra être mon tour pour le bonheur et la grandeur de notre pays, toujours dans la poursuite de la philosophie du Kwa na Kwa. Je vous remercie. 
 
Propos recueillis par
Thierry M’bomba
 





Mardi 07 Septembre 2011

 
Elections législatives : Les résultats partiels du 5e

Arrondissement
 
 
Les élections législatives partielles livrent déjà leurs résultats. Ces résultats sont la résultante des fruits des candidats qui ont sué eau et sang pour arracher un fauteuil parlementaire pour leur formation politique. Dans le 5e arrondissement, les Kolingba rafle les sièges mis en compétition.
 
 
Le moins qu’on ne pourra pas ne pas dire, le 5e arrondissement de la ville de Bangui est revenu dans le giron du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Comme en 1998, avec Feu Théophile Touba dans le 5è 1, Jean de Dieu Oubah Tessoubé dans le 5e 2 et David Yakata dans le 5e 3, les législatives partielles de dimanche dernier ont remis la pendule à l’heure : Serge Nzanga Kolingba l’emporte dans la 1ère circonscription du 5e, tandis que son frère aîné, Désiré Nzanga Kolingba l’emporte dans la 2e  circonscription.
En effet d’après les résultats définitifs sortis des urnes parvenus à notre rédaction, que nous publions ci-après, Serge Zanga Kolingba remporte la circonscription avec 1128 voix contre 1071 pour son challenger Mayer. Dans la 2e circonscription, son aîné Désiré Nzanga Kolingba, l’emporte avec 2330 voix contre 1725 à sa concurrente directe, dame Francine Dérant Lakoué.
D’aucuns déclarent que c’est un véritable plébiscite que les électorats du 5e arrondissement 1 et 2 ont opéré en faveur des Kolingba. Car lors du second tour de ces législatives annulé depuis fort aise, les classements étaient presque les mêmes que ceux de ce 3e tour. Mais la bande à Binguimalé via la Sous Commission Dépouillement avait tôt fait d’inter changer certains procès verbaux, attribuant ainsi la victoire à ceux qui ne l’avaient nullement méritée.
Aujourd’hui, on peut dire que les électeurs ont récidivé et ont rectifié les cochonneries de la Sous Commission Dépouillement de la CEI morte, en tout cas depuis tant de mois non prescrits.
La balle se trouve désormais dans le camp du Ministre Josué Binoua, Président du Comité Transitoire des élections, qui devra désormais proclamer les résultats sans les écorner comme l’avait fait son compère Joseph Binguimalé.
Voici du reste publié ci-après les résultats de ces partielles dans les deux circonscriptions de Bangui, concernées.  
Simatagna
 


 
Le chemin de croix des Ambassadeurs centrafricains à l’extérieur : 8 ambassadeurs broient le noir à Bangui
 
 
Avec tout ce qui se passe loin de la capitale centrafricaine, et aux réalités de ce que vivent les ambassades dans Bangui ville de rumeur, beaucoup se posent des questions sur ce que représentent nos représentations diplomatiques à l’extérieur.

 
Selon certaines indiscrétions, au moins sept Ambassadeurs plénipotentiaires sont entrain de faire les mains et des pieds pour être reçus par le Président de la République Chef de l’Etat.
Pendant que sous d’autres cieux le pouvoir s’évertue pour donner une autre image à la représentation de leur pays à l’extérieur, en République Centrafricaine, c’est un autre spectacle que les autorités politiques nous livrent.
A voir seulement le train de vie époustouflant des Ambassadeurs accrédités dans la capitale centrafricaine, il y’a de quoi à se poser des questions.
Depuis quelques mois, la capitale centrafricaine en général, plus précisément le Ministère des Affaires Etrangères semble être pris en otage par les ambassadeurs de la République Centrafricaine à l’extérieur.
Chaque jour que le Bon Dieu fait, il se passe dans le cabinet du Ministre des Affaires Etrangères des séries de déplacements des Ambassadeurs qui ont abandonné leur poste à l’étranger depuis des mois durant pour faire des pieds de grus au Cabinet du Général Antoine Gambi.
Tout se passe comme si cette République n’est pas à mesure de faire face à ses dépenses régaliennes, même pour gérer les dossiers hautement diplomatiques.
Depuis le 15 mars 2003, le pouvoir du Général Président ne cesse de faire de son mieux pour embellir l’image du pays sur le plan international en créant des représentations diplomatiques à l’extérieur.
Sauf que, tout se passe comme si le pays en créant ces ambassades à l’extérieur dans quelle optique on ne sait, n’est pas en mesure de supporter leurs charges.
Dans certaines de nos représentations diplomatiques à l’extérieur, il se pose de sérieux problèmes de prises en charge de la chancellerie et de la résidence de l’Ambassadeur.
Certains Ambassadeurs sont parfois obligés de recourir à leur salaire pour faire face aux problèmes de locations et autres charges de l’Ambassade.
En se comportant de la sorte, le pouvoir de Bangui oublie que c’est l’image de tout un pays qui est terni, et le Ministère des Affaires Etrangères pour des problèmes d’homme à homme, enfonce le clou en se résumant sur la personne de chaque Ambassadeur.
 












Vendredi 12 Aout 2011

 
Dossier spécial :
Les prisonniers de Rayan victimes de la
chapelle politique
 
 
Par ces motifs « Ordonnons la mise en liberté immédiate de dame Kalayen Albertine épouse Balembay et autres ». Telles ont été les conclusions du procès verbal de notification d’une ordonnance de la chambre d ’accusation de la Cour d’Appel de Bangui, dans le but de rendre justice aux victimes innocentes de l’incendies du super marché Rayan à l’époque mais malheureusement cette décision est restée lettre morte. Simple volonté de nuire ou bouche pleine ?
 









Jeudi 11 Aout 2011


Match Amical

Malta vs Central African Republic 2-1 (HT 2-1)

Scorers: 2’ Michael Mifsud (pen), 25’ Hilaire Momi, 43’ Michael Mifsud
   



 

 

 

          Le pouvoir de Bozizé, la folie de grandeur, l’impunité de ses proches et la montée en puissance de nouveaux riches
 
 
Il est entrain de se développer dans le sillage de l’homme du 15 mars une montée en puissance d’une classe de nouveaux riches, venant d’où on ne sait, risqueront bien fort de faire enfoncer et basculer le pouvoir de Bozizé.
 
 
Après la folie de grandeur et le train de vie insultant de certains membres du gouvernement qui ont fait leur beurre sur le dos de l’Etat centrafricain, on assiste depuis quelques jours après la mise en place du gouvernement Touadéra III, à la mise en place d’une nouvelle stratégie d’enrichissement illicite et de bradage de biens publics.
           Tel le cas de la désaffectation du titre foncier N°557 de la cité de l’ASECNA qui se trouve sur l’avenue de l’Indépendance à côté de l’agence Air France, œuvre du Ministre Délégué à la Présidence de la République en Charge de l’Aviation Civile Théodore Jousso, tenant aussi vaille que vaille, entrer dans le club des multi millionnaires et milliardaires de l’ère Bozizé.
Décidément toute porte à croire que dans ce pays, rien ne se fait gratuitement, dans l’intérêt supérieur de la nation.
Bien dans la logique de la classe de ces profito-situationnistes, ces pilleurs et  « ventriotes» qui montent en puissance dans ce pays, voulant se déguiser en patriotes, rien ne peut se faire sans avoir tailler leur part de lion.
Depuis plus de deux mois, le Ministre d’Etat aux Finances et au Budget a saisi le Directeur Général de l’ASECNA via le Ministre Délégué à la Présidence de la République en charge de l’Aviation Civile Théodore Jousso, a instruit l’ASECNA d’accepter la désaffectation du titre foncier N°557 de la cité de l’ASECNA qui se trouve sur l’avenue de l’Indépendance à côté de l’agence Air France.
Par la même procédure le DG de l’ASECNA a répondu négativement à cette proposition puisque selon lui, ces logements sont mis à la disposition de l’ASECNA en vertu de la Convention de Dakar comme la participation de la République Centrafricaine. Selon lui, le retrait de ces bâtiments voudrait bien dire que la RCA veut se retirer de l’ASECNA.
Plus besoin de rappeler qu’à la création d’une société, l’apport de chaque actionnaire est indispensable, et au cas où un des actionnaires retire son apport, il est d’office écarté de la société avec les conséquences qui en découlent.
Pour le syndicat à l’époque, si l’Etat retire ces bâtiments, c’est qu’il remet en cause la Convention de Dakar, et qui dit Convention de Dakar dit les 400 personnes de l’ASECNA qui risqueront bien fort de menacer leur emploi.
Selon le Ministre Délégué Jousso, déjà avec son petit calcul derrière la tête, clamait que, c’est pour des raisons stratégiques et sécuritaires et après discutions en Conseil des Ministres, que le Gouvernement voulait retirer ces bâtiments pour raison d’Etat.
Hélas que très rapidement les intentions malveillantes des auteurs et complices de ce qu’on avait qualifié de bradage de ces 18 logements seront mises à nu.
Puisque ceux qui se cachaient derrière ces pseudos raisons stratégiques et sécuritaires pour se partager ces villas seront rapidement connus.
En tête de liste se trouve curieusement le Ministre Déléguéà la Présidence de la République en Charge de l’Aviation Civile Théodore Jousso, pourtant ancien cadre de l’ASECNA, qui peut être, à peine arrivé aux affaires veut aussi entrer dans le club de grands et acquéreurs des villas hauts standings dans la capitale centrafricaine.
Pensant que ce qui est entrain de se passer dans le monde arabe des dictateurs Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Egypte, allait servir de leçon à ces nouveaux riches que le pays n’a jamais connus. Hélas, les choses se sont allés du mauvais en pis.
En quelques années, on a vu dans le sillage du Président de la République, on a vu de toutes les couleurs, et la liste des ceux qui risqueront un jour être à l’origine des soucis du Président de la République ne fait que s’allonger.
Comme le Président Idriss Déby Itno a déclenché au Tchad avec l’arrestation de ses proches et Mme le Maire de Ndjamena, il est temps que le Président Bozizé se réveille et privilégie la lutte contre la corruption, la gabegie, l’impunité et l’enrichissement illicite de ceux qui prétendent bénéficier de sa protection. 
Depuis l’avènement du 15 mars 2003, s’il y’a un point qui fait fléchir le Président de la République, c’est son silence et son mutisme devant les exactions, les cas de détournements et de vols de ses proches, oubliant qu’il  sera le seul à répondre devant le tribunal de l’histoire.
Ou la récréation est terminée pour les uns, ou elle ne fait que commencer pour les autres, étant très sûr de leur couverture atomique.
Comment expliquer que les Ministres d’Etat, les Ministres, et même le Ministre Délégué Jousso se sont arrangés à partager entre eux ces villas à vil prix, alors le titre foncier est encore au nom de l’ASECNA. Pourquoi ne pas proposer d’abord ces villas à l’ASECNA ou aux cadres qui les occupent depuis des années ces maisons ?

 
Et pourtant l’ASECNA a pu débourser 17.801.174 pour les droits et taxes calculés par rapport aux valeurs vénales actualisées des titres évalués par l’entreprise RADAR depuis 2001, et qu’une enveloppe de 400 millions est même déjà disponible pour travaux de réhabilitation de ces 18 logements, l’appel d’offre lancé, les entreprises sélectionnées et qu’il reste que les démarrages des travaux ?
Comment le Ministre Délégué Jousso peut se permettre de s’octroyer une villa avec un niveau à 3 millions, alors que cette villa vient d’être réaménagée à plus de 20 millions par l’ASECNA ? Mais ou va la République avec cette montée en puissance de cette race des voraces et prédateurs de la République ?
Seul l’avenir nous le dira.
Selon certaines indiscrétions, il se livrerait dans le gouvernement et le sillage des proches de Bozizé, une concurrence qui ne dit pas son nom.
Ils se font découvrir par leur fortune, leur milliard et plusieurs centaines de millions acquis en moins de 10 ans de pouvoir de Bozizé, des voitures de luxes avec les numéros 001 sur toutes les plaques d’immatriculations, bref, la liste de ces nouveaux riches est longue.
Comme les proches de la famille Ben Ali et son épouse Trabelti qui se livraient une guerre sans merci pour les voitures de luxes, villas hauts standings et un train de vie insultant, certains membres du Gouvernement se disant très proche du pouvoir veulent imiter le train de vie des émirs du golf et du Sultan de Brunei. Que dit le Président Bozizé qui a clamé la fin de la récréation devant la montée en puissance de cette nouvelle race des voraces qui ternissent son image ?
Qu’est qu’il pense de Jousso ?
Suite au prochain numéro






Mardi 26 Juillet 2011


Bozizé et  Binoua : « échec annoncé des nominations partisanes, des préfets, sous préfets et  maires » !

  La gestion des affaires de la cité !

 Lorsque les ministres de la République, les directeurs généraux, les directeurs, et les chefs de service emploient ces quelques mots pleins de sens, ils le font le plus souvent de façon irréfléchie, sans se faire une image de ce qu’est réellement cet univers dont ils parlent.

 Or, nombre de ceux qui essaient de se représenter quelque chose de précis à ce sujet voient en esprit la maîtrise effective des règles élémentaires des sciences administratives, la conception et la mise en œuvre d’un programme décennal de développement, et la mobilisation de toutes les potentialités économiques et de toutes les ressources humaines, sans exclusive. Ils savent qu’il y a dans la gestion quotidienne des affaires de la République, beaucoup d’écueils à franchir, des contrariétés à accepter, et des mondes nouveaux et de plus en plus nombreux à découvrir à mesure que l’on veut défendre contre vents et marées les intérêts de tout un peuple. Le commun des mortels, quant à lui, se contente du mot « sans tête ni queue », ce qui est une terrible erreur, car cela fait naître en lui une image erronée.

La gestion des affaires de la République ne peut pas être « sans tête ni queue ». Elle doit être la création matérielle d’un homme, et donc l’œuvre de son créateur. Comme toute œuvre, cette politique de la gestion de la chose publique se trouve inévitablement à côté de celui qui l’a créée et, en tant que telle, elle est limitée.

Des personnes soi-disant évoluées sont souvent fières d’avoir reconnu que Dieu est présent dans la Création entière, dans chaque fleur, dans chaque pierre, et que les forces motrices de la nature sont Dieu, c’est – à – dire tout ce qui est insondable, tout ce qui est perceptible sans pouvoir être réellement saisi pour autant : une Force originelle constamment en action, la Source de force qui se renouvelle éternellement d’elle-même, la Lumière originelle inessentielle. Ces personnes se croient considérablement évoluées en ayant conscience de trouver Dieu partout, de le rencontrer partout, en tant que Force motrice qui pénètre toute chose et est constamment à l’œuvre dans le seul but de faire avancer l’évolution vers la perfection.

Mais cela n’est juste que dans un certain sens. Ils ne rencontrent que dans la Création que la Volonté de Dieu, et par là même son Esprit, sa Force. Lui – même se trouve bien au – dessus de la Création. C’est ainsi que la gestion des affaires de la République est l’œuvre d’un homme ou d’un groupe d’hommes décidé à précipiter le plus grand nombre dans la caravane humaine du développement, du bonheur et de l’ascension vers les hauteurs lumineuses, à travers un programme clair et net du développement, des ressources à mobiliser et des objectifs précis et palpables à atteindre.

 C’est ainsi que Deng Xiaoping, le Père de la Révolution Chinoise, après sa longue traversée du désert, au lendemain de la mort de son maître à pensée, Mao Tsé Toung, va concevoir et mettre en œuvre cette politique de développement fondée sur une économie dirigiste qui caractérise la Chine d’Aujourd’hui.

C’est ainsi  aussi que le Capitaine Thomas Sankara, celui que les jeunes générations des années  80 appelaient fièrement leur Président, va inventer avec ses amis Lingani, Zongo et Compaoré, dans son pays la Haute Volta qui deviendra plus tard le Burkina – Faso, « le pays des Hommes Intègres », une politique de l’auto suffisance alimentaire, fondée sur une prise de conscience collective, sur l’amour de la patrie,  et la défense des intérêts des masses populaires.

Quid aujourd’hui du président de la République, le général d’armée, François Bozizé arrivé aux commandes des affaires de la cité par un coup d’état militaire, avec toute la horde de ses libérateurs et de ses compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur ? Cette question au regard de l’histoire restera sans réponse, car l’homme du 15 mars aura grandement manqué à son devoir de garant des intérêts de notre peuple, aura permis l’ascension sociale des soudeurs, des charpentiers et des menuisiers, et aura décidé de mener une guerre sans merci contre tous ceux qui ont eu la chance d’avoir été suffisamment formatés pour servi la République.

 C’est ce qui explique aisément l’échec de  leurs 8 années passées à la tête de notre pays : Un Etat fantôme où fourmillent des mouvements de rébellions, où sévissent des bandes lourdement armées non identifiées, où règnent des rebelles de la LRA du seigneur de guerre Joseph Kony et où des forces armées centrafricaines démotivées et sous équipées sont obligées de racketter, tous les jours que Dieu fait, de paisibles commerçants et citoyens pour survivre ! Un Etat fantôme où les infrastructures scolaires sont dans un état de délabrement éhonté, où l’assistance sanitaire est inexistante, de l’est à l’ouest, et du sud au nord, où l’impraticabilité des voies de communications expliquent à elles seules la disparition de la carte de la République centrafricaine de certains villages et de certaines communes jadis prospères, et où l’agriculture est réduite aux  seules cultures de subsistance !

Un Etat fantôme où l’appareil de l’Etat est exclusivement concentré entre les mains d’un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture et sans réelle ambition politique, mais guidé uniquement que par le souci de consommer : protocoles, tapis rouges, révérences, frais de missions, villas palais, costumes coûteux, voitures grosses cylindrées, femmes ou hommes de compagnie, etc.

Dans ces conditions, comment alors des préfets, des sous préfets et surtout des maires qui n’ont pas été techniquement outillés pour servir la République et qui ont été nommés dans leurs nobles fonctions que du fait de leur appartenance politique, religieuse, régionaliste, ethnique, clanique et familiale, peuvent – ils devenir du jour au lendemain de véritables agents du développement, au service de leurs administrés et des masses populaires ?                                                             Comment de braves soudeurs, de simples charpentiers et d’innocents plombiers qui n’ont aucune notion des règles élémentaires de la science administrative, du droit budgétaire et de la gestion des projets, peuvent – ils initier et mettre en œuvre une réelle politique de développement et insuffler une nouvelle dynamique dans les mentalités de nos populations locales, à travers l’exploitation et la mise en valeur des  spécificités économiques, agricoles, touristiques, artisanales et culturelles de leurs différentes régions ?

Comment des préfectures, des sous préfectures et des communes dont les ressources propres ne cessent de tarir, du fait de la suspension et de la cessation des actvités des sociétés minières, de la désaffectation systématique de leurs recettes fiscalo douanières au profit de Bangui, au nom du sacro saint principe de l’unicité de caisse et de l’inexistence de l’épargne locale, peuvent – elles combattre efficacement les grands défis du développement que sont l’analphabétisme, le chômage sans cesse vertigineux des jeunes diplômés, la malnutrition, et le VIH /SIDA ? Non !  Il est grand temps que le président de la République, le général d’armée, François Bozizé et son ministre de l’administration du territoire, le pasteur Josué Binoua se réveillent de leur longue nuit de sommeil, se rendent à l’évidence et comprennent  enfin qu’ils ne peuvent plus continuer par des paroles mielleuses à tromper notre peuple. Ils doivent agir et prouver hic et nunc à notre peuple par des actes ce dont ils sont capables ! C’est à ce prix et à ce prix seulement que le peuple croira en eux.

Car, de même que la Création matérielle ou plus exactement ce que nous appelons lois de la nature est l’expression de la volonté de Dieu qui, en se réalisant, forme continuellement de nouveaux mondes et les décompose, la volonté de l’homme du 15 mars et ses projets d’avenir pour notre peuple doivent être palpables dans tous les domaines de la vie quotidienne et ne sauraient se limiter qu’à des discours d’illusions et à des propos immensément mensongers. C’est pourquoi, gérer les affaires de la cité doit être sans aucun doute l’œuvre d’un artiste ou des artistes. L’artiste, par exemple, est aussi dans son œuvre, il s’exprime en elle, et pourtant il se tient personnellement à côté d’elle. L’œuvre est limitée et éphémère, mais le talent de l’artiste ne l’est pas pour autant. L’artiste, c’est – à – dire le créateur peut détruire son œuvre, dans laquelle repose sa volonté, sans qu’il en soit lui – même affecté. Il n’en restera pas moins artiste.

Les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom reconnaissent et retrouvent l’artiste dans son œuvre, et il leur devient familier sans qu’ils aient  besoin de l’avoir vu personnellement. Ils ont ses œuvres, son vouloir y repose et fait impression sur eux. Il vient par là au devant des masses populaires. Il est grand temps donc que le président de la République devienne un artiste, celui qui se reconnait par ses œuvres et non par de simples paroles, vides de sens !

Ibrahim N Tesa  





Lundi 25 Juillet 2011



Josué Binoua frappe à nouveau : le Maire de Bégoua limogé

 Le moins qu’on ne pourra pas ne pas dire, c’est que le Ministre en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation poursuit son œuvre de salubrité administrative. Après Jean Barkès Ngombé Ketté, c’est au tour du Maire de Bégoua, M. Valentin Obougna de subir les foudres du Ministre Binoua.

 En effet, le Ministre Josué Binoua vient par un arrêté ministériel, de suspendre le Maire de la Commune de Bégoua, sieur Valentin Obougna, pour diverses fautes, par lui commises.

Depuis un certain temps, le mécontentement montait au sein de la Délégation Spéciale de la Commune de Bégoua. Ses collègues conseillers municipaux de cette commune lui reprochaient une gestion carrée des biens de la commune.

Dans leurs reproches, ces conseillers municipaux dénonçaient notamment le fait que le Président de la délégation de cette commune située à la sortie nord de la ville de Bangui, avait depuis belle lurette déserté le bureau qui lui avait été affecté dans le bâtiment qui abrite les services de la Commune. Il aurait érigé son bureau ailleurs et de là il gère avec une totale opacité les recettes générées par la commune, notamment les recettes des marchés, dont le marché à bétail et les taxes dues par la Fédération nationale des éleveurs centrafricains FNEC.

Autres griefs reprochés au Président de la délégation spéciale de la commune de Bégoua par ses collègues conseiller, le fait qu’il a refusé de collaborer avec eux, depuis qu’il a entamé la gestion opaque des ressources financières de la commune, avec la complicité du responsable financier de la délégation.

Le Sous Préfet de Bimbo, M. Benjamin Lena a été appelé à la rescousse pour trancher. Mais à chaque réunion programmée par cette autorité administrative en charge de la commune de Bégoua, M. Obougna a toujours brillé par son absence. Excédé par un tel comportement, le pauvre Sous préfet, s’est résolu à rendre compte à la hiérarchie et la machine disciplinaire administrative s’est mise en route. Conséquence logique, M. Valentin Obougna est suspendu de solde et de fonction pour une durée de 3 mois avec traduction au Conseil de discipline.

A ce rythme, le Ministre Josué Binoua va vider toute l’administration territoriale de ces « photocopies de Maires » que sont les Présidents de délégation spéciale, véreux qui gangrènent son département. Une œuvre de salubrité administrative qui fera bien entendu des victimes, mais qui est indispensable pour donner à l’administration territoriale toute son aura d’antan.

La question qui se pose avec acuité est celle de savoir si le Ministre Josué Binoua, en charge de l’administration du territoire et de la décentralisation ira jusqu’au bout de sa mission, sans qu’un « Maire  protégé » par l’ethnie, la région, le parti, la famille ne commence à lui donner des tournis ? On le verra bien

En tout cas, Josué Binoua ne fait qu’appliquer le desideratum du chef de l’Etat qui avait déclaré lors de son investiture pour le mandat actuel que la « récréation est terminée.

Alors, après Jean Barkès Ngombé Ketté, Valentin Obougna, à qui le tour ?

Le Démocrate s’interroge seulement !                                      Simatagna

 




La vérité sur l’attaque de la ville de Sam Ouandjia !

 Selon des informations dignes de foi, « on connait désormais l’identité des hommes armés qui ont pris le contrôle de la ville de Sam Ouandja (nord-est de la RCA), depuis le 18 juillet 2011. Ce sont les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, (UFDR) qui ont investi la ville. Après avoir pris le contrôle total de la ville, ces hommes ont saccagé le réseau de la téléphonie mobile Télécel. Ils occupent depuis lors l’aérodrome de la ville et empêchent tout mouvement d’avion.

 

 La prise de la ville de Sam Ouandja s’expliquerait par l’attaque à répétition des positions des éléments de l’UFDR, par ceux de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), tous deux, signataires de l’accord de paix avec Bangui.

Selon des sources proches du commandement de l’UFDR, Zacharia Damane, chef de l’ex rébellion serait très remonté à cause de ces attaques répétées. Il en veut particulièrement aux autorités de Bangui qui selon lui, garde le silence sur ces attaques.

D’autres sources affirment que Zacharia Damane est convaincu que la CPJP est instrumentalisée pour déstabiliser l’UFDR.

Il faut noter que le 13 juillet dernier à Bria, une négociation en vue d’un accord de cessation d’hostilités entre les deux groupes rebelles avait connu un échec. Il s’agissait d’une rencontre tripartite qui avait réuni les leaders de la CPJP et de l’UFDR et les Autorités administratives locales à Bria en vue d’un retour définitif à la paix dans la région.

  Enfin, selon d’autres informations, Bozizé qui devait se rendre à New-York a annulé son déplacement au dernier moment à cause de la situation de Sam-Ouandja.

  Par ailleurs ces derniers temps, certaines informations relayées par la presse à Bangui font état de la présence vers Ngotto et en Lobaye de ce qu'on appelle des braconniers. Selon des témoins les ayant croisés, il ne s’agit nullement de braconniers car ils seraient trop bien équipés pour cette simple activité de recherche de trophées. Ils seraient en effet munis de valises satellitaires de communication, de GPS et armes modernes...Ils s'installent s'informent puis repartent à leur guise à dos de chevaux et chameaux... » !  

Ibrahim Ntessa

     




Jeudi 21 Juillet 2011


Les vraies raisons de l’arrestation de M. Zama Javon Papa !

 Selon des indiscrétions des uns et des autres « alors que l’Université de Bangui manque cruellement d’équipements sommaires dont  des tables-bancs et qu’à intervalles régulières les étudiants séquestrent le personnel administratif et académique pour faire aboutir leurs revendications,  c’est à son orchestre que Bozizé a choisi d’offrir gracieusement 5 millions de  FCFA pour lui permettre de s’acheter des instruments musicaux.

C’est à cet appât que sieur Zama Javon Papa, Directeur général de la presse  présidentielle, un des griots attitré du pouvoir, a mordu pour se faire prendre, les mains dans le sac, comme un  vulgaire bleu.

Or, depuis quelques mois, les travaux de construction du nouvel amphithéâtre de  la faculté de droit, qu’envers et contre tous, le recteur de l’université Gustave  Bobossi a conduits sont achevés. Il reste à équiper cette nouvelle construction pour une vingtaine de million que tout Président du Comité de trésorerie qu’il est, Bozizé ne met pas un enthousiasme particulier à faire payer cette somme.

 Il n’y a rien d’étonnant à cette attitude dans la mesure où à plusieurs reprises Bozizé a déclaré que « ce sont les intellectuels qui ont gâté ce pays » et que  lui « n’a aucun enfant qui fréquente cet établissement et si les étudiants  veulent se mettre en grève, il n’en a rien à cirer ».

Ces propos qui en disent long sur l’aigreur d’un homme qui n’a pour tout souci que son maintien au pouvoir, peu importe le lourd hypothèque qu’il fait peser sur l’avenir du pays dont il compromet la jeunesse.

A l’opposé de son époux, Monique Bozizé, prise de pitié d’apprendre que des  étudiants sont en grève pour exiger des tables-bancs, va faire don de quatre vingt tables-bancs à l’Université de Bangui à travers sa fondation Femme Enfants Solidarité, tout en exhortant d’autres donateurs à suivre son exemple.

Et voici l’Université de Bangui réduite à la mendicité publique ! Il n’y a pas meilleure  illustration de la démission de l’Etat.

Si Bozizé n’est pas prêt à appuyer l’Université de Bangui pour la résolution de  ses problèmes administratifs, académiques et matériels, la musique qui y est  produite et qui l’encense, l’a rendu particulièrement généreux – pour le malheur  de Zama Javon Papa - à l’endroit de son orchestre à l’occasion de la semaine culturelle de celle-ci.

Qu’à cela ne tienne, il peut faire développer le pays avec la musique universitaire. Mais l’histoire ne dit pas si un de ses fils est musicien dans  cet orchestre ».

 

Danny Labelle

 




Vendredi 15 Juillet 2011


Zama Javon Papa  victime d’une tradition  mafieuse de l’entourage de Kangara

 Pour avoir voulu servir de conseiller ou porter son assistance à l’équipe du groupe musical de l’Université de Bangui « Séndâgui- musica », bénéficiaire d’un don d’une somme d’un montant de cinq millions (5.000 000) FCFA pour l’achat de leurs instruments, le Directeur Général de la presse présidentielle M. Zama Javon Papa s’est retrouvé dans une geôle de la brigade de la Section  de Recherche et d’investigation sur instruction du chef de l’Etat. Mais qu’est ce qui a servi de mèche à cette détention à laquelle notre Dégé ne s’attendait aucunement ? 

Cloué à la croix le weekend dernier et héro à la une des journaux de la place, l’ancien chroniqueur du petit matin de l’émission ‘’ Yé so é lingbi ti inga’’ et actuel Directeur de la presse présidentielle Monsieur Zama Javon Papa s’est mis dans de sales draps le jeudi 06 juillet 2011 avec conséquence, quelques heures aux gnoufs. 

Cette nouvelle d’arrestation du DG de la presse présidentielle qui continue de défrayer les chroniques depuis le vendredi 07 jusqu’ à ce jour, n’est qu’un signe précurseur et annonciateur d’un début de grandes révélations sur certaines pratiques mafieuses et anti patriotiques dans lesquelles excellent bon nombre de hautes personnalités et d’autres catégories de personnes travaillant à la présidence de la République ou pour une raison quelconque, se retrouvent actuellement  proche du chef de l’Etat ou de son cabinet.

Au regard de ce qui se dit ou se trame autour de cette affaire phare «  Zama Javon Papa », les choses se passent comme si, ce jeune est la seule racaille de la République. Alors que, peut être Kangara ne le sait pas encore ou bien n’a pas eu la chance d’être bien informé sur ce qui se passe dans son sérail, il existe des personnalités dont nous taisons provisoirement les noms, qui ont fait plus pire que Zama J.P.

« Il n’ya rien de nouveau sous le soleil » dit un adage de l’occident. Que ça soit dans la presse centrafricaine en général (Télévision centrafricaine, Radio Centrafrique, presse écrite privée,etc.) et autres associations de la presse, il y a des personnalités à qui le président de la République a remis de l’argent pour de bonnes causes, ou pour un but précis, n’ont pas réalisé les choses comme il se devait ou bien n’ont pas su gérer dans un esprit consensuel et démocratique.

Aujourd’hui, non seulement  il est temps de tirer les leçons nécessaires de cette erreur  commise par Zama Javon Papa, mais il est temps également que nous dénonçions ce qui se passe d’une manière générale dans ce cercle vicieux qui gangrène la présidence de la République.

Il est avéré et attesté, selon les témoignages de sources proches de la présidence de la République et du gouvernement, que s’il arrive à quelqu’un d’être reçu par le chef de l’Etat, tout le monde à la présidence sait au moins combien le chef de l’Etat vous a remis comme enveloppe. Et la tradition est que, à votre sortie de cette audience arrachée, vous devrez au moins partager à tous ceux qui sont là et témoins de votre entrée chez le chef de l’Etat quelques billets reçus des mains du président de la République. Si bien que, arracher une audience du chef de l’Etat apparaît comme une ultime  chance de votre existence.

Or, selon les informations qui nous sont parvenues et après recoupement fait, il s’est avéré que notre « Dégé » semble aller à contre courant de cette tradition qui s’est institutionnalisée au sein de la présidence de la République. Zama a commis le péché de ne pas s’aligner depuis qu’il se trouve à la présidence ; pensant que, seule la confiance dont il bénéficie du chef de l’Etat lui est suffisante ; illusion fondamentale ! C’est à dire qu’à la présidence de la République, il existerait une chaine de mains occultes qui constitue un passage obligé  autrement dit, vous y laisserez vos plumes.

On nous apprend que, un projet de décret a été automatiquement conçu pour le relever de sa fonction du DG de la presse présidentielle. Heureusement, le chef de l’Etat n’a pas suivi ses malintentionnés dans leur projet macabre. Comme si, on attendait seulement une occasion de ce genre.

Zama devrait le savoir, ou bien il le sait mais faisant semblant de ne pas le savoir, mais nous le lui disons quand même, qu’il a trop d’ennemis ; et que les étudiants de l’université de Bangui ne sont pas des adolescents qui ont besoin nécessairement de l’aide du DG de la presse présidentielle.

 Certes, l’argent ne suffit pas l’Homme mais derrière, le diable règne avec toute son armée de tentation au risque même de porter atteinte à la pudeur présidentielle.

Malgré tout, la somme d’un million (1.000 000) FCFA dont on l’accuse d’avoir détourné, aurait  été remboursée et déchargée à la SRI. Ce qui veut dire qu’en tout et pour tout, l’équipe de’’ Séndâgui-musica ‘ de l’Université de Bangui a bénéficié de six millions (6.000 000) FCFA au lieu de 5 millions FCFA. Voyons comment, la volonté de nuire fait bénéficier à d’autres plus ce qu’ils devraient avoir.

 L’affaire Zama donne l’occasion à Kangara de nettoyer  dans son entorage ou du moins d’y remettre de l’ordre. Il n’en sera pas moins pour d’autres expatriés qui se disent des yeux et oreilles du chef de l’Etat, ou qui se disent  des investisseurs potentiels circulant dans Bangui, roulent des véhicules immatriculés PR et quoi donc on ne sait.

Voilà monsieur le président de la République ce que nous autres nous appelons information et non renseignements. A vous de jauger le niveau de chaque contribution que vos proches vous proposent et d’en mesurer les intérêts ; est ce pour la République pour laquelle vous avez sacrifié votre vie, ou bien… ?  A bon entendeur, salut !

 

Geoffroy H. DOTTE





Insécurité: Un béret vert de Bozizé a encore tué 

 Selon des informations dignes de foi, en notre possession « encore une victime au sein de la population civile, tuée par un élément de la garde présidentielle encore appelée « béret vert ». Un jeune homme de 25 ans, commerçant au marché Kilomètre 5, a été inhumé ce mercredi 13 juillet 2011, au cimetière Ndress à Bangui.  Il est décédé suite à un coup de poignard que son bourreau lui a planté à la poitrine. Le crime a eu lieu dans la soirée du mardi 12 juillet 2011.

 Dans les faits, il s’agit d’une simple dispute entre ce militaire en état d’ébriété avancé selon plusieurs témoins, et un groupe de jeunes commerçants.

Un témoin, interrogé par Radio Ndeke Luka, raconte : « le militaire en question a traité les jeunes de bandits. Ces derniers ont répliqué et le soldat a aussitôt sorti son poignard pour les pourchasser. Il en a rattrapé un et l’a poignardé. On a bien réussi à évacuer le blessé à l’hôpital, mais il a succombé à ses blessures »

La famille de la victime réclame « une justice équitable dans cette affaire. Elle s’est même temps interrogée sur les critères préalables de recrutement des hommes en tenues en Centrafrique ».

Ce crime vient compléter la longue liste des actes de violences perpétrées par les militaires « proches » du Chef de l’Etat souvent considérés comme impunis et décriés par la population civile.

Il y a plus d’une semaine, un autre élément en poste aux abords de l’aéroport Bangui M’poko, avait braqué un jeune conducteur de taxi-moto dans le quartier de Boeing. La victime s’en était tirée avec plusieurs blessures. Cette agression avait provoqué un soulèvement de la population dans ce quartier du sud de Bangui ».

Déjà plus de centaines d’ assassinats en 7 années de règne, dont des cadres, des paysans, des commerçants: les hommes de main du président de la République, le général d’armée, François Bozizé, communément appelés « libérateurs » sont tout aussi dangereux que la funeste milice créée par Papa Doc.  Ces jeunes qui avaient juré, il y a de cela quelques années que le président élu Jean-Bertrand Aristide n'est pas près de retrouver Port-au-Prince. Leur modus vivendi ressemble tellement à celui de ces tontons macoutes que les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom se demandent que faire pour que notre peuple vive comme un peuple digne sur la terre de nos ancêtres et de nos aïeux !

Lisez cette histoire :

«L'exil ou le cercueil.» Très fier de sa formule, le jeune militant duvaliériste de Port-au-Prince, nostalgique d'une tyrannie dont il ignore tout, offre au président Aristide, renversé le 30 septembre 1991, cette seule alternative. D'ailleurs, la sépulture est prête. Au seuil du bar La Normandie, un «houngan» prêtre vaudou - le visage baigné de sueur, l'a tracée à la «poudre magique», sous l'effigie du «baron Samedi», maître des cimetières. «S'il revient, on le dévore!» tonne en créole un client, le regard fatigué par l'alcool. Ici, au quartier général des «attachés», nervis zélés de la police, le rhum coule à flots. Comme pour noyer le compromis de Governors Island, signé le 3 juillet dernier par Jean-Bertrand Aristide et le général Raoul Cédras, artisan de son éviction et commandant en chef des forces armées d'Haïti. Le premier devait, aux termes de l'accord, retrouver, le 30 octobre, les fastes coloniaux du Palais national; il ronge toujours son frein dans le luxe glacé d'une résidence de Washington. Quant au second, il rechigne à faire valoir, ainsi qu'il était convenu, ses droits à la retraite, jugeant trop chiche l'amnistie concédée aux putschistes.  

Les fêtards de La Normandie savent bien que les serments sont solubles dans le jus de canne. Lunettes noires, casque lourd et treillis de l'US Army, un caporal s'abandonne au tempo du tambour, tandis qu'un mastodonte surnommé «Rambo» parade sous l'objectif des photographes. Avec une nonchalance étudiée, des porte-flingues en civil promènent leur M 16 américain. A la nuit tombée, massés sur des pick-up Toyota, attachés et «zenglendos», héritiers des Tontons macoutes de l'ère Duvalier, sillonneront les bas quartiers, lâchant leurs rafales, tantôt vers les étoiles, tantôt à hauteur d'homme. On dénombre, pour les quatre mois écoulés, plus d'une centaine de meurtres. Le 11 septembre, un commando de tueurs traîne l'homme d'affaires pro-Aristide Antoine Izméry hors de l'église du Sacré-Cœur de Thurgau, puis l'abat d'une balle dans la tête. Un mois plus tard, le ministre de la Justice, Guy Malary, son chauffeur et un garde du corps sont exécutés non loin de là. Assassinats conduits avec une rigueur toute militaire, sans pour autant que l'armée épargne aux familles ses «condoléances émues». Menacé, le procureur chargé du dossier disparaîtra dans la clandestinité.  

Alors que les armes font la loi, Robert Malval, 50 ans, Premier ministre désigné par Aristide en août dernier, règne tout juste sur sa villa, siège d'un gouvernement fantôme. Et qui reste muet à l'heure où - un comble! - l'état-major appelle au «calme» et à la «sérénité». Constat désabusé de l'ancien élève de Sciences po, imprimeur égaré en politique: «Maints chefs d'Etat ploient sous le fardeau du pouvoir. Moi, sous celui de l'impuissance.» Confiée à une nouvelle direction interdite de séjour en ses locaux, la radio-télévision nationale n'émet plus. Les ministres renoncent à s'aventurer dans leur bureau, sous peine d'y être assiégés. «Je dors rarement deux nuits de suite au même endroit», avoue l'un d'eux, convoyé chaque soir par l'ambassade de France. Exténué, Robert Mal val a souvent songé à jeter l'éponge. Seules les pressions conjuguées de Bill Clinton, de l'ONU et du père Aristide lui-même l'en ont dissuadé. Mais «il ne tiendra pas au-delà du 15 novembre», prédit un proche. 

«Quelle leçon!»

Haïti en est là. Duvaliéristes ou pas, les ennemis de «Lavalas» - l'élan populaire auquel «Titid» doit son triomphe électoral de décembre 1990 - bombent le torse. Dopés, il est vrai, par les faux pas de la communauté internationale, comme le retrait précipité, pour raisons de sécurité, des 300 observateurs de la Mission civile, chargés d'entraver les exactions des «chefs de section» et autres caïds de la police. Ou, plus encore, la piteuse volte-face du «Harlan Country», bâtiment censé débarquer à Port-au-Prince, en vertu des accords de juillet, un contingent d'experts militaires américains et canadiens. Il aura suffi pour l'en empêcher que 200 attachés vociférant, rassemblés sur un quai, promettent aux «envahisseurs» une «deuxième Somalie». A l'heure même où - message reçu? - Cédras et consorts déposaient une gerbe au monument dédié aux héros de l'indépendance. Traduction dans la bouche de Reynold Georges, ex-chef macoute et fondateur d'un parti duvaliériste: «Nous avons expulsé cette prétendue Mission de gauchistes, refoulé le "Harlan County": quelle leçon! Digne du camouflet infligé à la France, quand nos ancêtres esclaves ont terrassé la première armée du monde, celle de Napoléon.» De ce double fait d'armes naîtra un Conseil révolutionnaire du 11 octobre, avatar de la mouvance ultranationaliste.

Mais, alors quelle ressemblance entre ces tontons macoutes et les bérets verts !

   V.Ikulu

 



Révélation:

 

 

L’Ex– capitaine de l’Armée centrafricaine Eugène Ngaïkosset mis aux arrêts le weekend dernier pour avoir donné un coup de gifle à un militaire français de la FOMAC s’est évadé de sa prison. Aux dernières nouvelles, il se serait retiré dans sa famille avant de disparaitre de la  ville.

 Incroyable mais vrai!

La Rédaction.

 



Vendredi 08 Juillet 2011

La rencontre Bozizé et Tiangaye : vers la paix des braves

En septembre dernier, des chefs d'État du monde en développement volaient à New York pour les réunions annuelles des Nations Unies dont l'ordre du jour était cette année l’examen des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

 Ces dirigeants, généralement vêtus de costumes hors de prix et accompagnés d’un entourage impressionnant, se sont à nouveau plaints sans vergogne de l'absence de progrès suffisants sur les OMD, comme si eux et leurs gouvernements n’avaient été que les spectateurs impuissants à la réalisation, ou non réalisation, des OMD.

Réduire de moitié la pauvreté, améliorer l'éducation, et réduire la mortalité maternelle et infantile constituent des résultats souhaitables. Le seul problème est que dans les pays pauvres les objectifs ne seront pas atteints parce qu'ils sont basés sur un modèle défaillant de développement reposant sur l'aide extérieure plutôt que sur le changement de politique interne pour faciliter le développement économique et la croissance. Et ce changement de politique interne se voit opposer une farouche résistance de la part des dirigeants mêmes qui exprimaient à New York leur angoisse de l'absence de progrès. Et ce, sans doute parce qu'eux, leurs familles, leurs amis et alliés bénéficient copieusement du système actuel. Ce dernier assure que l'aide étrangère des pays occidentaux soit dépensée en des milliers d’interventions planifiées avec soin, mais tenant en réalité du gaspillage au niveau local, donnant simplement l’apparence d’une poursuite des OMD.

De telles interventions complexes, avec peu de transparence ni de responsabilité vis à vis des dépenses des donateurs, signifient que peu d’audits crédibles ont été effectués sur les milliards de fonds d'aide dépensés au cours des années. De telles dépenses auraient dû conduire à des améliorations dans le développement, mais ont en réalité seulement servi à enraciner les gouvernements mêmes dont les politiques entravent le développement.

Les dirigeants africains en particulier, ont fait le calcul de combien ils ont besoin pour perpétuer leur pillage – pardon : perpétuer le financement des OMD. Ils se demandent ainsi : « pourquoi les pays riches occidentaux ne peuvent-ils pas débourser 70 milliards de dollars chaque année pour atteindre les OMD? C'est seulement une fraction de leur PIB annuel. Ils peuvent facilement s’en passer, et cela représenterait tant pour le monde en développement. » Les défenseurs occidentaux de l'aide jouent aussi leur partie, en dépeignant des images catastrophiques de la famine et de la maladie en Afrique pour justifier la demande.

Pourtant, d’une certaine manière, les dirigeants africains ont été en mesure de siphonner près de 150 milliards de dollars par an à leurs pauvres pays en développement pour s'enrichir eux-mêmes. Ce chiffre ne diminue pas, même avec la crise financière mondiale ou après que l’ancien président nigérian Obasanjo a admis que ce vol habituel par les dirigeants africains ou encore, après les plaintes de corruption au sommet du G-8 à Gleneagles il y a cinq ans.

En d'autres termes, les dirigeants africains ont pris l'habitude de voler 25 pour cent du PIB du continent et de les engranger à leur profit plutôt qu’à celui de leurs concitoyens. Et le gaspillage, la spoliation légale, le climat d'affaires désastreux, et le copinage peuvent être trouvées même dans les pays africains considérés comme des réussites démocratiques tels que le Ghana.

Le fondement démocratique du Ghana s’est construit sur la politique de plans nationaux de développement qui sont présentés pour gagner l'appui des électeurs. Ces plans sont en grande partie soutenus par l'aide extérieure, qui n’exige pas de rendre véritablement des comptes, ou si peu. Les électeurs croient continuellement aux promesses, de la part de chacun des deux partis politiques aux deux dernières élections, que s'il était élu, ils guideront le Ghana vers le statut d’une nation à revenu intermédiaire. Ces promesses s’effritent, avec une date cible passée de 2015 à 2020 et, sans doute, bientôt à 2025.

Le Ghana a connu une augmentation de l'aide pendant les mandats de ces partis politiques. Mais le résultat a été déprimant. Le Ghana perd cinq places dans l’indice Doing Business 2010 de la Banque mondiale, (de 87ème à 92ème) et a reculé dans la compétitivité mondiale de la 110ème position en 2009 à la 114ème sur 139 pays dans le classement 2010-2011 du Global Competitiveness Index (GCI) du Forum Économique Mondial.

Le programme de développement d'un gouvernement envoie un signal sur, entre autres, ses politiques macro-économiques, sa stratégie de développement du secteur privé, sa position sur la fiscalité et les droits de douane, son orientation sur la réglementation et surveillance financière, et sur la gestion de la dette publique. Ces questions sont cruciales pour les investisseurs sérieux envisageant le Ghana, ou l’Afrique plus généralement, en tant que destination pour des investissements importants. Ces politiques cruciales, cependant, deviennent des considérations secondaires pour les gouvernements axés sur le maintien du versement de l'argent de l'aide. Par exemple, en 2005, 80% de la dette du Ghana ont été annulés. Le but était de donner au pays un nouveau départ et une plus grande indépendance pour concentrer les ressources financières sur les priorités de développement plutôt que sur le service de la dette. Cela a permis au Ghana d'emprunter 750 millions de dollars sur les marchés financiers internationaux en 2007. Mais en 2008, tout cela a été gaspillé. Déterminé à récupérer des votes, le gouvernement a approuvé un déficit de plus de 20% du PIB du pays, (un record : encore plus que le déficit de la Grèce). En fin de compte, le gouvernement a perdu les élections, mais a laissé en héritage la dette et une croissance économique plus faible (de 7,3% en 2008 à une projection décevante de 3,5% pour 2010). Et le Ghana est un modèle en Afrique. C’est dire ce que font les pays les moins exemplaires.

Lors du sommet sur les OMD, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé à un équilibre entre aide et bonne gouvernance comme condition nécessaire pour atteindre les OMD. Malheureusement, les gouvernements africains préfèrent généralement un déséquilibre avec une aide plus importante et moins de responsabilité. Les pays donateurs doivent comprendre cette réalité et cesser de produire des platitudes comme les OMD ou les objectifs d'aide, mais insister pour que les gouvernements africains adoptent des politiques qui libéreront l’esprit d'entreprise des Africains pour créer des richesses. L'aide peut assister les gouvernements qui ont déjà commencé à marcher dans cette voie, mais fournir toujours davantage d’aide dans l'espoir qu'ils s’engagent justement dans cette voie ne fait que perpétuer le statu quo.

 A. Bakopélé

       


Mercredi 06 Juillet 2011

 

Affaire incendie ‘’Super marché Rayan’’: une révélation bouleversante

 Plus d’un an aujourd’hui, l’un des grands supers marchés de Bangui qui ravitaillait la population avec des produits alimentaires, de ménages, véhicules, électro- ménagers, matériels  électroniques et tout autres bazars, a subi une incendie qui  a affecté toutes les différentes couches sociales, même l’Etat.

 Cet incident dont les causes sont restées jusque là obscures  a non seulement fait couler d’encres et salives, mais a coûté de l’exil, des chômages et la prison à certains citoyens centrafricains.  Aujourd’hui, le cycle de ‘’ l’affaire super marché Rayan’’ continue son bout de chemin avec une nouvelle épisode révélatrice  mais qui risquerait d’exhumer d’autres dossiers très sensibles aux conséquences difficilement digérables.

     Pour la petite histoire, à l’origine, tout a commencé sur l’affaire de l’immeuble  Bangui   2000 relatives au délogement des entreprises locataires dudit immeuble. Ce processus de  délogement a été enclenché suite au bradage de l’immeuble Bangui 2000 à un ressortissant Libanais.

Selon certains observateurs de droits, ce bradage serait exécuté en flagrante violation de la loi 88.016 fixant les conditions de cession ou de vente immeuble bâti sur le territoire national. Il semble que cette loi n’est pas encore abrogée. Ainsi, au regard des articles 1 et 2 de cette loi, les procédures du bradage de cet immeuble ont été viciées.

D’autres aspects de droit ont été soulevés relativement à cette affaire de vente de l’immeuble Bangui 2000 au ressortissant Libanais, et confrontés aux dispositions de  l’article 4 de cette même loi. 

Lorsque la presse s’en est mêlée à l’époque afin de donner des véritables informations à l’opinion nationale qui n’y voyait que du floue, on nous a accusé de vouloir mettre en conflit le chef de l’Etat et les magistrats.

Cette situation a fini par connaître un autre degré de gestion de crise par l’usage des forces de l’ordre et de sécurité pour venir à bout des locataires en les faisant déguerpir de force. Ce déguerpissement forcé a créé un foyer de tensions parmi les occupants de l’immeubles dont l’avocat Balembi bâtonné de l’ordre des avocats de Centrafrique et Monsieur Ndengou président du Conseil économique et social du 6ème arrondissement de Bangui et propriétaire de l’entreprise ADMN logée au sein même de Bangui 2000.

Malheureusement pour eux, pendant que les tergiversations faisaient leur cour,  voilà qu’un feu va prendre le super marché Rayan juxtaposé à l’immeuble litigieux Bangui 2000. Or, d’après nos sources concordantes, ce sont ou du moins, c’est le propriétaire du super marché Rayan qui se trouve être l’acquéreur de l’immeuble Bangui 2000 ; c'est-à-dire, c’est Monsieur Ali El- Akras ouvrier du parti KNK  qui a acheté l’immeuble Bangui 2000.

Ainsi, le centrafricain lambda peut maintenant comprendre pourquoi le chef de l’Etat François Bozizé s’est rendu personnellement sur les lieux de l’incendie ce jour là et voyant que ce super marché non seulement a créé de l’emploi aux centrafricains, mais aurait été le seul qui ravitaillait la population, les organismes internationaux, les grandes institutions, etc. Tout ceci semblait suffisant  et légitime pour que le président de la République puisse ordonner la poursuite judiciaire sans complaisance et sans faille des auteurs de l’incendie dudit super marché.

C’est ainsi que des arrestations ont eu lieu ; d’autres présumés auteurs ou co-auteurs craignant leur vie, ont opté pour l’exil et certains compatriotes arrêté dans cette affaire se trouveraient encore à la prison de  Bossembele. Nous ne savons pas toujours s’ils sont jugés et condamnés, mais à notre humble avis, l’issue judiciaire de ce dossier demeure plus ou moins obscure et échappe à la presse qui n’ose pas s’aventurer sur un tel sentier. Ce qui est sûre te certain, les véritables auteurs de l’incendie ne sont pas encore officiellement connus à l’issue d’un procès en audience publique.

Mais une nouvelle et dernières révélations

    Alors que l’opinion nationale continue de se poser la question sur les véritables explications de cet incendie du super marché Rayan, et que la justice se bat toujours pour retrouver les véritables auteurs et acteurs de cet acte criminel parmi les employés arrêtés, voilà que le poisson vient de mordre à l’hameçon.

Il s’agit de Monsieur Yagueme Charlemagne qui vient de se délier la langue et d’avouer sa totale  implication dans l’incendie de ce super marché ‘’Rayan’’. Monsieur Charlemagne Yagueme donne les raisons de l’incendie de Rayan

Selon ses propres dépositions à la brigade de la gendarmerie de Bangui-Sud, où il est appréhendé. Charlemagne a déclaré qu’il était   comptable à Rayan. Et que pendant qu’il exerçait sa fonction ses patrons les Libanais lui demandaient toujours de faire des jeux d’écriture sur les comptes à chaque fois qu’ils retirent des dizaines de millions, ils lui demandent d’effacer les traces dans son ordinateur. C’est ainsi que lui aussi profitait de leurs actions frauduleuses, pour épargner sa part des millions de FCFA. Voyant le déficit était trop élevé, l’un de ses complice  Libanais lui aurait demandé simplement de provoquer un incendie à la maison afin de brouiller toutes les traces. C’est ainsi que à petit feu, le super marché Rayan brûlait.

Pour votre gouverne, d’après nos investigations  suite à cette déclaration de Monsieur Yagueme, de sources concordantes et fiables du milieu des enfants de la rue, ont révélé qu’effectivement, ils ont vu Charlemagne Yaguemé en action de l’incendie et que, lorsque le feu remontait il y avait là un Libanais  nommé  Bassam qu’ils ont alerté ; mais ce dernier leur a simplement demandé de laisser.

Toujours selon la déposition de charlemagne, ce dernier a été ensemble avec ses pairs employés de Rayan qui ont été arrêtés et emprisonnés à Bossembele ? Mais il aurait soudoyé les responsables pénitentiaires qui l’ont laissé s’évader de la prison.                         

Déroulement des faits conduisant à l’arrestation de Monsieur Charlemagne 

Depuis un certain temps Charlemagnes Yagueme a intégré une association communautaire dénommée ONERCA qui est une association des enfants de la rue de Centrafrique. En jouissant de ce droit et de cette liberté que le procure le droit universel et la constitution, Charlemagne est choisi par ses pairs pour servir au poste de Secrétaire Général de l’ONERCA. Or ce dernier s’est dérogé de ses propres prérogatives et des principes qui gouvernent l’organisation, le fonctionnement et les objectifs  de l’ONERCA, pour se lancer dans des pratiques et actes contraires à la loi organique et de la société. Et comme on le dit souvent, sur 100 jours, un (1) jour est réservé au propriétaire de la maison, Charlemagne va être dévisagé et mis à découvert par ses pairs de l’ONERCA. Ceux-ci ont vite découvert sa fausseté pour avoir pris de l’argent au nom de l’ONERCA auprès d’une ONG peuhl Mboskouda de Yaloké qui lui a donné une somme d’un montant de 30.000 FCFA pour une prestation de service non réalisée.

Un autre fait d’escroquerie imputé à charlemagne Yagueme, c’est d’avoir arnaqué sept (7) personnes à l’Eglise apostolique de Malimaka 3, à qui il a déclaré que les fonds routiers cherchent à employés 62 personnes et qu’il est bien disposé de les aider à acquérir ce boulot. C’est ainsi que leur  naïveté va les pousser à lui remettre une somme de 22.000FCFA et monsieur disparaît définitivement.

A l’heure actuelle, les procédures sont en cours. Et étant donné que ce nouvel élément vient éclairer les doutes qui planent encore dans les esprits, nous estimons que l’affaire Rayan va bientôt connaître un dénouement définitif ; puisque Charlemagne Yagueme est un maillon indéfectible.

Vladimir Chaka 

     



Lundi 04 Juillet 2011

Les responsables de la presse privée indépendante, ont décidé d’interrompre leur parution pour 1 jours, à compter de ce lundi, pour protester contre l'arrestation  infligée au Directeur de publication du journal  Les collines de l’Oubangui Mr Faustin Bambou et Mr Emmanuel Cyrus Sandy du quotidien « Médias+ » 



Vendredi 01 Juillet 2011

 

M. Sylvain Maliko et la gestion nébuleuse « des fonds pour la consolidation de la paix en RCA » !

Selon des informations en notre possession, « les Fonds sont logés au PNUD puisque celui-ci joue le rôle de l’Agence d’exécution. Les allocations de 2008 ont été versées en 2009 en celles de 2009 en 2010. Les projets importants ici mis en italique et souligné qui concernent le relèvement des communautés n’ont pas revêtu un caractère prioritaire ni une nécessité pour le régime de Bozizé.

Les projets n’ont pu bénéficier de la deuxième allocation. Le PNUD ayant toujours privilégié privilégie les priorités définies par les Gouvernements,  il était quasiment impossible de contourner les choix du pouvoir en place. Le premier mode de gestion est une gestion directe où le PNUD lui-même ordonnait les décaissements et faisait exécuter les dépenses par son propre personnel.

Mais, à ce niveau, des détournements ont eu lieu et ont porté notamment sur du matériel et des objets en nature voire de l’argent.

C’est ainsi que Mme Bernadette SAYO à l’époque ministre des affaires sociales, se serait accaparé de 10 broyeuses de manioc, de 10 charrues, de 4 charrettes et d’une somme

 de 15 millions de FCFA. Elle aurait prétexté une attaque rebelle qui aurait eu lieu entre Kaga – Bandoro et Kabo sur le véhicule du projet qui se rendait à Kabo pour acheter des bœufs.

Ces équipements étaient destinés aux femmes leaders des préfectures affectées par les conflits notamment l’Ouham, l’Ouham – Pendé et la Nana – Gribizi. Cette situation est restée sans suite judiciaire à ce jour.

Aucun compte n’a été demandé au Coordonnateur du PNUD ni à cette brave dame de Mme Sayo qui a même fait dernièrement partie de la délégation centrafricaine qui avait participé à la table ronde de Bruxelles. Certaines femmes exaspérées par le comportement de Mme SAYO ont vendu les bœufs de labour pour survivre. Elles se sont retrouvées quelques semaines en geôle. Il s’agit des femmes leaders de Paoua, Bouca et Batangafo.

Le second mode de gestion passe par une Unité de Gestion de Projet composée des ministères concernés et pilotée pat un point focal désigné par le Gouvernement. C’est le cas des projets DDR, RSS, Elections, Cadre Intégré Renforcé (Ministère de Commerce).

Cette unité élabore un plan de dépense sur un trimestre et le PNUD met à sa disposition les fonds pour être utilisés et justifiés trois mois après leur épuisement.

C’est à ce niveau que se posent les problèmes de justifications parce que les partages des jetons de présence, les frais de missions et d’autres dépenses qui ne sont pas inscrites à l’ordre du jour ne sont pas souvent justifiés.

Aussi au niveau du PNUD existent les Chargés de Programme, censés veiller à la régulation des dépenses mais qui en réalité sont eux aussi complices avec l’unité de gestion et font débloquer les fonds sans justifications. C’est ainsi que les justifications des dépenses électorales  et du DDR poseront inévitablement problème.

Il était prévu la construction d’un camp militaire à Paoua, Kaga – Bandoro, Bossangoa et Birao mais dans la réalité cela reste encore au niveau des projets.

Aussi la CNS a été délocalisée pour laisser sa place à la construction du siège de la BEAC, et du coup, il fallait construire un local pour abriter la CNS et aussi déplacer le camp OBROU. Tout cela reste théorique alors que les fonds sont disponibles dans le cadre du RSS.

Voilà comment on prétend consolider la paix et lutter contre la pauvreté et le chômage en Centrafrique.

Les trois axes pourtant prioritaires comme le montre le tableau synoptique ci-dessus pour aider réellement les populations des zones impactées par les conflits ont été purement et simplement délaissés par le gouvernement. Pourquoi » ?

 Terrible, n’est-ce pas ?

A. Bakopélé

 




Jeudi 30 Juin 2011

 

M. Sylvain Maliko ou le vrai bourreau de tout

un peuple !

DSRP par-ci, DSRP par là !  Est-ce un plat ? Mange-t-on le DSRP ? Depuis déjà quelques années, et ce au lendemain du coup d’état de mars 2003, Sylvain Maliko l’actuel ministre de l’économie et du plan de Bozizé, le débauché naguère par le premier ministre Elie Doté alors qu’il travaillait à la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies à Addis-Abeba, a découvert « une tarte à la crème » à savoir le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté.

  Une tarte à la crème dont doit se gaver tout notre peuple !

           Tous les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom croyaient qu’avec ce fameux document, les gouvernements qui se sont succédé depuis celui de l’ineffable Elie Doté puis celui de Touadéra 1, Touadéra 2 et maintenant Touadéra 3 allaient définitivement éradiquer la pauvreté endémique en Centrafrique.

 Force est malheureusement de constater qu’il n’en est absolument rien.

On assiste à ce paradoxe où plus on parle de DSRP, plus la misère et la famine sévissent, et plus il y a la misère, plus Sylvain Maliko parle de DSRP et en met à toutes les sauces.

 A présent il est même question d’un DSRP 2.

Pourtant, dans le Résumé Exécutif du DSRP II, on peut lire ceci : « Au terme de la période couverte par le DSRP 1 dont le montant des fonds était de plus de 300 Milliards de Francs CFA, il ressort que le taux de la pauvreté reste fort élevé en dépit d’une légère amélioration passant de 72% en 2003 à 62% en 2008 ».

En tout cas, dans les faits, ceux qui devraient théoriquement bénéficier du DSRP restent toujours pauvres à 100%.

La malnutrition surtout infantile sévit dans presque toutes les régions du pays et tend même à augmenter.

Evidemment, cette période dont il est ici question correspond à l’invasion de la bande de ceux qu’on appelle « LIBERATEURS » qui aujourd’hui, habitent dans des forteresses protégées par des clôtures aux hauts murs hérissés de fils barbelés et qui roulent de grosses cylindrées aux vitres fumées.

 Ce gap de 10% d’amélioration du niveau de la pauvreté ne peut être attribué qu’à ceux – là qui constituent la classe privilégiée du régime, quel que soit leur grade.

La famine est aujourd’hui l’une des causes fondamentales de la mortalité en Centrafrique. Elle tue même plus vite que le VIH/SIDA.

Il suffit de faire un tour dans les morgues des hôpitaux de Bangui pour assister à des scènes désolantes, ou encore dans les périphéries de Bangui ou tout simplement dans l’arrière-pays pour se rendre compte de l’extrême pauvreté qui y sévit après le passage du DSRP 1.

Il faut donc arrêter de bassiner les citoyens avec cet écran de fumée et véritable usine à gaz qu’est ce DSRP.

En effet, la table ronde du DSRP 1 de 2006 à Bruxelles avait prévu de débloquer une coquette somme de 300 Milliards de F CFA. Jusque là cette somme d’argent a été selon les différentes évaluations à mi – parcours du DSRP 1, débloquée sous forme de petits projets exécutés dans le cadre du DDR, de la consolidation de la paix, du RSS, etc.… Tout cela constitue la substance du DSRP 1.

Pourquoi, alors doit-on encore faire sonner les oreilles des Centrafricains avec un DSRP II pour une autre enveloppe de 400 Milliards de Francs CFA ?                               A. Bakopélé

 



Mercredi 29 Juin 2011

Ali Bongo Ondimba  chez Barack  Obama :

 à quand le tour de Bozizé ?

 Premier président d’Afrique francophone invité à la Maison Blanche sous Obama, "ABO" ne boude pas son plaisir. Pourtant, les relations entre les deux hommes étaient parties du mauvais pied.

 

Le 9 juin en fin d’après-midi, Ali Bongo Ondimba (« ABO ») est devenu le premier chef d’État d’Afrique francophone à être reçu dans le Bureau ovale sous la présidence de Barack Obama.

Présent à New York pour assister aux travaux du Conseil de sécurité de l’ONU – que préside son pays pour le mois de juin –, le président gabonais a eu droit au carton d’invitation convoité en vain par tant d’autres chefs d’État africains en quête d’une légitimation internationale… Un traitement de faveur refusé aux dirigeants les plus critiqués par les défenseurs des droits de l’homme ou les militants anticorruption: Barack Obama préfère les rencontrer plus furtivement – notamment dans les coulisses de sommets –, plutôt que de les inviter en grande pompe à la Maison Blanche.

Exigences

En contrepartie, « le président Obama a exhorté le président Bongo Ondimba à prendre des positions fortes pour poursuivre la lutte anti-corruption, réformer le système judiciaire et toutes les autres institutions clés afin d’assurer la protection des droits de l’homme », a déclaré l’administration américaine dans un communiqué. Obama et Bongo Ondimba ont également évoqué les questions de sécurité et de gouvernance dans la région du golfe de Guinée.

Plombées dès le départ par des câbles diplomatiques très réservés sur les conditions de l’élection du fils d’Omar Bongo Ondimba à la présidence du pays, en 2009, les relations entre les deux hommes étaient parties du mauvais pied.

Mais « Ali » a néanmoins bénéficié du soutien ferme de Washington après la prestation de serment de son rival André Mba Obame, en janvier dernier: « Les États-Unis reconnaissent Ali Bongo Ondimba comme étant le président du Gabon », avait précisé le 28 janvier un communiqué du Département d’État.

Un allié fiable

Le multilatéralisme de l’administration Obama et le penchant pragmatique de l’actuel locataire de la Maison Blanche ont fait bouger les lignes et favorisé la naissance d’une relation, en avril dernier, lorsque l’Américain a téléphoné à son homologue gabonais pour discuter des possibilités de sortie de crise face à la tournure des événements en Côte d’Ivoire.

Il faut dire qu’au sein du Conseil de sécurité le Gabonais s’est révélé un allié fiable et non moins réaliste: en dépit d’une longue amitié, il a « lâché » Laurent Gbagbo en votant sans hésiter, fin mars, la résolution 1975 présentée par la France et le Nigeria pour imposer « des sanctions ciblées » contre l’ancien président ivoirien et ses proches.

Le Gabonais, qui a brièvement vécu aux États-Unis dans les années 1980 et parle bien l’anglais, proclame souvent sa volonté de diversifier les partenaires de son pays pour mettre fin au tête-à-tête avec la France. Bref, il ne boude pas son plaisir.

En affichant sa proximité avec Obama, il compte bien engranger des bénéfices en matière de politique intérieure et conforter une image d’homme d’État et une légitimité contestées par ses opposants les plus radicaux.

  Quid du général président François Bozizé ? That’s the question !

                           Ibrahim N ‘Tesa

 




Mardi 28 Juin 2011

Une affaire d’escroquerie qui risque de secouer la République

 Enquête exclusive C. A. P

Ça court les rues de Bangui, ça parle sur toutes les lèvres : une affaire d’escroquerie dont serait victime le PDG de REGICA, une agence de publicité pion sur rue.

 Il s’agit de la soustraction d’une somme de 20 millions sur 80 millions de francs CFA effectuée par Sieur Aurélien Simplice Zingas. Les 80 millions de francs CFA étaient  destinés à REGICA et représentaient les frais de prestation de l’Agence à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de la République Centrafricaine. Nous vous livrons ci-dessous la réaction de M. DUSSEY, PDG de REGICA.

 Dans le cadre des festivités du cinquantenaire de la République centrafricaine dont le clou fut le grand défilé du 1er décembre 2011 sur l’avenue des martyrs, une société de la place, REGICA, spécialisée en communication, a obtenu le marché de la couverture et  diffusion en direct par satellite de ce défilé avec son partenaire 3 A TELESUD mais elle continue encore de courir après le reste de ce qu’on lui doit sur sa facture (20 millions de CFA soit 30489.8 euros) arbitrairement ponctionnés par le ministre Simplice Aurélien Zingas. RIGICA avait également fait venir à Bangui plusieurs journalistes étrangers et organisé plusieurs séances d’interview de BOZIZE à cette occasion.

Les choses se sont déroulées à peu prés normalement sauf que le Directeur Générale de REGICA a été obligé à la dernière minute d’affréter un petit avion privé pour aller à Libreville ramener une valise satellitaire et le technicien chargé d’effectuer le travail nécessaire à la retransmission en direct  du fameux défilé du 1er décembre. Tout cela a représenté un certain cout que REGICA a dû supporter même si le tout a pu entrer parfaitement dans le cadre de la facture pro forma sur la base de laquelle le marché lui a été attribué.

Alors que REGICA s’attendait à ce que l’acompte sur sa facture soit versé par virement bancaire conformément aux pratiques en la matière, son DG a eu la désagréable surprise de constater  que c’est le ministre da la jeunesse et des sports de l’époque, Simplice Aurélien Zingas qui lui passe un coup de fil pour l’informer de ce qu’il avait en sa possession la rondelette somme de 80 millions de F CFA, soit 121.959.21 d’euros à lui remettre contre décharge en bonne et due forme.

Le ministre Zingas avait effectivement réussi, sans doute avec quelques complicités haut placées au bloc finance et au trésor, à faire décaisser et remettre à lui en espèces sonnantes et trébuchantes, les 100 millions de F CFA soit 152.449 euros représentant la totalité de la facture de REGICA. Là ou le bat blesse, c’est que sieur Zingas a soutiré au passage la bagatelle de 20 millions de CFA soit 30.489.8 euros

Ne voulant pas en rester là, le DG de REGICA saisit le gouvernement par courrier pour exiger le règlement du solde de sa facture soit la somme de 20 millions de francs CFA soit 30.489.8 euros. Dès lors, le problème fut porté à la connaissance de Bozizé en personne et inscrit à l’ordre du jour du conseil des ministres afin de trouver une solution. Cela donne au passage une exacte idée de la hauteur des sujets inscrits à l’ordre du jour des séances du conseil des ministres sous le règne de Bozizé.

Au lieu de faire le constat de la prédation et du vol effectué par le ministre Zingas et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, Bozizé va tourner en rond et c’est le DG de REGICA que certains membres du gouvernement vont même jusqu’à accuser d’être un escroc alors que dans cette affaire, c’est plutôt lui qui a été victime d’un vol occasionné par un ministre. Le DG de REGICA que Centrafrique-Presse a interrogé dans le cadre de cette investigation est déterminé à entrer en possession de son argent et compte s’il le faut ester en justice et réclamer le paiement de dommages et intérêts. Cela fait déjà sept mois que dure cette histoire de vol réalisé par un ministre. Il est par ailleurs convaincu que Zingas a dû sans doute partager cet argent qui ne lui était pas destiné mais qu’il a soutiré, avec d’autres membres du gouvernement, au moins deux autres dont il n’a pas voulu nous communiquer les noms mais au sujet desquels nous avons une partie idée.

Rédaction C.A.P 

 

    



Lundi 27 Juin 2011

 

Affaire des 400 milliards de FCFA : «  pur mensonge ou  vérité absolue » !

 

 400 milliards de CFA à la RCA, promesse ou engagement ? Les bailleurs de la République Centrafricaine lui ont-ils effectivement promis 10 millions de US (400 milliards de francs CFA) ? S’agit-il d’un engagement ferme ? Il est presque difficile de répondre à ces questions. En tout cas, aucun chiffre n’a été communiqué mercredi 22 juin 2011, par le Premier ministre Faustin Archange Touadéra avec sa suite, de retour de la table ronde de Bruxelles sur le pays.

 A-t-il ainsi désavoué le ministre du développement rural Fidèle Ngouandjika, par ailleurs porte-parole du gouvernement centrafricain ? Car, Ce dernier avait confirmé  il y a 5 jours à la clôture des travaux le 17 juin, sur les ondes de Radio Ndeke  Luka, que la RCA recevrait de ses partenaires, 400 milliards de francs CFA.

Faustin Archange Touadéra a déclaré à son retour à Bangui, mercredi 22 juin, que le montant annoncé engageait la responsabilité de ceux qui l’ont indiqué. S’agit-il d’un désaveu de son porte-parole ? On peut le penser. Le Premier Ministre a ajouté devant les journalistes qui l’interrogeaient : « il y a eu des annonces fermes et engagements qui tiendront compte des programmations de ces institutions. Nous sommes très satisfaits du niveau de participation de nos partenaires, notamment l’Union africaine. Elle a d’ailleurs présenté les performances du pays et a plaidé son appui auprès des bailleurs ».

Des sources proches du cabinet de la primature ont affirmé la tenue urgente d’une conférence de presse pour dévoiler les résultats de ces assises en faveur de Centrafrique.

Signalons que cette table ronde a été inscrite dans le cadre de la 2ème génération du document de réduction de la pauvreté axée sur le développement du monde rural et l’agriculture comme moteur de la croissance pour la réduction de l’extrême pauvreté en Centrafrique.

           Selon des informations dignes de ce nom, « le montant de 400 milliards de FCFA de promesses des donateurs à Bruxelles est sorti de l’imagination du porte-parole du gouvernement et est visiblement démenti par Touadéra qui lui, se contente seulement de parler « du niveau de participation de nos partenaires, notamment l’Union africaine ».

Mais à ce que l’on sache, l’Union Africaine dont le président de la Commission il est vrai, était présent à Bruxelles, n’est pas un bailleur de fonds.

Elle a juste « plaidé son appui auprès des bailleurs » comme le reconnaît Touadéra lui-même habituellement muet comme une carpe. Il est donc clair qu’au-delà des contorsions langagières des dignitaires du pouvoir, absolument rien de concret n’est sorti de la table ronde de Bruxelles car les conditions ne permettaient pas qu’il en sorte quelque chose de bon pour la RCA. Le reconnaître et le dire n’est pas comploter contre la RCA comme l’affirment les griots du régime.

Le DSRP tel qu’il est géré en Centrafrique est juste un écran de fumée destiné à berner les pauvres Centrafricains qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer sur leur triste sort » !                                                                                         Ibrahim N’Tesa

 

 







  Et si Touadéra, Maliko et Ngouandjika démissionnaient tout simplement : la récréation est terminée !   

 

  Il y a longtemps que les humains ont appris à démentir certains adages. C’est ainsi que certains adages tels que « L’habit ne fait pas le moine », chaque jour n’est pas dimanche » sont devenus caduques un peu partout dans le monde, cela grâce au professionnalisme que les gens mettent dans leurs tâches.

 Malheureusement, en Centrafrique, pour ne pas reprendre le président de la République où nous sommes les « dernaillots », nous sommes encore sous le joug des expressions que nous avons citées un peu plus haut.

Une manière de dire que tout est permis chez nous : la victoire, la défaite, le manque de professionnalisme, la démagogie et la rétention d’informations ainsi que leurs déformations sont considérés comme des atouts chez certaines personnes et on ne saurait se passer de ces dernières pour leurs manquements que leurs appréciateurs prennent plutôt pour des qualités et des atouts.

On demandera pourquoi parler ici d’une rétention d’information, à quoi nous répondrons par le fait que les centrafricains n’ont pas été préparés au pire, du moment que la primature détient une lettre que lui a envoyée le Commissaire Européen au développement et à l’action humanitaire, Monsieur Andris PIELBAGS, lettre qui montre que la République centrafricaine ne pouvait guère espérer une bonne issue de cette table ronde de Bruxelles.

En effet, dans cette lettre très simpliste, le Commissaire Andris Pielbags n’est pas passé par quatre chemins pour démontrer que la République centrafricaine n’a pas atteint les objectifs qu’elle s’était fixée, et ne remplit pas encore toutes les conditions nécessaires pour prétendre se remplir la besace à l’issue de cette table ronde.

Lisons seulement quelques extraits de cette lettre et nous verrons : « …Le Président de la Commission européenne et moi-même vous remercions pour l'invitation à la Table Ronde des donateurs du 16 et 17 juin que vous nous avez adressée par votre lettre en date du 25mars.

Le Président de La Commission européenne m'a chargé de vous répondre.

Je note avec satisfaction que cette Table Ronde ainsi que le nouveau Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) s'inscrivent dans le prolongement des efforts de votre Gouvernement en faveur de la reconstruction et du redressement socio-économique de la République Centrafricaine.

Vous pouvez avoir l'assurance que l'Union européenne est fortement attachée à la lutte contre la pauvreté en République Centrafricaine. Notre engagement dans votre pays, notamment à travers les pôles de développement, projet phare du 10ème FED, en témoigne en ayant pour objectif principal la revitalisation des centres secondaires.

L'organisation d'une Table Ronde constitue l'occasion idéale pour présenter à une large représentation de bailleurs de fonds les défis de développement auxquels est confronté votre pays ainsi que les stratégies mises en place par votre Gouvernement pour y répondre.

S'il est vrai qu'une synergie avec la communauté internationale est essentielle, un fait demeure cependant incontournable: c'est aux autorités centrafricaines qu'il incombe, en premier lieu, de créer un environnement favorable et de mener à bien les réformes qui permettent au pays de retrouver la stabilité et offrir à tous les Centrafricains les perspectives d'un développement durable.

Toutefois, je considère que l'organisation d'une Table Ronde des donateurs aussi tôt après les élections de 2011, et ceci sans que le processus électoral ne soit clos, devrait être accompagnée d'un signal politique fort.

Je pense notamment à la mise en place d'un Gouvernement d'union nationale, à un engagement crédible en vue de la révision du code électoral, à l'élaboration d'un programme de gouvernement crédible et réaliste et à la reprise du dialogue politique laissant toute sa place à la société civile.

En outre, l'Union européenne souhaite vivement qu'un dialogue politique renforcé soit mis en place avec votre Gouvernement afin de traiter de nos principales préoccupations en matière de gouvernance.

Conformément à ce qui est prévu dans l'article 8 de l'Accord de Cotonou, un tel dialogue devrait également permettre de renforcer la compréhension mutuelle et d'échanger de manière constructive sur des questions d'intérêt commun.

La transmission de deux requêtes concernant respectivement la mise à jour du code électoral suite aux imperfections constatées lors du dernier processus électoral et l'audit des dépenses électorales témoignerait concrètement de la volonté de votre Gouvernement de s'engager dans un tel dialogue politique renforcé.

Nous continuons à suivre attentivement la situation en République Centrafricaine. Soyez assuré que selon les engagements et les actions que votre Gouvernement aura entrepris, l'Union européenne répondra favorablement à votre invitation et sera représentée à la table ronde des donateurs pour délivrer le message approprié.

J'en appelle au sens des responsabilités de votre Gouvernement pour tout mettre en œuvre pour que la République Centrafricaine trouve la voie de la paix, du développement et de la réconciliation nationale.Vous pouvez compter sur moi et mes services pour vous appuyer dans ces efforts… »

Il apparait clairement que la Commission Européenne, notre grand bailleur nous reproche d’abord le manque d’un environnement un environnement favorable, mauvaise gestion des réformes qui permettent au pays de retrouver la stabilité et offrir à tous les Centrafricains les perspectives, la non clôture des opérations électorales, absence d’un signal fort de la part des gouvernants, pas d’engagement crédible pour la révision du code électoral…

  Ceux qui sont informés de cette situation savaient déjà à quoi s’attendre. Curieusement, ce fut un autre son de cloche qui tinta à Bruxelles, préparant les centrafricains à une manne de 400 milliards de francs Cfa. Qui l’a dit ? Suivez seulement notre regard.

Aujourd’hui, il est question de rendre compte aux centrafricains, et cela en commençant par le premier ministre, pour avoir drainé derrière tout un monde, y compris les compagnons présents au DSRP1, c'est-à-dire des anciens ministres et tout cela à la charge du contribuable centrafricain, qui n’est pas encore bien situé sur l’issue de la table ronde de Bruxelles.

Ensuite, on se demande si le ministre du plan Monsieur Maliko a-t-il bien évalué le DSRP 1 pour prétendre au DSRP 2 ?

Quant au ministre porte parole du gouvernement, il est temps pour que ce dernier redise clairement sur les ondes de la radio nationale, ce qu’il leur a dit depuis Bruxelles, se faisant passer pour un marchand d’espoir.

                                        A suivre

 





Vendredi 24 Juin 2011

La liste des membres « de la mission ratée de Bruxelles » !

 « C’est ce mercredi 22 juin que le Premier Ministre Touadéra et le plus gros de la troupe des membres du gouvernement centrafricain partis en mission de villégiature à Bruxelles le week-end dernier, ont embarqué à bord du vol régulier hebdomadaire d’Air France pour regagner Bangui.

 Voici approximativement reconstituée la composition de la délégation centrafricaine qui a pris part à la fameuse table ronde de Bruxelles des 16 et 17 juin 2011. Cette liste est évidemment non exhaustive car nos investigations ne nous ont pas permis d’y inclure les noms de certains collaborateurs et techniciens des ministères tout aussi nombreux que les ministres eux-mêmes. Il faut tabler en tout sur plus d’une trentaine de personnes.

Selon nos informations d’une source crédible auprès de la délégation, même le Quai d’Orsay, ministère français des affaires étrangères auprès duquel une demande globale de visas a été déposée, a été effaré par cette pléthore de ministres et n’a pas hésité à le faire observer aux plus hautes autorités centrafricaines. Non seulement presque la moitié du gouvernement s’est rendue à Bruxelles mais on note également la présence du fils de Bozizé Socrate, ainsi que celle d’anciennes ministres à la réputation sulfureuse comme Mesdames Solange Pagonendji Ndakala, Bernadette Sayo, Béatrice Epaye, ou encore Eliane Mokodopo et Joséphine Dejean, invitées dit-on dans le cadre genre, tout cela aux frais de la République.

Cette promenade de santé aurait coûté au trésor public du pays, selon certaines sources d’informations dignes de foi, la bagatelle de 135 millions de F CFA soit 205.806.17 d’euros compte non tenu des charges de l’avion spécial de Bozizé et sa propre délégation.

 Avant de gagner Bruxelles, Bozizé aurait reçu pour un entretien le Secrétaire Général de l’OIF, l’ancien président sénégalais Abdou Diouf ainsi que André Parent, le Conseiller Afrique du président Nicolas Sarkozy. Sans présumer du contenu de ces deux entretiens, on peut valablement imaginer que la crise postélectorale née du hold-up de Bozizé et la forte tension sociale actuelle en Centrafrique avec ses conséquences dans certains pays voisins ont dû sans doute bien figurer à l’ordre du jour.

Délégation officielle centrafricaine ayant pris part à l'excursion de Bruxelles

Président de la République

1°) François Bozizé

Premier Ministre

2°) Faustin Archange Touadéra

Ministres et ministres délégués

3°) Sylvain Maliko (Ministre d'Etat chargé de l'Economie et du Plan)

4°) Sylvain Ndoutingaï (Ministre d'Etat chargé des Finances et du Budget)

5°) Anicet Parfait Mbay (Ministre d'Etat aux Transports)

6°) Fidèle Ngouandjika (Ministre d l'Agriculture)

7°) Firmin Feindiro (Ministre de la justice)

8°) Emmanuel Bizot (Ministre des Eaux et Forêts, Chasses et Pêches)

9°) Mme Marguérite Pétrokoni (Ministre des Affaires sociales)

10°) Mme Marylin Rosalem (Ministre du Commerce)

11°) Mme Dorothée Malenzapa (Ministre de la Coopération) 

12°) Mme Sylvie Mazoungou (Ministre du Tourisme)

13°) Youssoufa Yérima Mandjo (Ministre délégué à l'Elevage)

14°) Jean Francis Bozizé (Ministre délégué chargé de la défense)

  Notons ici, en passant que c'est en raison de sa présence à N'djaména pour la préparation du sommet des chefs d'Etat de la CEEAC qui devait se tenir dans cette ville mais qui a finalement été reporté que le général Antoine Gambi, Ministre des Affaires étrangères  n'a pu faire partie de la délégation. 

 Anciens ministres et « invitées genre »

16°) Albert Besse

17°) Mme Solange Pagonendji Ndakala

18°) Mme Béatrice Emilie Epaye

19°) Mme Bernadette Sayo

20°) Eliane Mokodopo

21°) Mme Joséphine Dejean

Député et fils de Bozizé

22°) Socrate Bozizé

Autres collaborateurs et participants

23°) Pétrokoni Zézé

24°) Kosse

25°) Grébada Dircab adjoint PM

26°) Rangba DG Protocole d’Etat

27°) Dallin Directeur Protocole PM

28°) Aide de camp du PM

29°) Agent sécurité Renseignement)

30°).......

Plusieurs autres collaborateurs et techniciens de certains ministères sont à rajouter à cette liste ainsi que les chargés d’affaires et d’autres fonctionnaires auprès des ambassades de la RCA à Paris et Bruxelles. C’est ainsi que le pouvoir de Bangui dilapide l’argent du peuple centrafricain !

 Ce qui est encore plus sidérant, c’est que cet argent n’aura finalement servi à rien puisque de cette table ronde, rien, absolument rien ne profitera à la RCA contrairement aux grossiers et éhontés mensonges du porte-parole du gouvernement qui a osé prétendre que des promesses de 400 milliards de F CFA auraient été faites par les bailleurs. Faux ! Archifaux !

Maintenant qu’ils sont tous rentrés, le peuple a grandement soif d’avoir le cœur net sur le compte où sont logés les fameux 400 Milliards. Puisque, selon M. Fidèle Ngouandjika, ces fonds ont été entreposés dans la soute de l’avion qui les a ramenés de Bruxelles à Bangui ! 

                                A. Bakopélé

 

   




Jeudi 23 Juin 2011               

      

M. Fidele Ngouandjika : le pourfendeur du régime de Bozizé «  où sont les 400 milliards de FCFA » ? 

« Je suis le Seigneur, Ton Dieu ! Tu n’auras pas d’autres dieux à côté de Moi  » ! Quiconque sait lire ces paroles de façon juste, y verra certes déjà le jugement de beaucoup qui n’observent pas ce commandement, le plus noble de tous. « Tu n’auras pas d’autres dieux ! » Plus d’un être humain se représente bien trop peu dans ces paroles. Il se l’est rendu trop facile ! 
 
Par idolâtries, il ne pense sans doute en premier lieu qu’à ces êtres humains qui s’agenouillent devant une série de figures en bois, dont chacune d’entre elles représente une divinité distincte. Il pense peut-être aussi aux adorateurs du diable et aux semblables égarés dont, dans le meilleur des cas, il se souvient avec compassion, mais ce faisant, il ne pense pas à lui personnellement.
Considérez-vous, une bonne fois tranquillement, et examinez-vous si vous aussi n’en feriez pas partie ! Considérez-vous attentivement, vous aussi les ministres de la République, les directeurs généraux, les directeurs de services, les chefs de services et les chefs de bureaux, si vous ne vous détourneriez pas tous les jours que Dieu fait sur cette terre, de vos nobles responsabilités, celles de servir la République et le peuple pour courir derrière la satisfaction de vos passions, de vos intérêts personnels et égoïstes et de vos multiples vanités !
L’un a un enfant qui passe pour lui effectivement au dessus de tout, pour lequel il pourrait faire n’importe quel sacrifice, au sujet duquel il oublie tout le reste. Un enfant pour lequel il pourrait s’humilier en allant jusqu’à lui offrir le Baccalauréat, même si son niveau n’est pas celui d’un élève de la classe de 3ème !
L’autre place les jouissances terrestres largement au-dessus de tout, il ne serait finalement pas capable, même avec le meilleur vouloir, de renoncer à ces jouissances pour quoi ce soit si une telle exigence qui lui accorde la libre décision s’offrait à lui. Déchirer ou brûler des billets de banque devant ses ouvriers, alors que ceux-ci en ont grandement besoin pour leur subsistance !
Un troisième à nouveau aime l’argent, un quatrième le pouvoir, un cinquième une femme ou un homme, un autre les honneurs terrestres, et tous à nouveau en tout cela, pour finir, seulement … eux-mêmes !
C’est de l’idolâtrie dans le sens le plus vrai. Contre cela, le premier commandement met en garde ! L’Interdit ! Et malheur à celui qui ne l’observe pas textuellement !
Depuis l’avènement du 15 mars 2003, quels sont ces ministres de la République, ces directeurs généraux, ces directeurs de services, ces chefs de services et ces chefs de bureaux qui observent scrupuleusement ce Commandement, le plus grand de tous ?
Quels sont ceux-là qui se sont évertués à servir le peuple et à défendre exclusivement les intérêts des masses populaires ? Quels sont ceux-là qui se sont donnés le meilleur d’eux-mêmes pour que les crédits qui sont ouverts, chaque dans la loi de finances, soient effectivement alloués à l’exécution des dépenses de souveraineté que sont celles relatives à la réhabilitation des routes, des écoles, des hôpitaux et à la relance de l’agriculture ?
Personne. Sinon, les voies de communications ne seraient pas dans l’état d’impraticabilité où elles se trouvent actuellement ! Sinon, les élèves ne seraient pas aujourd’hui à plus de 150 dans une salle de classe, sans tables bancs, sans cantines scolaires, sans bibliothèques, sans laboratoires informatiques, sans eau et sans électricité !
Sinon, l’accès aux soins de santé primaires serait déjà garanti à tous, fonctionnaires, paysans, artisans, privés et indigents et les travaux de réhabilitation de nos hôpitaux ne devraient pas être réalisés par des Marocains et des Chinois !
Sinon, les interminables champs de coton et de café qui nourrissaient, il y a de cela plus de 10 ans, qui créaient de multiples activités génératrices de revenus, qui faisaient subsister la paysannerie, et qui représentaient plus de 60% des recettes à l’exportation de la République, ne seraient pas aujourd’hui devenus de véritables nids de serpents, des tanières des fauves et des refuges des bandes armées non identifiées !
Il est donc d’autant plus regrettable des ministres de la République, à l’exemple du ministre de l’agriculture et du développement rural, M. Fidèle Ngouandjika, ne prêtent aucune attention aux faits sus évoqués et continuent allègrement de s’adonner à des cultes qui vont directement à l’encontre de ce grand Commandement et qui condamnent le bas peuple à la pauvreté et à l’indigence éternelle. Le pire dans tout cela est que ces nouveaux riches de la République négligent le bas peuple avec toute leur ferveur de serviteurs, dans l’illusion de l’honorer et de lui être agréables, à travers de belles paroles.
Cette grave erreur ne peut subsister que dans le cadre d’une foi aveugle excluant tout examen, car la foi aveugle n’est rien d’autre qu’absence de réflexion et paresse d’esprit de la part de ceux-là qui, tels des fainéants ou les amateurs de grasse matinée, tentent de différer au maximum le moment de se réveiller et de se lever parce que ce moment entraîne des devoirs qu’ils répugnent à assumer. Ils ont horreur du moindre effort et laissent les autres travailler à leur place.
Aussi, n’est-il pas donc étonnant que depuis plus de 5 ans, ces serviteurs des influences lucifériennes, arrivés aux commandes de la cité par effraction, ne passent leur temps qu’à faire nourrir notre peuple par des déclarations mensongères, et à l’endormir par des paroles mielleuses.
Tenez, dans le cadre du DSRP I, n’avaient-ils entonné le même refrain comme ils viennent de le faire, au sortir de la 1ère table ronde de Bruxelles ? 300 Milliards mobilisés en faveur de la République et destinés à la lutte contre la pauvreté ! La sécurité, les finances publiques, la santé, l’éducation, les voies de communications devaient en être les bénéficiaires de cette importante manne financière, pour un pays de 4,3 habitants disséminés sur un territoire de plus de 623.000 km2.
A l’arrivée, les engagements effectivement réalisés, car il ne s’agit toujours dans ses assises que de promesses et d’engagements à obtenir et non de disponibilités en bonne et due forme, n’auront été qu’une goutte d’eau sur la plume d’un canard. Tant la République n’est pas à ce jour pacifiée. Pis, elle est devenue un no man’s land où fourmillent des mouvements de rébellions, où foisonnent des bandes armées non identifiées,où règnent les rebelles de la LRA du seigneur de guerre Joseph Kony et où sévissent des forces armées centrafricaines sous équipées et moralement et financièrement démotivées !
Et le DDR est aujourd’hui dans un cul de sacs et il est très difficile d’en présager l’issue d’autant plus que les fonds qui y étaient destinés, auraient déjà pris une autre destination que celle initialement prévue.
Quant aux mesures de réforme des finances publiques, seuls des projets mirobolants, des dotations des services en véhicules 4x 4 et des dépenses de prestige ont été effectivement réalisés et peut-être la politique de bancarisation.
Les mesures de performances de la gestion des finances publiques devant être perceptibles à travers la revalorisation des ressources humaines et l’appropriation des valeurs nobles de la transparence et de la bonne gouvernance n’auront été finalement que de vœux pieux et de coquilles vides.
La culture de la valeur du mérite ayant été astucieusement supplantée par celle du tribalisme, du népotisme et du favoritisme ! Dans les domaines de la santé, de l’éducation et des voies de communications, le peuple s’est déjà lui-même fait une idée de ce que cette manne a accouché et personne ne pourra à l’avenir venir le duper, comme le fait malheureusement encore avec arrogance et perversité le ministre Ngouandjika.
Alors que peut attendre notre peuple de cette fameuse enveloppe de 400 Milliards de FCFA dont ne cesse d’en parler cet homme qui, visiblement ne cherche qu’à plaire au président général François Bozizé et à jouir de sa sainte bénédiction, pour mieux manger et en disposer plus afin d’achever les travaux de construction de son hôtel, sis à Boy - Rabe.
Non pas plus que le bas peuple n’a cru à la réalisation de tous les projets contenus dans le DSRP I, il n’en croira non plus à l’exécution du DSRP II ou DSRP III qu’il n’a cru aux projets de construction de la cité lumière et celle de la cimenterie de Nzila. A moins que de grands chantiers visibles ne puissent d’ici là commencer à émerger du sol, maintenant que la preuve semble être faite, selon M. Ngouandjika, que les 400 Milliards étaient bel et bien entreposés dans la soute de l’avion qui a ramené la délégation centrafricaine de Bruxelles à Bangui.
Sinon, l’homme du 15 mars devra se résoudre à comprendre que quiconque laisse autrui réfléchir à sa place lui donne un ascendant sur sa propre personne, se rabaisse au rang de serviteur et abandonne ainsi sa liberté.
Cependant, Dieu a donné à l’être humain la faculté de prendre librement des décisions, de penser et d’éprouver des intuitions. Par conséquent, l’homme est naturellement tenu de Lui rendre des comptes pour tout ce qu’entraîne cette faculté de libre décision. Dieu voulait donc des hommes libres, et non des valets et de simples serviteurs.
Qu’adviendrait-il si dans deux (2) ou trois (3) mois le peuple ne voit pas la couleur de cette aide financière ? A travers ses déclarations mensongères, M. Ngouandjika n’est-il pas entrain d’inciter le peuple à la révolte et à demander tout et tout de suite ?
En tant que président général, François Bozizé est déjà bien averti !
A. Bakopélé


 
 


  Mardi 21 Juin 2011

 
Les humiliations subies en marge du sommet de Bruxelles
 
 
«Malgré les mises en garde de l’Union Européenne sur l’inopportunité et l’inutilité de la table ronde que l’ambassadeur de Belgique aux Nations Unies et président de la Commission de consolidation de la paix en RCA M. Jan Grauls, le gouvernement de Touadéra III, pour se faire voir, a néanmoins décidé peu après le hold-up électoral de Bozizé, d’organiser à Bruxelles le 17 juin 2011 une réunion de donateurs de la RCA.
Bozizé dont l’opposition refuse toujours de reconnaître la réélection frauduleuse et dont l’investiture a été aussi boycottée par l’UE s’est senti ainsi grisé et avait proclamé urbi et orbi qu’il était l’invité à dîner le jeudi 16 juin du gouvernement démissionnaire belge.
 Mal lui en a pris car le fameux dîner devait être présidé par le secrétaire général du ministère des affaires étrangères et l’ambassadeur délégué de l’UE à Bangui. Informé du rang de ceux qui devaient l’accueillir à ce dîner, Bozizé a préféré tout simplement ne pas s’y rendre !
  Autre fait humiliant pour le général président, aucune autorité belge n’a daigné se pointer à la gare de Bruxelles Midi pour l’accueillir à sa descente du Thalys qu’il a pris à Paris vers 16 h heure d’été. Seuls son premier ministre Faustin Touadéra revenu de New York et les membres de son gouvernement venus de Bangui pour la table ronde ont dû être présents à la gare de Bruxelles Midi !
Au sujet de la réunion proprement dite, seule l’Autriche a annoncé son intention d’octroyer une enveloppe d’un million d’euros soit 650 millions de F CFA. Pour le reste il n’y a que du vieux. La Banque Africaine de Développement (BAD) s’est contentée de rappeler ce qu’elle avait déjà prévu pour la construction des routes et autres projets de développement en RCA. Rien de nouveau donc.
 Cela valait-il la peine qu’un chef d’Etat se déplace pour si peu et se faire autant humilier?   
Selon nos informations, le déplacement de la délégation centrafricaine aurait coûté en titres de transport, frais de mission, caisse d’avance pour Bozizé, Touadéra et les ministres ainsi que les autres membres de la délégation, la bagatelle de 135 millions de F CFA soit 88.554.19 euros environs, sans compter les dépenses afférentes à l’avion spécial qui a acheminé Bozizé de Bangui à Paris et sans doute pour le trajet retour.
Le déplacement de Bruxelles n’aurait pas été totalement inutile pour Bozizé et Sylvain Ndoutingaï. Ils auraient pu tout de même profiter de leur présence dans la capitale belge pour écouler leurs diamants en recevant discrètement et nuitamment des acheteurs de pierres précieuses. Ainsi ils ne rentreront pas totalement bredouilles à Bangui».   
A. Bakopélé
 
 




  
L’impuissance du général François Bozizé face à la LRA 
 
Objet guerrier mal identifié dirigé par un chef souvent décrit comme un illuminé, l’Armée de résistance du Seigneur détient le record actuel de longévité des mouvements rebelles en Afrique. En 2005, son leader Joseph Kony et ses adjoints ont aussi inauguré les premiers mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI). Mais six ans après, ils frappent toujours, tandis qu’une réunion des représentants des pays concernés (RDC, République Centrafricaine, Sud Soudan, Ouganda) vient de décider, le 8 juin 2011 à Addis Abeba, de créer une Force régionale d’intervention
 
Le 6 juin, le médecin-chef de la ville d’Obo, dans l’extrême est de la Centrafrique, a été assassiné avec son chauffeur. Traversant une forêt avec sa cargaison de vaccins contre la poliomyélite, leur voiture a été mitraillée puis brûlée. Il s’agit de la dernière attaque en date attribuée à l’Armée de résistance du Seigneur, connue sous le sigle anglais de LRA (Lord’s Resistance Army).
Créée en 1988 dans le nord de l’Ouganda après l’arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni, la LRA terrorise aujourd’hui les populations civiles dans une zone comprise entre le nord de la République démocratique du Congo, l’est de la Centrafrique et le Sud Soudan, où les Etats centraux n’ont que peu de prise.
Ainsi dans le village d’Obo, «la meilleure et la seule protection pour la population est aujourd’hui une radio communautaire sans grand moyen, Radio Zareda», témoigne Wanda Hall, directrice de l’ONG Interactive Radio for Justice. Dans cette région, seule cette station permet d’alerter sur les mouvements et les attaques de la LRA.
«Les moyens de défense sont très limités pour les villageois, l’armée centrafricaine est quasi absente et la seule possibilité d’en réchapper n’est pas de s’organiser pour se battre, mais de pouvoir fuir à temps.»
«Les forces de la LRA s’en prennent aux centres de population, matraquent les civils jusqu’à ce que mort s’ensuive et enlèvent des enfants pour étoffer leurs rangs»
Depuis le lancement de sa nouvelle campagrutements forcés




                         Mercredi 08 Juin 2011
  
Obsèques des 2 enfants  après une aide sociale de 200.000 FCFA!
 
 
Selon des informations en notre possession, les obsèques des 2 enfants dont la découverte des corps, dans le coffre arrière d’un véhicule 4 x 4, avait déclenché les émeutes  du 31 mai 2011 au km5 et dans la ville de Bangui, auront lieu ce jour, alors que la tension demeure encore latente entre les deux communautés centrafricaine et tchadienne.
 
La Commission d’urgence composée des représentants du gouvernement centrafricain et tchadien a rendu public un communiqué conjoint. 
Des pertes en vies humaines (11 morts dont 8 côté tchadien et 3 coté centrafricain), des blessés et d’importants dégâts matériels ont été déplorés.
Le Communiqué conjoint lu par le Secrétaire général adjoint du ministère tchadien des Affaires étrangères, M. Moussa Dagoaprécisé par ailleurs qu’en vue de favoriser un climat apaisé et consolidé la cohésion pacifique entre les deux communautés, les deux délégations ont décidé dans l’immédiat que «l’enquête judiciaire devra être accélérée en vue d’identifier formellement le ou les auteurs de l’odieux assassinat des enfants et des autres cas criminels, de libérer les personnes innocentes emprisonnées à la suite des troubles du 31 mai 2011 et d’ indemniser les victimes avérées par le gouvernement centrafricain».
A court terme, il s’agira de «promouvoir une sensibilisation en direction des deux communautés en vue de préserver leurs liens de fraternité séculaire, appliquer le principe de la libre circulation des personnes et des biens dans la zone CEMAC».
Sous l’œil bienveillant des forces de défense et de sécurité, les activités économiques ont timidement repris dans le plus grand centre commercial de Bangui (KM5), depuis quelques jours.
 Mais, alors que le peuple centrafricain s’attendait tout naturellement à ce que le gouvernement par l’entremise du ministère des affaires sociales, représenté par Madame Pétrokoni Zézé née Marguerite Zarambaud puisse assurer entièrement les charges inhérentes aux deuils dont sont victimes les deux (2) familles éplorées, grande sera la surprise des uns et des autres d’entendre que seulement une enveloppe de 200.000 Fcfa leur a été remise.
 Quelle honte, une fois de plus, pour la République !
Voilà la preuve irréfragable de ce que les princes de la République, les thuriféraires du régime et leurs farouches défenseurs ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités : déjà des écoles qui ne sont pas réhabilitées, des infrastructures sanitaires en état très avancé de délabrement et des routes en état permanent d’impraticabilité.
Et maintenant, un gouvernement qui n’est pas en mesure de rendre honneur, au nom de la République, à de jeunes enfants innocents assassinés par des agents du Satan !
Seulement 200.000 FCFA pour deux (2) familles endeuillées, c’est le summum de l’ignominie pour une République qui dispose chaque année d’un Budget de fonctionnement !
 Cette attitude du gouvernement fait craindre une autre montée de tension le jour des obsèques des deux garçons qui auront lieu ce mercredi, 8 juin 2011, du fait du sentiment généralisé d’une certaine exaspération, de l’impunité assurée aux bourreaux de la République et de l’abandon du peuple profond par ses propres dirigeants.
Pis, après seulement quelques jours des émeutes meurtrières du km 5 qui ont touché toute la capitale centrafricaine, le pk 12, situé à la sortie nord de Bangui a vécu un week-end plus que troublant sous les crépitements d’armes à la suite d’un évènement provoqué semble-t-il par des éléments de la garde présidentielle.
Cet incident qui a d’ores et déjà fait plusieurs victimes, risquera d’en faire plus.
En effet, selon certains témoins de l’évènement, tout serait parti des altercations opposant un lieutenant de la garde présidentielle, à deux autres gradés de ce corps, tous en civil.
Ils seraient dans une buvette en train de se rafraîchir lorsque le lieutenant fumant une cigarette dégage sa fumée du côté des deux compagnons qui n’ont pas tardés à lui faire la remarque.
Sans broncher, le lieutenant s’est emporté et aurait pointé avec son pistolet. Dans un mouvement rapide, l’ami de celui-ci a désarmé le lieutenant.
Furieux, il aurait couru faire appel aux autres zakawa mais lorsqu’ils sont arrivés sur les lieux, les deux autres avaient quitté l’endroit.
Notre lieutenant se serait mis dans tous ses états étant donné qu’il a perdu son arme. Avec l’équipe de secours à qui le lieutenant avait fait appel, ils auraient tiré des coups de feu pendant plusieurs minutes avant de partir.
Dans leur cavale, lorsqu’ils ont voulu tourner du côté de Sassara, ils ont percuté de plein fouet un motard qui passait malheureusement par là, se rendant du côté du pk 12.
Le motard tombe raid mort et sera la première victime.
Le motard n’était qu’un particulier qui rentrait du travail. Lorsque la roue du véhicule de ces zakawa est montée sur celle de la moto, elle a explosé et les jeunes du coin ont pensé que la victime s’est faite encore tiré dessus.
Ces jeunes ont ainsi manifesté leur colère toute la nuit. Des pneus ont été brûlés sur l’intersection de la route de Damara et Boali.
Jusque dans la journée d’hier dimanche 5 juin, la tension était et demeure inquiétante puisque les manifestants ont promis revenir à la charge.
Selon le bilan provisoire de cet évènement, il y aurait eu plusieurs blessés et un mort, notamment le motard percuté par les éléments de la garde présidentielle.
Néanmoins, depuis le jour des émeutes du km 5, la ville de Bangui semble être hantée par des démons de la mort.
Appelons tous nos éléments de force de défense à la retenue si l’on a besoin d’une paix réelle !
Ibrahim N’Tesa
 
 




                          Mardi 07 Juin 2011
Le film de la mésaventure du Mgr Mathos !
 
 
Selon des informations de sources constantes et dignes de foi, il est établi que Mgr Edouard Mathos que l’un de nos confrères de la presse écrite a réussi à joindre au téléphone a déclaré « avoir pu rejoindre Bria chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto aux premières heures de la matinée ce dimanche.
 
 
L’évêque de Bambari et aussi et surtout le président de la Conférence épiscopale de Centrafrique avait l’air tout à fait serein et nous a confié souffrir néanmoins de quelques douleurs aux chevilles et aux genoux. Il semblait aussi ravi de prendre quelque repos à la mission catholique de la ville de Bria après la mésaventure qui lui est arrivée.
D’après le prélat, son véhicule et celui des prêtres jésuites de l’ONG Caritas qui l’accompagnaient et qui revenaient de Sam-Ouandja, ont été arrêtés aux alentours de 17 heures (heure locale) vendredi dernier dans la petite localité de Mouka, à environ 80 km de Bria. On se souviendra que c’est aussi dans ce village qu’en janvier dernier, les candidats du MLPC aux élections législatives dans la Vakaga et Dieudonné Koudoufara de Ouadda Djallé, avaient été arrêtés par vraisemblablement les mêmes ravisseurs de Mgr Mathos et ses compagnons.
Ceux-ci ont procédé à une fouille minutieuse des véhicules et des personnes et étaient particulièrement intéressés par l’appareil de téléphone satellitaire Thuraya de l’évêque qu’ils n’ont pas pu en fin de compte récupérer. Lors de notre entretien téléphonique, ce dernier n’était pas encore en mesure de nous dire avec précision tout ce qu’on leur a pris de force en définitive. « Nous faisons encore l’inventaire » s’est-t-il contenté de nous dire.
Leurs ravisseurs finissent par sommer les chauffeurs des deux véhicules de partir avec eux vers leur base qui serait située à une trentaine de km dans la brousse. Ces véhicules seront sans doute acheminés au Soudan pour y être revendus. Celui de Mgr Mathos, une 4 x 4 Patrol Nissan assez recherchée dans la région des trois frontières par les bandes armées qui écument le coin, devrait sans doute rapporter assez d’argent aux nouveaux propriétaires.
Dans la journée de ce dimanche, le chauffeur du véhicule des prêtres jésuites a réussi à se sauver et a pu regagner Bria par ses propres moyens. Seul le chauffeur de Mgr Mathos n’avait pas encore été libéré par les ravisseurs et n’avait pas encore rejoint ses compagnons d’infortune. Compte tenu de ses ennuis de santé, Mgr Mathos nous a confié son souhait que les autorités de Bangui puissent envoyer un aéronef pour le ramener à Bangui pour des soins médicaux que son état nécessite.
Ce que Mgr Edouard Mathos vient de vivre donne la preuve s’il en est encore besoin que plus que jamais, il faut concrètement et effectivement réaliser le désarmement de la République centrafricaine, en particulier de toutes ces régions depuis longtemps en proie à des rébellions armées qui sont un cancer pour les populations et le pays. Les roublardises destinées à détourner les fonds du DDR à travers des comités de pilotage sans grande efficacité et qui sont que des vaches à lait pour certains, doivent cesser. Il faut prendre le taureau par les cornes. Le clergé doit aussi s’impliquer et constituer une source de pression sur les politiques afin de le remettre sur le droit chemin.
A cet égard, il n’est pas normal qu’on n’ait pas enregistré la moindre réaction d’indignation du clergé centrafricain face au hold-up électoral de Bozizé et de son KNK alors qu’on était en face d’un grave déni de démocratie en raison des fraudes électorales à vaste échelle. L’Eglise catholique de Centrafrique ne doit pas demeurer indifférente aux privations de libertés, aux violations des droits de l’homme et à toutes ces dérives autoritaires du régime en place. Elle doit les dénoncer car elles sont sources de troubles dans la cité.
Aujourd’hui, même les hommes de Dieu ne sont pas épargnés et deviennent aussi victimes des troubles politico-militaires. Cela doit interroger tout le monde. Mgr Edouard Mathos est évêque de Bambari certes mais aussi président de la Conférence épiscopale de Centrafrique et vice-président de l’Association des Conférences Episcopales d’Afrique centrale. Le Médiateur de la République est actuellement l'ancien archevêque de Bangui, Mgr Paulin Pomodimo. Toutes ces instances doivent réfléchir autour de ces questions afin de trouver les meilleurs moyens de pacifier la RCA ».                           V. Ikulu
 
 




                            Lundi 06 Juin 2011

Sylvain Ndoutingaï ou le divorce assisté par les armes

 
Il est grand temps que les princes de la République, les thuriféraires du régime et toute l’assemblée de leurs irréductibles et farouches défenseurs puissent se réveiller de leur longue nuit de sommeil et comprendre enfin que la République Centrafricaine est très malade !
 
 
Elle est malade de cette maladie dont avait souffert le peuple israélite, au long de ses pérégrinations à travers les Créations, toutes les fois où ses dirigeants, ses prophètes et son peuple se sont éloignés de Dieu et se sont prosternés devant les plaisirs charnels et mortels !
L’Empire romain avait été contraint, lui aussi, à la décadence, lorsque ses hommes politiques, ses prêtres et son peuple s’étaient laissé séduire par les multiples vices de la dépravation des mœurs. Et c’était justement pour éviter que la colère et le jugement de Dieu puissent s’abattre sur cet empire, que le Père de la démocratie romaine, Cicéron était monté sur le Palatin pour prononcer son discours resté célèbre : Les Catilinaires !
La République Centrafricaine se trouve présentement empêtrée dans les méandres nauséabonds de cette même situation : le pays est souillé ; il est impur. Quoiqu’il soit mûr pour le jugement, il n’a pas encore été jugé et ce fait jette une lueur d’espoir. Quelque chose peut être faite.
A condition que le bandeau qui voile les yeux de notre peuple et qui l’empêche de bien voir depuis longtemps, puisse être brutalement arraché, et qu’il accepte de connaître sa route de Damas !
Mais, de là nous y sommes encore très loin. Et ce qui explique cet article :
 «  Malgré lui, l'Etat centrafricain vit au rythme des interminables affaires de maîtresses du ministre d'Etat et véritable Don Juan Ndoutingaï qui a les poches remplies de l'argent de divers détournements, dessous de table et autres prédations et dont le passe temps favori est la collection des maîtresses. Les fonctionnaires et agents du ministère des Finances et du budget ont ainsi assisté médusés dans la matinée du mardi 24 mai à une scène de ménage et règlement de compte indigne d’un membre du gouvernement.
 En effet, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre d’Etat aux Finances et au budget, en proie à de la jalousie pure et simple à l’égard d’une de ses innombrables ex-maîtresses, une certaine Clarisse Yapélégo ci-devant directrice commerciale (DC) du Comptoir national des minerais et gemmes (COMIGEM), l’une des sociétés d’Etat mises en place par l’ex-patron national des Mines, de l’énergie et de l’hydraulique devenu ministre des finances et du budget depuis le dernier remaniement gouvernemental.
La scène de jalousie aurait pour origine un problème immobilier. Une villa que le couple avait achetée en copropriété pendant qu’il vivait encore le grand amour.
Depuis, le temps a passé et l’eau a coulé sous le pont et les relations entre Mlle Clarisse Yapélégo et le tout puissant super ministre d’Etat et argentier de Bozizé ne sont plus au beau fixe à telle enseigne que la demoiselle a décidé de faire sa vie avec un autre, ce que Ndoutingaï ne pouvait tolérer et il entend le faire payer à Clarisse.
C’est ainsi que dans cette matinée du 24 mai, trois véhicules Toyota pick-up BJ 75 remplis de bérets verts de la garde présidentielle en treillis armés jusqu’aux dents, des  éléments de la gendarmerie et de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) font une descente musclée dans la villa en question occupée par la maîtresse pour évacuer manu militari cette dernière et la conduire tout droit à la direction de l’OCRB où elle fut mise en geôle. Ne s’attendant pas un tel traitement, Clarisse va faire une crise de nerf et déclencher une crise d’hypertension artérielle et sera conduite en urgence à la clinique Chouaib pour des soins médicaux.  
Comment en est-on arrivé là ?
Au départ, tout allait bien entre cette française d’origine centrafricaine qui résidait en France depuis 25 ans qui après moult tractations et promesses mielleuses du Don Juan de la République, a finalement accepté une vie de couple avec Sylvain Ndoutingaï.
C’est en 2008 qu’a vraiment démarré leur vie de couple après le retour définitif au pays de Mlle Yapélégo qui aménage immédiatement dans l’une des nombreuses villas de Ndoutingaï située au pk 11 sur la sortie nord de Bangui. Comme la plupart des couples constitués avec les « libérateurs » issus du fameux coup d’Etat du 15 mars 2003, au début ceux-ci voient la vie en rose mais le désenchantement ne tarde pas non plus à suivre.  C’est donc pendant la phase de vie en rose que le couple Ndoutingaï et Yapélego a décidé d’acquérir la propriété de Monsieur  Katossy Simany d’Akouany (président d’un des multiples et fantomatiques partis politiques bidon de la majorité présidentielle), une villa située juste à côté de la direction générale des bourses et stages et non loin du  nouveau ministère  des finances de Ndoutingaï.
La maison acquise  devrait en principe être un bien indivis, puisque que l’acte notarié porte en premier le nom de mademoiselle Clarisse Yapélégo et en second lieu celui de SylvainNdoutingaï. Tout s’est passé devant le notaire Me Chrésia  Guézoua Loumandet.
Et comme les bonnes choses ne durent jamais au pays de Bozizé, un climat d’incompréhension s’est vite installé entre les deux amoureux et la paix s’est alors enfuie par la  
fenêtre. Du coup c’est la pagaille et de chaque côté, les intentions malveillantes se sont créées.
 Les jours passent et les choses vont en se dégradant. Ndoutingaï décide de récupérer pour lui seul la villa que le couple avait pourtant acquise en copropriété, ceci dès lors que la demoiselle a elle aussi décidé de refaire sa vie avec quelqu’un d’autre. D’où le courroux de Ndoutingaï qui lui envoie les soldats la mettre à la porte de la villa en guise des représailles.
Une fois conduite à l’OCRB, ce dernier se permet d’appeler Clarisse pour  lui dire d’un air de provocation : «Tu sais maintenant à qui tu as affaire ? Tu le sauras aujourd’hui».
Cette affaire ressemble beaucoup à celle qui a opposé le même Sylvain Ndoutingaï à une certaine Marie-Thérèse Bengba, à l’époque Inspectrice centrale des mines, et désormais simple agente et ex-maîtresse du « tout puissant » qui s’était également attirée les foudres de Sylvain Ndoutingaï. Quelques temps après leur «divorce», l’homme fort de Bangui a verrouillé son ex jusqu’à la mettre dans le couloir au ministère des mines, ayant quasiment pouvoir de vie et de mort sur chacun des agents de son ministère.
Il est allé loin jusqu’à radier de leurs fonctions les frères, sœurs et cousins de dame Bengba, même ceux qui n’étaient que des plantons, gardiens et sentinelles dans les entreprises et offices d’Etat placés sous tutelle du ministère des Mines, de l’énergie et de l’hydraulique que gérait Ndoutingaï de mains de maître.
Il a même mis à la porte et jeté en prison depuis juin 2010 le propre frère de dame Thérèse Bengba, un certain Jean-René Bengba alors que celui-ci occupait la fonction de directeur administratif et financier de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEC). L’homme croupit toujours en prison sans procès, et ses droits légaux derrière lesquels il courait depuis ne lui sont toujours pas payés.
Il fait la prison simplement parce qu’il a osé demander ses droits dans ce pays de Bozizé et qu’il a le malheur d’être le frère de l’une des innombrables ex-maîtresses de SylvainNdoutingaï.
Sous d’autres cieux, pour moins que cela, des ministres sont contraints à la démission voire mis en examen. Mais la RCA n’étant qu’une petite province du Royaume de Benzambé où le roi, les reines, les roitelets et les princes sont capables de tout sans s’inquiéter et utilisent même les services de la justice pour régler des comptes. Ndoutingaï fait ce que bon lui semble.  
Après Mme Thérèse Bengba, c’est aujourd’hui le tour de Clarisse  Yapélégo. Qui sera la prochaine victime du tout puissant  ministre d’Etat  et argentier de Bozizé ? L’avenir nous le dira ».
A suivre
 
 



                                Vendredi 03 Juin 2011

L’affaire du détournement des 5 milliards de FCFA« le ministre Albert Besse savait » !
 
 
Qu’êtes-vous, hommes politiques, experts budgétaires et financiers et autres chargés de missions, devant la toute-puissance et la majesté du peuple que vous voulez voir agir pour vous de manière telle que cela vous soit agréable !

 
vec quelle présomption voulez-vous imposer ici sur cette terre des hommes qu’est la République Centrafricaine ces lois qui sont issues de votre mesquine façon de penser et ne sont pas en accord avec les lois divines que le Père Créateur a déposées dans la Création.
Vous exercez souvent votre vouloir erroné avec une habileté et une façon de penser qui, au regard de Dieu, sont nuisibles et irresponsables, et cela, pour obtenir des avantages pour vous-mêmes au détriment de votre prochain, que ce soit en argent et en biens, ou pour gagner la considération de ceux pour lesquels vous agissez de la sorte.
A présent, c’est-à-dire avec l’arrestation certains concernés, de grosses nuages sombres semblent retomber sur les princes de la République et toute l’assemblée de leurs irréductibles et farouches défenseurs, de tout leur poids puisque, selon la loi de la réciprocité, aucun de leurs actes erronés n’aura pu être dénoué, et donc annulé, à moins qu’ils ne s’ en soient eux-mêmes libérés en réorientant leur vouloir vers le bien.
 Il est même établi de sources dignes de foi, que ces missions de contrôle et de vérification ont bel et bien été l’œuvre de quatre (04) cadres du ministère des finances et du budget qui ont fait un diagnostic sans complaisance de ce Département, direction générale par direction générale, direction par direction, et service par service.
N’ayant pas pu obtenir la bénédiction du premier Ministre Elie Doté pour la mise en œuvre de cette opération, du fait de la nonchalance de son chef de cabinet, ceux-ci ont jugé opportun d’étancher leur soif, en soumettant leur expertise et leurs propositions à l’appréciation du Pr. Faustin Archange Touadéra !
Mais, celui-ci ayant été convaincu de la solidité de leurs argumentaires, au lieu de les associer à l’exécution de ces missions de nettoyage des fichiers, a préféré recourir à l’autorité de son chargé de missions, Maxime Balalu qui, en fin stratège, décidera purement et simplement de leur mise à l’écart. Parce qu’ils en savaient trop !
Parce qu’ils pouvaient lui faire ombrage !
 C’est ce qui ressort de l’enquête menée par le Journal « Le Démocrate » !
Avril 2009. Un cadre du ministère des finances et du budget écrit à M. Albert Besse, Ministre des Finances et du Budget, sur des pratiques irrégulières d’extorsion frauduleuse des fonds publics.
« Excellence Monsieur le Ministre, j’ai le respectueux honneur de venir par la présente note porter à votre haute connaissance ce qui suit : Dans le cadre de la politique d’assainissement des finances publiques, de l’amélioration du niveau de nos ressources propres et de la maîtrise des dépenses de l’Etat, plusieurs missions de contrôle portant sur la vérification de la régularité et de la tenue de la comptabilité des livres journaux de certains types de recettes et de certaines catégories des titres de dépenses ont été commises et placées sous la haute autorité de son excellence M. le premier Ministre, chef du gouvernement.
 Les résultats à mi-parcours de ces investigations semblent très encourageants et sont de nature à renforcer, près les différents partenaires au développement, la volonté du gouvernement visant à soutenir les réformes de la gestion des finances publiques.
Mais, loin de présager de l’issue de ces missions de contrôle sur la tenue des carnets de quittances et sur la gestion des titres des pensions, de leur efficacité et de leur impact sur les méthodes et les techniques de la perception et de la gestion de nos ressources propres, en termes d’augmentation sensible et nette du niveau réel des recettes fiscales et en termes d’économie à réaliser sur la masse mensuelle ou trimestrielle des fonds alloués au paiement des pensions, il n’en demeure pas moins important de souligner déjà le caractère peu fiable des résultats attendus.
 En effet, selon des investigations et des analyses dignes de foi, le réseau mafieux chargé de la mise en œuvre et de la gestion de ces carnets de quittance n’a pas été totalement démantelé, les éminences grises ou plus exactement les concepteurs rédacteurs de ces pratiques et leurs potentiels complices n’ont pas été arrêtés, et de nouvelles mesures de balisage et de sécurisation des recettes nées de la tenue de ces carnets de quittance n’ont pas encore été proposées et adoptées.
Pis, la mission de contrôle de la régularité de l’engagement et de la gestion du paiement des titres de pensions ayant été confiée à un inspecteur des finances qui n’a pas pu faire la lumière sur l’affaire, pendante en justice, de détournements de plus de 280.000.000 de Francs CFA (Affaire des titres de pensions payés par virement et payés ensuite en numéraire).
Fort de ce qui précède, la présente note n’a pas pour objectif la remise en cause de ces missions de contrôle et d’investigations, mais vise plutôt à attirer l’attention de votre excellence sur la moralité très douteuse de certains membres de cette commission, et surtout sur l’existence, le foisonnement et les conséquences néfastes de certaines anomalies et de graves dysfonctionnements d’extorsion frauduleuse des deniers de l’Etat, non encore dénoncés et ciblés, sur les finances de la République.
 (A suivre… !)
 




                               Mercredi 01 Juin 2011

la tension reste vive à Bangui malgré le couvre feu


Le début de la crise
Après la découverte des cadavres vers 7 heures du matin, la tension a seulement monté d’un cran. Mais après l’intervention des forces de l’ordre qui ont fait des tirs sporadiques et des tirs de gaz lacrymogènes, les échauffourées commencent par des scènes de violence.
A 11h, c’est le statut quo, malgré la présence des forces de l’ordre. Au niveau de Kokoro 2, plus précisément au niveau du bar Canari où se trouve le domicile de celui qui aurait tué les 2 enfants, la route était totalement barricadée. 2 véhicules et une remorque du présumé assassin ont été incendiés ainsi que le domicile du présumé criminel complètement mis à sac par la population sur-énervée.
Le bilan de la matinée
Outre la mort de ces deux enfants, 2 autres personnes ont été tuées dans des circonstances qu’on ignore pour le moment. Pendant que nous nous trouvons encore sur le terrain, 2 jeunes hommes couverts de sang et de plaies, apparemment des blessés par couteaux et flèches ont été transportés de Kina pour l’hôpital.
A midi, un homme qui serait de la même origine que le présumé et qui cherche à s’échapper a été appréhendé par les jeunes de la localité de Magalé, puis exécuté.
Le décor de l'évènement
Le décor à 12h40mn ressemble à une véritable scène de guerre. Il laisse voir d’un côté et de l’autre les belligérants au milieu desquels les forces l’ordre. Les jeunes des deux côtés sont munis d’armes blanches, de bâtons et de cailloux, prêts à la vengeance. Bref, un véritable va-et-vient sur un rayon de deux km et où chrétiens et musulmans se contrôlent leurs mouvements.
Un autre décor de ce matin, ce sont les jeunes qui sortent du fond du quartier avec pleins d’objets en main, ce qui laisse supposer des actes de pillages.
Il y a lieu de signaler que les forces de l’ordre présentes sur les lieux contrôlent beaucoup plus la grande artère, alors que les choses sérieuses se poursuivent dans le quartier. Depuis 7h, le début des clashes, c’est seulement à 13h15 mn que les premiers véhicules commencent à franchir les routes barricadées. Un calme règne jusqu'à 15h30 mais un calme précaire. La tension sur place fait penser à un nouveau retour de violence.
Un civil tué par l'armée
A 16h15mn, la tension est remontée. Les forces de l'ordre sont de nouveau déployées mais comme d'habitude elles tirent à l'aveuglette et une balle perdue a atteint une femme, mère de 4 enfants, au quartier Fatima alors qu'elle préparait ses beignets devant sa maison.
Le souhait de la population banguissoise ce soir est de ne pas voir le conflit se poursuivre dans la nuit, pour risque d'arriver à un bain de sang.
 
 
 
Réaffirmer une commune volonté de vie commune
Radio Ndéké Luka Mercredi, 01 Juin 2011 13:55
Arrêter l’escalade. Laisser la justice suivre son cours. Revenir au cours normal des choses et surtout s’interdire de toute indexation d’une communauté par ou contre une autre.
Voilà les  actions et attitudes majeures qui interpellent actuellement tous les centrafricains à propos de la situation qui prévaut actuellement à Bangui la capitale. Une situation provoquée par le meurtre de deux garçons dans le 3ième arrondissement de Bangui au quartier Kina. Les corps ont été découverts tôt dans la matinée du mardi 31 mai.
Ce mercredi encore, il y a eu des échauffourées. On note toujours une tension dans plusieurs secteurs de la ville ; Les autorités elles, s’emploient à ramener le calme. Le ministre de l’administration du territoire a rencontré les Imams du 3ème Arrondissement. Ceux-ci ont lancé un appel au calme. Il faut dire que la Communauté musulmane est particulièrement visée par les représailles. Les présumés auteurs du meurtre des deux enfants, étant musulmans, selon certaines sources, l’indexation de cette communauté a commencé et la passion aidant, des velléités de vengeance se sont exacerbées.
La rumeur s’en est aussi mêlée. C’est ainsi que Radio Ndeke Luka, dont un des reporters sur place, a pu démentir l’information relative  aux incendies des églises catholiques de Saint Michel et de  Saint Mathias.
En revanche, la mosquée du quartier Yapélé dans le deuxième arrondissement de la ville de Bangui a été incendiée par des jeunes venus du quartier Fatima. Ces derniers avaient justement prétexté les incendies des églises catholiques précitées, pour justifier leur acte.
Ce mercredi comme au premier jour des manifestations, la  quasi-totalité des magasins sont restés fermés au KM 5. Ils restent d’ailleurs sous la protection des forces de l’ordre déployées  dans le secteur, pour empêcher les pillages et assurer la sécurité des biens et des personnes. Il faut ajouter que certaines écoles n’ont pas fonctionné ce mercredi pour des raisons de sécurité.
Dans le 4e arrondissement de Bangui au quartier Boy-Rabe, de jeunes ont tenté d’incendier des commerces de la communauté musulmane de la localité. Même situation dans le quartier Gobongo toujours dans le 4e.
Peu avant dans la matinée, un magasin dont le propriétaire serait proche de l’auteur du double meurtre a échappé d’incendie au croisement Sica-Benz-vi, grâce à l’interposition des éléments du Commando d’intervention rapide. Des manifestations ont été aussi enregistrées au quartier Miskine dans le 5e arrondissement de Bangui.
Dans la soirée de mardi, le procureur de la République Arnauld Djoubaye ABAZEN a invité la population au calme. Il a par ailleurs révélé que les présumés coupables de l’assassinat des deux enfants sont entre les mains de la justice. Il aussi révélé que le bilan de cet incident est de sept morts.
Suite à la situation qui prévaut, un couvre-feu a été instauré depuis hier  de 19h à 6h, par le ministre de la sécurité, de l’émigration et immigration et de l’ordre publique, Claude Richard GOUANDJIA. Ce couvre-feu est valable jusqu’à nouvel ordre dans le 3ème, 5ème et 6ème arrondissement de Bangui.
Lu pour vous.





                                 Mardi 31 Mai 2011


  
la réponse de Barack Obama au Pr. Gaston Nguerekata !

 
                          La Maison Blanche
                          Washington
 
                                                                   23 Mai, 2011
 
Mr. Gaston N’Guérékata
Baltimore, Maryland
 
Cher Gaston
 
Merci de m’avoir écrit. Soutenir le progrès et la stabilité à travers le monde est un impératif stratégique, économique et moral pour notre nation, et j’apprécie vos points de vue.
Dans le monde actuel interdépendant, une crise financière ou une éruption épidémique sur un continent peut avoir un impact ici au plan intérieur ; les investissements et le partenariat extérieur sont critiques pour relever les défis transfrontaliers auquel nous faisons face.
Mon Administration continue de travailler avec les nations à travers le monde pour améliorer la croissance économique, promouvoir les droits de l’homme et la gouvernance démocratique, répondre aux crises, et satisfaire les besoins humains.
Les efforts de notre Nation en faveur du développement des autres pays sont en accord avec notre engagement à mettre les institutions multinationales à contribution et maximiser l’impact de l’assistance étrangère pour créer les conditions tendant à diminuer ou éliminer le besoin en matière d’aide.
  Le progrès, même dans les pays les plus pauvres, peut améliorer non seulement la sécurité, mais aussi la prospérité des peuples éloignés, y compris des Etats-Unis.
En ouvrant et développant des marches pour nos produits et en réduisant l’incertitude et les coûts inhérents aux affaires qu’entreprennent nos compagnies à l’étranger, nos efforts de développement international bénéficient au secteur privé américain et créent des emplois.
En fin de compte, nous améliorerons l’avenir de l’Amérique et la vie d’un grand nombre de femmes et d’hommes en accroissant le nombre d’états propres, capables et démocratiques qui peuvent travailler avec nous dans les décennies à venir.
  Mon Administration continuera à utiliser les différentes capacités, y compris l’assistance étrangère, pour protéger les Américains et créer un avenir plus sécurisé et prospère.
Pour comprendre davantage ma vision du rôle de l’Amérique dans le monde, visitez www.WhiteHouse.gov/issues/foreign-policy, www.State.gov, et www.USAID.gov.
 
Merci encore de m’avoir écrit.
  Sincèrement
 
                                                                      Signé par Barak Obama  
 
 



                                   Lundi 30 Mai 2011


Les en dessous du sommet de Khartoum entre Béchir, Deby et Bozizé
 
 
Selon la presse tchadienne, « comme annoncé il y a de cela quelques semaines, Deby est arrivé le 23 mai à Khartoum accompagné du Gouverneur de l’Oubangui Chari, François Bozizé. Deby est venu mettre Bozizé au service d’El Béchir.

 
En effet, ce dernier est très fâché pour avoir été dupé par les occidentaux qui n’ont tenu aucun de leurs engagements, ni promesses : accord de paix avec les rebelles de Darfour, allègement des poursuites judiciaires contre El Béchir, etc. Aussi voudrait-il les faire payer en allumant la guerre au Sud Soudan par l’intermédiaire des nombreux groupes rebelles qu’il a créés et qu’il finance.
           Ces groupes rebelles devraient avoir une base arrière à partir de laquelle ils doivent mener des opérations militaires, recevoir des aides de toute nature. Cette base sera donc le département de l’Oubangui Chari du Gouverneur Bozizé qui voit ainsi une occasion en or pour barrer la route à ses propres rebelles.
Deby, farouchement opposé à l’indépendance du Sud Soudan pour des raisons de politique intérieure, sera l’intermédiaire très intéressé. C’était donc le but secret de ce déplacement
Les soudanais auraient voulu s’en tenir strictement aux relations trilatérales dont l’objectif principal est de déstabiliser le Sud Soudan et par ricochet, les rebelles centrafricains. Les Soudanais n’auraient pas voulu aborder d’autres sujets qui fâchent. Tel n’est pas l’entendement de Deby. Apparu « très en l’air, énervé », à la limite, hagard, Deby avait plusieurs dossiers dans sa serviette :
Le cas des opposants tchadiens au Soudan : selon des témoins oculaires, Deby aurait reproché aux soudanais de continuer à entretenir la rébellion tchadienne, sinon il comprend très mal l’activité intense à travers l’internet, organisée par les opposants sans que les soudanais réagissent ; mieux il avait à plusieurs reprises demandé la déportation vers le Tchad ou l’expulsion du Soudan de certains éléments de l’UFR dont la liste a été communiquée à plusieurs reprises aux soudanais.
Deby aurait fourni aux soudanais « des preuves intangibles » sur les relations très étroites qu’aurait l’UFR avec le CNT (Conseil National de Transition) libyen et les préparations de l’installation de l’UFR en Libye dès l’éviction de Kadhafi.
Selon « les mêmes preuves », l’UFR est en train de recruter des jeunes tchadiens et les envoyer en renfort pour soutenir le CNT et que des responsables de l’UFR font des va-et-vient entre le Soudan et Benghazi.
Les soudanais auraient écouté d’une oreille distraite et de manière assez perplexe toutes ces accusations. Pour le calmer, ils ont procédé séance tenante à l’arrestation de certains cadres de l’UFR dont on ne connait jusqu’à ce jour ni le sort, ni leur lieu de détention.
Selon les mêmes, Deby serait très inquiet des supposées relations entre l’UFR et le CNT et qu’il aurait demandé aux soudanais de nettoyer toute survivance de l’opposition armée tchadienne avant la chute de Kadhafi.
Selon Deby, Kadhafi tombé, une autre rébellion verra le jour dont le noyau serait composé de ceux qui séjournent actuellement au Soudan.
Qui de Deby ou les services des renseignements soudanais a pris l’initiative, on ne sait pas encore. Mais contre toute attente, des responsables de l’UFR à Khartoum ont été reçus par Deby. Debout, Deby aurait évacué la rencontre en une fraction de seconde : «voyez les modalités pratiques de votre retour avec Chaïbo, le DG de l’ANS. » Point à la ligne.
Déception sur toute la ligne chez tout le monde. Selon les mauvaises langues c’est contre cet entretien avec Deby et sous la pression des renseignements soudanais que les mêmes responsables « auraient vendu » un des responsables de l’UFR qui essayait d’éviter les renseignements soudanais depuis un bon bout de temps.
Deby a formellement demandé aux soudanais de jouer l’intermédiaire entre lui et le CNT en utilisant le concours des égyptiens. «Kadhafi, c’est fini et il faut que je renoue avec ces gens-là », a déclaré Deby.
Les soudanais étaient clairs à ce sujet : trop tôt et sujet très sensible compte tenu du degré de l’engagement de Deby aux cotés de Kadhafi.
Dernier sujet développé par Deby et qui aurait fortement embarrassé voir même étonné ses interlocuteurs. Deby aurait péroré longuement sur « une présence active » des cadres du Sud du Tchad au Soudan.
Deux cadres du sud du Tchad auraient séjourné à Khartoum pendant au moins deux semaines chez un dignitaire du Sud Soudan avant de regagner le Tchad en passant par Juba et Kampala. Sans parler des séjours fréquents de ces mêmes cadres au Sud Soudan. Quel est le rôle du Soudan dans ces va-et-vient, aurait-il demandé. Les soudanais très surpris par la question, seraient restés bouche bée !
Selon des sources concordantes, Deby et Bozizé auraient quitté Khartoum pas très satisfaits.
A. Bakopélé
 



                                         Vendredi 27 Mai 2011

  
L’affaire des 5.000.000.000 milliards de FCFA des pensions : «  comment s’est opéré le détournement » !
 

 
Dans un article paru, il y a de cela plusieurs mois déjà, les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom ont bien voulu, afin de prévenir les princes de la République du danger qui les guette s’ils refusent de respecter scrupuleusement la loi d’airain de la Justice divine, immuable, inexorable et éternelle à l’œuvre dans la Création : « Ce que l’homme sème, il le récoltera  » !
 

 
Ils n’ont pas aussi hésité, un seul instant, à lancer à leur endroit, à l’attention de tous les thuriféraires du régime et à celle de toute l’assemblée de leurs fanatiques et de leurs irréductibles fidèles défenseurs qu’il est donné, sur sa demande, à chaque être humain de parcourir les Créations afin d’acquérir la pleine conscience de son « moi », mais pendant son périple il lui est formellement interdit d’infliger aucune peine à autrui pour satisfaire ses propres désirs.
Le premier Ministre, Faustin Archange Touadéra, en sa qualité de chef de gouvernement, avait-il bien daigné tendre une oreille attentive à ce message ?
Au regard du tsunami qui est entrain de déferler sur la primature et qui risque à court terme d’emporter tout le monde, il semble que l’homme n’a pas été suffisamment à l’écoute de ses intuitions et par conséquent, n’a pas jugé utile, trop préoccupé peut-être à gérer les dossiers de la République, de prendre en considération ces propos. Car s’il l’avait fait, le mathématicien qui est en lui, aurait dû comprendre très tôt que les missions de contrôle et de vérification de certains types de recettes et de certaines catégories de dépenses, confiées à ses plus proches collaborateurs, à savoir M. Mboli Fatrane et M. Maxime Balalu étaient des filons d’or !
Et donc, sujets à de probables et très fortes tentations, à d’opaques et mielleuses transactions et à un affairisme d’Etat ! Malheureusement, c’est ce qui a été révélé, au nom de la transparence et de la bonne gouvernance, par l’enquête menée par le Journal « Le Démocrate ».
2007. M. Mathias Yakézi, directeur général du Trésor, constate lors des paiements des pensions, des litanies d’anomalies et d’irrégularités : des décédés qui, depuis leur tombe, continuent d’émarger sur les états de paiements des pensions, des bénéficiaires légaux des titres de pensions, non pas munis d’une quelconque pièce d’identité, mais d’une fausse procuration en bonne et due forme qui certifient régulièrement sur ces états par acquit libératoire, des fonctionnaires et des agents de l’état encore en activités, métamorphosés en de vrais concepteurs rédacteurs et détenteurs de plusieurs carnets de pensions qui harcèlent quotidiennement les payeurs, des ayants-droit légaux et des ayants-droit légitimes qui ne cessent de recourir à son arbitrage.
Afin de faire toute la lumière sur ce dossier, le comptable public décide, alors, d’instruire immédiatement le service des inspections du Trésor, placé sous l’autorité directe de M. Joseph Garba Ouangole.
En se saisissant effectivement de ce dossier, en vue d’une mission de contrôle et de vérification de la régularité de l’engagement et de la gestion du paiement des pensions, l’inspecteur principal du Trésor chevronné et très rompu à des techniques de contrôle et son équipe constituée de jeunes comptables aussi aguerris, ne pensaient pas se retrouver, après seulement quelques jours de minutieuses investigations et analyses, dans des eaux stagnantes, saumâtres et nauséabondes.
En effet, cette mission a révélé, en faisant des rapprochements entre les états de paiement les plus anciens et les plus récents, que des décédés qui doivent systématiquement être rayés du fichier des pensions, conformément aux dispositions de la loi et des textes règlementaires en vigueur, continuent à la grande surprise des uns et des autres, par personnes interposées, d’émarger sur les états de paiement des pensions.
En outre, des sommes colossales sont régulièrement déchargées par des bénéficiaires des titres de pensions, détenteurs de procuration et non munis d’une pièce d’identité, document exigé et consacré par les règles de l’acquit libératoire.
Enfin, d’importantes sommes d’argent sont également perçues, sans acquit libératoire ou avec acquit libératoire, par des fonctionnaires et des agents de l’Etat du ministère des finances et du budget, du ministère de la défense, du ministère de l’éducation nationale, etc.
Face à l’ensemble de toutes ces irrégularités et en vue de trouver des solutions idoines à l’élasticité toujours croissante de l’enveloppe financière allouée trimestriellement au règlement de ces pensions, M. Joseph Garba Ouangole a jugé opportun, dans ses conclusions, de proposer au directeur général du Trésor la saisine de l’expertise de l’Inspection Générale des Finances.
Mais, alors que la procédure de la saisine de l’ingénierie conseil de cet organe de contrôle était en cours, M. Maxime Balalu, chargé de missions à la primature en matière de la sécurisation des recettes de l’état et suivi du dsrp, en fin stratège, usant surtout de son autorité près le premier Ministre et auréolé par le succès qui a couronné la mission de contrôle des quittances, va tout faire pour s’auto affecter la gestion de ce dossier.
C’est ainsi que l’homme va constituer son équipe de mission et désigner des fonctionnaires et des agents de l’état, relevant exclusivement de la direction générale du Trésor et acquis à sa cause !
 M. Théophile Talobou en fera partie et surtout un certain Mesmin.
 
 Ce dernier est désigné gestionnaire de la mission et de la caisse d’avance ouverte à cet effet, et chargé d’assurer le suivi et le décaissement des frais de carburants, des frais de missions et des frais de réparation des véhicules.
C’est ainsi aussi que lorsque les pensions des fonctionnaires er des agents de l’état sont inscrites au programme, une équipe descendait, régulièrement depuis plus de 3 ans, au Trésor et font bloquer le bon fonctionnement des services jusqu’à ce que leurs colis puissent être empaquetés et embarqués.
De retour à son bureau, l’homme fait son mini programme, distribue les billets de banque aux gestionnaires ou plus exactement aux payeurs et leur donne les consignes de paiement.
Payer seulement les bénéficiaires légaux, munis de pièces d’identité dûment établies et en cours de validité !
Mais, alors que faire des cas des décédés, des bénéficiaires légaux et illégitimes, des concepteurs rédacteurs et détenteurs de vrais faux titres de pensions, des ayants-droit légaux mais illégitimes ?
A la compétence exclusive de M. Maxime Balalu et de son mentor, M. Mboli Fatran !
Certes, et les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom doivent le reconnaitre, après plus de 3 ans de mission de contrôle et de vérification de la régularité de l’engagement et de la gestion de paiement des pensions, quelques ripoux de la République dont le noyau dur est composé de M. Aurélien Zarafazo, ce chauffeur devenu informaticien du jour au lendemain et de quelques faussaires, ont bel et bien été arrêtés, placés sous mandat de dépôt et même condamnés.
 Mais la plupart d’entre eux dont les titres de pensions étaient jadis déjà, régulièrement déchargés par des fonctionnaires et des agents de l’état du ministère des finances et par ceux relevant d’autres départements ministériels, continuent à ce jour, en toute impunité, de sévir et d’émarger sur les états de paiement des pensions. Avec la complicité active, comme l’a révélé le rapport de la mission Garba, des membres de la mission de contrôle placés cette fois-ci sous la direction de M. Mboli Fatran et de M. Maxime Balalu.
Cela ne saurait en être autrement tant le niveau de l’enveloppe financière consacrée au paiement des pensions n’a jamais cessé de s’accroître !
Cela ne saurait en être autrement tant des bénéficiaires illégaux des titres de pensions, des détenteurs de vrais faux carnets de pensions et des ayants-droit illégitimes mais légaux ne cessent de figurer sur la liste des titulaires des pensions !
Cela ne saurait en être autrement tant le train de vie des membres de cette fameuse commission dépasse très largement le montant réel de leurs salaires : des véhicules de luxe, des biens immobiliers, des costumes coûteux, des femmes de compagnie, etc.
C’est cette propension au bien matériel qui explique aujourd’hui que la règle de la bancarisation a été délibérément ignorée par M. Balalu et autres, que d’importantes sommes d’argent peuvent circuler, dans des bancos, entre plusieurs mains à la fois, sans aucune gêne, et que la somme de plus de 30.000.000 de FCFA peut être égarée, pendant plus de 7 mois, dans une malle jusqu’à ce que l’Inspecteur Général des Finances, M. Mathias Nganawara dont le nom avait abondamment circulé derrière les affaires de quittances parallèles, puisse vigoureusement frapper du poing sur le table !
A. Bakopélé
 
 
 




                                            Jeudi 26 Mai 2011


le DDR en très mauvaise posture : «  démissions de Damane et de Sabone » ! 
 
 
 Il est grand temps que le peuple centrafricain puisse se réveiller enfin de sa longue nuit de sommeil et qu’il comprenne enfin que la République va très mal, au lendemain des élections du 23 janvier 2011.
 
 
Alors que les résultats de ces consultations, émaillées de graves irrégularités, ont été vigoureusement dénoncés par l’opposition regroupée au sein du FARE, réconfortée dans sa lutte par le rapport de la MEE de l’UE, la composition du gouvernement de Touadéra III, loin de satisfaire les uns et les autres, vient révéler au grand jour d’énormes et fortes dissensions qui couvaient depuis longtemps, au sujet du DDR, entre le pouvoir et les militaro politiques.
En effet, selon des informations dignes de foi, «le processus risque d’être mis à mal avec le limogeage du ministre l’Habitat et du logement Gontran Djono Didou Ahaba » !
  « Les nommés Zaccaria Damane, patron de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et Abakar Sabone du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), viennent d’annoncer leur démission de leurs postes de Conseillers à la Présidence en charge du DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion).
Les démissions de ces deux représentants des groupes rebelles interviennent à un moment où le nouveau ministre délégué à la Présidence en charge du DDR, le Général Sylvestre Yangongo a entrepris une rencontre avec tous les leaders des politico-militaires dans l’optique de relancer le processus DDR.
Pour justifier sa démission, le président du MLCJ, Abakar Sabone déclare que «l’exercice de cette haute fonction nécessite la mise à disposition des moyens appropriées pour être efficace. Considérant que les conditions matérielles du travail ne sont pas réunies, j’ai l’honneur de vous soumettre ma démission de la présidence du MLCJ, du poste de Conseiller à la Présidence et du représentant du MLCJ au Comité de pilotage pour être libre et m’occuper de mes affaires en toute liberté et mettre un terme à toute activité politique».
Pour le patron de l’UFDR, Zaccaria Damane, ce dernier, joint par la Rédaction du journal L’hirondelle déclare qu’il se retire du Comité de pilotage du DDR, de son poste de Conseiller à la Présidence en charge du DDR tout en annonçant sa volonté de démobiliser ses éléments pour se consacrer à ses affaires.
Mais selon certaines sources autorisées, c’est le remplacement numérique opéré au sein du gouvernement centrafricain et particulièrement au ministère de l’Habitat et du logement dont Gontran Djono Didou Ahaba, membre de l’UFDR en avait le portefeuille. Ce dernier, proclamé élu député de Birao 2 par la Cour constitutionnelle a été immédiatement remplacé par Joseph Kalité, déchu de son titre de député déclaré élu par la Commission électorale indépendante.
«L’UFDR n’a pas été consulté pour cette nomination» étant donné que Joseph Kalité qui remplace Djono Didou Ahaba n’est pas membre de ce mouvement armé. Signataire d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, l’UFDR avait accepté faire partie du gouvernement centrafricain. Et M. Djono Ahaba en était son représentant au sein de ce gouvernement. Avec de telles démissions, c’est le processus DDR qui risquerait d’être mis à mal.
  Selon les mêmes sources, « Démission n'est pourtant pas très centrafricain car l'habitude est de persister et de signer. S'agissant d’Abakar Sabone, la vérité est que la mission de CEI où il siégeait au titre des mouvements politico-militaires étant achevée et que non seulement les indemnités ne se sont plus versées et le véhicule de fonction retiré, il fallait bien passer à autre chose et tenter d'exister autrement.
Pour Zakaria Damane de l'UFDR, la volatilité de la situation dans la Vakaga a suffisamment démontré à Bozizé le peu d'efficacité de son mouvement et par conséquent l'inutilité de leur prétendu accord de paix de Tiringoulou.
Le limogeage de leur ministre et son remplacement par Kalité est bien la preuve que Bozizé n'en a plus rien à foutre de l'UFDR et a décidé unilatéralement d'arrêter les frais avec ce mouvement comme cela a été le cas avec le FDPC d'Abdoulaye Miskine ».
Toutes ces sagas d’amour et de désamour, entre le pouvoir de Bangui et les militaro politiques, ne sont pas de nature à rassurer notre peuple qui a soif de vivre en paix sur cette terre de ses aïeux et de ses ancêtres.
Et, malheureusement la conséquence de cette situation est ce qui se passe à Ndélé, depuis quelques jours !
 Est-ce la loi des séries ? S’agit-il d’un gang spécialisé dans le vol de véhicules tout terrain ? A Birao il y a quelques jours, l’antenne du CICR (Comité international de la Croix rouge) a été victime d’un vol à mains armées.
Les agresseurs ont emporté un véhicule de type pick up et fui vers la frontière soudanaise. Lundi 23 mai, le même scénario s’est répété à Ndélé  (nord du pays) dans la nuit Le Conseil Danois pour les réfugiés et Solidarité, deux ONG basées dans cette ville, en ont fait les frais. Bilan 2 véhicules  4x4 emportés.
L’information a été confirmée par le correspondant de Radio Ndéké Luka. Cet acte de violence s’est produit au grand-dam de la Force Multinationale de la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale (FOMAC).
Les populations n’ont d’ailleurs pas manqué de s’interroger sur le rôle et la mission de cette force. La région de Ndélé a toujours fait l’objet d’attaques rebelles perpétrées par les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP).
V. Ikulu
 
 



  
L’affaire des cinq milliards de francs CFA :
le procès verbal qui accuse M. Maxime Balalu » !
 







                                                Mercredi 25 Mai 2011


  
Primature : « la mafia au sommet de l’Etat : après l’arrestation de Talobou, a qui le tour dans la gestion 5 .000.000.000 de Fcfa » !
 
 
 Il y a de cela quelques jours déjà, tous les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom n’avaient pas hésité à le dire tout : « Tout le monde le sait. Le pouvoir rend aveugle. Il rend même sourd. Le pouvoir transforme, change, rend méconnaissable. Il ne s’agit pas seulement du pouvoir politique, mais de tous les pouvoirs. Un artiste, un journaliste, un ingénieur, un médecin se métamorphosent dès qu’ils obtiennent un pouvoir quelconque.
 
 
Comment ne pas tomber dans l’ivresse face aux louanges, aux interminables chants de sirènes, et aux applaudissements ? Etre connu et reconnu vous englobe dans des spirales de tourbillons dérobant vos pieds du sol et vous fait monter vers les nuages. Vous perdez le sens des réalités ».
Le premier Ministre, Faustin Archange Touadéra avait – il seulement tendu l’oreille à ce message prophétique ?
Dans l’affirmative, s’était – il intérieurement, en sa qualité de Mathématicien de la République, souvenu de ces experts budgétaires, financiers et comptables qui l’avaient convaincu de la nécessité d’instruire des missions de contrôle et de vérification de la tenue des carnets de quittances, de la régularité de l’engagement et de la gestion du paiement des pensions et in fine, celle de la comptabilité matière des arriérés de créances dues aux Fournisseurs, avant leur règlement ?
Peut – il encore aujourd’hui se souvenir de cette rencontre hautement technique à laquelle il a pris part et au cours de laquelle, les méthodes de la science de la minoration des recettes de l’état, les principaux centres de prolifération de ces pratiques irrégulières d’extraction frauduleuse des fonds publics, et les noms des responsables de ces réseaux lui ont été brillamment exposés ?
Peut-il aujourd’hui se souvenir, comme si c’était encore hier, des circonstances dans lesquelles s’est opérée la mission qui allait aboutir à l’arrestation, au quartier Galabadja, de M. Roger Watelendji, opérateur économique et homme de main de la mafia fiscalo-financière ? Combien cette première opération a- t – elle effectivement coûté à l’Etat ?
 Et, que sont alors devenus ces compatriotes, hauts cadres et agents du ministère des finances et du budget, dont les dénonciations lui ont permis de lubrifier son fauteuil si doré, après le démantèlement du réseau mafieux qui excellait dans les pratiques de minoration des recettes et dont les actions asséchaient régulièrement le Trésor Public ?
Très sincèrement, le premier Ministre, Faustin Archange Touadéra ne pourra pas répondre à toutes ces pertinentes et très accablantes questions. Des questions qui prouvent désormais et qui révèlent à l’opinion nationale et internationale qu’il n’a jamais été le géniteur de ces multiples missions de contrôle, effectuées au sein des différentes directions générales du ministère des finances et du budget et dont le succès lui a valu sa reconduction dans ses fonctions de Touadéra II.
Mais, tout de même, l’homme pourra se dire intérieurement… « Il était une fois… » ! Il était une fois… ! Ce ne sont là que quatre mots, pourtant ils sont comme une formule magique, en raison de leur capacité à déclencher immédiatement en chaque être humain des intuitions bien particulières. Il est rare que ces intuitions soient les mêmes pour tous. L’effet est comparable à celui de la musique. Tout comme la musique, ces quatre mots trouvent la voie qui mène directement à l’esprit de l’être humain, à son « moi véritable ». Bien entendu, cela vaut uniquement pour ceux qui n’emmurent pas totalement l’esprit en eux, ce qui leur aurait déjà fait perdre leur véritable qualité d’humain sur cette terre des hommes.
C’est pourquoi, le premier Ministre, Faustin Archange Touadéra, étant un mathématicien, c’est-à-dire un professionnel de la matière subtile, doit se souvenir spontanément de cette expérience vécue, de ses rencontres avec ces professionnels des finances. Après l’arrestation de M. Théophile Talobou, l’un des ses multiples, visibles et occultes Conseillers, leur image doit se présenter maintenant à lui de façon vivante.
Pour les uns, ce sera un attendrissement nostalgique, un bonheur mélancolique, ou encore une aspiration secrète et irréalisable. Pour d’autres, par contre, ce sera l’orgueil, la colère, l’épouvante ou la haine. Le premier Ministre, quant à lui, s’efforcera personnellement de mesurer le degré de sa responsabilité dans ce que tous les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom qualifient déjà de l’un des plus grands scandales financiers que la République ait connus !
Tant cette mission de toilettage des fichiers de pensions qui aurait dû être limitée dans le temps et dans l’espace, s’est pérennisée et s’est institutionnalisée !
Et tant elle est devenue une sulfureuse et juteuse affaire d’état où s’entremêlent, tous les jours, bénéficiaires illégaux des titres de pensions et conseillers du premier ministre, où s’entrecroisent régulièrement des concepteurs et des détenteurs de vrais faux titres de pensions et des cadres de la primature, toutes catégories confondues et où s’entredéchirent pêle-mêle des ayants-droit illégaux et des ayants-droit légitimes !
Le virevoltant et insaisissable ministre de la sécurité publique, et actuel député du 8ème arrondissement de la ville de Bangui, M. Jules Bernard Ouandé ne l’avait-il pas su,
 
 
lorsqu’il n’avait pas hésité, un seul instant, à se passer de la collaboration de M. Maxime Balalu, chargé de missions à la primature en matière de la sécurisation des recettes, et à procéder lui-même à l’arrestation de plusieurs faussaires qui écumaient dans les fichiers de pensions et qui émargeaient sans crainte aucune sur le budget de l’état, sans en avoir le statut ?
Ne les avait-il pas présentés à la Télévision Centrafricaine et poursuivies en justice ?
Pourquoi, le premier Ministre, Faustin Archange Touadéra n’avait-il jamais pris en considération toutes les informations portées à la haute attention du conseil des ministres par ce ministre et dont l’essence était justement l’institutionnalisation d’un affairisme d’état avéré, autour de cette question de la fameuse mission de contrôle et de vérification de la gestion des pensions ?
Non, du fait de la naïveté de l’homme et de la confiance aveugle faite à son chargé de missions en matière de la sécurisation des recettes, le premier Ministre a tout simplement ignoré ce que sont devenus ces compatriotes et ces experts budgétaires et financiers qui lui ont montré le chemin de Jérusalem, en dénonçant au prix de leur carrière et au prix de leur vie ces pratiques d’extractions frauduleuses des fonds publics et n’a jamais su prêter une oreille attentive aux pressants signaux que n’a jamais cessé de lui lancer le ministre Ouandé !
En effet, afin de permettre au premier ministre et à la mission de contrôle et de vérification de la régularité et de la gestion du paiement des pensions, d’extraire le blé de l’ivraie, le ministre Ouandé qui aura été l’un des rares ministres pragmatiques du régime de Bozizé, a jugé très utile de mettre à la disposition de son chargé de missions, M. Maxime Balalu, son plus indicateur le plus futé.
Grâce à son expertise et sur ces précieux conseils, M. Maxime Balalu et sa fameuse équipe d’experts ont pu disposer de solides banques de données et d’informations fiables sur les causes de la hausse permanente de l’enveloppe financière destinée au règlement des pensions, sur les méthodes et les techniques astucieusement conçues et régulièrement mises en œuvre par les faussaires, et sur l’identité de leurs complices. Mais, au lieu d’intégrer ce compatriote et de nommer les professionnels sus évoqués, dans cette commission de vérification, comme il est de traditions dans ce pays, celui-ci, au grand dam des uns et des autres, va préférer faire appel à ces parents et à ces hommes de main qui exerçaient différentes activités à la direction générale du Trésor.
Et, M. Théophile Talobou en est un !
Afin d’exploiter les informations fournies non pas au profit de la République, c’est-à-dire en démantelant réellement et efficacement les réseaux de ces faussaires, mais plutôt en les utilisant pour mieux s’enrichir, dans l’intérêt de la famille et du clan !
 Que de fonds nés d’opaques et irrégulières transactions avec ce monde de la mafia, ces agents de l’état ne se sont-ils pas amassés, du jour au lendemain ?
 Comment un fonctionnaire dont le salaire mensuel ne dépasse pas 200.000 Francs CFA peut – il devenir du jour au lendemain importateur de véhicules et mener une vie de « Boss » ?
L’arrestation de M. Théophile Talobou, inspecteur principal du Trésor qui a envoyé innocemment des cadres et des gestionnaires du ministère des finances et du budget en prison, vient non seulement confirmer les faits sus mentionnés, mais surtout révéler que la politique de bancarisation n’est pas applicable à la primature.
Là règne encore la loi d’airain originelle de la comptabilité publique : celle des billetages, des bancos pleins de billets de banque, de pratiques irrégulières de manipulations de fonds publics et de détournements. L’affaire du détournement de la somme de 30.201.326 Francs, logée dans les 5.000.000 de Francs CFA dont est accusé M. Théophile Talobou n’est que la partie visible d’un iceberg dont la profondeur ne pourra être connue que par une contre mission de contrôle et de vérification, non confiée à l’IGF et à l’IGE, mais à un organe mixte !
Mais, avant cela, les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom, sous la gouverne du député du 8ème arrondissement et du premier substitut du procureur de la République qui avait déjà traqué M. Joseph Doumounou et Autres, posent la question suivante au premier Ministre : « Après M. Théophile Talobou, à qui le tour »?
A. Bakopélé 
 






  
Dernières minutes :   « un ministre de l’UFDR limoge » !
 
 
Aux termes d’un décret pris par Bozizé et diffusé ce jour sur les antennes de Radio Centrafrique, le ministre de l'Habitat et du logement, Gontran Djona Abba (UFDR) est remplacé par Joseph Kalité (KNK).
 D’ethnie Goula, ce dernier dont l’élection aux législatives dans la circonscription de Birao 2 venait pourtant d’être invalidée par la Cour constitutionnelle fait donc néanmoins son entrée au gouvernement sans qu’on en sache les raisons. Rien non plus a été dit sur les raisons officielles de ce limogeage de Gontran Djona Abba.
Une chose est sûre, Bozizé a beaucoup de mal à se dépêtrer de la situation dans l’extrême Nord-est du pays en proie à d’incessantes convulsions malgré la présence des supplétifs de l’UFDR de Zakaria Damane qui ont manifestement fort à faire avec la rébellion de la CPJP.
 
 
 
A. Bakopélé
 




 
Le Département des mines ou le plan machiavélique de Bozizé et Ndoutingaï
 
 
 Il n y a plus de doute que Bozizé et Ndoutingaï ne font plus qu’un. Ils sont comme on dirait bonnet blanc/blanc bonnet. La visibilité la plus flagrante de la situation se voit aujourd’hui à travers le Département en charge des mines en République centrafricaine, qui aujourd’hui dépend de qui on ne sait.
 
 
En effet, l’existence du département des mines qui porte aujourd’hui le nom de ministère délégué auprès de la présidence de la République en charge des mines, apparait aujourd’hui comme un leurre qui ne saurait être gobé par des gens ayant l’esprit un peu illogique.
L’existence d’un ministère délégué se justifie toujours par l’existence d’un ministère titulaire, et cela en est le cas avec les autres ministères délégués que nous avons aujourd’hui sur les bras, qui existent dans presque chaque département appelé « ministère d’Etat », sauf celui qu’occupe le super ministre le plus aimé de Bozizé : Sylvain des mines, Ndoutingaï des finances.
Il apparait clairement ici qu’après le démembrement des ministères d’Etat qu’on sait très bien que ce n’est qu’une création de postes qui ne se justifie d’ailleurs pas, tels que les transports, le plan et l’éducation, Ndoutingaï est l’homme fort du régime et ne saurait accepter de travailler avec un « ministron » entre les jambes, KNK soit-il.
Cela pourrait expliquer le départ d’Abdallah Kadr du Département des finances, surtout avec ses prestations auprès des bailleurs de fonds, qui ne saurait comprendre les chiffres centrafricains en l’absence de ce dernier.
Or, le Ministère délégué aux mines n’a pas un ministère titulaire, et n’a apparemment pas changé de main. Cela ressemble fort terriblement à un jeu de dame, dont le pion couronné est Sylvain, et qui après son déplacement est remplacé par un simple pion qui n’est autre que l’ancien directeur de cabinet du tout puissant Ndoutingaï, Monsieur Obed Namsio.
Certaines personnes seront tentées de penser que le rattachement du ministère délégué aux mines à la présidence mettrait celui-ci directement sous la supervision du Chef de l’Etat, le Général d’armée François Bozizé. Cela ne saurait en être le cas.
En rattachant le ministère délégué à la défense, on sait que c’est Bozizé qui en est le ministre titulaire. Et cela ne pourrait être discuté, du fait que Bozizé se trouve être un technicien en matière des questions de défense.
Et si cela en est effectivement le cas avec le ministère des mines, Bozizé est en passe de dépasser en titre tous les présidents du monde, même l’ex empereur Bokassa qui fut en un moment donné de son règne, ministre de la défense, du commerce, de la fonction publique…
C'est-à-dire qu’aujourd’hui, nous avons un président qui non seulement est le ministre de la défense, est également ministre des mines, ministre en charge du DDR et de la jeunesse pionnière, ministre de l’aviation civile (puisqu’il y a bien un ministre d’Etat en charge du développement du transport mais il a plutôt voulu rattacher l’aviation civile à ses services, peut-être question de bien contrôler l’aiguillage du ciel)…, que savons nous encore.
Ce schéma que nous venons de dépeindre prouve suffisamment que le déplacement de Ndoutingaï des mines pour les finances n’est qu’un leurre, car Sylvain y est resté, et à travers son homme de main Namsio Obed, continue de tirer les ficelles de ce Département juteux, qui a fait de lui le ministre le plus puissant du régime de Bozizé, et comme disent certaines personnes le ministre le plus riche aux largesses inégalables.
Il apparait aussi clairement qu’après Dieu en Centrafrique c’est Bozizé. Après lui, c’est Ndoutingaï. Après Ndoutingaï, c’est le mur ! Car ce que décide Ndoutingaï, Bozizé le bénit. Ce que déteste Ndoutingaï, Bozizé négocie.
Aujourd’hui, il n’est plus question de démontrer mais plutôt de constater qu’il y a des ministères qui n’existent que de nom, tout juste pour le bon plaisir du tout puissant ministre de Bozizé, qui aujourd’hui est salué, selon les infos qui nous sont parvenues, par des bourdonnements au niveau de son nouveau Département, où il y aurait mécontentements au sujet des quotes-parts, tant au niveau des impôts que des finances.
Et nous ne sommes pas encore au bout du rouleau, car ce dernier a plus d’une corde à son arc.
L’autre prévision qui fait aujourd’hui plus peur que de mal au gens, est la probable présentation de Sylvain Ndoutingaï à la présidentielle de 2016 sous la bannière du KNK, car tout semble prouver que c’est lui le successeur de Bozizé, bien que ce dernier a son Ali Bongo, qui visiblement manque d’ouverture et renfermé que son cousin Ndoutingaï, qui parle plus avec sa bourse que sa bouche.
On dirait même que c’est cela la raison de sa nomination entre temps comme Directeur de Campagne du parti de Bozizé le KNK.
 
Bébé Salem
 










                                                   Mardi 24 Mai 2011


  
Le premier ministre Touadéra en sérieuses difficultés !
 
Le jour même où le Premier Ministre faisait sa déclaration de politique générale devant les députés (mercredi 18 mai 2011), le collectif des centrales syndicales a fait parvenir au gouvernement un cahier de revendications. Histoire sans doute de ne pas être oublié.
 
 
Le collectif des centrales syndicales si dit profondément préoccupé par la situation socio-économique des populations centrafricaines, notamment les travailleurs.
Il constate une hausse vertigineuse des prix des médicaments, des denrées alimentaires, du carburant, du ciment.
Il déplore même la qualité du pain.
Tout ceci alors que la vie du travailler n’évolue pas.
Au plan social, le collectif constate avec amertume que le gouvernement demeure passif en ce qui concerne les projets de logement, de santé.
Des sociétés publiques telles que Sodeca, Enerca et Socatel font face à d’énormes difficultés. Les syndicats veulent discuter toutes ces questions et décrivent déjà leurs revendications.
D’abord arrêter l’inflation dont les conséquences sont la perte du pouvoir d’achat.
Augmenter le SMIG, salaire minimum garanti, augmenter les salaires en tenant compte du coût de la vie, payer la dette intérieure pour permettre aux entreprises centrafricaines de payer régulièrement les salaires et résorber le chômage, augmenter les allocations familiales.
Et bien sûr la question des arriérés de salaire est revenue. Les syndicats demandent qu’une solution rapide soit trouvée et que les arriérés de salaire datant des régimes de Kolingba et Patassé soient enfin payés.
Et pour finir, le collectif des syndicats se dit disposé au dialogue. Il faut trouver des solutions à toutes ces revendications.
V. Ikulu




La République au bord du gouffre
 
 
Selon des informations dignes de foi, « beaucoup avait espéré que la mort et surtout les funérailles nationales de Patassé allaient réunir les Centrafricains, notamment leur classe politique, mais il n’en a rien été.
 
  
Les banguissois de tout genre ont été témoins depuis ce jeudi 19 mai où la dépouille d’Ange-FélixPatassé a regagné le territoire centrafricain de la colère voire de la haine contre le président Bozizé qui habite actuellement nombre de Centrafricains, en particulier les familles biologique et politique, même le citoyen lambda et les habitants des quartiers populaires de Bangui, de l’illustre disparu.
En effet, dès que le cercueil de Patassé est sorti de l’avion, on a assisté à un véritable déchainement de la foule rassemblée à la zone fret de l’aéroport Bangui Mpoko où se déroulait le cérémonial d’accueil de la dépouille de l’ancien président, et ce fut le déferlement contre Bozizé d’un torrent d’insultes, de tous les noms d’oiseaux, de jurons et de malédictions de toutes sortes.
Puis, lorsque le convoi funèbre s’est ébranlé de l’aéroport pour la morgue de l’Hôpital Général, la voiture de Bozizé a essuyé des jets de pierres pendant la traversée du quartier Combattant.
Quelques kilomètres plus loin à la hauteur du bar restaurant Mirandela, le cortège a dû observer un léger temps d’arrêt devant plusieurs femmes qui menaçaient de se dénuder le corps, ce qui serait pour Bozizé le comble de la malédiction si elles avaient mis leur menace à exécution.
Il a fallu l’intervention du tristement célèbre lieutenant Eugène Ngaikoisset pour calmer cette gente féminine en colère. Le bras armé de Bozizé qui a cru devoir offrir quelques billets de 500 F CFA à ces dames a vu son offre rejetée purement et simplement.  
Quarante et huit heures, des obsèques officielles que Bozizé a tout fait pour obtenir alors qu’initialement, la famille politique de Patassé avait décidé de lui interdire de mettre pieds aux funérailles de Patassé, ainsi qu’aux membres de son cabinet, de son gouvernement, de son parti et de sa famille, seront organisées.
 Moyennant espèces sonnantes et trébuchantes et pressions de toutes sortes, Bozizé a réussi à faire accepter par certains membres de la famille du défunt l’organisation de funérailles officielles à tout prix, histoire de lui permettre de venir se moquer une dernière fois de la dépouille de Patassé.
Mais, mal lui en a pris tout de même car il a été moralement contraint sur l’avenue des Martyrs lors de la cérémonie officielle d’obsèques, de prendre la parole pour jurer n’avoir pas tué son prédécesseur qui n’est autre que celui-là même qu’il a renversé huit ans plus tôt par un coup d’Etat, s’expliquer et tenter de récuser les graves accusations portées contre lui dans la mort de ce dernier.
Une fois encore, il a essuyé les quolibets et les cris d’indignation de la foule réunie juste en face de la tribune officielle où il se tenait, que les forces de l’ordre ont dû repousser vers le siège de la CEMAC juste en face des lieux.
Un autre fait qui permet de se rendre compte de l’impopularité de Bozizé et de combien il est aujourd’hui haï par ses compatriotes, s’est produit juste à l’entrée du quartier Gobongo lorsque le cortège funèbre partait pour le lieu de l’inhumation du PK 26.
Plusieurs femmes se sont littéralement couchées sur la chaussée, empêchant le convoi d’avancer. Elles ont carrément dénudé leurs poitrines pour montrer leurs seins au public tout en clamant que « Bozizé comme Patassé, ont tété les seins d’une femme. Si Bozizé a cru devoir faire ainsi du mal à Patassé, qu’il soit maudit à jamais »
Contre Bozizé, il ne pourrait y avoir pire malédiction ! Cela donne, aujourd’hui, précisément une idée sur l’ampleur du fossé qu’il y a aujourd’hui entre ce prétendu président qui vient d’être soi-disant réélu dès le premier tour de scrutin avec plus de 66 % des suffrages et le peuple aux destinées duquel il est censé présider.                   A. Bakopélé
 






                                                   Vendredi 20 Mai 2011

 
Bozizé victime des profiteurs « de la République » !
 
 
Depuis l’avènement du 15 mars 2003 et surtout au lendemain du scrutin du 8 mai 2005, les charognards et les lycaons sont de retour et se sont solidement incrustés dans l’âme de la République.
 
 
Comme le froid vient pendant l’hivernage et les vacances pendant l’été, ces agents du prince des ténèbres apparaissent dès l’avènement d’un nouveau pouvoir. Depuis la montée au pinacle du président de la République, le général d’armée, François Bozizé, ils se sont positionnés et ne finissent pas de faire l’apologie et le panégyrique de l’homme fort de Bangui ou du locataire du palais de la Renaissance.
Ces hommes et femmes qui se nourrissaient de dépouilles et de charognes ont toujours espéré et espèrent tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes, bénéficier d’une position de pouvoir pour dépouiller les caisses nationales.
On les voit se démêler comme de pauvres diables, pour se faire à nouveau une place bien au frais, après la séance de la présentation du programme politique du gouvernement devant l’Assemblée Nationale.
 Après avoir brillé sous les soleils blafards des idéologies et des stratégies du développement dont la destination de la mise en œuvre n’ont été que leur ventre bedonnant, ils veulent être encore des gens qui comptent dans ce pays.
Ne sachant pas raison garder, ils se lancent dans des diatribes contre les vrais professionnels dont ils vantaient les mérites il n’y a pas encore quelques années.
Comment peut-on faire preuve de tant d’indécence et ravaler de la sorte ses propres vomissures ?
 Ceux qui pinaillent et ergotent à présent, feignent d’oublier ce qu’ils ont dit hier, pensant que les Centrafricains sont devenus subitement amnésiques.
Quand on a posé des actes inacceptables et dangereux pour l’unité et la cohésion nationale, le bon sens commande de garder le profil bas.
Mieux, de faire acte de repentance. Depuis plus de 7 ans, on ne voit rien de tout cela. Les bourreaux, pour narguer davantage les Centrafricains, se présentent comme les victimes, dans une véritable tragi-comédie humaine. Comme le disait si bien quelqu’un, à quoi peut encore servir le coq qui chante après le lever du jour, quand les vrais ont déjà annoncé la nouvelle aurore ?
Pourquoi vouloir se donner le beau rôle, quand les actions posées ont été consignées dans la trame de notre histoire comme des parenthèses honteuses ?
Que les courtisans, mandarins et autres flagorneurs se ravisent !
La dernière gouvernance de Bozizé ne doit pas inaugurer un quelconque partage du gâteau ou une foire aux profiteurs et prédateurs, même si des signes précurseurs militent ça et là en leur faveur.
Elle a de nombreux chantiers à ouvrir et à inaugurer pour le bonheur d’un peuple qui a avalé pas mal de couleuvres pendant plus de 7 années d’ethnicisme, de gabegie, de boulimie matérielle et financière et d’affairisme d’état.
Et Bozizé doit le comprendre!
 
 
 
 
A. Bakopélé
 




                                                      Jeudi 19 Mai 2011

Areva : « des chants de sirènes » !
 
 
Le 02 Mars 2011, un soleil radieux s’est levé derrière les collines de Bas-Oubangui. Ce jour-là, lors de la 5ème Conférence Mondiale de l’ITIE qui s’est tenue, à Paris en France, du 02 au 05 Mars 2011 sous l’égide de l’OCDE , la République Centrafricaine, notre beau et très riche pays, a non seulement eu le mérite d’accéder au statut de pays conformes, mais surtout a été reconnue comme le Premier Pays Francophone à avoir exécuté, dans le délai et sans écueils, le processus de la mise en œuvre des principes et des objectifs de l’ITIE.
 
 
Au cours de ces assises, rappelons-le pour la gouverne des Gestionnaires de la République, des dirigeants politiques, des chefs d’entreprises et des leaders de la société civile ont longuement débattu de la manière dont l'ITIE a contribué à des avancées positives, dans les pays qui la mettent en œuvre ainsi que du futur de l'initiative, depuis le Sommet Mondial sur le Développement de 1992, tenu à Johannesburg en Afrique du Sud, à l’initiative de l’ancien Premier Ministre britannique Tony Blair et de l’ONG « Publiez ce que Vous Payez ».
Soulignons que les revenus générés par l'extraction de ressources naturelles ont souvent fait l'objet de critiques en raison de leur mauvaise gestion, qui sous le voile du secret, alimente des réseaux de corruption. Au cours de la dernière décennie, cette mauvaise image a changé. Une coalition composée de cinquante pays et de plus de cinquante des plus influentes compagnies extractives coopère désormais avec la société civile pour rendre plus transparente la gestion des ressources naturelles. Désormais, dans 35 pays riches en ressources, les entreprises et les gouvernements se sont engagés à publier ce qu'ils paient et ce qu'ils reçoivent, à travers la mise en œuvre du standard mondial de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). Les citoyens de ces pays peuvent désormais savoir combien leurs gouvernements perçoivent en revenus extractifs et demander des comptes à leurs dirigeants.
Malheureusement, ce succès de l’ITIE-RCA et au-delà celui de la République Centrafricaine toute entière, au lieu de faire l’objet d’une séance des travaux de restitution pour une meilleure appropriation par les différents acteurs du développement, en sus de la cérémonie de remise du trophée au Président de la République, le Général d’Armée, François Bozizé par le Premier ministre, M. Faustin Archange Touadéra, a été soigneusement enfoui dans les tiroirs des services du Comité de Pilotage de l’ITIE – RCA . Pis, selon des informations dignes de foi, toute porte à croire qu’une muraille de silence et d’obscurité a été astucieusement érigée autour de son évolution et du suivi de ce processus.
 Cette inquiétude de tous les combattants de la liberté et de tous les démocrates dignes de ce nom semble désormais se confirmer, à travers cette réunion tenue par les Experts d’Areva, à Bangassou ! Sinon, comment comprendre que la population riveraine de ces sites d’exploration et d’exploitation qui doive être préalablement informée sur les dangers et les risques dus aux différentes activités de ce chantier, n’en soit officiellement mise au courant que plusieurs mois plus tard ?
Sinon, comment comprendre que la population du Mbomou attende beaucoup de la stricte application de la loi Dodd – Franck et qu’aucune disposition n’ait, à ce jour, été prise pour rendre accessible au grand public les termes de la convention qui la lie avec les autorités du ministère des mines, les quittances de versement de ses impôts, de ses droits et d’autres taxes versés à l’Etat, les investissements déjà réalisés « in situ » et les mesures de sécurité, relatives à la protection de l’environnement et à la vie des populations locales ?
Tant que la société Areva n’aura pas officiellement répondu à toutes ces interrogations qui touchent à l’existence sur cette terre des hommes d’une partie de l’âme de la République, les combattants de la liberté, les démocrates et tous les défenseurs des droits de l’homme ne prendront que pour mirages, les propos de ses experts, lors de cette fameuse réunion.
Ils exigent au nom de tous les laissés-pour-compte de notre société que toute la lumière soit faite sur les questions sus évoquées, et demandent au Premier ministre, en sa qualité de Président du Comité de Pilotage de l’ITIE – RCA de briser la loi de l’omerta. Enfin, ils qualifient la réunion du 16 mai 2011, de manœuvres dilatoires.
En effet, « la société française AREVA, chargée de l’exploitation de l’Uranium centrafricain de Bakouma (1000 km à l'est de Bangui), rassure l’opinion régionale sur les dangers que pourraient engendrer l’exploitation du minerai. C’est au cours d’une réunion tenue à Bangassou ce 16 mai 2011. C’est une étude d’impact environnemental et social faite par les experts de la société AREVA qui démontre ceci. La quasi-totalité de la population du Mbomou pense que l’exploitation de cet uranium constituerait un danger pour la santé et la vie des personnes. Selon l’orateur, « les impacts de l’exploitation du minerai sont faibles en général sur l’environnement physique, biologique, social et radiologique ».
 Un plan de surveillance de l’impact du projet et de l’aménagement du site de l’exploitation a été envisagé. Il s’agit là d’une première phase d’exploitation qui concerne deux sites sur onze. L'uranium de Bakouma devait au départ être exploité par la société sud- africaine UraMin. Les travaux ont été lancés en octobre 2006, par le président de la République François Bozizé »
Quel leurre ?
Ibrahim N’Tesa
 







  
Les exigences de M. Abdou Karim Meckassoua
 
 
Sur cette terre des hommes qu’est la République centrafricaine, beaucoup d’hommes et de femmes se font passer pour de grands commis de l’état, d’experts en stratégie de développement, et de chercheurs, et pourtant ils ne le sont pas !

 
Il y a une grande différence entre les professionnels de l’administration, formatés pour servir la République et empreints d’humilité et la présomptueuse aventure de ceux qui sont infatués de leur propre personne !
Cependant, ces gens continuent malgré tout à se nommer hommes politiques et défenseurs des intérêts des masses populaires et vont jusqu’à s’imaginer que leur propension à remplir leur ventre leur confère d’office le droit d’initiés.
On pourrait tout simplement qualifier semblable prétention de grotesque et de ridicule si elle ne comportait pas bien souvent des dangers, qui d’ailleurs ont toujours existé. En effet, toute recherche effrénée du pouvoir, toute aventure et toute propension démesurée à des penchants vils, charnels et mortels, relèvent exclusivement de l’intellect. Etant issu du cerveau de matière dense, et donc soumis également aux lois originelles de la création qui œuvrent dans la matière dense, l’intellect ne peut entreprendre de recherches dans le domaine spirituel avec lequel il n’a aucune affinité.
A lui seul, ce fait parfaitement naturel condamne tout dès le départ !
Là où prend fin la matière dense de faible densité, l’être humain ne peut déjà plus poursuivre ses investigations. Pour l’intellect humain, la matière subtile est et demeure un genre étranger avec lequel il ne peut établir de liaison. Or, faute de liaison, il ne peut jamais y avoir de compréhension, pas plus qu’il ne saurait être question de voir ou d’entendre, et encore bien moins d’explorer, d’examiner, de classer quoi que ce soit parmi les notions matérielles dont l’intellect ne peut se passer, tout simplement parce qu’il est soumis aux lois de la matière dense auxquelles il est solidement lié.
De ce fait, toute la classe des arrivistes qui se sont emparés des rênes de la République, guidés uniquement par le souci de consommer, ne peut jamais comprendre que les hommes politiques sont censés être déconnectés des pulsions charnelles, égoïstes, matérialistes et terrestres et être en contact permanent avec les forces supérieures. Ils sont tout simplement au service de leur intuition ou de la matière subtile et non de pauvres partisans de la matière dense.
Et c’est toute la différence entre un Jésus-Christ et un César !
Et c’est toute la différence entre un Mandela et un Gbagbo !
Et c’est toute la différence entre un Karim Meckassoua et un Thierry Maléyombo !
Arriviste et farouche défenseur des influences lucifériennes que sont la vanité, la présomption, l’étroitesse de points de vue, la jalousie, la roublardise et surtout la propension au pain matériel, M. Maléyombo n’a jamais exigé du président de la République, le général d’armée, François Bozizé, la jouissance entière et sans équivoque de son libre arbitre, dans l’accomplissement de ses fonctions de ministre de la République.
 Aujourd’hui, il n’est pas étonnant que l’homme ait beaucoup donné, en retour, à son mentor, qu’il se soit, lui-même, suffisamment enrichi sur le dos de la République jusqu’à la moelle épinière puisqu’il en a emporté, chez lui dans sa résidence privée à Ouango et qu’il se soit bâti, pour des années, une bonne fortune pour sa famille et toutes ses progénitures.
Et ce n’est pas son prédécesseur, M. Ngouandjika qui démentirait les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom ! Lui qui s’y est aussi bâti une colossale fortune puisqu’il est entrain de finaliser les travaux de construction d’un hôtel 5 étoiles, à un moment où la valeur faciale d’un sac de ciment n’est pas à la portée du fonctionnaire moyen !
Par contre, M. Meckassoua qui n’appartient pas à cette race d’hommes politiques, véritables prédateurs des biens de notre peuple, a préféré afin de libérer sa conscience de certaines responsabilités devant notre peuple et devant l’histoire, attirer l’attention de l’homme fort de Bangui, sur l’importance de la notion de libre arbitre dans la vie d’un homme sur cette terre des hommes. Ce libre arbitre, précieux don de Dieu, qui fait de lui un maître et non un esclave.
Libre de conduire les affaires du ministère des postes, des télécommunications et des nouvelles technologies dont il aura désormais la charge, en conformité avec le programme politique sur la base duquel le président de la République, le général d’armée, a été élu, mais libre aussi de choisir ses hommes sur la base de leurs compétences intrinsèques, et ce après avoir préalablement procédé à un toilettage budgétaire et financier.
Evidemment, cette liberté de ton n’est pas de nature à rassurer tous ceux qui ont géré la République comme un butin de guerre, aux caciques du parti et à certains patriarches.
Pour le contrecarrer, ces serviteurs des forces des ténèbres n’ont pas hésité, afin que la gestion de M. Maléyombo et celle de M. Ngouandjika, à travers le projet « Gateway » et les autres « projets créés de toutes pièces à titre privé, mais sur les fonds de l’état », ne soient pas connues de tous, à obtenir dans la précipitation une passation de service entre M. Maléyombo et M. Poloko. Mais, c’est très mal connaitre M. Meckassoua !
En effet, celui-ci, selon des informations dignes de foi en notre possession, aurait exigé et obtenu du président de la République, l’instruction effective et rapide d’un audit confié à un cabinet d’experts indépendant de toutes les sociétés d’état placées sous l’égide de son ministère.
Cette nouvelle qui n’est pas très bonne pour les uns et pour les autres, si elle venait à se confirmer, créerait les conditions d’une ère nouvelle, dans notre pays, celle de l’émergence d’une élite capable de défendre ses valeurs et de barrer la route à tous ces soudeurs, ces menuisiers et ces charpentiers qui n’ont jamais été intégrés dans la fonction publique centrafricaine, mais qui tels des usurpateurs et des loups dans la bergerie, sont devenus du jour au lendemain, des ministres de la République.
Le prouve déjà sa rencontre avec tous les cadres et les agents de son département le vendredi dernier, dans l’enceinte de l’hémicycle du ministère des affaires étrangères ! 
A. Bakopélé
 







                                  Lundi 16 Mai 2011


 
Au nom de la transparence,   Monsieur le   Président de la République: « l’audit des sociétés d’Etat » !
 
 
Il n’est de secret pour personne que la République Centrafricaine, notre beau et très riche pays, est depuis la nuit des temps et depuis son accession à la souveraineté internationale, victime de la malédiction de ses ressources naturelles

 
inon, comment croire qu’un pays où il pleut 12 mois sur 12 et un territoire dont le sol et le sous-sol sont des plus riches potentiellement au monde, ne puisse pas assurer trois (03) repas par jour à sa population, 100 litres d’eau potable, des écoles de qualité et des services de santé, dignes de ce nom !
Sinon, comment accepter que la République Centrafricaine, après plus de 50 ans d’indépendance, puisse tous les jours offrir le lamentable spectacle d’un mendiant qui se traîne dans le concert des nations, sébile à la main, celui du 4ème pays le pauvre de la planète, celui du pays où l’on meurt le plus vite en raison de 6/1000 et celui du 10ème pays où le taux de prévalence du VIH est l’un des plus élevés au monde !
Les réponses à ses pertinentes questions résident essentiellement dans l’incapacité de son leadership, de la classe politique dirigeante et de l’élite nationale, à prendre résolument en main la destinée de leurs frères et de leurs sœurs, en faisant preuve de l’imagination au pouvoir, à comprendre que la vie humaine n’a de prix qu’autant et aussi longtemps qu’elle est vécue au service des autres, en luttant fermement contre les inégalités sociales, et à consentir d’indescriptibles sacrifices, en mettant l’accent sur le respect de la dignité de la personne humaine.
Au lieu de cela, un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture et sans ambition politique s’est emparé des rênes des affaires de la cité, et s’est solidement incrusté dans l’âme de la République et la sucent tous les jours que Allah fait sur cette terre, de toutes ses substances matérielles et spirituelles.
Pour assouvir leurs desseins personnels et machiavéliques et afin d’atteindre leurs objectifs inavoués de liquidation de la République, un petit nombre de sociétés d’état et de sociétés privées, créées pour le besoin de la cause, profite de l’exploitation de ces ressources, tandis que les recettes publiques sont faibles ou mal utilisées et que les populations locales restent pauvres ou deviennent de plus en plus pauvres.
De ce fait, la manière de lutter contre la malédiction de ces ressources naturelles et contre la confiscation des biens de la République par cette minorité consisterait à partager les avantages équitablement entre les secteurs privé et public et à mieux répartir les budgets publics, afin d’augmenter de manière sensible et progressive les dépenses dans les secteurs des soins de santé de base et de l’éducation, ce qui permettrait de combattre sans répit les inégalités et de créer de l’emploi pour les personnes défavorisées.
La transparence et l’obligation de rendre compte devraient être essentielles tout au long du processus et en particulier en ce qui concerne les plans de dépenses publiques à tous les niveaux du gouvernement. Le moment devrait être venu, pour les Princes de la République de mettre en place un nouveau programme juste pour tous les laissés-pour-compte de notre société et la crise économique mondiale aurait conféré à cette démarche un caractère encore plus urgent. Malheureusement, en adhérant au processus de l’ITIE, les Princes de la République, les thuriféraires du régime et toute l’assemblée de leurs fanatiques, n’étaient pas sincères dans leur approche de la notion de transparence et de la bonne gouvernance et du coup ne pouvaient s’en approprier les nobles vertus, pour la joie et le bonheur de notre peuple.
 L’adhésion de la République Centrafricaine à ce processus n’était en fait qu’un leurre et ne visait qu’à l’obtention des fonds, de la part des partenaires au développement, dont ce mécanisme était l’enclencheur ! Et naturellement ces fonds ont pris d’autres destinations que celles pour lesquelles ils ont été alloués !
C’est ainsi qu’après la formation du gouvernement de Touadéra III et la nomination de M. Sylvain Ndoutingaï au poste de Ministre d’Etat aux Finances et au Budget, des langues commencent à se délier et des informations qui couvaient, sous des cendres, d’être portées maintenant sur la place publique afin que des consciences soient libérées de certaines responsabilités, celles d’avoir allouées, à cet homme, jadis tout puissant Ministre d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique, sur le budget des sociétés d’état ou d’économie mixte telles que SOCAPS et ASRP, sans décharge ou acquit libératoire préalable, de sommes colossales. Des centaines de millions de francs CFA, paraît-il, en liquide et destinées à l’organisation de la campagne électorale, pour le compte du parti KNK !
Afin de ne pas passer pour des boucs-émissaires, M. Dimbélé et M. Guérengai, respectivement Directeur Général de la SOCAPS et celui de l’ARSEC s’activeraient à sortir la tête hors de l’eau avant que cela ne soit trop tard.
Devant ce qui s’apparenterait visiblement déjà à un acte d’extorsion frauduleuse de fonds publics et dont la responsabilité risquerait fort bien de lui incomber, en sa qualité de Président de la République, il serait hautement souhaitable, afin que le peuple soit rassuré de sa volonté à mettre un terme à la grande récréation qui s’est installée et institutionnalisée dans ce pays, qu’un audit de toutes les sociétés d’état et d’économie mixte, placées sous l’autorité de M. Ndoutingaï soit commis dans le meilleur délai.
A)   Cabinet du Ministre d’Etat
Directeur de cabinet : Namsio Obed
Chargé de mission Mines : Béangaï N.
Directeur des Ressources humaines : Namkoissé Raymond
Gestionnaire Rég : Namgana Aurélie
Directeur CECAJ : Nambengba Alexis
Attaché de protocole  :Ganaï Alain
B)  Directeurs généraux (S. centraux)
DG des Mines : Feigoudozoui J. Sylvain
DG Energie : Ngaye Yankoisse Privat
DG Hydraulique : Guébanda Sylvain
C)Directeurs généraux des Offices publics et Agences
DG ENERCA: Tozoui Samuel
DG SODECA: Bénam Beltoungou Rufin
DG ASRP : Guéréngaï Eddy
DG SOCAPS: Dimbélé Mathurin
DG ARSEC : Boti Jacques
DG ANEA : Sallet Backo
DG ANR: Guido Gilbert
DG COMIGEM: F. Kongaï Moidokana
DG ORGEM: Nganaré Aimé
Le rapport de cette mission de contrôle et d’audit devant être confié à une commission mixte, du fait de la démission collective des organes de contrôle tels que l’IGE et l’IGF, permettrait au Président de la République de réparer certaines de ses erreurs, depuis l’avènement du 15 Mars. Il doit le faire maintenant pour le bien de son peuple, avant qu’il ne soit tard !                                       A. Bakopélé
 




                                        Vendredi 13 Mai 2011
  
L’émotion Meckassoua et la raison Bozizé
 
 
 
Nous l’avons annoncé tout au début de la semaine qui s’achève. Abdou Karim Meckassoua était rentré au bercail le week-end passé. Succédant à Thierry Savonarole Maléyombo au ministère des Postes et télécommunications chargé de nouvelles technologies, mais plutôt en qualité de ministre d’Etat, Meckassoua rentre au pays pour occuper ses nouvelles fonctions.

 
Le lundi 9 mai dernier, tout le monde s’attendait à ce qu’il y ait enfin passation de service entre Thierry Savonarole Maléyombo et son successeur Abdou Karim Meckassoua.
Mais quelle n’a pas été la surprise en début de semaine lorsqu’on n’a vu personne, même pas l’ombre de Meckassoua se pointer au département des Postes et télécoms pour que son prédécesseur lui passe la main ?
Vous n’êtes pas sans ignorer que pour confier un poste de responsabilité à une personnalité, il faut au préalable consulter l’intéressé pour savoir s’il est disponible et d’accord pour remplir cette mission.
Dans les pays où être ministre n’est pas une fin en soi, c’est ainsi que ça se passe.
Mais ici, en Centrafrique où la République est un gâteau, on court toujours derrière les postes ministériels.
Pire encore, lorsqu’on est sollicité, on n’a pas le temps de réfléchir à deux fois. On est professeur des Lettres, on peut être nommé ministre de la Santé publique, et tant pis on apprendra sur le tas !
Est-ce pour cette raison que trouvant inconvenant à son profil, le ministère des Postes et télécommunications chargées des nouvelles technologies, Abdou Karim Meckassoua aurait refusé de prendre le plus possible ses nouvelles fonctions ?
Mais qui est dans le secret des dieux pour en avoir le cœur net !
Selon les bruits qui courent les rues de Bangui et qui ont échoué dans bien des colonnes de la presse écrite indépendante, Meckassoua serait très mécontent parce qu’il aurait été abusé.
Bien avant que le président Bozizé ne reconduise Touadéra, le chef de l’Etat aurait consulté Abdou Karim Meckassoua qui séjournait en France.
Que s’étaient-ils dits entre eux ? Qui pouvait le savoir ! Mais toujours est-il qu’au finish, Faustin Archange Touadéra a été simplement reconduit.
Chacun y était allé de ses commentaires, mais cela n’avait rien changé à la donne politique.
Puis la liste des membres du gouvernement a été rendue publique le vendredi 22 avril dernier.
Il y a peu de sorties, beaucoup d’entrées. Parmi les 34 membres, Meckassoua figurait en bonne position.
Cinquième ministre d’Etat aux Postes et télécommunications, chargée des nouvelles technologies. En refusant de lui confier la primature, Bozizé croit-il calmer Meckassoua en le faisant ministre d’Etat ?
Niet ! Aurait semblé la réponse qui fuserait du côté de la communauté islamique de Centrafrique.
Elle aurait bien voulu voir un Premier ministre musulman pour s’assurer de la laïcité du pouvoir en Centrafrique. Mais hélas !
Bozizé ne l’avait pas entendu de cette oreille. D’autant plus que le chef de l’Etat a ses raisons que l’émotion de Meckassoua ignore !
A l’heure actuelle, Abdou Karim Meckassoua n’a pas encore pris service. La personnalité en question avait déjà servi Bozizé.
En tant que ministre des Affaires étrangères. Il n’est plus avec l’homme du 15 mars pour des raisons politiques que le commun des mortels ne peut cerner.
 A un moment donné, on le disait actionnaire dans un mouvement rebelle opérant en Centrafrique ; ce qui l’aurait mis au ban du régime KNK.
 Hier, il séjournait en France où il avait un carnet d’adresses rempli. Rappelé aujourd’hui dans le premier gouvernement du second mandat de Bozizé, on voudrait lui faire oublier l’ingratitude dont il avait été victime.
Meckassoua l’aurait peut-être compris, et pour ne pas tomber dans ce piège-là, jouerait-il au moins intéressé ?
Ou bien, réclamerait-il toujours la place de Touadéra, raison pour laquelle il rechignerait à s’installer au cabinet des Postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies ?
C’est vraiment complexe la position actuelle de Meckassoua qui est trop ému par la pirouette de Bozizé pour comprendre la raison politique qui a poussé le président de la République à le nommer ministre d’Etat aux Postes et télécommunications.
 
 
 A. Bakopélé
 










  
Maléyombo fait le démenti du « plus que vrai ».
Quelques images des véhicules saisis chez le Ministre Maléyombo
 
 
 
 Nos lecteurs se souviendront qu’en date du 09 mai 2011 dans notre parution N° 2467, nous avons signalé en passant que le domicile du Député du 7ème arrondissement de la ville de Bangui Thierry Savonarole MALEYOMBO était perquisitionné par les éléments de force de l’ordre, y compris la sécurité présidentielle.
 
 
A cette même date dans sa revue de presse, la Radio Ndéké Luka nous a repris fidèlement, par la même occasion le célébrissime MALEYOMBO a fait un démenti facial sans trop de détails.
              Dans notre recherche et enquête journalistique, nous pouvons réitérer avec force, les déboires de ce Ministron sans parcours de combattant, qui à la découverte de la lumière est ébloui selon l’allégorie de la caverne de Platon. Sans fondement politique soit il, ce dernier mélange la cuisine et la politique. Quel dommage!
Méthode MALEYOMBO
Plus besoin de rappeler qu’il est de coutume dans toutes les entreprises au monde, après l’utilisation d’un véhicule de service ou de pull au-delà de 10 ans, l’entreprise reforme ces véhicules et les mets en ventes, premièrement au personnel de la dite entreprise d’où une vente en interne. Au cas où le personnel ne se manifeste pas pour l’achat, l’entreprise annonce une vente en externe. Pour ce qui est des sociétés d’Etat et Para public, le tout se passe sous le contrôle de l’Inspection Générale d’Etat qui homologue et fixe les prix en fonction des dommages subits par les véhicules.
Pour ce qui est de la télécommunication, plus particulièrement à la SOCATEL, le Ministre sortant en faisait à sa tête comme dans une République bananière, pensant échapper aux regards indiscrets et au Service de renseignements. Quelle idiotie de penser qu’un Chef d’Etat est sous informé ? Kangara le savait mieux que quiconque mais a préféré laisser le super intelligent MALEYOMBO aller au bout de sa logique.
C’est ainsi qu’à chaque reforme des véhicules, MALEYOMBO s’arrange toujours à choisir un véhicule solide pour l’imposer à la vente et s’empressait de préciser que c’est lui le futur acquéreur. Même si ce véhicule échappait à la vieillesse et pannes, MALEYOMBO exigeait qu’on crée une panne ou qu’on enlève la batterie, ce qui échappera toujours au contrôle de l’IGE et ce dernier se le procure à vil prix (700 ou 800 000 FCFA) pour garnir son parc auto.
Friand des véhicules 4X4, il en détient une dizaine dans son château construit en moins d’un an au bord du fleuve à OUANGO.
Il aura dans son entourage un chargé de mission « béni oui » qu’il a importé depuis son cabinet au Ministère de la justice vers les PTT surnommé « Marionnette » qui assume toutes ses basses besognes. Tout contradicteur est mis à la porte, tel est le cas du récent Président du comité de gestion Daniel NZEWE, qui a osé dire non au récent reforme de véhicules et qui se serait opposé à un détournement à l’échelle internationale, ce qui lui a valu une arrestation de 5 semaines fermes à la SRI, sous prétexte de détournement, ce qui vérifie bien le principe du voleur qui crie au voleur. Même si on accuse son chien de rage, il faut reconnaître qu’il a des dents blanches, Le jeune Daniel NZEWE est en liberté grâce à la vigilance du Chef de l’Etat, d’après nos sources, ce dernier a fait l’unanimité à la SOCATEL en ouvrant sa comptabilité aux syndicats et le personnel, un sang neuf qui en début de carrière a brillé par son humilité et compétence se verra vite courcircuité par l’ennemi public MALEYOMBO.
Aux dernières nouvelles, ce détourneur des biens de l’Etat a rouspété et désobéi aux ordres du Chef de l’Etat concernant le bureau de l’Assemblée Nationale, nous y reviendrons plus tard.
Que dira le Ministre MALEYOMBO du véhicule pick-up cabines avancées non immatriculé dont la photo est jointe qui est détourné et servi à transporter le sable et les sacs de ciment pour la construction de son château. Depuis sa sortie de GACOA au lieu d’aller à la SOCATEL et servir les techniciens pour un rendement optimisé de cette société, combien de million aurait il apporté à la SOCATEL, est il en mesure de rembourser cela ?
Nous rappelons au Ministre MALEYOMBO qu’il a reçu d’importantes sommes d’argent de la société turque de télécommunication CIELUX TELECOM en dates du 13 août 2009 et 07 septembre 2009, ce qui n’est pas moins de 300 millions et en liquidité au nom de la SOCATEL, ce qui n’arrivera jamais à la SOCATEL…
Dans peu de temps, certainement après l’audit du Ministère des Postes et Télécommunication, exigé auprès du Chef de l’Etat par le nouveau Ministre d’Etat Abdou Karim Meckassoua avant sa prise de fonction effective, dans ce Ministère qui a fabriqué de nouveaux riches et des multimillionnaires , beaucoup de choses seront révélées et mises à nu. Et le Président de la République qui a promis déterrer la hache de guerre contre les malfrats et truands de la République, n’aura que ses yeux pour pleurer face à l’enrichissement illicite exagéré de ceux qui prétendent le soutenir, et qui profitent de leur position pour s’enrichir en son nom. 
Et nous nous réservons le droit d’expliciter dans nos prochaines parutions, s’il ne le sait pas, une plainte est entrain d’être déposée contre lui à Genève au tribunal du commerce pour Arnaque.
A suivre
 
       



                                             Mercredi 11 Mai 2011


  
Félicitations au président de la République le général d’Armée François Bozizé sur l’affaire Maléyombo 
 
 
Tous les Combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom présentent ce jour, le Mercredi 11 Mai 2011, au nom de tous les opprimés de notre société, leurs sincères félicitations à Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Général d’Armée, François Bozizé, pour l’acte de bravoure qu’il vient de poser.
 
 
En effet, avant la passation de service entre le nouveau Ministre des Postes et des Nouvelles Technologies, le Ministre d’Etat, M. Karim Meckassoua et le Ministre sortant M. Maléyombo, la République a été surprise d’entendre que tous les biens meubles et autres services de ce Département, encore disponibles et en bon état, auraient été enlevés et mis en lieu sûr, dans une résidence privée, dans le 7 Arrondissement de la ville de Bangui.
Informé de cet acte de détournements, crapuleux et honteux et sur ses instructions personnelles, la garde présidentielle a effectué une descente sur les lieux de la cache, «  véritable caverne d’Ali BABA », et aurait procédé à une perquisition et à l’enlèvement de tous les biens meubles qui s’y trouvaient.
Cette décision est révélatrice de ce qu’attendait depuis longtemps le bas peuple.
 Que le Président de la République mette un terme à la grande récréation qui s’est installée et institutionnalisée dans ce pays, et avec son corollaire : la prédation, le pillage et la gabegie financière, dans les Départements ministériels, à l’Assemblée Nationale et surtout dans les Sociétés d’Etat ou d’Economie Mixte !
« La récréation est définitivement terminée », et « Pour ce quinquennat, il n’aura donc pas place ni pour les agitateurs, ni pour les fossoyeurs de la République, ni pour les corrupteurs et corrompus, ni pour les paresseux », Vous l’aviez dit.
Cela est un signal symbolique, mais très fort, et Il faut continuer dans ce sens !Très Sincères Félicitations, Monsieur le Président !    A. Bakopélé
 





                                              Mardi 10 Mai 2011


  
  Le pétrole de Birao en train d’être exploité
 
  
Ce n’est plus une rumeur toute taillée sur mesure dont Bangui sait exceller. Le sol et le sous-sol centrafricains sont très riches en matières premières. Raison pour laquelle la France qui fait de la République centrafricaine sa chasse gardée n’est pas prête d’autoriser une puissance autre quelle à exploiter nos ressources minières. Mais depuis que Bozizé a décidé de rompre avec cette vieille tradition colonialiste, il y a bien des dents qui grincent à la perspective de ne pas pouvoir profiter de cette manne comme on l’entendait.
 
 
Il y a quelques semaines, alors que Bangui était dans l’attente démesurée de la nomination du Premier ministre, le chef de l’Etat s’était rendu à Birao.
           C’était un week-end. En ce temps-là, les éléments rebelles de l’Ufdr de Damane Zaccharia combattaient ceux de la Cpjp de Bevarrah Lala et la rumeur racontait que le président Bozizé se rendait à Birao pour coordonner en tant que général d’armée les opérations.
           Pourtant, selon cette même rumeur le chef de l’Etat s’était rendu à Birao pour procéder à l’inauguration du site de l’exploitation du pétrole. Un événement de cette importance devrait nécessiter une information publique afin que le peuple sache l’utilisation que l’Etat fait des ressources naturelles du pays.
Mais malheureusement, tout s’était passé en silence comme si le pétrole de Birao, c’en était une réserve de la présidence de la République, en l’occurrence de Bozizé et de son proche entourage.
Quand bien même on ignore tout de l’avancement des travaux d’exploitation de l’uranium de Bakouma, de l’or de Ndassima, et du ciment de Nzila, voilà qu’on en est à l’exploitation du pétrole de Birao.
Bozizé est donc là en train de brader à son bon vouloir les richesses du sol et du sous-sol centrafricains. Sinon, que fait-il ?
Selon certaines indiscrétions en provenance de la présidence de la République, le pétrole centrafricain serait en train d’être exploité.
 A l’état brut, bien sûr ! Ce que ferait Idriss Déby Itno longtemps avant que le pétrole tchadien n’aille publiquement sur le marché mondial.
A suivre
 
 




Cette opposition qui fait notre honte même à l’étranger
 
  
Nous avons parfois été un journaliste connivent. La chose est, pour emprunter le premier paragraphe du dernier ouvrage (M. Le Président ; éditions Flammarion) de Franz-Olivier Giesbert, assez mal vue par une partie de notre profession qui pense que, pour bien connaître la classe politique, il vaut mieux ne pas la fréquenter : cette école, qui a ses fidèles, nous citons toujours Giesbert, préfère « éditorialiser » en chambre plutôt que de se laisser corrompre ou même distraire par la réalité.
 
  
Le problème, c’est que les messes dites « politiques » de nos compatriotes auxquelles nous assistons nous rendent souvent quelque chose que nous ne saurons définir avec exactitude et qui oscillerait entre l’inconséquence notoire, la médiocrité avérée, l’impréparation démontrée et un « m’as-tu-visme » insupportable. Et alors ? Nous dit-on.
Et alors, loin de nous l’idée de porter un quelconque jugement de valeur sur ces comportements souvent dictés par l’instinct grégaire. D’autant que, sur ce chapitre, nous serons très mal placés pour donner des leçons comportementales, tout le désordre de notre propre vie est là pour le montrer.
Ce samedi 7 mai donc, nos confrères ont été conviés à une rencontre, une de plus, organisée par le… CAD, si c’est comme cela que ça s’écrit, qui avait pour ordre du jour (entre autre) la crise postélectorale dans notre pays, avec la participation d’un des candidats de la présidentielle du 23 janvier, membre du FARE-2011 (Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011). Il s’agit bien sûr de Martin Ziguélé, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).
Dans son propos liminaire, Martin Ziguélé a essayé d’apporter, autant que faire se peut, un début de réponse aux trois questions suivantes que se posent, à l’en croire, de nombreux Centrafricains :
Pourquoi, à la sortie du Dialogue Politique Inclusif (DPI), les recommandations relatives à la mise en place d’un gouvernement de consensus pour conduire un processus électoral consensuel n’a-t-il jamais été respecté ? Quelle est la responsabilité des uns et des autres ? 
Pourquoi l’opposition démocratique a-t-elle accepté d’aller aux urnes malgré tous les signes évidents annonciateurs d’un hold-up électoral ?
L’opposition désormais réunie dans le FARE 2011 pour réclamer essentiellement l’annulation et la reprise des élections présidentielle et législatives espère-t-elle obtenir gain de cause ?
Puis, c’était autour des participants de lui poser un certain nombre de questions. Beaucoup en ont profité pour faire le procès de l’opposition qui est en grande partie, soit dit en passant, responsable de la situation actuelle. D’ailleurs, c’est toujours le même cérémonial dans les réunions centrafricaines.
Or voilà le hic. Et comme on dit, le diable, lui, se loge dans les détails. Car, cette séquence de question/réponse montre la limite de l’exercice qui peut prêter à sourire. Pendant ces moments, apparaissent au grand jour, l’hypocrisie, l’impréparation de la réunion, le manque de sérieux des organisateurs qui peinent à tenir le même langage et l’incohérence de leur propos.
On a pourtant glosé à l’infini sur ces errements insupportables, mais rien n’y fait. À preuve, l’exercice du samedi est un modele du genre. Comme cette bonne dame, nous taisons son nom volontiers, présentée comme la présidente du machin, cette nouvelle aberration, nommée CAD (Collectif pour une alternance démocratique en Centrafrique) qui ne s’est pas fait prier de déconstruire, l’autre dirait « détricoter » en cinq minutes chrono, tout le baratin que Martin Ziguélé a pris deux heures d’horloge pour délivrer à l’assistance. 
Généralement avec cette ancienne ministre de Bozizé, c’est du tartarin. Nous exagérons à peine. Sans conteste, l’humilité n’est pas son fort et après tout, on n’est jamais mieux congratulé que par soi-même. Pour un peu, elle écrirait ses propres hagiographies.   
Au début, comme la majorité des participants de la rencontre, nos confrères se sont demandés s’ils ne faisaient pas un très mauvais rêve. Hélas, triple hélas, nous assistions à un mode de fonctionnement inspiré par une absolue désinvolture, une parfaite indifférence aux principes les plus banals.
Avec cette dernière, tout ce qui compte, c’est le connu, le riche, le puissant, le célèbre. L’effervescence lui tient lieu de raisonnement. Pour ne rien arranger, elle a l’autoglorification aux lèvres. D’ailleurs, ne connaît-elle pas que l’auto-célébration ? Elle a habitué la Centrafrique entière avec ses discours vantards, fascinée qu’elle est par l’apparence. Son sport favori depuis le jour où nous avons fait sa connaissance, c’est de faire sa propre pub.
Cela dit, point n’est besoin de faire l’ÉNA pour cerner le fonctionnement basique d’une organisation fût-il un collectif hétéroclite. Au nom de quel principe doit-on mettre en place une organisation qui prône l’alternance démocratique en sachant que ses membres du bureau appartiennent pour la plupart aux organes de direction des partis politiques, dont l’objectif premier est, justement, la lutte pour une « alternance démocratique » ? 
De ce point de vue et ce point de vue seulement, quel sera, au finish, le rôle du FARE-2011 si le CAD chasse sur son terreau ? N’a-t-on
pas vu sa présidente tirer à boulets rouges sur le FARE-2011 qu’elle ose présenter comme une organisation partenaire ? De qui se moque-t-on ?
Disons-le tout net, le CAD contribue à brouiller le message et éparpiller l’énergie que devrait avoir l’opposition pour continuer la lutte. Pis, il participe au mépris et au mauvais procès que fait le régime de Bangui à l’opposition, présentée par lui, comme un groupuscule de « prostitués » à la recherche d’intérêts bassement égoïstes, incapables de durablement s’unir, dixit Bozizé qui avait promis à ses militants dans son discours dit d’investiture, qu’il allait faire crever, à coups de gourdins, nous imaginons, « leur phare », oh pardon FARE-2011. Façon de dire qu’il entend profiter de l’inconséquence de ses adversaires pour les diviser !  
Jean-Paul Sartre, le philosophe écrivain, est l’auteur de l’une des plus justes formules que nous connaissons : « un homme s’engage dans sa vie, dessine sa figure et en dehors de cette figure, il y a rien ». En vertu de cette formule, les états-majors des partis politiques se doivent de tirer les conclusions qui s’imposent au risque de voir la cohésion de leurs structures respectives volée en éclat. Car, si les cadres de leur formation qui participent à l’aventure du CAD entendaient « tuer le père » pour exister qu’ils ne se prendraient pas autrement. De deux choses l’une : soit ils quittent le CAD ou démissionnent de leurs partis. 
C’est cela, aussi, la cohérence qu’on demande à un homme politique, un vrai.   
Bébé Salem
 
 












 

                                                       Lundi 07 Mai 2011

 
 
Depuis les Finances, l’ombre de Sylvain Ndoutingaï plane toujours sur le Ministère des Mines, de l’Energie et à l’Hydraulique
 
 
 
Décidément, l’ancien Ministre d’Etat aux Mines à l’Energie et à l’Hydraulique, le Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï, semble ne pas être à l’aise dans sa nouvelle veste de Ministre d’Etat aux Finances que son oncle Président lui a confiée, semble t-il contre son gré selon certaines indiscrétions. Cette veste que lui a imposée son oncle Président semble être trop grande pour lui, et ne lui permettra pas de respirer à l’aise, et bien manœuvrer comme au Ministère d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique. Bien que muté aux Finances, il continue de manœuvrer et son ombre continue de planer sur son cher Ministère, qu’il n’a jamais partagé avec autrui depuis le coup de force du 15 mars 2003.
Depuis sa nomination au Ministère des Finances, l’homme semble être au mal au point et a encore la nostalgie du Ministère des Mines, de l’Energie et à l’Hydraulique, où on ne jurait à un moment qu’à son nom.
Du haut de son Ministère des Finances que beaucoup des cadres des Régies financières rêvent un jour de diriger, Sylvain Ndoutingaï observe avec larmes aux yeux et passe en revue ses bons moments passés à la tête de ce Département.
Le vendredi dernier, c’est avec mort dans l’âme que les observateurs de la vie politique centrafricaine et tous partisans de la bonne gouvernance, ont accueilli un décret présidentiel portant nomination d’un Directeur Général à l’Agence Centrafricaine d’Electrification rurale(ACER).
Dans ce décret sur proposition de qui on ne sait, le Président de la République a nommé le désormais ancien Directeur Technique de l’ACER, M. BEFIO, comme nouveau Directeur Général, poste resté vacant depuis plus d’un an.
Incroyable mais vrai dans cette République de paradoxe, pays où tous les coups sont permis, pourvu que le plus fort et plus stratège s’en sort bien.
Contre toute attente, l’ex Ministre d’Etat aux Mines, de l’Energie et à l’Hydraulique, qui n’a jamais pensé quitter un jour ce poste, a proposé au Chef de l’Etat, après son transfert aux Finances la nomination d’un nouveau Directeur Général à l’ACER.
Le grand stratège et désormais ancien Ministre d’Etat aux Mines, qui a refusé de faire la passation de service avec le nouveau Ministre à l’Energie et l’Hydraulique Léopold Mboli-Fatrane, et celui délégué aux Mines, Obed Namssio son ancien Directeur de Cabinet, bloquant ainsi le fonctionnement de ces ministères qui ne sont plus sous son contrôle.
Comment expliquer que le fonctionnement du pays peut être mis à rude épreuve par la volonté d’un seul membre du gouvernement, pensant détenir le pouvoir de faire le beau et le mauvais temps sur le pays, sans oublier les grands défis qui attendent le pays
 
A cause
de la volonté d’un seul membre du gouvernement, deux départements capitaux de l’Etat, considérés par certains comme la mamelle de l’économie centrafricaine sont bloqués, sans qu’il soit inquiété, alors qu’on sait qu’il a déjà pris son service au Ministère des Finances ?
Certains pensent que si l’ancien Ministre d’Etat aux Mines, de l’Energie et à l’Hydraulique se comporte de cette manière, c’est parce qu’il n’est pas du tout content de son nouveau Ministère, et se verse dans des mises en scène afin de décourager les nouveaux locataires de ces ministères qu’il contrôlait d’une main de fer, ou les verrouiller au maximum.
Cela s’est concrétisé par le comportement de certains directeurs généraux et Chefs de service au Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique qui ne sont quasiment plus au bureau, et leur téléphone hermétiquement fermé, pour couper tout contact avec les services.
Ce qui froisse la conscience dans ce pays, c’est le fait de se rendre compte que , beaucoup de cadres et agents de l’Etat se comportent comme si la République Centrafricaine est la propriété d’une seule personne.
Aux dernières nouvelles, la Banque Mondiale aurait ordonné l’audit des agences comme la Société centrafricaine de stockage de produits pétroliers (SOCASP), et l’Agence de Stabilisation et Régulation de Produits Pétroliers (ASRP).
 Selon certaines indiscrétions, un projet de décret serait au frigo, décret tendant à ramener ces agences précitées sous tutelles du Ministère des Finances.
 
 
Suite au prochain numéro
 
 
 



                                                           Vendredi 06 Mai 2011

  
Gouvernement Touadéra III    « M. Karim Meckassoua
 non partant » !
 
 
 
 
La question de la responsabilité est toujours l’une des premières qui se pose car l’immense majorité des êtres humains préfère de loin se décharger de toute responsabilité et la rejeter sur n’importe qui ou n’importe quoi, pourvu que ce ne soit pas sur eux-mêmes. Il leur importe peu que cette façon d’agir implique une dépréciation de soi.

 
Ils font preuve ici d’une humilité et d’une modestie certaines, mais ceci uniquement pour vivre dans l’insouciance et l’absence de scrupules.
Que ce serait agréable d’avoir le droit de réaliser tous ses désirs et de donner libre cours à toutes ses convoitises, même au détriment de son prochain ! Les lois terrestres peuvent au besoin être contournées et les conflits évités. Les plus habiles parviennent même à effectuer de très fructueux coups de filet sous le couvert de ces lois et à commettre maintes actions que la morale réprouverait. C’est ainsi qu’ils vont bien souvent jusqu’à jouir d’une réputation d’hommes particulièrement capables.
Avec tant soi peu d’ingéniosité, il devrait donc être facile de vivre fort agréablement en harmonie avec ses propres opinions si… quelque part ne surgissait pas soudain quelque chose qui éveille un sentiment d’inconfort, si de temps à autre ne se manifestait pas une inquiétude grandissante faisant supposer qu’en fin de compte bien de choses pourraient malgré tout être quelque différentes de ce que l’on désire.
Or, il en est bien ainsi. La réalité est sévère et inexorable. Les désirs humains ne sauraient à cet égard entrainer la moindre dérogation. La loi est là, toute d’airain : « Ce que l’homme sème, il le récoltera au centuple. »
Ces quelques mots renferment et expriment bien davantage qu’on ne l’admet communément. Ils correspondent avec une précision on ne peut plus rigoureusement au processus réel de la réciprocité des effets qui est à l’œuvre dans la Création. On ne saurait s’expliquer de manière plus adéquate. De même que la récolte rend la semence au centuple, de même l’être humain retrouve toujours au centuple ce qu’il fait naitre, ce qu’il émet par ses propres intuitions, conformément au genre de son vouloir.
C’est ce que les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom qui se sont fait appelés «  Patriotes de l’extérieur ou Patriotes de l’intérieur », avaient compris en 2003, lorsqu’il s’était agi de se mobiliser autour du Général d’Armée, François Bozizé, pour mener la lutte de la libération.
Libérer le peuple centrafricain des années de l’ethnicisme, de gabegies, et de graves atteintes aux droits de l’homme et aux valeurs de la démocratie, érigés pendant plus de 2 à 3 ans en système de gestion des affaires de la cité, par le régime démocratiquement élu du président Ange Félix Patassé !
M. Karim Meckassoua était de ceux-là qui se sont suffisamment mouillés le maillot, au prix d’indescriptibles souffrances et au prix de maints sacrifices, pour que le Rebelle qui était alors l’homme du 15 Mars puisse accéder à la magistrature suprême de l’Etat.
Et c’est à juste titre, comme il est de coutume dans l’histoire de toutes les Grandes Révolutions, qu’il sera appelé, au lendemain de l’avènement du 15 Mars 2003, à apporter sa petite pierre à l’œuvre de la reconstruction nationale.
Malheureusement, au fil des ans et surtout après le scrutin de 2005, vont surgir et s’installer entre les nouveaux Princes de la République, c’est-à-dire entre les Patriotes et les libérateurs à proprement parlé, de profondes dissensions sur la manière de conduire la République.
Se comportant régulièrement comme de véritables conquistadores et non comme de dignes combattants de la liberté, censés protéger et défendre les intérêts des masses populaires, ceux-ci ont préféré concevoir et mettre en œuvre une politique de pillages systématiques des ressources de la République et ont fini par comparer la patrie à un simple butin de guerre !
Afin de ne pas apparaitre devant l’histoire et devant le peuple centrafricain comme des assassins de la démocratie et des asservisseurs de leur peuple, M. Karim Meckassoua, M. Guy Moskit, Me Nicolas Tiangaye et tous les autres patriotes n’ont pas hésité à élever la voix contre certaines pratiques indignes des Patriotes et des Combattants de la liberté. Leur réaction et leur mise au point seront considérés automatiquement comme de crimes de lèse majesté, serviront de justificatifs à des manœuvres d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et scelleront leur appartenance à la famille !
Mais, devant la crise post électorale et afin de prouver à la communauté internationale la participation de toutes les filles et de tous les fils aux efforts du développement national, le Général d’Armée, François Bozizé a été obligé, contre vents et marées de consulter M. Karim Meckassoua et autres.
 A ce propos et selon des informations sûres, l’homme aurait été pressenti pour occuper le poste de Premier Ministre. Mais, sur instance de M. Sylvain Ndoutingai, le Grand Banquier de la campagne électorale du KNK, il en aurait été décidé autrement.
Cette méprise aurait été très mal accueillie par M. Karim Meckassoua qui, selon les échos de dernières minutes, aurait purement et simplement décidé de ne plus se laisser rouler dans la farine et de ne pas déférer à sa nomination dans la Gouvernement de Touadéra III.
Afin de suppléer à la carence, de négociations seraient en cours entre l’homme du 15 Mars et un autre Patriote de l’extérieur M. Guy Moskit ou un autre Patriote de l’intérieur dont les combattants de la liberté et les démocrates dignes de ce nom taisent le nom !
Il est, donc, grand temps que l’homme du 15 Mars puisse se rendre à l’évidence que l’homme récolte ce qu’il a semé et qu’il tienne entre ses mains le bonheur ou le malheur de notre peuple. Il doit redresser fièrement la tête, et relever le front, librement et courageusement ! Le mal ne peut s’approcher de ce peuple s’il ne l’appelle. Son sincère vouloir décidera du sort de ces pauvres damnés de la terre.
A. Bakopélé 
 











                                                              Jeudi 05 Mai 2011


  
Révélations : « 500 millions de francs cfa sur un compte prive » !
 
 
 
 
« Le 27 mars 2011, se tenait le second tour des élections législatives en République Centrafricaine. Plus d’un mois après, la décision de la Cour constitutionnelle en ce qui concerne le deuxième tour de ce volet électoral se fait attendre. Cette Cour a été saisie par plusieurs candidats, des requêtes en annulation des scrutins pour «fraudes multiples». Selon les dispositions de l’article 209 du Code électoral de la RCA, la Cour constitutionnelle dispose d’un délai de deux mois pour rendre sa décision motivée qui sera notifiée à chaque partie.
 
 
Alors qu’elle n’a pas encore fini d’apurer les requêtes en annulation dont elle est saisie, la rentrée parlementaire est convoquée par décret présidentiel du 3 au 18 mai 2011. Certainement, sur la base des dispositions de l’article 108 du Code électoral qui dispose que «les candidats proclamés élus restent en fonction jusqu’à ce qu’il soit définitivement statué sur les requêtes en annulation».
Au cours de cette session parlementaire, les nouveaux élus devront mettre en place le bureau de l’Assemblée nationale ainsi que les groupes parlementaires. Avec la certitude que 13 députés de cette nouvelle Assemblée ont déjà vu leurs élections être annulées par la Cour constitutionnelle dès le premier tour. Cette même Cour devra encore se pencher sur les contentieux nés du second tour des législatives du 27 mars 2011. Qu’adviendra-t-il si la Cour constitutionnelle invalide encore plus d’une dizaine de circonscriptions électorales? Ce sera alors le quart de cette nouvelle Assemblée qui devra alors être renouvelée quand bien même les élus déchus de leurs sièges auront déjà contribué illégitimement à mettre en place le bureau et les groupes parlementaires avec la bénédiction des dispositions de l’article 108 du Code électoral.
On gagnerait plus à crédibiliser nos institutions en donnant la possibilité à la Cour de valider toutes les élections avant l’entrée en fonction des nouveaux élus. Pourquoi en est-il le cas pour le Président de la République qui ne prête serment qu’après la proclamation officielle de son élection par la Cour Constitutionnelle et le contraire pour l’Assemblée Nationale »? 
Mais là où le bât blesse et là où les couleurs de la République ont été enfouies, dans la boue nauséabonde de l’indignité, c’est que selon des informations de sources sûres, constantes et concordantes la Cour Constitutionnelle serait «  Un vrai sac de nœuds. Toutes ces aberrations et incohérences sont les conséquences de la forfaiture de cette Cour constitutionnelle centrafricaine qui est hélas résolument aux ordres du pouvoir en place et dont le président, un autre aussi vrai faux pasteur de la secte Bethel, Marcel Malonga, est un proche parent de Bozizé en service commandé.
Selon nos informations émanant d’une source crédible et digne de foi ayant requis l’anonymat, Marcel Malonga a prétexté être en danger de mort à Bangui pour avoir reçu plusieurs menaces, a quitté Bangui peu après l’investiture de Bozizé pour la France où il se trouverait encore prétextant des ennuis de santé. Nul ne connaît les véritables raisons de sa venue en France, même pas son parent Bozizé qui s’est étonné tout en se défendant de lui avoir pourtant affecté des soldats de la garde présidentielle pour sa sécurité.
En vérité, c’est dans le but de déposer sur son compte bancaire la bagatelle d’un demi-milliard de F CFA, exactement  500 millions de F CFA, soit 762.2450.86 d’euros (excusez du peu) que Marcel Malonga est venu entre temps à Paris sans même se préoccuper de la suite de l’important travail que devrait effectuer son institution au sujet des nombreux recours en annulation des élections législatives. C’est sa vice-présidente Mme Damienne Nanaré qui gère les choses à sa place depuis lors.
Intrigué par l’énormité du montant et compte tenu des dispositions anti-blanchiment d’argent sale en vigueur en France, les responsables de la banque ont naturellement exigé à Malonga de justifier l’origine de cet argent. Comme toute réponse, ce dernier s’est contenté de déclarer qu’il est Président de la Cour constitutionnelle de Centrafrique, argument dont ne se sont nullement contentés les responsables de la banque qui ont fait passer un mauvais quart d’heure au président de la Cour constitutionnelle centrafricaine. En l’état actuel de nos informations, nous ignorons ce qu’est devenu ce pactole.
 A-t-il été remis au propriétaire ou a-t-il été confisqué. Nos investigations se poursuivent en ce moment mais une chose est sûre, Malonga n’en serait pas à son premier coup selon nos informations.
Ce magot devrait vraisemblablement provenir de la récompense que Bozizé a dû faire à l’intéressé pour avoir réussi le tour de force de le  proclamer sans même étudier ni enquêter sérieusement sur les nombreux recours en annulation déposés auprès de la Cour constitutionnelle, vainqueur dès le premier tour à la dernière présidentielle truquée du 23 janvier 2011 dont on sait maintenant que les résultats ont été obtenus suite au fonctionnement à plein tube de la machine à bourrer les urnes du KNK méthodiquement  mise en place par le vrai faux pasteur et nullissime corrompu Joseph Binguimalé. On sait aussi maintenant que longtemps avant la proclamation des résultats de la présidentielle, le président Marcel Malonga avait déjà dépêché en France des gens faire les courses destinées à la cérémonie d'investiture du président Bozizé, tant les résultats de l'élection allaient être sans grande surprise. Tout cela est scandaleux !  
A l’instar de Marcel Malonga, un ministre du gouvernement Touadéra 2 reconduit dans celui de Touadéra 3 mais dont nous taisons l’identité, possède également un pactole de plusieurs milliards de F CFA sur son compte bancaire à Paris et vit dans la hantise permanente que ledit compte ne soit éventuellement bloqué un jour, on se sait jamais.
Ce ministre effectue périodiquement une montée à Paris afin de vérifier si le compte et son précieux montant, est bien en place car de temps en temps, quelques malins truands réussissent comme ils l’ont déjà fait une fois, à y siphonner pas moins d’une centaine de milliers d’euros. Les milliardaires du régime de Bozizé ne se comptent plus ».
Et dire que l’on n’a pas d’argent pour réhabiliter le pont de SICA III qui s’est affaissé depuis lors, pour entretenir nos routes, et construire des écoles et des hôpitaux ! Et sait-on que l’être humain n’échappe jamais à la loi de la réciprocité, cette loi d’airain de la Justice divine, immuable, éternelle et inexorable ?
 A. Bakopélé
 





                                                                   Mercredi 04 Mai 2011

    
Rentrée Parlementaire : « après Touadéra III, Gaombalet II»
 
 
De sources sûres, constantes et concordantes, lors de la sa dernière rencontre avec les députés du Knk et ceux de la majorité présidentielle, le Président de la République, le Général d’Armée, François Bozizé aurait pris sur lui la lourde responsabilité, devant l’histoire et devant le peuple, de leur demander de reconduire purement et simplement M. Gaombalet dans ses fonctions de Président de l’Assemblée Nationale.
                                                     
 
Et ce, en flagrante violation des dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée faisant obligation aux représentants du peuple et aux porte-paroles des masses populaires, d’élire au début de chaque législature les membres du Bureau Exécutif de l’Assemblée Nationale ! Le vote a finalement eu lieu ce jour, le Mardi 03 Mai 2011, mais pour la forme tout simplement !
Ainsi, après Touadéra III, la République aura à se familiariser avec une Assemblée Nationale Goambalet II. Et ce, afin de maintenir les députés dans l’obscurité la plus opaque, le mutisme total et dans la résignation face à leurs responsabilités, celle de voter les lois dans l’intérêt des masses populaires et surtout celle de contrôler les actions de l’exécutif, par des interpellations et par la mise en œuvre effective de la procédure de motion de censure !
En agissant de cette manière, Bozizé prouve, une fois de plus que les militants des premières heures, tels que Bonda, Tita Samba, Salle Tokis et Grékoi ne pourront plus espérer, un jour, tirer profit pour leur militantisme, leur engagement et pour leurs souffrances. A moins que le Général d’Armée, François Bozizé fasse tout, par des tours de passe-passe dont il a seul le secret en vue de sauter le verrou constitutionnel pour un 3ème mandat !
V. Ikulu  
  








                                         Mercredi 27 Avril 2011

Centrafrique : la victoire de l’antéchrist
 
 Il est grand temps que le peuple centrafricain puisse se réveiller de sa longue nuit de sommeil, enlever l’épais bandeau noir qui lui voile les yeux et qui l’empêche depuis longtemps de bien voir, se rendre à l’évidence et comprendre enfin qu’il est injustifié que tant d’hommes, de femmes , de jeunes et de personnes du 3ème âge aient pu jusqu’à ce jour considérer comme étant obligatoirement aussi des serviteurs de Dieu, les serviteurs des églises, des temples et des organisations syndicales, et tous ceux qui, d’une façon générale, s’adonnent à des pratiques religieuses.
 
 
Lorsque l’homme commença à instaurer et à développer toutes sortes de cultes, cette notion fut répandue jadis par les serviteurs de ces cultes et de ces pratiques eux-mêmes qui cherchaient à gagner par là une considération qu’ils auraient personnellement eu grand-peine à acquérir. Et cette notion fut conservée sans que personne n’ait cherché à savoir si cette façon d’envisager les choses ne comportait pas un préjudice plutôt qu’un avantage pour l’humanité et, ce qui est plus important que tout, une connaissance de Dieu !
Un être humain qui, dans la Création, garde l’esprit vigilant et ne se ferme pas aux délicates vibrations intuitives de son âme ne pourra jamais reconnaitre comme étant conforme à la vérité le fait que l’on puisse réellement servir le grand Dieu vivant par l’exercice de cultes et de pratiques, par la mendicité que les hommes appellent « prières »,ou par des mortifications ! Ils s’imaginent donner quelque chose à Dieu par de telles pratiques, mais ils ne Lui offrent rien !
A vrai dire quel est le but de chaque être humain sur cette terre des hommes ?
Ils ne sauront répondre à cette question, lorsqu’ils se retrouveront devant le Trône de la Justice de Dieu. Il leur faudra demeurer muet car, en tout cela, ils n’ont agi que pour eux-mêmes, pour leur satisfaction personnelle et leur exaltation, ou bien par désespoir, par détresse.
C’est ainsi que la République est, depuis longtemps, entre les mains de « Pasteurs » que sont le Président de la République, le Président de la Cour Constitutionnelle, le Président de la Médiation, le Président de la Commission Electorale indépendante qui n’ont pas hésité à abandonner leurs brebis pour le pain matériel, terrestre et mortel !
Après avoir promis le paradis à leurs fidèles et autres fanatiques politiques, religieux et syndicaux, et après les avoir ruinés par des pratiques d’ offrandes, de dons et de legs à Dieu, les voilà de l’autre côté de la rive !
Se vautrant dans l’opulence la plus ostentatoire : tapis rouges, protocoles, révérences, missions officielles, voitures grosses cylindrées, costumes coûteux, femmes ou hommes de compagnie !
Laissant les masses populaires dans la boue nauséabonde et puante de la misère noire !
Ignorant délibérément le message de Jésus-Christ : « A César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » !
 Comme si le temporel pouvait se substituer au spirituel !
La nomination de M. Josué Binoua et celle de M. Noel Ramadan, respectivement, Pasteur et Secrétaire Général du Syndicat de la Fonction Publique, dans le Gouvernement de Touadéra III, ne peuvent que rassurer tous les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom, dans leur rejet total de la conception de la gestion des affaires de la cité par les Princes de la République.
En effet, lorsque viendra l’heure où, selon la Volonté divine, l’épuration et le tri devront se faire sur cette terre des hommes qu’est la République Centrafricaine, le peuple doit prêter attention aux signes dans le ciel qui lui ont été annoncés et qui sont en partie supraterrestres !
Notre peuple ne doit plus se laisser abuser ni par des Eglises ni par les leaders des partis politiques et des organisations syndicales qui se sont déjà depuis longtemps voués à l’antéchrist ! Il est affligeant que jusqu’ici, même les fidèles des Eglises, les membres des Sectes et les adhérents des Organisations qui fourmillent dans ce pays, n’aient pas su où il leur fallait chercher cet antéchrist qui est pourtant à l’œuvre depuis si longtemps parmi eux.
Avec tant soit peu de vigilance, ils auraient dû le reconnaitre !
Qui donc peut agir de façon encore plus contraire au Christ que ceux qui ont jadis combattu le Christ lui-même et l’ont finalement assassiné !
Qui pouvait se montrer plus gravement et plus ouvertement l’ennemi du Christ ?
C’étaient les dignitaires et les représentants de la religion temporelle, car l’authentique enseignement de Dieu, porté et transmis par le Fils de Dieu, ne concordait pas avec ce qu’ils avaient eux-mêmes édifié.
Le véritable Message de Dieu ne pouvait évidemment cadrer avec les structures mises en place par les dignitaires ecclésiastiques terrestres, puisque ces structures tendaient vers l’influence terrestre, le pouvoir temporel et leur extension : leur élévation ou leur ascension matérielle sur des ruines de cadavres de leurs fidèles et autres fanatiques !
Ils prouvèrent ainsi on ne peut plus clairement qu’ils étaient les serviteurs de l’intellect humain qui, étant exclusivement orienté vers le savoir terrestre, se montre hostile à tout ce qui dépasse l’entendement terrestre et l’entrave !
Mais, comme Dieu, de même que le spirituel, reste totalement extérieur au savoir intellectuel terrestre, c’est justement l’intellect qui constitue ici le seul véritable obstacle ! Par sa nature, il est par conséquent l’adversaire de tout ce qui est divin et de tout ce qui est spirituel, si bien qu’en toute logique le sont avec lui tous ceux qui croient à la prééminence absolue de leur intellect et ne cherchent qu’à construire sur lui !
Souvenez-vous ! En ce temps-là, les dignitaires de la religion craignaient que les éclaircissements apportés par le Fils de Dieu ne leur fassent perdre leur ascendant sur le peu
 
Comme chacun le sait aujourd’hui, ce fut là la cause principale des calomnies qu’ils tentèrent de répandre contre le Christ, et ce fut finalement aussi la cause de l’exécution du Fils de Dieu.
Ils clouèrent sur la croix comme blasphémateur celui qui, pour éclairer l’humanité, avait été envoyé par le Dieu même dont ils se prétendaient les serviteurs !
Ils connaissaient en réalité si peu Dieu et sa Volonté, tout en voulant faire croire aux hommes qu’ils le servaient, que pour le glorifier et le défendre sur Terre…ils assassinèrent ce Fils de Dieu, l’Envoyé de Dieu !
Telle fut la funeste conséquence de leur asservissement à l’intellect terrestre qui ne luttait que pour conserver son influence.
Ils devinrent les instruments du bourreau au service de l’antéchrist auquel ils avaient silencieusement érigé un trône en leur for intérieur, car ils pouvaient ainsi assouvir des faiblesses humaines telles que la présomption, l’orgueil, et leur vanité.
Celui qui attend des preuves plus évidentes ne peut être secouru, car il n’est rien de plus hostile au Christ, au Fils de Dieu et à ses paroles !
D’ailleurs, le mot antéchrist ne signifie-t-il pas celui qui combat contre le Christ et contre la rédemption des humains par le Message de Dieu ?
Ce fut l’intellect terrestre qui les poussa à agir ainsi, lui qui précisément, en tant que plante vénéneuse cultivée par Lucifer, se fit son instrument et devint on ne peut plus dangereux pour l’humanité !
Voilà pourquoi, les Evêques, les Prêtres, les Diacres, et les Pasteurs qui ont la lourde responsabilité d’écraser la tête de l’antéchrist, doivent se réveiller à leur tour de leur longue nuit de sommeil et chercher à comprendre pourquoi le Premier Prêtre Centrafricain, B. Boganda a démissionné de ses fonctions avant de s’engager dans le lutte de libération.
Le faire, en exigeant la démission «  hic et nunc » de M. Binoua et celle de M. Ramadan de ce gouvernement, comme le Pape Benoit XVI l’a fait en ordonnant la démission de Mgr Pomodimo et de certains prêtres, c’est éviter de perdre à jamais leur autorité en tant que pasteurs, et c’est se rendre à l’évidence qu’aujourd’hui encore, et avec un grand nombre de partisans dans les Eglises, les Sectes, les Partis politiques et les Organisations syndicales, le même antéchrist fait tout pour maintenir sa domination sur la Terre, pour échapper à l’anéantissement et pour continuer à obscurcir la véritable Volonté de Dieu.
En conséquence, il est grand temps que tous observent attentivement tous les signes qui sont ci-dessus annoncés et qui sont très visibles dans notre société ! Il s’agit pour chacun, à titre individuel, de prendre une ultime décision : le salut ou la perdition !
Car, cette fois, il est dans la Volonté de Dieu que disparaisse ce qui ose se révolter à nouveau contre le Maître des Univers Visibles et Invisibles !                      
    Ibrahim N’Tesa
 


                                                              Mardi 26 Avril 2011

  
Touadéra perd son équipe au profit du KNK et de
l’opposition, exit les partis de la Majorité présidentielle
 
 
 
Le 22 avril dernier, le décret de nomination des membres du gouvernement est, tel un couperet tombé, faillant couper le souffle aux centrafricains et observateurs de la scène politique centrafricaine, qui ne sait plus à quel saint se vouer tant la dénomination à donner à ce gouvernement ressemble à une équation du cinquième degré. Bien sur ! si cela existe.
 
 
Gouvernement de large ouverture et d’union nationale? On ne saurait le dire puisque cette ouverture est orientée seulement vers quelques partis influents de l’opposition démocratique centrafricaine et de la partie civile, tandis que les partis politiques de la majorité présidentielle sont tout simplement oubliés.
On a pas besoin de cours d’observation politique pour se rendre compte que les centrafricains ont constaté que ce gouvernement qui voulait ressembler à un gouvernement de large ouverture a fait la part belle au KNK du Président Bozizé et à l’opposition, et la sortie intégrale des partis politiques de la majorité présidentielle, qui pourtant ont sacrifié des candidats aux législatives au profit de ceux du KNK de Bozizé, et ont été très actifs dans le combat pour la victoire de ce dernier.
Dans ce gouvernement, tous les représentants des partis politiques alliés au KNK de Bozizé ont tout simplement été remerciés, bien que certains ont abattu des travaux titanesques au profit de Bozizé tel le Ministre de la Fonction publique et également président du PUN, ceux du PNCN dont le limogeage de Gonda semble avoir prononcé le divorce…
Le nouveau gouvernement est plein de membres de la direction nationale de campagne du KNK.
La présence des représentants des partis politiques de l’opposition dans ce gouvernement au détriment de ceux des partis politiques de la majorité présidentielle, n’est d’ailleurs pas synonyme de normalisation des relations entre l’opposition et le pouvoir, car cette opération s’est effectuée à base de cooptation, et non par suite d’une consultation de leur leaders ou par consensus des membres du bureau politique des cooptés.
Disons le même schéma qui eut lieu avec la nomination de Nalké Dorogo, ancien ministre de la santé qui appartenait au MLPC. Les décisions de sanction des concernés qui commencent à tomber prouvent à suffisance l’absence d’un quelconque consensus entre le pouvoir et le parti au pouvoir.
Quant aux représentants des mouvements politico-militaires, leur présence date effectivement de la clôture du dialogue politique inclusif, qui exigeait du président Bozizé un gouvernement de large ouverture. Leur limogeage ne pouvait que constituer la caducité des différents accords et traités, donc le déterrement de la hache de guerre.
L’autre aspect qui n’est pas aussi à négliger est celui de la présence d’un député KNK, lorsqu’on sait que tous les ministres devenus députés ont été tout simplement remerciés envoyés à l’Assemblée Nationale. Nous pouvons citer en exemple le Ministre Aurélien Simplice Zingas grâce à qui le foot centrafricain a connu le niveau que nous connaissons aujourd’hui et qui a donné à tous nos fauves confondus un nouvel élan, le Ministre Epaye du Commerce, le Ministre Kotayé, le Ministre Gone Baba, le ministre Zawa…la plupart de ces ministres viennent des partis membres du GPPMP. Quelles raisons invoquées alors pour Sylvain Ndoutingaï ? 
En tout cas, il y a la présence des électrons dans l’atmosphère politique centrafricaine, et nous risquons fort bien d’assister à l’officialisation du divorce KNK et partis politiques de la majorité présidentielle.
Bébé Salem
 
 




  
 Dossier du jour : à quand la vérité sur les recettes
versées à l’Etat par Areva ?
 
 
 Acquis 1,8 milliard d’euros il y a quatre ans, les gisements africains de la filiale UraMin n’ont toujours pas produit le moindre gramme d’uranium. Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva, est bien partie pour être reconduite dans ses fonctions.
 
 
ais ses adversaires ne désarment pas. Un dossier refait surface : le rachat à prix d’or, en juin 2007, de la petite société canadienne UraMin. Cette année-là, le champion français du nucléaire met sur la table 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) pour s’offrir cette start-up de l’exploration minière, cotée à Londres et à Toronto. C’est l’acquisition la plus importante dans l’histoire du groupe. Un coup comme les aime « Atomic Anne », l’une des rares femmes à diriger une entreprise de cette taille.
Avec les gisements détenus par UraMin en Afrique – Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique, notamment –, l’idée est de consolider la place d’Areva parmi les tout premiers producteurs mondiaux d’uranium.
Immatriculée aux îles Vierges britanniques, UraMin, créée en février 2005, n’a que deux ans d’existence. Aucun de ses gisements n’est encore en exploitation.
Seul son titre flambe en Bourse, multipliant par quatre la valeur de l’entreprise durant les six mois ayant précédé l’offre d’Areva. Mais, à l’époque, les places sont chères dans l’uranium. Les cours du combustible nucléaire atteignent des sommets. Et Areva mise sur une exploitation rapide des gisements rachetés avec les premières productions attendues pour 2009-2010 en Namibie.
426 millions d’euros de dépréciation d’actifs dans les comptes d’Areva
Quatre ans plus tard, la mirifique acquisition d’UraMin (aujourd’hui rebaptisé Areva Resources Southern Africa) tarde à concrétiser ses promesses. Aucun des trois gisements africains n’a encore produit le moindre gramme d’uranium. En Afrique du Sud et en Namibie, surtout, les études menées peinent « à confirmer les ressources effectives du gisement et les quantités d’uranium qui pourront finalement être produites ».
En Centrafrique, les réserves supposées ont été réévaluées à la hausse. Mais une « rallonge » financière a dû être négociée avec les autorités locales à l’issue de pourparlers compliqués. Et en Namibie, où l’exploitation devrait enfin débuter en 2013, la faible qualité du minerai impose d’importants investissements. Pour ne rien arranger, le cours de l’uranium est en chute libre depuis les plus hauts de 2007. Autant d’impondérables ayant nécessité pour 426 millions d’euros de « dépréciation d’actifs » dans les comptes 2010 d’Areva.
Aujourd’hui, ces péripéties sont mises en avant par les détracteurs d’Anne Lauvergeon. « Des ­attaques sans fondement, rétorque-t-on au siège du groupe. UraMin est un investissement à long terme, valorisé sur la base des cours de l’uranium, qui ne peut être jugé sur seulement trois ou quatre ans. » L’entreprise publique en veut pour preuve la mission demandée par l’Etat à l’expert-comptable René Ricol, qui a conclu à la parfaite clarté des comptes d’Areva. « Le nucléaire fait partie de ces industries où il faut savoir payer un peu cher des actifs stratégiques, ajoute un proche du dossier. Chez France ­Télécom, on a beaucoup accusé l’ex-P-DG, Michel Bon, d’avoir surpayé la filiale de téléphonie mobile Orange. Mais aujourd’hui, sans Orange, France Télécom serait mort. »
A. Bakopélé
 

                            




Ai- Rca- Samedi  23 Avril 2011 14:01  Le Premier ministre reconduit  Archange Faustin Touadera a rendu publique ce jour la composition  de son  gouvernement.
Ils sont au total  34 ministres dont 5 Ministres d'Etat, 23 ministres et 6 ministres délégués.
5 nouvelles femmes font  leur entrée dans ce gouvernement : Annick Mazoungou au Développement du Tourisme et de l'Artisanat, Albertine Angoundoukoua à la promotion des PME-PMI, du secteur informel et du guichet unique, Gisèle Nam à l'enseignement primaire, secondaire et à l'alphabétisation et Rosalem Molieme à la tête du Commerce & de l'Industrie.
Deux  nouveaux départements ont été créés : celui de la coopération internationale, de la Francophone et de l'intégration sous régionale et celui de l'énergie et de l'hydraulique. Le premier sera géré par Mme Dorothée Malenzapa et le second par Léopold Mboli Fatran.
Quant au département de l'éducation, il a été scindé en trois : le Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, le Ministère l'enseignement technique et de la formation qualifiante  et le Ministère d'état à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique placé sous l'autorité du Ministre d'Etat Jean Wilibyro Sacko.
Cependant, les Ministères délégués chargés des Mines et la Défense Nationale, de l'aviation civile et du transport aérien sont rattachés à la présidence de la République.
La particularité de ce gouvernement est la nomination au poste de Ministre de la santé d’un partisan du MLPC, Jean Michel Mandaba,  du fils de l'ex-empereur Bokassa 1er, M Jean Serges Bokassa qui s'occupe désormais de la jeunesse et des sports et du SG (Secrétaire Général) du Parti RDC, de l'Opposition M. Pascal Koyamene nommé  ministre de l'urbanisme et de la reconstruction des édifices publics.
Kabongo, Ai Bangui
 
 
La composition du Nouveau gouvernement Touadéra III
 
Décret n°11.034 portant nomination des Membres du gouvernement

Le Président de la République, Chef de l'Etat,

Vu la Constitution du 27 décembre 2004 ;

Vu la loi constitutionnelle n°10.005 du 11 mai 2010, modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004 ;

Vu le décret n°11.032 du 18 avril 2011, portant nomination du Premier ministre, Chef du gouvernement ;

Vu le décret n°10.156 du 11 mai 2010 portant promulgation de la Loi constitutionnelle n°10.005 du 11 mai 2010, modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004
Décrète

Art. 1er : Sont nommées membres du gouvernement, les personnalités dont les noms suivent :

A. MINISTRES D'ETAT

1. Ministre d'Etat aux Finances et au Budget :

- Lieutenant-colonel Sylvain NDOUTINGAÏ

2. Ministre d'Etat au Plan et à l'Economie :

- Monsieur Sylvain MALIKO

3. Ministre d'Etat chargé du Développement des Transports :

- Colonel Anicet Parfait MBAY

4. Ministre d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la recherche Scientifique :

- Monsieur Jean WILIBIRO-SACKO

5. Ministre d'Etat chargé des Postes, Télécommunications et des Nouvelles Technologies :

- Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA

B. MINISTRES

6. Ministre de l'Agriculture et du Développement rural :

- Monsieur Fidèle GOUANDJIKA

7. Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche :

- Monsieur Emmanuel BIZOT

8. Ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l'étranger :

- Général de Division Antoine GAMBI

9. Ministre de l'Environnement et de l'Ecologie :

- Monsieur François NAOUEYAMA

10. Ministre de l'Habitat et du Logement :

- Monsieur Gontran DJONO-DJIDOU-AHABO

11. Ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement et des Relations avec les institutions :

- Monsieur Michel KOYT

12. Ministre de l'Enseignement technique, Professionnel et de la Formation qualifiante :

- Monsieur Djibrine SALL

13. Ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation :

- Monsieur Josué BINOUA

14. Ministre de la Santé publique, de la Population et de la lutte contre le SIDA :

- Monsieur Jean-Michel MANDABA

15. Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Prévoyance sociale :

- Monsieur Noël RAMADAN

16. Ministre de la Sécurité publique, de l'Emigration-immigration et de l'Ordre public :

- Monsieur Claude Richard GOUANDJA

17. Ministre du Commerce et de l'Industrie :

- Madame Marlyn MOULIOM ROOSALEM

18. Ministre de l'Equipement, des Travaux publics et du Désenclavement :

- Monsieur Jean Prosper WODOBODÉ

19. Ministre de l'Enseignement primaire, Secondaire et de l'Alphabétisation :

- Madame Gisèle Annie NAM

20. Ministre de la Justice et de la moralisation, Garde des Sceaux :

- Monsieur Firmin FINDIRO

21. Ministre de la Coopération internationale, de l'Intégration régionale et de la Francophonie :

- Madame Dorothée Aimée MALÉNZAPA

22. Ministre de la Communication, de la Culture démocratique et Civique :

- Monsieur Alfred TAÏNGA POLOKO

23. Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité nationale et de la Promotion du genre :

- Madame PÉTRO-KONI ZÉZÉ née ZARAMBAUD Marguerite

24. Ministre de l'Energie et de l'Hydraulique :

- Monsieur Léopold MBOLI FATRAN

25. Ministre de l'Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices publics :

- Monsieur Pascal KOYAMÉNÉ

26. Ministre du Développement du Tourisme et de l'Artisanat :

- Madame Sylvie Annick MAZOUNGOU

27. Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture :

- Monsieur Jean-Serge BOKASSA

28. Ministre de la Promotion des petites et moyennes entreprises, du Secteur informel et du Guichet unique :

- Madame Albertine AGOUNDOUKOUA MBISSA

C. MINISTRES DÉLÉGUÉS

29. Ministre délégué auprès du Ministre de l'Agriculture et du Développement rural chargé de l'Elevage et de la Santé animale :

- Monsieur Youssoufa YÉRIMA MANDJO

30. Ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense nationale, des Anciens combattants, des Victimes de guerre et de la Restructuration de l'armée :

- Colonel Jean-Francis BOZIZÉ

31. Ministre délégué à la Présidence de la République chargé des pôles de Développement :

- Monsieur David BANZOUKOU

32. Ministre délégué à la Présidence de la République chargé des Mines :

- Monsieur Obed NAMSIO

33. Ministre délégué à la Présidence de la République chargé de l'Aviation civile et du Transport aérien :

- Monsieur Théodore JOUSSO

34. Ministre délégué à la Présidence de la République chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion des ex-combattants et de la Jeunesse Pionnière Nationale :

- Général de Brigade Sylvestre YANGONGO

Art. 2 : Le présent Décret qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 22 avril 2011

Le Général d'Armée

François BOZIZÉ
 



     
                                     Vendredi 22 Avril 2011

  
La République centrafricaine a - t - elle   un plan de développement 


 
Le Plan de développement d'un pays repose sur l’ensemble des mesures globales prises en vue de mettre en œuvre les promesses politiques faites lors de la campagne de l'exécutif. Aussi le financement de ce programme passe d'année en année, accompagné des programmes achevés par les différents gouvernements du même exécutif. 
 
 
Le FMI et la Banque mondiale ont lancé l'initiative PPTE en 1996 afin d'assurer qu'aucun pays n'est confronté à une charge d'endettement qu'il ne peut gérer. Beaucoup de pays africains  dont la République Centrafricaine ont bénéficié de cette initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Aujourd'hui, personne à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International, à la CEMAC et encore moins en République Centrafricaine, ne cherche à savoir à quoi correspondent les valeurs déterminantes ou les valeurs de réussite de ces différentes politiques. Que font ces pays africains comme la RCA depuis qu’ils ne font plus face au service de la dette  alors que le délestage, le manque d’eau potable, la malnutrition, la pauvreté chronique etc sont toujours à l’ordre du jour. D'ailleurs pourquoi quelqu'un s'intéresserait-il à cela ! L’exécution de ces politiques n’est assujettie à aucun résultat et par ricochet aucun besoin de rendre compte à qui que ce soit  dès lors que les emprunts, donc les dettes liées à ces politiques sont à la charge de tous, partis au pouvoir et partis politiques d'opposition, pauvre peuple de la rue y compris!             
 Au final, en dépit des faux-semblants et des atermoiements des gouvernants qui fustigent leurs oppositions respectives d'être les facteurs de troubles ou des sapeurs de  consciences, force est de constater que cinquante ans après les "indépendances", rien n’a permis de poser des jalons susceptibles de tirer notre pays vers le haut.
 Au contraire, c'est la thèse ambiguë des intellectuels qui se perpétue. On s'enferme dans une argumentation anti occidentale dès lors que cette dernière adopte une attitude dont l'approche ne nous arrange pas. Il en est des commentaires qu’on lit dans la presse concernant le rapport de l’Union Européenne concernant ce qui s’est passé en RCA le 23 janviers 2011.
  Pour ajouter à cela, je voudrais citer pour exemple cette grossièreté qui traverse l’Afrique francophone actuellement. En effet l'ambigüité est de taille car elle traverse l’ancienne Afrique Equatoriale Française pour percer l'Afrique Occidentale dans la condamnation de la France dans son intervention en Lybie ou en Côte-d'Ivoire.
 Mais quand on fait l’effort d’ouvrir vraiment les yeux ou les oreilles, on se rend compte que l'Afrique Francophone veut tout et son contraire; elle veut se débarrasser des prédateurs de dictateurs et leurs courtisans sans s'en donner les moyens mais dans le même temps, elle réfute que la France,  pour une raison  ou une autre, se porte à son secours car on a tiré sur des personnes  (des femmes) participantes à des manifestations pacifiques qui ne demandent pas plus qu’à exprimer leur opinion.
Ces femmes froidement abattues par les forces de Gbagbo en Côte-d'Ivoire ou encore ces pauvres Libyens qui refusent de continuer à accepter que Kadhafi leur impose son refus de l'alternance politique après 40 ans alors que lui-même était arrivé au pouvoir sur fond de refus de l’ordre royal établi à l’époque.
Même si certains de ces Afro-Magrébins ont beaucoup fait pour leurs pays et ceux  des pauvres d'Afrique Noire, il n'en demeure pas moins que la plupart de nos pays africains aimeraient bien voir l'alternance politique devenir réalité sans que cela ne devienne l’objet de répression aveugle et sanglante  au lieu de dire «  on ne veut plus de moi alors je me retire ? ».
 Que veulent donc ces Africains qui condamnent l'intervention des forces de l'ONUCI ou de celles de la LICORNE en Côte-d'Ivoire devant la démission de l’organisation panafricaine censée gérer les problèmes des Africains par les Africains eux-mêmes comme ils le prétendent ?
 Au lieu d'applaudir ou condamner ces bouleversements qui ont lieu actuellement en Afrique dans le seul but de faire partir les dictateurs et ainsi permettre un nouveau départ, mais surtout au lieu de réfléchir à ce qu'il faut faire  pour être bien armé contre l'installation de nouveaux dictateurs et leur mécanisme de protection, ces Africains ambigües font perdre du temps dans des analyses stériles du colonialisme, seul refrain que les intellectuels ont bien appris.
  Pendant que d’autres essaient dans des cris étouffés d’exprimer le besoin de se débarrasser de ces dirigeants Africains qui nourrissent le principe de rester éternellement au pouvoir et par là empêchent  l'émergence d'un système de rotation  ou d'alternance, une frange d’autres Africains font perdre le temps à condamner les pays qui interviennent dans ces conflits créés par les Africains eux-mêmes. Heureusement qu'il s'agit des gens qui défendent leurs propres intérêts et non ceux du peuple Africain.
 Le vrai gage pour lancer les ingrédients d'un point de départ d'un processus d'évolution que l'Afrique n'arrive pas à mettre en œuvre reste le départ immédiat de tous les dictateurs qui renforcent le club des prédateurs ainsi que leurs progénitures, seuls responsables  du maintien de l'Afrique dans son état actuel.
 C'est seulement par la rotation que nous verrons l'émergence d'autres méthodes de gouvernance et donc d'autres façons de coopérer avec l'occident. Ceux qui décrient  aujourd'hui l'intervention de l'Occident en Lybie ou en Côte-d'Ivoire sont exactement ceux qui veulent maintenir le statu quo que d'autres combattent.
 Comment comprendre qu’au vingt unième siècle, un individu fut-il général ou colonel de son Etat peut penser disposer de tout (y compris) de la vie de tout un peuple ?  Pire encore, comment s’imaginer que le dernier pense détenir le titre foncier d’une nation au point de répartir les richesses entre lui et sa famille ou son clan ?
Or c’est cela la triste réalité des militaires africains qui sont au pouvoir entre 4 et 30 ans et qui ne veulent pas que l’on remette en question la pratique !
 Peut-on être arrogant au point de dire que le feu qui brûle la case du voisin n’est pas son « affaire » et ne pas commencer à arroser d’eau le toit de sa propre maison pour ne pas que le feu s’y étende ?
 N’oublions pas l’adage qui dit que « cela n’arrive pas qu’aux autres » ?
 En tout cas, là où les dirigeants africains se trompent quand ils pensent « avoir reçu le pouvoir de Dieu » car d’autres prophètes sont aussi passés par là et nous savons aujourd’hui où ils sont. Celui qui a reçu son pouvoir de Dieu est celui qui fait comme Mandela en Afrique du Sud; il prend le devant pour engager la procédure d’alternance sans s’enfermer avec  sa famille et parents dans une « Assemblée familiale » sans issue.
  Une chose est sûre, jusqu’à preuve du contraire, le vent qui se lève poursuit toujours sa route mais ne fait jamais demi-tour quel que soit l’obstacle qu’il rencontre. Et WERASON nous a chanté que quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra.
  Pour revenir sur terre, il est intéressant de se demander ce que veulent donc ces Africains qui condamnent l'intervention des Force étrangères contre les dictateurs africains qu'ils n'arrivent pas à ramener à la raison par des manifestations pacifiques ou par des articles constructifs que les détracteurs qualifient d'incendiaires sur Internet ?
 Que ces Africains qui condamnent ces interventions en Afrique se posent la question de savoir s’ils le font pour leur propre intérêt ou pour l’intérêt du peuple ! Et si oui, de quel peuple parlent-ils ?
Le peuple dont je parle ici a quant à lui, un intérêt dans des routes qui sont délabrées même dans les capitales africaines ; son intérêt c’est qu’il y ait de l’électricité pour tous, qu’il y ait de l’eau courante partout, dans les écoles, dans les lieux publics, qu’il y ait des hôpitaux , que des écoles soient accessibles pour ses enfants. L’intérêt du peuple dont je parle ici c’est de manger à sa faim et non une fois par jour à 16 h (Un coup KO comme on le dit à Bangui)
  Et pour terminer, il n’est pas inutile de rappeler que les armes de guerres et les patriotes n’ont pas empêché le départ de la famille Gbagbo, les mêmes armes et les milices n’ont empêché le départ de Ben Ali ou Moubarak ! 
                                                            Paris le 20 Avril 2011
                                                           Jean-Pierre MARA
 



  
Contrôle à posteriori de la régularité de la gestion des 211.000.000 de FCFA par
l’Inspection Générale des Finances
 
 
Bangui, le 21 Avril 2011
 A
Monsieur l’Inspecteur Général des
 Finances
Bangui
Objet :   Contrôle a posteriori de la régularité de la gestion de l’enveloppe de 211.000.000 de FCFA
Monsieur l’Inspecteur Général des Finances,
J’ai le respectueux honneur de venir, par la présente note, soumettre à votre appréciation, pour dispositions pratiques à prendre, la requête de tous les combattants de la liberté et de tous les démocrates dignes de ce nom, relative à un contrôle a posteriori, à la Direction Générale du Trésor Public, de la régularité de la gestion de l’enveloppe de plus de 211.000.000 de Francs CFA, destinée au paiement des arriérés des créances nettes et exigibles dues aux fournisseurs de l’Etat.
En effet, afin de permettre aux fournisseurs de l’Etat d’honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs banques et de leurs prestataires de services et de contribuer à relancer les activités socio économiques de notre beau et très riche pays, la République Centrafricaine, le Président de la République, le Général d’Armée, François Bozizé a négocié, a obtenu et a mis à la disposition du Trésor Public la somme de plus de 600.000.000 de Francs CFA. 400.000.000 de Francs CFA ayant déjà été répartis entre 4 à 5 gros fournisseurs, le reliquat de plus de 211.000.000 de Francs CFA devaient revenir à des petites entreprises à deux ou à trois compagnies.
Quoique des mesures de balisage aient été préalablement prises, par la mise en place d’une commission nationale de validation des créances à payer, placée sous votre haute personnalité, selon des informations dignes de foi et portées à notre connaissance, l’utilisation effective de ces fonds a été émaillée par des graves irrégularités.
Des fonctionnaires du Ministère des Finances et du Budget, ayant siégé au sein de cette commission, n’ont pas hésité un seul instant, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, à certifier et à valider des titres de créances sans que les preuves attestant de l’exécution des marchés n’aient été fournies. Pis, le contrôle de la comptabilité matière, devant déterminer de manière explicite la responsabilité des administrateurs et des gestionnaires de crédits et la destination de ces marchés, n’a pas été effectué.
 En outre, les responsables des services de la Direction de la Dette ont fait preuve de prouesses techniques et comptables, en validant des titres invalidés déjà en stocks, depuis longtemps, dans le portefeuille de la Dette.
Enfin, en violation flagrante des nobles principes de la transparence et de la bonne gouvernance, les informations relatives à la gestion et à l’utilisation effective de ces fonds n’ont pas été portées à la connaissance du grand public.
Aussi, afin de contribuer à l’intériorisation de ces principes et à leur mise en application immédiate pour une amélioration de la gestion des finances publiques, au nom de tous les contribuables et de tous les laissés-pour-compte de notre société, je vous saurais gré des dispositions que vous voudriez bien faire prendre, en votre qualité de juge des finances de la République, à propos de cette « sulfureuse et juteuse affaire ».
Dans l’attente, Veuillez agréer, Monsieur l’inspecteur Général des Finances, l’assurance de ma très respectueuse considération.
V. Ikulu
 





                                              Jeudi 21 Avril 2011

  
Appel à la raison
à son excellence Monsieur le Président de la République  
 
 
Bangui
Excellence Monsieur le Président de la République,
« Celui qui a la conscience d’avoir mérité de son pays et surtout de lui être utile, celui que ne rassasie pas une vaine célébrité et qui dédaigne les succès d’un jour pour une véritable gloire, celui qui veut dire la vérité, qui veut faire le bien public indépendamment des mobiles mouvants de l’opinion populaire, cet homme porte en lui la récompense de ses services, le charme de ses peines et le prix de ses dangers ; il ne doit attendre sa moisson, la destinée de son nom que du temps, ce juge incorruptible qui fait justice à tous », disait Mirabeau.
Dans votre adresse à la Nation toute entière, le 15 Mars 2011, lors de la cérémonie de votre prestation de serment, après avoir constaté que la voix du peuple était totalement acquise à votre cause, et qu’elle risquait de se faire entendre trop tard si vous ne tourniez pas résolument le dos aux formules anciennes pour inventer le futur, en faisant mettant définitivement un terme au système du tribalisme éhonté, du népotisme exacerbé et du clientélisme aigu qui a caractérisé plus de 7 ans déjà votre gestion de la chose publique, Vous disiez ceci :  « La récréation est définitivement terminée » et « Pour ce quinquennat, il n’aura donc pas place ni pour les agitateurs, ni pour les fossoyeurs de la République, ni pour les corrupteurs et corrompus, ni pour les paresseux ».
Pour la première fois, permettez-nous, au nom de tous les combattants de la liberté, des démocrates dignes de ce nom et de tous les laissés-pour-compte de notre société, de faire usage de cette liberté démocratique que Vous avez publiquement reconnue et d’en user en nous adressant directement à Vous-même. Les problèmes soulevés ici ayant un caractère public, nous avons jugé bon de donner à la présente la diffusion qu’elle mérite.
Les réflexions qui suivent ne sont ni satire, ni procès. Elles sont tout simplement le résultat de nos préoccupations quotidiennes et des interrogations qui découlent tout naturellement de la confrontation de notre réalité d’aujourd’hui avec vos déclarations publiques. A commencer par votre déclaration à la Nation toute entière, au lendemain de l’avènement du 15 Mars 2003 et votre discours-programme, après le scrutin du 08 Mai 2005, en passant par les multiples promesses faites aux masses populaires et par toutes les déclarations qui sont venues compléter ces principes de base.
En effet, le 15 Mars 2003, par un coup d’Etat, Vous preniez la grave décision de mettre fin au régime démocratiquement élu du Président Ange Félix Patassé, avec la complicité très active des Chefs d’Etat de la CEMAC, soutenus dans leurs basses manœuvres par le Quai d’Orsay, et d’assumer personnellement la magistrature suprême de notre pays.
 Les justifications fournies à cette occasion, dans la mesure où elles n’ôtaient pas au peuple son rôle primordial, nous ont convaincu de votre sens patriotique et de votre désir de conduire notre beau et très riche pays, la République Centrafricaine, vers le bonheur et la prospérité.
Devant la Nation toute entière, vous avez prononcé un sévère réquisitoire, suivi d’une analyse critique de la situation politique, économique, financière et sociale. Vos paroles n’ont pu qu’émouvoir les cœurs sensibles et Vous ont valu la confiance et l’enthousiasme d’un peuple, soulagé après plus de 15 mois de guerre, d’exactions fratricides, de sévices corporels, de viols, de vols, d’humiliations de toute nature et d’assassinats.
Une nouvelle page d’histoire était tombée ! De nouveaux espoirs légitimes naissaient !
Si au terme de ces 7 ans d’un pouvoir que Vous avez exercé sans partage, nous avons connu des périodes de paix, de concorde nationale et de convivialité, de 2003 à 2005 pendant la transition, ce dont nous Vous félicitons, nous devons cependant reconnaitre que, depuis votre brillante élection après les consultations démocratiques de Mai 2005, la situation de la République centrafricaine est devenue de plus en plus préoccupante sur tous les plans.
Le mal centrafricain, selon les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom, n’est pas d’ordre économique ou administratif. Il est essentiellement d’ordre politique et moral. En d’autres termes, il y a une crise profonde de confiance tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. A l’intérieur, les populations locales, les masses populaires et les patriotes boudent manifestement votre propension au tribalisme éhonté, au népotisme exacerbé et au clientélisme aigu.
Cette politique, du fait de la mise à l’écart systématique des dignes filles et fils de ce pays de la gestion de la chose publique, a fini par faire de la République Centrafricaine, jadis havre de paix, un Etat fantôme ou plus exactement un no man’s land où foisonnent des bandes armées non identifiées, où fourmillent des mouvements de rébellions, où sévissent les rebelles de la LRA du seigneur de guerre Joseph Kony et où règnent des forces armées centrafricaines sous équipées et démotivées !
Les Accords de Paix de Libreville entre le gouvernement et tous les différents mouvements de rébellions et la tenue à Bangui du Dialogue Politique Inclusif n’ont pas pu créer les conditions idoines pour un retour de la paix, gage de tout développement.
Du fait de votre manque de sincérité !
 
 
N’est-il pas dit « Pacta Sunt Servanda » ? Ou exactement « la parole donnée ne doit-elle pas être respectée ?
Pis, l’organisation des élections du 23 janvier 2011, en flagrantes et permanentes violations des dispositions de la Loi Constitutionnelle et du Code Electoral, qui Vous a permis d’être élu dès le 1er tour avec des scores dignes de l’époque de l’Union des République Socialistes Soviétiques et qui a consacré la mainmise totale des membres de votre famille et de votre clan sur l’Assemblée nationale n’est pas de nature à réconcilier les Centrafricains avec eux-mêmes et à faire de Vous l’homme qui doit siffler la fin de la récréation que vit ce pays, depuis des décennies.
A l’extérieur, et en croire les échos qui nous parviennent, la République Centrafricaine a perdu toute crédibilité et ses dirigeants sont considérés comme non enclins au respect des valeurs de la démocratie et des droits de l’homme !
Le prouvent le rapport des experts de la Mission de l’Union Européenne dont Vous êtes destinataire, l’audience et l’entretien que Vous avez eux avec le Haut Représentant de l’UE et l’Ambassadeur de France à Bangui, l’interdiction formelle faite à M. Ange Félix Patassé de quitter le territoire pour aller se soigner à l’étranger, jusqu’à ce que mort s’en suive. 
Et que dire des tracasseries administratives dont Maître Nicolas Tiangaye n’a cessé d’être victime ! Et que dire de la situation des déportés de Bossembélé, poursuivis dans l’affaire « Rayan » !
En rapport avec la gravité de la situation, Vous avez préconisé, dans votre discours du 15 Mars 2011, des remèdes, à caractère essentiellement politique entre autre la mise en pratique effective de la fin de la récréation. Mais, la reconduction de M. Faustin Archange Touadéra au poste de Premier Ministre, en violation des dispositions de l’article 27 de la loi constitutionnelle interdisant le cumul de fonctions électives et celles à caractère nominatif, n’a fait que renforcer l’opinion nationale dans ses convictions : l’homme du 15 Mars est féru du pouvoir autocratique.
Alors dans ce cas, peut-on parler de profondes réformes économiques à venir, afin d’enrayer la misère ?
  Le vrai visage de la misère
Ne prendra-t-on pas les mêmes hommes, c’est-à-dire ceux qui ont échoué pour recommencer ?
Ndoutingaï, Ngouandjika, Ndakala, Maléyombo pour ne citer que ceux-là, ne seront-ils pas tout simplement reconduits dans leurs fonctions ministérielles ?
De ce fait, Monsieur le Président de la République, n’êtes-Vous pas tout naturellement otage de ce groupuscule d’individus sans éducation, sans culture et sans ambition politique et guidé uniquement que par le souci de consommer : tapis rouges, protocoles, révérences, missions officielles, frais de missions, caisse d’avance, fonds spéciaux, costumes coûteux, villas palais, voitures grosses cylindrées, et femmes de compagnie ?
« La tolérance à l’égard des différentes opinions politiques constitue le seul moyen d’éviter une révolte violente et la seule façon de réaliser une unité nationale réelle et durable. S’il existait effectivement des risques dus à l’expression d’opinions dangereuses ou déloyales, leur importance est bien moindre que celle des risques dus au silence imposé par la crainte. La liberté de la parole et la liberté de la presse constituent ce que l’on pourrait appeler le moteur du processus démocratique. Sans la liberté de discuter, de critiquer, de différer d’opinions, d’encourager une modification dans la politique officielle, la démocratie aurait bien du mal à fonctionner », souligne une réflexion.
Vous savez que des Centrafricaines et des Centrafricains, civils ou militaires, ont dans la lutte pour l’avènement du multipartisme et de la démocratie, payé de leur vie pour le triomphe de la liberté. Nous pensons que nous n’avons pas le droit de trahir leur mémoire. Et à ce sujet, nous voulons encore soumettre à votre méditation cette autre réflexion : « il faut que le respect des morts soit un culte, et qu’on croie que les martyrs de la liberté sont les génies tutélaires du peuple, et que l’immortalité attend ceux qui les imitent. »
Par ailleurs, si Vous avez la ferme conviction que la majorité des Centrafricains est acquise à votre cause, ce que nous Vous concédons, mais qui a bruyamment contesté les résultats des élections législatives tant à Bangui que dans nos provinces, autant alors gouverner avec la majorité et accepter de reconnaitre à la minorité le droit d’exister, d’exprimer librement ses opinions, et surtout, le droit de jouir en toutes circonstances de la protection de l’Etat. Et Vous serez conforme à l’idéal démocratique dont Vous ne cessez de Vous réclamer. Tant que tel ne sera pas le cas, tous vos efforts resteront vains et la paix en Centrafrique ne sera pas une véritable paix des cœurs.
Les bons conseillers ne sont pas toujours les bons payeurs. Ceux qui contrecarrant vos désirs d’aller plus en avant dans la démocratisation effective de nos institutions, à savoir Malonga, Binguimalé et Ngouandjika, et qui par le fait même font étouffer la voix de la minorité, mais de l’ensemble du peuple centrafricain, auront des comptes, comme Gbagbo, Yao Ndré et Blé Goudé, à rendre à la Nation. Ils ne défendent que leurs privilèges et ce que leur rapportent vos grâces.
Alors ce jour-là, Vous serez seul !
Et ce n’est pas le silence des centrales syndicales, face à la flambée des prix des denrées alimentaires du fait du paiement régulier des salaires qui Vous consolera. Le chômage sans cesse croissant des jeunes diplômés, la liquidation systématique et morale de l’élite nationale, la mise au banc de la communauté internationale de la République Centrafricaine, du fait des graves irrégularités ayant émaillé le dernier scrutin et le rejet de ces résultats par le peuple profond constituent des bombes sociales à retardement.
 Réveillez-Vous, donc, de cette longue nuit de sommeil avant que cela ne soit trop tard !
A. Bakopélé
 




                      &

 

Créer un site (aide) | Courrier | Sites Wifeo | Permis de conduire | Forum gratuit | Carte de voeux | Plan | Infos légales